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La majorité flouée

Gil Courtemanche   4 octobre 2008  Canada
La Haye — Je lis Le Devoir tous les jours, histoire de comprendre pourquoi Stephen Harper est encore populaire et peut songer sérieusement à diriger un gouvernement majoritaire.

Je connais la première explication. C'est le pacte suicidaire que les barons de Jean Chrétien et Bob Rae ont conclu pour installer n'importe qui sauf Michael Ignatieff à la tête de ce parti arrogant qu'est le Parti libéral. Quelques voix ont suffi pour les obliger à se contenter de Stéphane Dion. Il ne restait plus que ce Petit Poucet pour les grands manipulateurs de Toronto. Ils le paieront probablement par quatre années d'opposition et d'amertume.

Mais cela n'explique pas tout. Il y a cette foutue province bleue et ce foutu Québec profond qui élisent des André Arthur et des Maxime Bernier. L'un parce qu'il a une grande gueule, l'autre parce qu'il a une belle gueule, qu'il paraît bien et, bien sûr, parce qu'il est du coin et un peu naïf (il s'est fait entourlouper par une fille de la ville). Le beau Beauceron était ministre des Affaires étrangères: c'est un métier qui requiert plus de jugement que celui de gérant d'un bar de danseuses à Saint-Georges.

Au Québec, on peut expliquer les sondages. Le vote nationaliste est de plus en plus divisé, et il affirme ses divisions. Les souverainistes appuient, je ne sais trop dans quel but, le Bloc, mais les nationalistes mous, les souverainistes de fin de semaine qui ont quitté le PQ et se sont éparpillés, votent pour les nouveaux autonomistes fédéraux, les conservateurs. Comment penser qu'un nationaliste de la basse-ville de Québec puisse envisager de voter pour Stéphane Dion, qui, avant d'être Petit Poucet, jouait au policier et au garde-chiourme de l'unité canadienne sous l'oeil ricaneur de Jean Chrétien. Cela me désole, mais il faut faire avec.

C'est l'apathie du reste du Canada qui m'inquiète. Oublions l'Alberta qui ne fit jamais partie du Canada. Là encore, l'impossibilité de penser que Stéphane Dion puisse être premier ministre joue un rôle déterminant. Encore que, même s'il fait un chef politique médiocre et ne suscite pas l'adhésion, je crois que, de tous les chefs de parti, c'est lui qui ferait le meilleur premier ministre. Mais il existe des glissements en Ontario, en particulier, qui inquiètent ceux qui croient en un Canada progressiste, ouvert, libéral dans le sens philosophique du terme.

L'impopularité de Stéphane Dion n'explique pas tout. Les deux ans de propagande conservatrice sur les enjeux sociaux et moraux ont porté leurs fruits. La remise en question du droit à l'avortement n'est plus un tabou, le refus du contrôle des armes à feu dérange moins, le recours à la répression plutôt qu'à la prévention semble en séduire plus d'un. La loi sur les jeunes contrevenants semble de plus en plus acceptée.

Le travail de sape systématique que les idéologues conservateurs ont mené contre le Canada que nous avons connu depuis Saint-Laurent semble avoir porté ses fruits.

Notre inquiétude à propos de l'environnement, nos engagements contre le réchauffement climatique ont fondu comme neige au soleil. Le roi des sables bitumineux triomphe pour le moment.

Je regarde le dernier sondage: 36 % pour les conservateurs, 23 % pour les libéraux, 18 % et 12 % respectivement pour le NPD et les Verts. Ce qui rassure et en même temps désespère dans ces chiffres, c'est que 53 % des Canadiens ne veulent pas remettre l'avortement en question, s'opposent à la répression, favorisent le contrôle des armes à feu, veulent lutter contre le changement climatique et préfèrent une société plus solidaire.

En fait, le Canada ne change pas vraiment. C'est le système politique et le mode de scrutin qui l'empêchent de s'exprimer. On va nous voler notre majorité, comme cela a été le cas durant ces deux dernières années, pendant lesquelles un gouvernement minoritaire a sabré dans le pays que nous connaissons.

Un scrutin proportionnel empêcherait les conservateurs de former un gouvernement. Aucun des autres partis n'accepterait de s'allier à Harper pour former un gouvernement. À travers ce refus, la volonté majoritaire des Canadiens serait respectée. Ici, en Hollande ou dans beaucoup d'autres pays européens, confronté à l'incapacité de Harper de gouverner et de recueillir une majorité au Parlement, on demanderait à un autre chef de parti de former un gouvernement de coalition.

L'objectif de la démocratie n'est pas d'élire un gouvernement, mais de faire en sorte que la volonté de la majorité des électeurs, même si elle est diffuse, oriente les destinées futures du pays. Dans beaucoup de pays européens, cela se construit sur le consensus, le compromis, le contrat de gouvernement passé entre des partis qui, pour être rivaux, n'en acceptent pas moins de préserver ensemble ce qui fonde le pays.

Revenons à la campagne électorale. Ce que je lis, c'est qu'il n'y a pas de thèmes, pas d'enjeux qui semblent toucher la population. Aux stratèges du Parti libéral, je proposerais de demander à Stephen Harper pourquoi il veut détruire le Canada.
 
 
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    4 octobre 2008 02 h 37
    Coulons ensemble, coulons divisé !
    C'est la faute à qui?
    Pourquoi se retrouve-t-on devant ce constat, ce futur prévisible?
    «Il n'y a pas de thèmes, pas d'enjeux qui semblent toucher la population.»
    Et pourtant...

    C'est tout le contraire, bien des enjeux semblent touchés la population. Jamais je n'ai eu le sentiment d'une élection fédérale qui laisse si peu indifférent.<
    Et pourtant...

    Malgré qu'on constate le grand mal que nous avons subi pendant les 30 mois de ce régime rétrograde réformiste religieux, on va réélire ce même gouvernement!
    Incroyable et vrai!

    Il y a des gens, même suffisamment, qui vont voter pour ce sourire fourbe et menteur qu'est Stephen Harper.
    Son image séduit. Ce beau grand homme au visage poupon, aux yeux pleurnichards...
    Les yeux pleurnichards pognent, nos voisins nous en font la preuve depuis huit ans.
    On peut tout passer, même les pires mensonges, si on les accompagne d'un beau visage de poupon larmoyant. Une sorte de faciès de sainteté et dieu sait (c'est le cas de le dire!) que les gens aiment la sainteté. Encore plus que la bonne saucisse Hygrade!

