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Des munitions pour attaquer Harper

Alec Castonguay   4 octobre 2008  Canada
Stephen Harper
Photo : Agence Reuters
Stephen Harper
Les deux débats télévisés ont fourni de nouvelles munitions aux chefs fédéraux pour attaquer le leader conservateur, Stephen Harper, sur le thème de l'économie. Stéphane Dion, Gilles Duceppe et Jack Layton ont repris la route hier le couteau entre les dents, convaincus que le chef conservateur est «déconnecté» de la réalité et qu'il n'offre rien aux électeurs en cette période d'incertitude économique.

De passage au Nouveau-Brunswick, Stephen Harper a répété que les fondements de l'économie sont solides et que la vraie incertitude, c'est le Parti libéral et le NPD qui la proposent. Le ministre sortant des Finances, Jim Flaherty, a répété le même message en Ontario hier. En dépit des critiques, M. Flaherty a affirmé qu'aucune mesure précipitée n'est nécessaire.

Stéphane Dion et Jack Layton étaient à Montréal hier pour livrer leur message. Devant 300 personnes réunies par la Chambre de commerce de Montréal, le chef libéral a martelé que c'est son adversaire conservateur qui constitue un risque pour l'économie. M. Dion a indiqué en point de presse qu'il rappellerait la Chambre des communes rapidement s'il prend le pouvoir, peut-être dès la mi-novembre, pour discuter rapidement d'économie.

«Nous avons besoin d'un premier ministre qui fera ce que Stephen Harper refuse de faire: un premier ministre qui admet qu'il y a un problème dans notre économie», a lancé Stéphane Dion. Selon lui, «Stephen Harper dans sa bulle est bien le seul à ne pas se rendre compte» des difficultés de l'économie canadienne, avec ses pertes d'emplois massives dans les secteurs manufacturiers et forestiers, par exemple.

«Il n'a aucun plan! [...] Il espère que d'ici au lendemain du scrutin, vous ne verrez pas que nous avons des problèmes. Il chante la vieille rengaine "Don't worry, be happy"», a-t-il dit du premier ministre sortant.

M. Dion a réitéré le plan en cinq points qu'il avait dévoilé pendant le débat des chefs en français, mercredi soir. Il s'engage dans les 30 premiers jours de son élection à convoquer les dirigeants d'agences réglementaires canadiennes de la finance afin de prendre les mesures nécessaires pour protéger les épargnes des citoyens. Il présentera une mise à jour économique, accélérera son programme d'investissements dans les infrastructures et rencontrera ses homologues des provinces pour une concertation sur les actions à prendre. «En période de crise économique, ne pas agir coûte trop cher. Ne rien faire n'est pas une solution.»

Le chef du NPD, Jack Layton, déjeunait hier matin dans la circonscription de Jeanne-le-Ber, à Montréal. Selon lui, «le débat rend les choses plus claires: il y a deux visions» au pays. «La vraie économie, c'est quoi? C'est l'économie des familles, les pensions des aînés, l'emploi des travailleurs, les hypothèques des gens. On a demandé hier soir [jeudi soir] à M. Harper ce qu'il va faire. Il n'avait aucune politique à proposer, sauf son plan de donner un gros cadeau de 50 milliards aux grosses banques et aux pétrolières.»

Les trois chefs de l'opposition ont reproché à Stephen Harper un passage du débat en anglais où il a minimisé les répercussions au Canada de la crise financière qui secoue les États-Unis. Le chef conservateur a alors dit que les gens «n'ont pas peur de perdre leur emploi, de perdre leur maison comme aux États-Unis». Quand l'animateur a demandé si les chefs croyaient que les emplois perdus dans le secteur manufacturier étaient perdus pour de bon, M. Harper a répondu par l'affirmative. «La réalité, c'est que l'économie change», a-t-il soutenu jeudi soir.

Jack Layton a dit hier que cette attitude montre que M. Harper était «déconnecté» de la réalité des familles du pays. «Hier soir [jeudi soir], il semblait que M. Harper ne comprenait pas ce que cela signifie perdre un emploi», a-t-il dit. Le Québec et l'Ontario ont perdu près de 300 000 emplois manufacturiers depuis 2003.

