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Attaques en règle contre Harper

La criminalité et le leadership provoquent les meilleurs débats

Alec Castonguay   2 octobre 2008  Canada
Photo : Agence Reuters
Ottawa — Le premier débat des chefs hier a donné lieu à l'attaque groupée à laquelle plusieurs s'attendaient: les quatre chefs des partis d'opposition s'en sont pris systématiquement à Stephen Harper, qui s'est retrouvé souvent sur la défensive dans une formule qui ne l'avantageait pas. Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s'est démarqué par son aisance, tandis que le chef libéral, Stéphane Dion, paraissait crispé. Jack Layton et Elizabeth May s'en sont bien tirés, avec un français correct leur ayant permis de faire passer leurs idées.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a ouvert le bal par une attaque en règle contre Stephen Harper au sujet de l'économie, thème le plus important de la joute oratoire. «Il y a deux visions dans cette élection, celle de Harper et celle du Québec. M. Harper a la même politique de laisser-aller que George W. Bush et on voit le résultat», a-t-il lâché.

Le chef libéral, Stéphane Dion, a tenté de poursuivre dans la même veine, malgré une nervosité évidente. Il a démarré son premier débat des chefs en proposant aux Canadiens de s'assurer, dès son élection, que la crise financière américaine ne se propage pas au Canada, en proposant un plan en quatre points. Notamment, il s'engage dans les trente premiers jours de son mandat à convoquer les dirigeants des principales agences économiques du pays pour obtenir leurs suggestions sur les meilleures façons de protéger l'épargne et les REER des Canadiens. Il veut aussi convoquer une rencontre avec les premiers ministres des provinces.

M. Dion avait besoin de se distinguer sur le plan économique, lui qui avait tout placé ses oeufs électoraux dans le panier de son Tournant vert. Le chef libéral a soutenu que M. Harper avait hérité en 2006 «de la plus forte économie qu'un premier ministre n'a jamais eue». «C'est grâce à la gestion libérale. Le risque économique, c'est vous», a lancé Stéphane Dion à son homologue conservateur.

Stephen Harper a tenté de se positionner comme le seul candidat crédible pour diriger l'économie en période difficile. Il a défendu le bilan de son gouvernement, même s'il s'est dit inquiet de la situation au sud de la frontière. «Aux États-Unis, ils perdent des emplois, des maisons, des banques. Ici, c'est différent. [...] Les bases de l'économie sont solides. Notre économie continue de créer des emplois. Il y a des défis à relever, mais on est sur la bonne voie. Il faut continuer de baisser les taxes et garder notre surplus», a-t-il dit.

À sa gauche, le chef du NPD, Jack Layton, a décoché toutes ses flèches en direction de M. Harper. «Une baisse d'impôt pour les pétrolières et les banques, ce n'est pas la bonne direction», a-t-il lancé.

Stephen Harper a attaqué Stéphane Dion à plusieurs reprises sur sa taxe sur le carbone. «Une taxe va détruire l'économie du pays», a-t-il dit. Le chef libéral a répliqué que les pays qui avaient pris un virage vert ont tous de meilleurs rendements économiques que les pays qui ont encore des économies centrées sur les énergies fossiles. La chef des verts, Elizabeth May, a dit qu'en tant que femme et mère de famille monoparentale, elle savait que la classe moyenne avait de la difficulté «à boucler les fins de mois».

Les compliments à l'honneur

Le moment le plus rigolo du débat d'hier a certainement été l'obligation faite à chaque chef de dire de bons mots de l'adversaire placé à sa gauche immédiate. Ainsi, M. Duceppe a reconnu à Elizabeth May qu'elle se préoccupait vraiment de l'environnement. M. Layton a concédé que M. Dion était capable de travailler en collégialité avec ses adversaires. M. Harper a remercié Jack Layton de l'avoir appuyé pour reconnaître la nation québécoise et s'excuser auprès des autochtones. M. Dion a reconnu la sincérité de Gilles Duceppe et salué son sens de l'État. Mme May a fermé la marche en disant de Stephen Harper qu'il était un bon père de famille qui basait son action politique sur ses principes.