    Oui, bien des gens vont voter pour cette sainteté de Saint-nitouche.
    «Le travail de sape systématique que les idéologues conservateurs ont mené contre le Canada que nous avons connu depuis Saint-Laurent semble avoir porté ses fruits.»

    Le populisme, cette manière de toucher les sentiments primaires de la population. Faire appel à ces vils instincts plutôt qu'à sa rationalité intelligente. Utiliser le préjugé et le superficiel. Noyer l'intelligence, la science (par exemple: avec le créationnisme !). Faire appel à la croyance, à l'innocente ingénuité. C'est bien connu et reconnu que l'intelligence collective n'est pas élevée. Il suffit d'une radio poubelle, d'un André Arthur, pour soulever les foules pour défendre la niaiserie. Ou encore, il suffit d'une belle gueule qui donne le goût de baiser, pour que nombreux, on aille se faire baiser avec le sourire radieux de la sainteté.
    La droite connaît tous les trucs pour parvenir à ses fins.

    Il est tellement plus facile de rallier les partisans du superficiel et de la stupidité que les gens plus réfléchis et plus nuancés. Les nuances divisent, la stupidité unit, voilà le malheur.

    Le vote progressif est divisé, voilà le malheur.
    Chacun tient à ses couleurs, pas question de s'associer au voisin, même si le bateau coule.
    Nous périrons tous (bien oui, j'exagère... on flotte encore... mais...).
    Nous aurons un gouvernement, un autre régime dangereusement rétrograde Harper.

    Le cirque à la Chambre des communes reprendra. Il y aura le mollusque, le gueulard, le sincère et les verts. Pendant que ces unités feront leur numéro pour justifier leur salaire, l'équipe de ce bon (sic) Harper accompagnée de ses idéologues et fins stratèges, riches et religieux, nous en passeront plus d'une, nous bâillonnant peu à peu, l'air de rien, l'air de saints.
    Notre système démocratique a des failles, dieu et ses saints le savent bien. Avec une minorité (disons, 36%), le tour est joué! On envoie braire la majorité dans leur retranchement respectif. Ce n'est pas demain que nous aurons la "paralysante" (qualificatif servant à ceux qui rejettent l'idée) et plus démocratique proportionnelle.

    M. Courtemanche dit:
    «Aux stratèges du Parti libéral, je proposerais de demander à Stephen Harper pourquoi il veut détruire le Canada.»

    Demander à Stephen Harper pourquoi il veut détruire le Canada!
    Moi, c'est aux Canadiens et surtout aux Québécois que je poserais cette question.
    À quoi nous sert donc le Bloc, si ce n'est que de participer à faire élire ce régime fasciste?
    Si le Bloc avait dit qu'il laissait sa place au NPD, nous aurions eu des chances d'avoir autre chose qu'un régime Harper.
    Mais non, nous tenons trop à nos couleurs et peu importe si le bateau coule, jamais nous ne tendrons la main à un partisan qui n'a pas NOS couleurs même s'il a les mêmes buts que nous, c'est-à-dire, d'empêcher le Canada (et le Québec qui y est rattaché) de couler.

    Coulons ensemble, coulons divisé !


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    4 octobre 2008 08 h 46
    Le Bloc pour les nuls
    Pourquoi les souverainistes votent-ils pour le Bloc ?

    Question essentielle, reformulation de la plus fameuse «pertinence» du Bloc.

    Le Québec «profond», euphémisme de reculé par le tonnerre, fait du surplace parce qu'il vote pour avoir son petit Duplessis local au «pouvoir», qui va lui permettre d'avoir son aréna, son bout de route et autres cadeaux insignifiants.

    Nombre de Québécois vont voter «Reform», sans le savoir bien sûr, espérant être du bon bord, pour avoir sa miette de pain. Ils sont sans envergure et ne voient pas plus loin que le coin de leur aréna. Ils pensent qu'en collectionnant ces miroirs et colifichets, comme nos pauvres indiens dans le temps, ils deviendront plus forts et prospères.

    Les seul parti qui ne peut que promettre des grands enjeux avec une vision pour l'avenir, c'est le Bloc. Seul le Bloc nous force à réfléchir sur ce plan. Pendant que les arriérés militent pour leur bout de route, heureusement d'autres s'occupent del'avenir.

    Les politiciens nous promettent ces bonbons pour qu'ils puissent tranquillement vaquer aux choses sérieuses une fois au pouvoir.

    Les souverainistes votent pour le Bloc parce qu'ils savent que celui-ci ne les trahira pas comme l'ont fait tous les autres avant. Ils savent que s'ils ne s'occupent pas de la politique, c'est elle qui va s'occuper d'eux. Leur seule présence à Ottawa est une affirmation de la volonté d'émancipation des souverainistes.

    La démocratie est malade au pays du Canada monsieur Courtemanche.
    .....
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  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    4 octobre 2008 08 h 49
    Lecture à distance
    Depuis peu, vous pouvez aussi lire «La Presse» et «Le Journal de Québec» sur PressDisplay.com.
    http://www.pressdisplay.com/pressdisplay/fr/viewer
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  • lise jacques - Abonnée
    4 octobre 2008 08 h 52
    Exactement!
    Bonne remarque!...de demander à Stéphan Harper pourquoi il veut détruite le Canada?

    Il a déjà commencé avec son air bonnasse et son discours mielleux, il a su endormir une partie de la population et en peu de temps fait reculer le Canada.

    Je ne suis plus fière d'être canadienne, c'était le passé... Malheureusement, ici, nous ne sommes pas en Europe, ou les gens sont plus conscientisés et surtout plus éveillés.

    On parle d'avoir la proportionnelle depuis des années afin que la majorité soit représentée, mais cette idée ne se réalise jamais.

    Espérons que nos partis politiques soient assez honnêtes pour agir en ce sens afin que nos gouvernements représentent vraiment la majorité, au lieu de continuer à tirer la couverture chacun de son coté et de ne voir que les intérêts de leur parti. Je parle des vieux partis naturellement.

    C'est inacceptable de ne rien dire, de ne rien faire et d'accepter encore une situation irritante de la part d'un gouvernement minoritaire qui méprise les attentes de la population. La majorité désire que notre pays devienne un leader international pour la protection de l'environnement, le respect des normes du protocole de Kyoto et nous nous retrouvons avec un premier ministre qui agit dans le sens tout à fait contraire.