Duceppe à Toronto

De son côté, le chef bloquiste a transporté son message dans la capitale ontarienne hier, où il s'adressait à 200 personnes à l'Economic Club de Toronto. Son discours visait toutefois autant le Québec que le reste du Canada. «Entre 2005 et 2007, l'industrie manufacturière a décliné d'à peu près 10 %, et le gouvernement conservateur a refusé de les aider. Au même moment, l'industrie culturelle au Québec s'est accrue de 7 %, tandis que le gouvernement conservateur s'acharnait sur elle. La culture est notre avenir. Elle nourrit nos âmes autant que nos estomacs», a-t-il lancé.

Gilles Duceppe s'est défendu de vouloir dire aux Canadiens pour qui voter, mais il a soutenu que les Québécois allaient barrer la route à une majorité conservatrice en votant pour le Bloc, et que c'était bien pour le reste du pays. «Cette élection est sur le fait de donner ou non une majorité à Stephen Harper. La vision du Québec et celle de Stephen Harper s'opposent. C'est pourquoi, au Québec, une vaste majorité croit qu'il ne faut pas donner à Stephen Harper un chèque en blanc. Nous devons l'avoir à l'oeil. [...] Le Québec est le seul endroit au Canada où il est encore possible d'empêcher Stephen Harper d'avoir une majorité», a-t-il dit.

Les deux débats des chefs ont aussi alimenté le discours du chef bloquiste. «Nous sommes fortement en désaccord avec la façon dont les conservateurs gèrent l'économie à partir d'un point de vue idéologique. C'est le cas lorsque les conservateurs affirment que seulement des baisses d'impôts donneront un coup de main à l'économie et que l'inaction est la meilleure solution. Vous l'avez entendu lors des débats: alors qu'une crise frappe à notre porte, M. Harper continue de soutenir que tout va pour le mieux.»

La plate-forme du PC dans quelques jours

Les chefs fédéraux ont également reproché à Stephen Harper de ne pas avoir dévoilé sa plate-forme électorale et ses engagements chiffrés, à dix jours du scrutin. Le chef conservateur a déclaré en point de presse qu'il dévoilera son programme vraisemblablement mardi prochain.

Dans un discours prononcé dans un centre de formation de la main-d'oeuvre à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, Stephen Harper a tenté de rassurer les Canadiens sur la crise financière qui sévit aux États-Unis et ailleurs dans le monde. «Nous n'avons pas les mêmes politiques que les États-Unis. Ces politiques sont irresponsables, a-t-il dit. Nous avons un surplus, nous n'augmentons pas notre dette, nous créons des emplois, nous ne finançons pas de grosses compagnies. Nous avons agi au bon moment.»

Il affirme que son leadership économique est différent de celui du chef libéral, Stéphane Dion. «Nous avons un vrai plan pour protéger l'économie canadienne. L'opposition n'a aucun plan. Elle vient de comprendre l'importance de l'économie pour cette campagne. Elle propose toutes les mauvaises politiques en une période d'incertitude économique mondiale», a déclaré Stephen Harper.

Le chef conservateur a promis hier une prime de 2000 $ à tous les apprentis d'un métier spécialisé qui termineront leur formation. Cela vaudrait pour les charpentiers, plombiers et mécaniciens industriels, entre autres. Il estime le coût du nouveau programme à 60 millions de dollars par année, mais souligne que le montant dépendra de la demande.

Le ministre fédéral des Finances sortant, Jim Flaherty, a soutenu lui aussi que les propriétaires canadiens n'auront pas à subir les conséquences «tragiques» de la crise financière aux États-Unis. S'adressant à des étudiants de l'Université Western Ontario, à London, M. Flaherty a soutenu que les Canadiens sont en mesure de s'acquitter de leur prêt hypothécaire et que le marché immobilier résidentiel demeure stable.

***

Avec la collaboration d'Hélène Buzzetti, de Clairandrée Cauchy et de la Presse canadienne.






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Vos réactions

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  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 4 octobre 2008 01h08
    Le plan en cinq points de Dion
    « S`il faut se fier au plan Dion il faudra se souvenir des plans sur l`énergie de Trudeau, et sur les contrôles des salaires. Il faudra se souvenir du livre rouge de Chrétien qui voulait éliminer l`Alena et la taxe de vente ajoutée. Dans tous les cas les Libéraux une fois élus ont fait exactement le contraire. Donc les cinq points de Dion feront l`affaire pour leurrer les électeurs une fois de plus. Non merci Stéphane tu es cuit. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 4 octobre 2008 08h25
    Le plan Conservateur
    « Harper se rend vulnérable s`il n`offre pas de plan économique aux électeurs. Le faire après les débats et sous la pression populaire nous suggère qu`il est en mode défensif. Au Québec la position de son parti s`effrite de plus en plus. Les québécois doivent se solidariser car les politiques des Conservateurs et Libéraux évolueront en fonction de la pression appliquée. Le 15 au matin il retourneront dans leurs terres pour conduire la machine politique sans se soucier des commettants. Le Bloc ne ment pas aux communes. Il s`intéresse seulement à ce qui fait progresser le Québec. Les derniers coups de sonde sont révélateur de cette situation. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 4 octobre 2008 09h03
    P'tite vie ordinaire en avant...seulement
    « Probablement, quelques baisses de la valeur des immeubles, quelques pertes d'emplois et de baisses de salaires, quelques faillites beaucoup d'énervement pour le peuple et nos gouvernements avec l'essence à 1,15 % le litre et beaucoup de produits de la Chine sur les tablettes. »

  • Roger Dion
    Abonné
    samedi 4 octobre 2008 09h20
    Seul HARPER a le pas ,tous les premiers ministres des pays ce préparent pour une récession sauf lui
    « Nous voyons le sondage ce matin, les conservateurs sont aux troisième rang, les gens découvrent, le vrai visage de HARPER, un homme qui n a pas aucun contenu, seulement l image et l imitation de BUSH en tout ce qu il fait.
    Oui nous nous dirigeons vers un grand ralentissement, mais HARPER ne veut pas l avoué, car c est la faillitte de son mandat de premier ministre, qui n a pas su prévoir et il n a aucun plan pour l avenir, c est la raison des élections précipités.
    ROGER MONTREAL »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 4 octobre 2008 10h14
    Munitions toutes naturelles
    « Harper a fait la démonstration que s`imposer des élus au Cabinet des ministres ne fait pas d`un sage l`élu. Pensez aux Bernier, Verner, Blackburn et Fortier. Est-ce que les québécois sont fiers d`être représentés au conseil des ministres par ces grosses têtes à cervelles d`oiseaux? »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    samedi 4 octobre 2008 11h54
    La grosse machine médiatique est en branle.
    « C'est le branle-bas de combat. Tous les coups de matraques médiatiques sont permis et iront en se multipliant. Les bulldozers de la désinformation et de la démagogie plurielle des autocrates de la manipulation sont sur la route des gaz. En bref, les médias subventionnés et les scribes propagateurs commandités par les instigateurs et agents multiplicateurs du format éclectique du bolchevisme séparatiste, en sus du collectivisme sécessionniste de Duceppe, ayant eu l'apparition d'une «Georgie Canadienne» et d'une «Ossétie de l'Est», misent sur l'épuration de la race québécoise, dans le plus pur mépris des ethnies qui la composent et qui sont toujours et plus que jamais sous le coup des accusations incendiaires de Parizeau. Pour arriver aux fins de leurs pouvoirs d'influence, ils agitent et font dire aux pions d'une opposition en état de panique, de rage et d'agression, tout ce qui peut détourner l'électorat de la réalité politique canadienne. Tout ce qui peut brouiller les esprits, sans appeler les choses par leurs vrais noms, à l'effet que Dion est carrément en rupture politique et «le personnage» est en train de tout perdre ; à l'effet que Layton, n'a rien à gagner, sauf les effets pervers de la division des votes et de la dispersion de l'unité canadienne à la faveur des bribes de dernière heure de son anthologie sur la nordicité ; à l'effet que Duceppe n'a jamais été en si mauvaises et gênantes postures.