    Notre pays a perdu ses lettres de noblesse!
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  •  
  • Gilbert Belzile - Inscrit
    4 octobre 2008 09 h 08
    Le Canada, quel parcours depuis quelques années
    Lors du référendum de 1995 les souverainistes québécois avec à leur tête Jacques Parizeau ne cessaient de répéter que le Canada était un pays au bord de la faillite. Évidemment c'était grandement exagéré mais ils n'avaient pas complètement tort puisqu'à cette époque le pays faisait un déficit annuel de plus de 20 milliards $ et que la dette accumulée était à près de 600 milliards $.

    Mais le gouvernement Libéral de Jean Chrétien, avec comme ministre des Finances Paul Martin, a remis le pays sur les rails et le gouvernement Harper a poursuivi dans la même voie. Depuis 1997 le pays ne fait plus de déficit et la dette est réduite aujourd'hui à environ 460 milliards $

    Le pays a connu depuis, un développement des ses ressources énergétiques et minières qui l'a propulsé parmi les plus prospères du G8. Il est le seul pays du groupe ne faisant pas de déficit annuel.

    Pourquoi le Canada a-t-il si bien performé? Le contexte énergétique favorable y a contribué beaucoup. En 1995 le baril de pétrole brut valait environ 20 $, aujourd'hui il vaut près de 100 $ après avoir atteint 145 $ au cours de l'été. Le Canada est actuellement considéré comme le pays qui a la plus grande richesse pétrolière au monde après l'Arabie Saoudite, surtout grâce aux sables bitumineux de l'Alberta. Au rythme où le pétrole canadien est exploité actuellement, la réserve pourrait durer 200 ans. Gageons que le Canada aura encore du pétrole alors que l'Arabie Saoudite aura pompé sa dernière goutte.

    Le Canada est dans une position très avantageuse, il est très envié à travers le monde pour ses immenses ressources pétrolières et gazières et les capitaux y affluent. Des investissements des plus importants, de l'ordre d'une dizaine de milliards de dollars chaque année, sont en cours en Alberta dans les sables bitumineux principalement. Les Albertains d'abord, mais aussi tous les Canadiens du reste du pays commencent à en profiter, et ce n'est qu'un début.

    Le Canada est un pays exportateur net de pétrole et de gaz naturel. La hausse du prix du pétrole et du gaz est en train de propulser le pays à des niveaux de prospérité jamais vus. En 2007, la balance commerciale du Canada était positive de 43 milliards $, c'est-à-dire que les exportations étaient supérieures aux importations de ce montant. Pour fin de comparaison, aux USA en 2007, la balance commerciale était négative de 900 milliards $. Cela à cause en bonne partie de l'importation de pétrole de l'étranger, d'une valeur de plus de 500 milliards $ cette année.

    Plusieurs analystes économiques pensent qu'il est le pays ou il faut investir dès maintenant pour profiter de cette prospérité qui débute, non seulement à cause du pétrole et du gaz naturel de l'Alberta mais aussi grâce à ses nombreuses autres ressources naturelles dont, en Saskatchewan, la potasse (premier producteur mondial) et l'uranium (premier producteur mondial), pour ne nommer que celles-là. Le charbon de la Colombie Britannique et de l'Alberta n'est pas en reste puisque la forte demande de la Chine pour les besoins de son industrie sidérurgique a même fait rouvrir des mines abandonnées.

    Mais voilà, ceci était trop beau. Maintenant, le gouvernement Harper se fait attaquer de toute part sous prétexte que cet extraordinaire développement de nos ressources naturelles polluerait. On prétend qu'il faudrait y mettre un frein.

    Les partis politiques de l'opposition aidés des groupes de pression écologistes attaquent férocement le développement des sables bitumineux comme s'il s'agissait d'une calamité.

    Ils prétendent que l'on détruit la forêt boréale! Non mais, sait-on de quelle forêt l'on parle? Il s'agit d'immenses terrains marécageux, de la superficie de la Floride, où la végétation toute rabougrie stagne parce qu'elle a les racines dans un sol gorgé de pétrole lourd et d'eau. Voyons donc!

    Ils prétendent que l'on pollue avec l'eau qui sert à séparer le pétrole du sable et de l'argile! Cette eau est entreposée dans des lagunes de décantation avant d'être réutilisée à nouveau. Mais de quelle eau s'agit-il? Cette eau provient des marécages où l'on prélève le pétrole, si elle est polluée, ne l'était-elle pas avant, à l'état naturel ?

    Ils prétendent que l'exploitation des sables bitumineux produit des gaz à effet de serre! Mais où l'exploitation du pétrole ne produit-elle pas de gaz à effet de serre? La plupart des puits de pétrole ailleurs dans le monde ont atteint leur 'peak' et deviennent de plus en plus difficiles et coûteux à exploiter. Des techniques très sophistiquées doivent être utilisées pour soutirer le pétrole résiduel et les coûts augmentent. Et c'est sans compter les très grandes distances à parcourir pour livrer à travers le monde le pétrole aux pays importateurs.

    Évidemment, personne ne peut être contre la vertu et les gaz à effet de serre doivent être combattus. Mais il faut se donner du temps et c'est, je crois, ce que le gouvernement Harper tente de faire. Des techniques de captation à la source du gaz carbonique (CO2) sont à l'étude et semblent prometteuses. Nous arriverons à diminuer ces rejets dans l'atmosphère mais cela ne peut se faire dans la précipitation.

    Quel sommet les prix du pétrole atteindront-ils? Tout un chacun peut y aller de sa prévision mais ça risque d'être à des niveaux sans précédant lorsque la production mondiale ne suffira plus à la demande. Au nom de la souveraineté énergétique, les pays importateurs se verront forcés de débourser des sommes considérables pour se procurer l'or noir, mais cela ne pourra pas en empêcher le rationnement. Ce sera alors une crise énergétique mondiale.

    Le pétrole des sables bitumineux n'est pas une calamité, comme le pensent certains. C'est plutôt une richesse qui va permettre aux canadiens de mieux traverser la crise énergétique à venir et qui va nous donner les capacités futures de mieux nous adapter aux changements climatiques.
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  • Michèle Dorais - Abonnée
    4 octobre 2008 09 h 20
    Mes certitudes ébranlées
    Bien dit et bien mené... Nous sommes restés assis bien trop longtemps sur nos certitudes canadiennes. Il aura suffi le temps d'un gouvernement minoritaire de surcroît pour qu'il fasse voler en éclats les fondements même de ce qui faisait le Canada et nous distinguait jusqu'ici. Il est grand temps que nous nous respections et confirmions les certitudes qui sont encore les nôtres au Québec. Qui aurait dit que la démocratie était en péril au Canada ?
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    4 octobre 2008 09 h 30
    Conclusion étrange, M. Courtemanche
    M. Courtemanche écrit : «Aux stratèges du Parti libéral, je proposerais de demander à Stephen Harper pourquoi il veut détruire le Canada.»