    Pour que Duceppe s'accoquine avec Dion, dans tous les corridors des débats, des combats et de leurs ébats collusoires, il faut qu'il soit en phase terminale. Par contre et les médias d'influx le savent mieux que quiconque, il est alors possible que son «piteux état» ait certains effets sur la «légendaire pitié» et sur la «mythique compassion» qu'éprouvent les Québécois, à l'égard des moribonds. Au gros titre de La Presse de ce samedi, «LAYTON EN FEU», titre qui fait office d'enveloppe, le «médium propagateur» timbre oblitère le tout du timbre DUCEPPE sous lequel il est inscrit, comme par un simple hasard technologique, BRANCHEZ-VOUS... Ce n'est qu'UNE ILLUSTRATION de la perversion médiatique.

    Autre haut fait du jour, Duceppe exhorte tous les «canadians de ses cribles et de ses mépris programmés», cette «populace du ROC et de toutes ses attaques les plus haineuses», À BOYCOTTER HARPER (presse du 3 octobre 2008). Et, c'est rien de moins que le porte-à-faux PAUL MARTIN du PLC DES CRASSEUSES, SCANDALEUSES ET DÉGOÛTANTES COMMANDITES qui l'appuie, en ce sens. Quand la folie déborde, c'est au risque de la célébration de l'incurie et de la consécration de l'obscurantisme délétère!

    Effectivement, Duceppe n'a jamais été aussi près du double miroir de la concavité de sa crédibilité et de la convexité de ses enflures verbeuses qui mettent de l'avant les difformités de son utilité politique canadienne et de l'impertinence de ses «présences montréalaises métrogrades» et stériles, à Ottawa. Duceppe n'a jamais été bombardé de l'intérieur, comme il l'a été en 2008, par les tirs dévastateurs de l'ex-péquiste Brassard, par l'abandon absolument total du fondateur du BQ, Lucien Bouchard et du chef Gauthier dont les silences de «la discrétion, de la réserve de la retenue» n'ont besoin d'aucune traduction ni interprétation. Il faut également se rappeler que Duceppe a été évacué du PQ, manu militari, alors qu'il tentait d'y entrer par la cheminée. Malgré tout, il est alors possible que son «pitoyable état» ait certains effets sur les «légendaires» pitiés et compassions qu'éprouvent les Québécois, à l'égard des moribonds, des éclopés de la marginalité et des invalides de l'usure et des outrages du temps. Autrement dit, il est possible, en regard des aveuglements résiduels et de la béate crédulité résiduaire, que les ravages, sur certaines communautés métropolitaines et régionales du Québec, suivent le cours répétitif de tout ce dont certains perméables québécois s'accommodent, sur le plan politique, Jean Charest étant une l'inextricable et la plus pénible illustration de ce misérabilisme qui persiste, en dépit de toutes les incitations au changement inscrites au 3e millénaire.

    Par ailleurs, l'effet Stéphane Bureau a donné une certaine cote à tous les Duceppe du Québec et à tous les «tireux de roches» et les producteurs des frayeurs halloweeneuses dont les cribles destroys n'ont pour cible de leurs agressions, que celle de la destruction de Stephen Harper et la manipulation, à cet effet, des béates naïvetés d'un «électorat bonne pâte» que l'indifférence finira par infantiliser et aliéner. Il est là le pari des crâneurs bloquistes. C'est là le fondement extrême requis à la crânerie casseuse des séparatistes républicains et tiers-mondistes. Même si on appelle les choses autrement, en 2008, les indices du retour aux fondements économiques de la théorie du «crédit social» (1939) et de l'avènement de la «piastre à Caouette» ainsi que le possible retour à l'idéologie sociale de Gilberte Côté-Mercier (1958), se multiplient.