    C'est quoi ça ? Je ne suis pas en faveur de M. Harper mais je ne crois pas du tout qu'il veut détruire le Canada. Ça me semble le contraire, il veut le conserver ensemble et sous ses politiques de droite ce qu'il croit être la meilleure chose à faire.
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  • Yvon Montoya - Abonné
    4 octobre 2008 10 h 13
    Oui...
    Oui, il y a un deficit de democratie dans la Nation canadienne. Pas un parti ne peut actuellement relever le defit democratiqe, Harper gagnera. On fait trop de combats dits "politiques" dans ses pantoufles, voila pourquoi. on fait de l'humeur senile sans comprendre les enjeux. la jeunesse est la grande, tres grande oubliee. Dommage. Harper pourra enfin grace aux liberaux et Bloc et consots, se re-assoir a Ottawa sans probleme. La Nation canadienne est dirigee par des dinosaures politiques. Bel article, belle mise en perspective. Il faut dire que si vous lisez (vous les avez lu) les commentaires de certains editorialistes, peut comprendre pourquoi Harper a peur de personne. Bientot ce sera la croix et la banniere a nouveau puisque il n'y a aucun mais aucun parti (mis a part le NPD) pour relever le niveau, vous l'avez bien compris. Un petit stage en Europe leur ferait du bien a tous ces gens si peu "ordinaires".
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  • - Abonné
    4 octobre 2008 11 h 35
    Le Canada, Une succursale des USA
    La fragmentation politique au Canada est l'oeuvre des Américains, crée en particulier par le travail des pétrolières dans en Alberta, berceau des Évangélistes et autres Églises formatrices des idéologies de droite. C'est l'État de Texas et le Mid-Ouest Américain transposés au Canada, avec leurs religions (Évangélistes, Pentecôtistes, Mormons, 'Créationnistes'), leur musique Country (même dans les églises), leurs bottes de Cow-boy et le Stampede de Calgary, l'élevage du boeuf, l'exploitation du pétrole, l'amour des armes à feu, la vie à l'américaine en pick-up, l'éloignement du Canada central et un sentiment d'aliénation qui en découle, etc..

    Stephen Harper et le Reform Party renommé frauduleusement Conservateur, c'est la vie à l'Américaine, THE AMERICAN DREAM transposé au Canada. CONNAISSONS-NOUS BIEN L'ADVERSAIRE? La réalité des changements climatiques aux USA est combattue par tous les moyens, à partir de la Présidence et par le Parti Républicain. C'EST DONC QUE LA DROITE AMÉRICAINE A UN PLAN, UNE STRATÉGIE TRÈS ÉLABORÉE POUR DOMINER TOUS LES FRONTS POLITIQUES DE LA DÉMOCRATIE AMÉRICAINE. Son but, s'assurer une orientation politique et économique FAVORABLE, étant donné la nature de plus en plus controversée de l'utilisation non-contrôlée du pétrole (et du charbon), créatrice de pollution dont les GES.

    Pensez-vous que ces mêmes gens très puissants des USA ont aussi des vues et intérêts au Canada, en particuliers un intérêt pour nos ressources pétrolières? Pensez-vous qu'ils intègrent le Canada dans leurs plans et stratégies?

    AVONS-NOUS UN PLAN TENANT COMPTE DE CETTE RÉALITÉ SOUS-JACENTE à toutes ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES ET POLITIQUES CANADIENNES?

    On n'a pas fini de suer, de trembler, de reculer devant la machination qui nous fait face. C'est ÉNORME!!!

    GOD SAVE CANADA!!!
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  • Jacques Goulet - Abonné
    4 octobre 2008 11 h 59
    Vide dramatique
    Merci Monsieur Courtemanche. Très bonne analyse!

    Le vide dramatique constaté chez nombre de Québécois, parmi les salariés, les intellectuels, les jeunes, les hommes et les femmes, traduit l'immense déception causée par l'enlisement de la démocratie, par la dégradation des valeurs, l'écoeurement suscité par l'hypocrisie et le cynisme de tant de politiciens, le grand reflux de la droite
    et des ses basses oeuvres.

    On assiste à une dévalorisation hargneuse et agressive du fond des problèmes.

    Ce que je retiens de cette époque, quand je vois mes voisins voter conservateur est la coïncidence significative avec une période où semblent définitivement s'effondrer les espoirs d'un humanisme rénovateur.

    De tous côtés, on s'installe sur des positions refuges,à l'abri des tourments.

    Il n'est pas trop tard, les JEUX NE SONT FAITS.

    Les CONSERVATEURS nous proposent un monde désenchanté et rationalisé.

    VOTER CONSERVATEUR NOUS MENACE À CHAQUE INSTANT.

    Lorraine Couture
    Québec
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    4 octobre 2008 12 h 02
    Proportionnelle?
    Oui, M. Harper et ses Conservateurs veulent détruire le Canada que l'on connaît, pas littéralement mais figurativement, c'est à dire le Canada un peu à gauche, un peu social-démocrate que l'on a connu. Ils veulent le remplacer par un Canada plus à droite, plus individualiste, plus axé sur l'entreprise privée, la dérèglementation et la militarisation de sa politique étrangère, alignée sur l'Amérique républicaine. C'est évidemment un changement assez drastique et il est commencé depuis le début du règne Harper. Ça se fait très graduellement car ils n'étaient jusqu'à maintenant que minoritaires et l'opposition, en particulier l'ineffable S. Dion, l'ont aidé jusqu'à un certain point. Après cette élection, les choses risquent de changer dramatiquement alors que Harper va probablement gagner avec une «majorité».

    Or, comme vous le dites, cette «majorité» sera probablement anti-démocratique car, étant donné cette polarisation entre le centre droit et le centre gauche qui est divisé en 4 partis, la majorité de la population va nécessairement voter contre le virage à droite. Vous dites que la proportionnelle est la solution et vous avez raison. Mais aucun politicien fédéral qui va gagner le pouvoir avec ce système dépassé du scrutin uninominal à un tour sera prêt à faire ce changement car il sera au pouvoir très probablement grâce à l'iniquité du système actuel. C'est pas facile de faire des coalitions car il faut faire des compromis et nos politiciens ne semblent pas prêts à en faire. Il faut juste voir la réaction de Dion aux déclarations de Layton à propos d'une coalition possible - un refus béatement plat. Dans les circonstances, comment peut-on espérer voir l'implantation d'un système de scrutin à la proportionnelle?

    Le Bloc évidemment contribue à l'élection éventuel des Conservateurs et il n'y a probablement rien qu'ils vont pouvoir faire pour stopper un gouvernement majoritaire conservateur qui voudra mettre en oeuvre ses politiques - le Bloc aura beau gueuler pour protéger les intérêts du Québec, ça ne changera strictement rien. La question du Québec et de son indépendance ne se règlera jamais au cours d'un scrutin fédéral mais c'est une affaire interne au Québec et les Québécois ont déjà dit non à deux reprises au projet souverainiste. Le PQ a même abandonné l'idée d'un référendum dans le court terme parce que la conjecture n'est pas présentement favorable. Or le Bloc risque de contribuer à l'élection d'un gouvernement Harper majoritaire alors que le vote de la gauche québécoise pourrait s'ajouter à celui de la gauche canadienne et faire en sorte que les Conservateurs à tout le moins restent minoritaires sinon de les défaire complètement.

    Évidemment, ça n'arrivera pas et on va devoir rêver à la proportionnelle encore plusieurs années, j'en ai bien peur.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    4 octobre 2008 12 h 25
    Les sondages et les contradictions de nos opinions soupesées sur la balance de notre démocratique désuète.
    Les sondages sont trompeurs. Avec les résultats escomptés qui favorisent les conservateurs de Harper, je serais tenté de penser que la population n'est pas intelligente de se laisser manipuler par un type aussi fat que Harper. Cependant, question intelligence de la population, le tout n'est pas égal à la somme des parties. Les individus qui font partis de la population sont beaucoup plus intelligents que la somme des individus que représentent les résultats d'un sondage.

    Notre système politique est déplorable. Comme vous le dites à votre façon, monsieur Courtemanche, notre démocratie ne représente pas vraiment l'opinion de la population. Sans les proportionnelles, en tenant compte des résultats contradictoires des sondages, les résultats de notre démocratie sont biaisés. Pour faire un jeu de mots, nous sommes bien baisés par nos politiciens en tenant compte des règles actuelles de notre démocratie.

    La façon de vivre notre démocratie au quotidien présentement, question pouvoir, fait l'affaire de nos partis politiques. Historiquement parlant, il me semble que nous devrions réviser notre façon de vivre notre démocratie au quotidien. Actuellement, à chaque fois qu'il y a des élections, nous devenons les otages d'un parti politique proportionnellement au nombre de ses députés élus. Le pire dans tout ça, vu notre régime démocratique actuel, c'est que les résultats des élections ne sont pas nécessairement le reflet des opinions concertés de la population.

    Nous devenons donc parfois des otages entre des grosses mains, parfois sales, d'un parti politique s'il est élu majoritairement. À la limite, on ne sait jamais ce que les imprévus de l'histoire nous réservent, on pourrait tomber entre les mains d'une secte religieuse. Imaginez un peu si des Talibans en herbe infiltreraient nos partis politiques. Je ne fais que caricaturer pour mieux me faire comprendre.

    Une vraie démocratie, c'est le pouvoir entre les mains de la population et non pas d'un parti politique dont les valeurs seraient invraisemblables, quant à l'évolution harmonieuse de notre société. Si nous avions les proportionnelles, les résultats refléteraient beaucoup mieux l'opinion de la population dans son ensemble. D'accord, la société évoluerait peut-être moins rapidement. Bien que face à des situations flagrantes qui nécessiteraient des changements rapides, on pourrait voir s'ajuster, s'adapter nos politiciens pour réagir adéquatement à la situation. C'est une règle d'or en biologie de l'adaptation.

    JM
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    4 octobre 2008 12 h 32
    Monsieur TEFLON
    M. Harper s'est enduit de TEFLON: insensible, convaincu qu'il a toujours raison, prêt à agir de façon illégale si ça fait son affaire (il a violé sa propre loi d'avoir des élections à date fixe; c'est une LOI, donc la présente élection est illégale!).
    Ce va-t-en guerre Monsieur TEFLON est dangereux ...
    Et malgré son beau sourire M. Layton est le pire des centralisateurs pour envahir les champs de compétence du Québec.

    D'autre part, Monsieur Dion n'est "pas pertinent" pour le Québec.

    N'est-ce pas lui qui appuyait les Anglos de l'Ouest de Montréal qui menaçaient les Québécois de "partition" du Québec en cas de victoire du oui au référendum?

    N'est-ce pas lui qui, dans le temps où se discutait la Loi sur la clarté au Parlement d'Ottawa en 1999, aurait déclaré à un journaliste qu'il poserait des gestes unilatéraux et tenterait de faire mal aux Québécois.

    Voici textuellement ce qui est écrit dans le Hansard à ce sujet :

    « Mme Maud Debien (Laval-Est, BQ): Monsieur le Président, je demande le consentement unanime de la Chambre afin de déposer un article du Ottawa Citizen du 20 octobre dernier, dans lequel le ministre des Affaires intergouvernementales avertit les Québécois et le gouvernement du Québec qu'il posera des gestes unilatéraux et tentera de faire mal aux Québécois. »


    Référence : 36e Législature, 2ième Session, HANSARD RÉVISÉ · NUMÉRO 40 Le mercredi 15 décembre 1999, 1510
    www2.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?DocId=2332164&amp;Language=F&amp;Mode=1&amp;Parl=36&amp;Ses=2#LINK126

    Monsieur Dion n'est "pas pertinent" pour le Québec.

    Et la même chose pour MM Harper et Layton.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    4 octobre 2008 12 h 34
    Coalition
    Le bi-partisme a fait son temps.

    Fondamentalement, ce n'est pas démocratique, car un parti peut être au pouvoir alors que la majorité des gens est contre eux.

    On devra avoir de plus en plus de gouvernements de coalition. C'est cela qui serait la vraie démocratie.