    Dams un autre ordre d'idée et si par hasard (le détour en vaut la peine) vous passez à la Place d'Youville, à Québec, il vous faudra prendre une photo d'un montage qui hisse Duceppe au sommet du palmarès de la campagne 2008, précédant le Sommet de la Francophonie. La symbolique est fabuleuse. D'un côté, le Capitole et LES MISÉRABLES qui tient l'affiche jusqu'à la mi-octobre, au lendemain du jour des élections fédérales. Juste en fa(r)ce, pendue à un lampadaire de la banalité municipale, l'affiche énorme de DUCEPPE, le MISÉRABLE de la présente campagne de la démolition du Canada et de l'aliénation du Québec, à laquelle contribue le nationaliste et populiste réverbère parlementaire de la minorité des grabataires du PLQ, devenu ANTI-PC et ANTI-ADQ, mais PRO-PQ ET PRO-BQ. L'opportunisme des libéraux provinciaux aidant, c'est un COUP DE MARKETING DE LA THÉÂTRALITÉ DE L'OPPORTUNISME ET DES AFFRONTEMENTS QUE SANCIONNENT LES PÉTARDS DU CREU NATIONALISME PAUVREMENT LIBÉRAL ET LES MÈCHES À FEU DU PLUS INCENDIAIRE DES SÉCESSIONNISMES. C'est inégalé et sans précédent ! CETTE COÏNCIDENCE INESPÉRÉE PASSERA À L'HISTOIRE. Le tout donne un sens nouveau et de premier degré, cette fois, au cri que Jordi Bonet, ce catalan qui a gravé, «du seul bras de sa gauche», dans le béton de la murale du foyer du Grand Théâtre de la CULTURE DES «ZARTS» du BIEN ÊTRE SUBVENTIONNÉ.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    samedi 4 octobre 2008 15h40
    Nous avons besoin d'un gouvernement majoritaire
    « Harper a un plan. Il est simple... et c'est d'ailleurs pourquoi c'est le meilleur pour cette période de crise. Il a répété à plusieurs reprises ce qu'il allait continuer de faire s'il est réélu: continuer à créer les conditions pour un fonctionnement efficace des entreprises - pas se substituer à elles en créant 500 postes de fabriquants de miroirs d'un bord, pis 500 postes de briseurs de miroirs de l'autre.

    Ce n'est tout de même pas de sa faute si une partie de l'électorat frise l'illestrisme économique. Ces gens là ne voteront jamais pour lui de toute façon parce qu'ils sont trop occupés à sauter sur leur chaise en répétant 'Harper = Bush = Satan = Machiavel' (et en sourdine: 'Harper j't'haïs, donne-moi donc des sous').

    Ce sont des petits nenfants, à qui il faut promettre des choses agréables à entendre mais vides de sens: plan en 5 points (ou trois, ou quatre). Ce qu'il y'a dedans? Personne ne le sait vraiment, mais on peut s'en douter: plus de comités, de parlottes, de bureaucrates, et de dépenses publiques inutiles; et strictement aucun résultats (comment voulez-vous avoir le moindre impact sur une situation économique en 1 mois, comme le promet Dion? C'est de la foutaise).

    Comme d'habitude, les libéraux voudraient que le marché soient aux ordres de l'État. Stéphane Dion s'inscrit ici dans une grande tradition, ou les fadaises qu'on raconte sont plus importantes que ce que l'on fait. Il serait plus à sa place dans la Ligue Nationale d'Improvisation, mais désolé pépère, les affaires marchent pas de même.

    Harper au moins ne prend pas les gens pour des idiots. Il comprend que le gouvernement est là pour se caler sur le marché, sur l'économie, et non l'inverse, il dit les choses comme elles sont: j'aime mieux.

    Et la vérité en effet, c'est qu'à part baisser les impôts sur les profits des entreprises, surveiller les dépenses, colmater les brêches fiscales, et parer au plus urgent pour les familles démunies, il n'y a pas grand-chose que le gouvernement d'un pays comme le Canada puisse faire contre une crise économique. Faut serrer les fesses, et laisser le monde pédaler sans mettre des bâtons dans les roues à ceux qui peuvent pousser plus fort que les autres: tout le monde bénéficiera de leur effort en bout de ligne.

    Croire le contraire, c'est préparer le terrain pour une floppée de décrets et de comités à la noix qui couteront un bras au contribuables et ne feront qu'empirer une situation vis à vis de laquelle il sont bien entendu impuissants, voire nuisibles: ou avez vous vu qu'un bureaucrate produisait quelque-chose, à part du papier pour câler ses fesses, et des réglements absurdes pour faire suer le monde qui est capable de bosser?

    Par exemple les Ontariens commencent à réaliser que McGuinty avec ses plans grandioses ne va nulle part: à peine 5% des travailleurs concernés par le programme de 'retraining' en ont profité; et c'est normal: c'est pas en affublant un ouvrier de GM d'un tutu rose qu'on en fera une ballerine. Le gouvernement ontarien aurait mieux fait de baisser les impôts, point, au lieu de jeter de l'argent par la fenêtre vers des initiatives innefficaces, là encore les Conservateurs avaient raison.

    Règle générale, les gouvernements ne comprennent rien ni aux affaires, ni à l'investissement, ni à l'économie, mettez-vous donc ça dans la tête. Seulement, il y'a les politiciens qui le savent, et ceux qui ne le savent pas, comme Stéphane Dion. Et les problèmes viennent toujours des gens qui ignorent qu'ils ne savent pas.

    Les Libéraux cèdent à la panique, or ce n'est pas le temps de céder a la panique, et d'arriver avec toutes sortes de taxes, de nouveaux impôts, et de gadgets réglementaires mort-nés qui vont faire fuir les investissements et saborder la création de nouveaux emplois.

    Finalement, en ces temps incertains, on a plus le luxe de s'offrir un gouvernement minoritaire, qui n'osera pas prendre le taureau par les cornes, et sera enclin à engager toutes sortes de dépenses pré-electorales déguisées qui torpilleront les finance publiques, ni de retourner en élections dans six mois. Ça nous prend de la stabilité et du focus. Ça nous prend un gouvernement majoritaire. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 4 octobre 2008 16h30
    @ M. Pierre-Yves Pau
    « M. Pierre-Yves Pau écrit : «'Harper = Bush = Satan = Machiavel»

    Les Québécois écrivent ça parce qu'ils savent que Harper prend modèle sur Bush qui prend modèle sur Machiavel. Depuis que l'on sait que votre modèle est Harper, on pourra maintenant dire et écrire : Pau = Harper = Bush = Machiavel.

    En passant, l'argent demandé à M. Harper ne vient pas du compte de banque personnel de ce dernier mais de nos taxes que nous payons au fédéral. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    samedi 4 octobre 2008 18h34
    @Bousquet
    « Mais oui, mais oui, et ta soeur... pas fort-fort mon Gilles, et en passant, que CERTAINS Québécois s'imaginent avoir un droit divin sur l'argent de MES impôts, ce n'est pas vraiment fait pour me consoler tsé veux dire. »

  • Richard Lachance
    Inscrit
    samedi 4 octobre 2008 19h34
    Belle campagne de peur
    « Bravo Gilles!

    Continuez à prendre les gens pour des épais, ça fonctionne bien. En continuant votre discours de peur, vous pourrez dire mission réussie, lors de la prochaine soirée des élections. Vous aurez réussi à convaincre un tas de gens de la nécessité d'avoir le bloc Québécois pour bien les représenter. Vous aurez ainsi le loisir aux prochaines élections, de clamer haut et fort, que le gouvernement n'a su répondre à vos demandes, et que la seule solution est encore la souveraineté.

    Aurez-vous le courage nécessaire à vous présenter aux prochaines élections provinciales pour achever votre rêve, ou bien vous aller encore vous contentez de jouer dans les ligues mineures?

    Moi aussi je pourrais prétendre être plus intelligent que le premier ministre actuel et d'avoir toutes les solutions, mais tout comme vous, je n'ai pas de feuille de route pour prouver mes dires, pour que les gens puissent ainsi me juger.

    Je ne sais toujours pas à qui ira mon vote, à 10 jours du scrutin, les choix qui s'offrent sont peu convaincants. Je sais par contre que mon vote ira à un parti qui pourra un jour être jugé pour ses actions et non son inaction. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    samedi 4 octobre 2008 20h54
    Pauvre M. Bousquet
    « Pauvre M. Bousquet qui ne fait que répéter comme un perroquet ce qu'il entend d'une certaine presse et de certaines personnes depuis des semaines, et ce, sans même réfléchir quelques secondes. Et qui votera très probablement pour le Bloc québécois parce que son chef a fait une bonne job de désinformation et de persuasion que des milliers de Québécois croient dur comme fer... Naïveté et aveuglement quand vous nous tenez!
    Vous avez visé dans le mille, M. Pau. Rien à ajouter à votre analyse, qui est d'une grande clarté. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    dimanche 5 octobre 2008 08h17
    Le plan Bloc
    « La campagne électorale nous fait des sourires. Le Plan Libéral prend l`eau. Maître à bord Dion dirige le Titanic sur la banquise et rien ne l`empêchera sur son parcours. Le Plan NDP s`occupe de tarir les espoirs Libéraux hors Québec. Chez-nous le Bloc a un Plan. La solidarité des québécois pourra avoir une résultante surprenante. L`abandon des Libéraux et Conservateurs pourrait assurer 55 sièges au Bloc. Au rythme du national les québécois pourraient assurer le poste de chef de l`Opposition à Duceppe. Quel coup réalisable à 42% du vote des francophones à travers le Québec! »