    Si Harper est minoritaire, les autres partis devraient se coaliser pour le chasser du pouvoir.
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    4 octobre 2008 12 h 59
    La gauche pure aveugle
    Monsieur, lorsque vous étiez souverainiste, le PQ de René Lévesque qui a gagné en 1976 l'élection avec 41% des suffrages par le biais du même système électoral ne vous a pas dérangé autant alors. Vous choisissez presque exclusivement le champ social au détriment du plan national social démocrate québécois. C'est votre choix mais en ridiculisant le Bloc par vos commentaires, vous ne faites qu'encourager l'élection de conservateurs au Québec puisque seul le Bloc peut stopper Harper. Les libéraux et néodémocrates que vous chérissez tant ne peuvent le faire.

    La majorité canadienne divisée comme vous dites c'est une population divisée. Peut être qu'en sortant l'Alberta et le Québec du Canada, là tout pourrait s'organiser mieux pour le Canada. Mais ça vous ne dites pas. Berceaux du Reform Party et du Bloc Québécois.
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  • Mercedez Roberge Mouvement démocratie Nouvelle - Abonné
    4 octobre 2008 14 h 00
    Cessons de tolérer les défauts du système actuel - réclamons un mode de scrutin de type proportionnel à Québec et à Ottawa
    Vous êtes forcé de voter stratégique à cette élection ? Vous savez déjà que votre vote ne comptera pas et que vous ne vous reconnaîtrez pas dans ces gens qui devraient vous représenter ? Faites en sorte que ce soit la dernière fois.

    La démocratie serait bien différente si nous utilisions, à Québec comme à Ottawa, un mode de scrutin respectueux des idées et de la population elle-même.

    Un mode de scrutin de type proportionnel nous permettrait de voter vraiment selon nos convictions, et en sachant qu'elles seront considérées, plutôt que d'être forcé de voter contre le parti qu'on veut éviter à tout prix.

    C'est le système actuel qui force l'utilisation du vote stratégique. Cette stratégie obligée est très dommageable, car cela envoie un faux message à tout le monde. Le lendemain des élections, les personnes élues et les non-élues ne connaîtront pas l'ampleur véritable de leurs appuis puisque cela ne correspondra pas au nombre de vote reçu. Idem pour leurs partis respectifs. Quant aux sondages sur les intentions de vote, n'oublions pas que 18% et 12% de vote ne donneront pas 18% et 12% de siège. Il faut plutôt s'attendre à ce que le premier occupe 10% des sièges et que le second n'en ait aucun - ou 1 ou 2 si le hasard de la concentration des votes va dans ce sens.

    C'est aussi le système actuel qui nous fait voir la division du vote comme étant négative. Comment, en démocratie, pouvons-nous tolérer la restriction de l'expression du pluralisme politique, tel qu'il existe pourtant dans la société ? Par quelle magie la population se répartirait-elle en deux clans ? D'aucuns pourraient bien rêver qu'il n'y ait qu'un seul parti !

    Si on a de la chance, le parti qui gouvernera sera celui qui est arrivé premier et non pas deuxième selon la volonté populaire - mais ce n'est pas assuré. Ce parti, même minoritaire, prendra tout de même 100% du pouvoir alors qu'il n'aura probablement que 35% des votes. Un gouvernement minoritaire issu du mode de scrutin actuel c'est bien moins efficace et légitime qu'une coalition gouvernementale issue d'un mode de scrutin proportionnel. Plutôt que d'être gouverné par le parti choisi par une minorité de personne, le programme gouvernemental d'une coalition provient de partis politiques représentant plus de 50% des électrices et des électeurs - et la campagne électorale se déroule en conséquence.

    Nous avons collectivement développé des stratégies et intégré des comportements qui tordent l'esprit même de la démocratie. Nous tentons de compenser pour les problèmes du système majoritaire alors qu'il faut le remplacer, tant à Québec qu'à Ottawa.

    Pour cesser de tolérer les défauts du système actuel, informez-vous auprès d'organismes qui réclament un meilleur mode de scrutin. En voici deux :
    · Mouvement pour une représentation équitable au Canada - Fair Vote Canada (au niveau fédéral et pour plusieurs provinces canadiennes) www.fairvote.ca/fr
    · Mouvement pour une démocratie nouvelle (pour l'Assemblée nationale du Québec) www.democratie-nouvelle.qc.ca

    Mercédez Roberge, présidente du Mouvement pour une démocratie nouvelle
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    4 octobre 2008 18 h 21
    La gauche qui divise
    Pendant que Monsieur Courtemanche se promène avec toute la distance du monde en Europe, il nous offre ses savantes analyses sur Harper, plusieurs tombent dans le panneau en se disant: -Oh, nous devrions tous voter libéraux afin d'empêcher Harper d'être majoritaire.

    Bémols en l'affaire. Le système parlementaire britannique permet déjà à un gouvernement minoritaire de gouverner parfois par une négociation avec un des partis de l'opposition ou encore souvent bon nombre de décisions se font sans le parlement. Le gouvernement minoritaire pour un parti au pouvoir connaît ses contraintes mais ne rend pas un gouvernement inopérant.

    Un éventuel gouvernement majoritaire sera l'oeuvre essentielle des ontariens, des colombiens et des gens de l'Ouest. Même le Québec privé du Bloc qui élirait 50 libéraux ou 50 néo démocrates ne l'empêcherait pas nécessairement tant le vote de l'Ouest est massif pour les conservateurs et lorsque l'Ontario bascule pour un parti soit le PC ça peut durer longtemps. Nous avons là les clés d'une majorité gouvernementale sans le Québec et aussi sans le Bloc.

    Le Bloc représente les intérêts du Québec, c'est un parti qui à Ottawa bloque la pratique politique fédérale qui fait du Québec francophone une province sur dix avec territoires compris. Un parti certes qui ne fait pas de miracles mais qui en bénéficiant parfois de la balance du pouvoir fait de son mieux. Une opposition forte libérale fédérale dont les députés proviendraient à moitié du Québec ne serviraient même pas le Québec, cette opposition officielle jouerait son rôle d'opposition d'un parti national canadien plein de révérence toujours pour tous les symboles monarchistes désuets de sa royale majesté britannique.

    Pendant les accords du Lac Meech, au moment où Mulroney le conservateur progressiste aura apparemment tenté désespéramment d'inclure le Québec dans la constitution canadienne, les libéraux fédéraux avec Trudeau ont contribués à faire échouer au Canada cet accord. À cette époque au Québec, pas de Bloc, juste dans l'opposition au Québec et au Canada des libéraux trudeauistes hostiles aux revendications nationales du Québec.

    En politique, le passé est garant de l'avenir. Autrement c'est de l'idéalisme puéril.