  • Linda Hart
    Inscrite
    dimanche 5 octobre 2008 14h01
    La droite des slogans et des lieux communs
    « Je trouve bien étrange cette hargne des gens de droite contre le Bloc. Il paraît que le Bloc n'a rien fait à Ottawa, que les députés du Bloc sont tous des pas bons qui se font vivre sur le dos des contribuables. J'aimerais bien que ces mêmes personnes, au lieu de taper sur le Bloc, nous expliquent ce que le Québec aurait à gagner de voter pour le Reform, un parti dont la direction est à Calgary ? Quel a été le rôle des Verner, Blackburn, Fortier et autres dans l'amélioration du sort des québécois ? Le Reform n'a besoin des votes des québécois que pour prendre le pouvoir, il se fiche éperdument du Québec et des Québécois. Vous avez parfaitement le droit de voter à droite, si vous êtes pour la répression, pour la peine de mort, contre l'avortement, pour la non-intervention gouvernementale au niveau de l'entreprise, mais pour la répression gouvernementale massive au niveau des individus, pour la censure, pour la guerre, pour les achats d'armement sans appel d'offres, contre la culture, contre l'environnement et pour un gouvernement qui prêche l'imputabilité, mais ne la pratique pas. Nous vivons encore dans une démocratie et les québécois qui ne veulent pas voter pour ce genre de parti et qui veulent avoir des députés qui défendent leurs intérêts votent pour le Bloc. Je ne vois pas en quoi nous sommes stupides, mal informés, naïfs ou aveuglés parce que nous ne sommes pas à droite. Je lis des slogans et des lieux communs répétés par des perroquets de droite sur ce site et sur plusieurs blogues. Nombreux sont les gens de droite qui puent leur radio-poubelle à plein nez. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    dimanche 5 octobre 2008 14h14
    @ Messieurs Merven, Lachance et Pau
    « Je viens d'assister à une grande assemblée du Bloc à St-Hyacinthe qui rappelait, par son enthousiasme, les grandes assemblées du passé : Celles de Messieurs Lesage, Johnson et Lévesque.

    Je désire à souligner à mes 3 "critiques" ce qui s'est passé en fin de semaine : La romancière Margaret Atwood, présente à l'Economic Club de Toronto, a déclaré aux journalistes qu'elle soutenait le Bloc québécois. Elle a indiqué que, si elle vivait au Québec, elle voterait pour le Bloc. Elle souhaite que le Bloc remporte la majorité des sièges au Québec.

    Mme Atwood s'attaque à Stephen Harper en lui reprochant d'avoir octroyé 25 000 $ aux travailleurs qui perdent leur emploi en l'Alberta, alors qu'il en octroie environ 2000 $ aux travailleurs du Québec et de l'Ontario.»

    Je voudrais ajouter que j'aime les Canadiens du ROC, pas comme majorité qui me gouverne ainsi qu'une grande partie de nos taxes et impôts mais, comme futur allié, sur un même pied, pour certains services à placer en commun comme la monnaie...point.

    Vous avez le droit d'y adhérer aussi. »

  • réal rodrigue
    Inscrit
    dimanche 5 octobre 2008 15h32
    La pétarade
    « Merven et Pagé ne font pas que s'en prendre aux médias, ils carburent contre ceux qui vont appuyer le Bloc. Dans un cas comme dans l'autre, on dirait que la rhétorique remplace le discours raisonnable. Comme plusieurs « crétins » du Québec, j'estime qu'il vaut mieux se donner encore une fois un gouvernement minoritaire dirigé par Harper. En ce qui concerne la crise financière appréhendée, le plan de M.Harper me semble effectivement le bon, mais par ailleurs je ne puis partager son attitude militariste, ni son désintérêt pour justes requêtes des Québécois qui demandent plus de moyens pour assurer leur culture et leur développement.
    Réal Rodrigue Montagnard@distributel.net »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    dimanche 5 octobre 2008 17h16
    Un réflexe de perdant
    « Voyons madame, qui mène une campagne de désinformation actuellement? Le PC qui ne fait que rendre compte de la situation du pays telle qu'elle est, ou le Bloc qui assimile le Premier Ministre à Vlad l'Empaleur? La poële qui traite le chaudron de cul noir, c'est rigolo un moment, mais vous commencez à sonner creux. Avec le Bloc, les Québécois resteront en spectateurs dans les estrades, comme si souvent, et n'auront alors aucune légitimité pour se plaindre que le gouvernement fédéral ne comprend pas leurs problèmes et leurs priorité. C'est une attitude infantile, un réflexe de perdant, et qui ne représente certainement pas l'opinion de la majorité des Québécois, las des caprices adolescents et qui veulent aller de l'avant. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    dimanche 5 octobre 2008 21h57
    Un reflexe de perdant... suite
    « Eh oui, M. Pau, une fois de plus, vous avez entièrement raison.
    Poussés par un Duceppe faux jeton et chercheur de pension du fédéral, pas mal de Québécois vont une fois de plus regarder passer le train sans le prendre, à cause de leur courte vue.
    D'autre part, je me demande s'ils ne le font pas exprès pour pouvoir ensuite venir poser à la victime, car c'est un rôle dans lequel ils se complaisent... Cela s'est vu tellement de fois dans le passé. Et l'exemple le plus récent, c'est le fameux CHUM, qui ne va plus ni de l'avant ni de l'arrière et prend eau de façon alarmante. Mais quel vaudeville. Vraiment risible...
    Bref, on n'est pas encore sorti de l'augergine... »

  • Catherine Saint-Jacques
    Abonnée
    dimanche 5 octobre 2008 23h03
    Un réflexe de perdant?
    « Ma question est simple monsieur Pau :
    comment aller de l'avant avec un Premier Ministre qui nous fait reculer de 50 ans sur les acquis sociaux du Canada et du Québec?
    Et NON, Stephen Harper n'a rien fait pour le Québec. Sa soi-disant reconnaissance de la nation québécoise ne vaut rien, puisque nous ne faisons toujours pas partie de la Constitution canadienne ou n'avons toujours pas le statut de société distincte, peu importe le point de vue ou l'ambition que nous avons. »

  • Michel Savard
    Inscrit
    lundi 6 octobre 2008 00h14
    @ Linda Hart.
    « Madame, vous écrivez:"Nombreux sont les gens de droite qui puent leur radio-poubelle à plein nez."
    Avant d'accuser les gens de droite avec un langage vulgaire, vous devriez entendre toutes les insultes et les propos haineux que Gilles Duceppe a tenus à l'égard de Stephen Harper à St-Hyacinthe; c'est absolument inacceptable et indigne d'un chef de parti !
    Pourquoi Gilles Duceppe se sent-il obligés d'utiliser l'arme des faibles soit l'insulte en guise d'argument?

    Trop, c'est trop et le mépris ainsi que la haine que manifeste M. Duceppe à l'égard des conservateurs se retournera contre le Bloc le 14 octobre !
    M. Duceppe , qui a l'habitude de s'offusquer et demander des excuses à la moindre critique envers le Bloc, devrait avoir la décence, cette fois-ci, de s'excuser pour son langage outrancier à l'égard de M. Harper! »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    lundi 6 octobre 2008 08h18
    À M. Savard
    « Ne soyez pas étonné, Monsieur. Nous voyons maintenant le vrai visage de Duceppe. Un triste individu d'une vulgarité choquante, creux comme un tonneau et prompt à l'insulte. En fait, pour lui, il n'y a que l'insulte, rien d'autre. Avec lui, nous touchons le fond du baril. Chassez le naturel, il revient au galop...
    Quand je pense que des milliers de Québécois vont voter pour son parti, ça me donne une idée du niveau de ces gens-là. Pas brillant! D'ailleurs, à voir la teneur de certains commentaires dans Le Devoir... Ça me donne envie de déménager...
    Enfin, espérons que la lucidité reprendra ses droits et qu'elle guide la main des électeurs le 14. »

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