    Si l'Alberta vote en bloc pour les réformistes conservateurs, logique égale que le Québec devrait voter en Bloc contre ces mêmes réformistes albertains qui font une mauvaise tâche d'huile.

    Le Bloc est souverainiste mais tout autant social démocrate.

    Attention. Harper, son modèle est Bush, ce n'est pas Hitler.
    Une certaine gauche exclusive et sûre d'elle même doit retrouver le sens des perspectives.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    4 octobre 2008 19 h 19
    de gauche de droite de gauche de droite
    Je ne sais pas mais il faudrait peut-être que certains pensent à tourner la page en qualifiant de gauche ou de droite. Je trouve que l'époque de dire de quelqu'un qu'il est de droite ou de gauche est un peu révolue.

    Rares sont les personnes aujourd'hui que l'on pourrait qualifier essentiellement de gauche ou de droite. Sauf ceux qui le sont vraiment de gauche ou de droite. Alors là, on parle d'une façon très réductrice de voir la vie et la société. Par exemple, on peut dire de Harper est de droite et pas à peu près. Il a une façon indécrottable bien à lui de vivre et de penser le pouvoir. Mario Dumont, de l'ADQ, est très spécial lui aussi. On dirait qu'ils vivent tous les deux dans des ghettos. Réflexion faite, je retire mes paroles, il y a vraiment encore des gens qui sont totalement, pour ainsi dire, de gauche ou de droite. Je leur souhaite à tous les deux de rattraper le XXIe siècle.
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  • Michel Savard - Inscrit
    4 octobre 2008 22 h 55
    N'importe quoi !
    Harper veut détruire le Canada??? M. Courtemanche, c'est n'importe quoi! Prenez vos valium et bonne fin de semaine quand même !
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  • Jean-Francois Morin - Inscrit
    5 octobre 2008 08 h 54
    Les couteaux volent bas
    M. Courtemanche,

    je voulais simplement vous informer que c'est Christiane Gagnon du Bloc qui est élue par les citoyens de la basse-ville (Québec)et ce, depuis que le Bloc est Bloc. Et, qu'elle risque fort d'être ré-élue le 14.

    Puis, concernant Maxime Bernier, je ne saisis pas votre idée quant au relatif "jugement d'un gérant de bar de danseuses à St-Georges". Doit-on conclure que tous les gérants de bar sont des épais ? À moins que ce ne soit St-Georges-de-Beauce le problème...

    Franchement,

    Jean-François Morin
    Québec
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    5 octobre 2008 10 h 17
    Réflexion surgie des commentaires (Savard, Morissette, Bouchard)
    «Stephen Harper veut détruire le Canada!»
    Non, ce n'est pas n'importe quoi M. Savard.

    Stephen Harper a déjà détruit en partie ce qu'était le Canada.
    Le Canada était l'instigateur des Casques bleus. Le Canada avait une armée pour protéger la paix. Aujourtd'hui, le Canada, à l'instar des ÉU, a une armée d'agression.

    La défense au Canada était en fonction de ses besoins de défense. Aujourd'hui, le budget de la défense s'est transformé en budget de l'attaque. L'image et la réputation du Canada ont été détruites.

    Les droits de la personne se détériorent aussi considérablement. Peu à peu comme un rouleau compresseur avançant de façon presque imperceptible, mais constante, le régime Harper promulgue des lois minant peu à peu les droits et libertés. Désormais, on peut limiter les libertés et même détenir des personnes sans qu'elles puissent avoir accès, ni elles ni leurs avocats, à leurs accusations. Sous le couvert du "secret d'État", on peut commettre les pires injustices, et ce, dans le secret le plus total.

    Bien des points pourraient étayer que le Canada se détruit peu à peu.
    Il est vrai que la question: "Pourquoi voulez-vous détruire le Canada, M. Harper?" est peut-être inadéquate, parce que Stephen Harper se fout du Canada. Il ne fait que mettre au pas cette région du nord pour qu'elle suive les principes moraux et rentables d'un monde dominé par le bien (sic).



    Pour M. Morissette qui trouve que la gauche et la droite sont des concepts anachroniques, j'aimerais lui rappeler qu'au-delà des mots, les valeurs existent et sont immuables.

    On peut toujours dire que les termes, gauche ou droite, représentent des concepts du passé et qu'il faut désormais être de son temps et abandonner ces "idées" dépassées, mais les idéaux de référence ne changent pas.
    Sa réflexion reflète une triste réalité. Il nous fait constater que la définition de ce qu'est gauche et droite est bien mal comprise, voire totalement inconnue.

    En ce temps de grand bouleversement de société (économique, religieux et social), de savoir clairement ce que représentent les idées dites de gauche et celles dites de droites, devient primordial.
    Les médias, les penseurs, les intellectuels, ceux qui ont des chaires pour discourir, ne font pas leur boulot d'enseignement. Les gens sont devenus ignorants des enjeux de société. Ils conçoivent la gauche et la droite à travers les clichés. Ils ont perdu de vue la profondeur des concepts. Le terme "gogauche" a fait son chemin dévastateur.

    Les concepts économiques ont aussi perdu de leur essence. Capitalisme, socialisme, communisme, qui donc peut dire clairement les forces et les faiblesses de chacun de ces systèmes?

    La diabolisation stratégique de certains thèmes ou concepts, la sanctification de certains autres ainsi que le détournement de la signification de plusieurs autres (démocratie, liberté, droits humains), en viennent à fausser les perceptions des valeurs et de la simple réalité.

    Il est rassurant de voir que M. Morissette en essayant d'élaborer son point de vue, en vient à une conclusion opposée à son introduction. Il en vient à dire que, oui, la gauche et la droite existent bel et bien et qu'on peut, sans l'ombre d'un doute, qualifier certaines politiques de gauche ou de droite.


    M. Jean-Pierre Bouchard dit:
    «Attention. Harper, son modèle est Bush, ce n'est pas Hitler.»

    J'aimerais poser la question aux gens d'Irak, d'Afghanistan ou à tous ceux qui vivent au Moyen-Orient ou qui sont Arabes ou musulmans, à savoir: "Qui donc est, selon vous, le pire, Bush ou Hitler?"
    Bien sûr que cette même question en Israël, aurait une réponse différente.

    De comparer l'intensité de la folie de ces êtres inhumains est stupide. Comme s'il fallait atteindre le plus haut degré d'intensité d'atrocité établi, pour alors être considéré comme un être immonde et un personnage à vertement dénoncer.

    Non, Bush n'est pas Hitler, comme Duvalier, n'est pas Pinochet, comme Mussolini n'est pas Marcos, comme... Il y a en tant... comme si les atrocités de l'Histoire voulaient constamment renaître de leurs cendres, tel un phénix malicieux et immortel.

    Bush n'est pas Hitler, mais il faut dénoncer ses atrocités.
    Harper n'est pas Bush, mais il faut dénoncer ses dangereuses dérives et son absence de morale face aux atrocités.




    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    5 octobre 2008 12 h 59
    Hitler c'est qui?
    Monsieur Charbonneau, les républicains américains sont des féroces impérialistes depuis un siècle et Bush bien davantage qu'un Kissinger en est le plus grand étendard.
    Les É.U relèvent d'un empire régulé qui fonctionne à la fois par l'intimidation et la séduction.

    L'Allemagne nazie c'est un pays qui en train de se créer un empire mais pour la première fois de l'histoire, voilà un régime impérial qui déchaîne le feu et le sang dans toute l'Europe en grande partie au nom de principes idéologiques absolus fondés sur le concept d'une supériorité raciale des hommes blancs du Nord.

    Résultat de l'assaut nazie, des civils tués par millions, le génocide ou la mise en esclavage de plusieurs millions de juifs et tsiganes. Le projet ultérieur d'en faire autant plus tard avec les slaves, les noirs et les arabes si l'empire triomphait. Hitler c'est Mein Kampf: un manifeste raciste. Bush c'est le sursaut d'un empire militaire et capitaliste qui se ruine avec son agression de l'Irak.

    Attention. Les É.U n'équivalent pas l'Allemagne nazie et je le répète Bush n'est pas Hitler.

    Ceci dit Bush est un affreux impérialiste imbécile et sanguinaire qui devrait se retrouver en accusation mais aucun juge ne pourrait le mettre sur le même pied qu'Hitler, un tyran totalitaire et génocidaire.
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  • Linda Hart - Inscrite
    5 octobre 2008 14 h 18
    Merci M. Charbonneau
    Merci M. Charbonneau, vous me sauvez du temps et c'est très bien envoyé. La droite a toujours des problèmes de vision, elle est aveuglée par sa peur viscérale du gouvernement et un individualisme maladif qui confine à l'anarchisme.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    5 octobre 2008 15 h 24
    Bonhomme 7 heures
    "Bush n'est pas Hitler, mais il faut dénoncer ses atrocités.
    Harper n'est pas Bush, mais il faut dénoncer ses dangereuses dérives et son absence de morale face aux atrocités." (S. Charbonneau)

    C'est amusant de voir tous ces grands esprits jouer au bonhomme 7 heures et se complaire à nous prédire l'apocalypse.

    Si la Parti Conservateur obtient la majorité, ce sera sans contredit la faute du Bloc et de tous ces sbires qui s'évertuent à semer la confusion en agitant le drapeau "pirate".

    La campagne actuelle est une campagne de peur. Y a qu'à regarder Duceppe s'agiter les baguettes pour s'en convaincre.

    Qu'est-ce que ça va être lorsqu'il aura soufflé la place de Mme Marois après sa prochaine débandade à Ottawa. Il y tient à sa job de premier ministre car il croit que c'est inscrit dans son Karma.....

    En passant, merci à Gilbert Belzile de remettre les pendules à l'heure.
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    5 octobre 2008 17 h 24
    M Bouchard, ce n'est pas Hitler qui flouera la majorité !
    Mais qui donc défend Hitler?

    Il ne s'agit pas de défendre Hitler, mais d'appeler un chat: un chat et un danger: un danger.

    De comparer le degré de folie de ceux qui ont le pouvoir de tuer est stupide.
    Il faut les dénoncer tout simplement.

    Et je dénonce Bush. Il a fait tuer près d'un million d'Êtres humains innocents.
    Il a donné l'ordre de détruire deux pays et s'il n'avait pas été retenu un tant soit peu, il aurait détruit encore plus.

    Je dénonce Bush d'avoir dépensé plus de mille milliards l'an dernier uniquement pour tuer et contrôler un territoire et ses ressources naturelles.

    Bush n'est pas Hitler, mais il faut dénoncer ses atrocités.
    Deux pays détruits, des milliers de gens plongés dans le désarroi, le terrorisme en expansion. Il n'y a pas de quoi se réjouir.
    Hitler est mort et enterré, mais Bush et ses faucons sont bien vivants.
    Harper est un de ces partisans.
    Et aux prochaines élections, nous aurons une majorité qui sera flouée.
    Voilà le portrait.
    Remettez Hitler dans son malheureux livre d'Histoire et tirez-en des leçons.
    Il est temps de reprendre notre démocratie en main.

    Harper n'est pas Bush, ni Hitler, mais il faut dénoncer ses dangereuses dérives et son absence de morale face aux atrocités.
    C'est pourquoi, il faut repenser nos outils démocratiques, c'est pourquoi l'on parle de représentation proportionnelle.

    Il faut tirer des leçons de l'Histoire, bien sûr. mais surtout vivez l'actualité, visitez l'Irak et l'Afghanistan, passez les frontières et réfléchissez à l'utilisation que l'on fait de vos impôts.

    L'Histoire nous enseigne, mais encore faut-il utiliser son enseignement.


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    5 octobre 2008 21 h 49
    Droit aux nuances
    S.Charbonneau. Les libéraux en politique internationale ne sont pas si loin des conservateurs. Ce sont eux qui ont envoyé le Canada en Afghanistan, jamais à quelque exception près ils n'ont faits de pieds de nez aux Américains. Chrétien a refusé la guerre en Irak, l'aurait t'il fait si une puissance supérieure comme la France ne l'avait pas fait?
    Le NPD a voté pour la loi sur la clarté, geste de déni de la démocratie québécoise. Les enjeux nationaux existent autant sinon plus que les enjeux internationaux, eh oui c'est aussi la réalité.

    La position du NPD sur l'Afghanistan est suspecte parce que généralement les partis sociaux démocrates ont toujours finis par jouer le jeu de Washington.

    D'accord pour une proportionnelle mais mixte reconnaissant aussi la représentativité territoriale des régions.

    Hitler, Hitler! Il n'est jamais qu'un point de comparaison, de relativisation.

    Quant à ce qui regarde certaines personnalités féminines, qu'elles prennent le temps de prendre leur souffle avant de tenter de s'exprimer exclusivement par la voie de jugements faciles.
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