L'animateur a toutefois posé une question qui semblait directement destinée à attaquer le chef conservateur. Stéphan Bureau a demandé aux chefs si «tous les coups sont permis» en campagne électorale. L'occasion était trop belle: les quatre chefs s'en sont pris avec virulence à Stephen Harper. Stéphane Dion lui a reproché son «ton» et sa propension à noircir ses adversaires. M. Dion a rappelé que, lorsque son parti a plaidé en faveur d'Omar Khadr, emprisonné à Guantánamo, ou encore parlé d'économie, «vous nous avez traités de talibans, [...] vous nous avez accusés de prier pour avoir une récession. C'est ce genre de choses qu'on ne veut plus. Assez, c'est assez.» M. Duceppe a enchaîné en rappelant la campagne de publicités contre le Bloc québécois disant qu'en 18 ans, les députés de ce parti avaient gaspillé 350 millions de dollars. «C'est honteux! C'est un mépris de la démocratie.» M. Harper a répliqué maladroitement: «On n'a pas fait ça!», ce qui a suscité la consternation autour de la table.

Nation et culture

Stephen Harper et Gilles Duceppe ont croisé le fer à plusieurs reprises sur les thèmes de la nation québécoise et des compressions dans la culture. Le chef bloquiste a eu du mal à se défendre quand Harper l'a accusé d'avoir pris 48 heures avant de se rendre compte que la reconnaissance de la nation québécoise était un gain pour la province. «Notre gouvernement agit, le Bloc réagit», a lancé le chef conservateur. Gilles Duceppe l'a alors accusé de «n'avoir pas passé de la parole aux actes» puisque le gouvernement conservateur a refusé d'appliquer la loi 101 dans les institutions fédérales au Québec et que la province n'a pas un siège à l'UNESCO, contrairement aux prétentions du Parti conservateur. «Il faut être un pays pour ça.» Il a alors abordé la question de la culture: «La culture, c'est l'âme de la nation. On ne peut pas la reconnaître et couper dans les budgets», a dit Gilles Duceppe.

À ce sujet, Stephen Harper a répété — pour la première fois en français — que les gens n'allaient pas avoir de sympathie pour des artistes allant dans un gala financé par de l'argent public. Il a toutefois convenu que les artistes ne sont pas des enfants gâtés pour autant. Les quatre chefs ont attaqué Harper, soulignant l'apport économique de l'industrie culturelle. «Il faut choisir dans quel pays on veut vivre», a dit Stéphane Dion, qui a promis de doubler le budget du Conseil des arts. Jack Layton a regardé directement Stephen Harper et pris un ton solennel: «La réalité, c'est que les artistes vivent dans la pauvreté.»

Criminalité

Le chef conservateur a retrouvé ses repères lorsqu'il a été question de criminalité. Il a défendu sa promesse de resserrer la vis aux jeunes contrevenants de façon très convaincante. «Les peines plus sévères sont pour des actes exceptionnels, pour des récidivistes. On ne parle pas de petites bagarres de cour d'école!» Rappelant le cas d'un jeune homme qui avait été enlevé, torturé, puis tué, alors que les auteurs du crime odieux avaient retrouvé leur liberté après quelques mois, il a demandé: «Comment on peut expliquer cela aux familles?» Gilles Duceppe a répliqué que mettre des «enfants» de 14 ans en prison — 16 ans au Québec — n'avait pas de sens et qu'il serait préférable d'empêcher les criminels de sortir de prison automatiquement au sixième de leur peine.

En matière environnementale, une fois de plus, le chef conservateur a vu son plan de réduction des gaz à effet de serre descendu en flammes. Mme May n'a pas mâché ses mots, affirmant que le plan conservateur était un «mensonge» et constituait une «fraude». Quand M. Harper a répliqué que les cibles canadiennes avaient été saluées sur la scène internationale, elle s'est exclamée: «Franchement, c'est ridicule!»

Le dernier thème abordé était le Canada dans le monde, où il a évidemment été question de l'Afghanistan. Stéphane Dion a parlé avec passion de la responsabilité du Canada face à ses alliés de l'OTAN et aux Afghans. Il a décoché une flèche à Jack Layton, qui demande le retrait immédiat des troupes canadiennes de ce pays. «Moi, je ne voulais pas qu'on parte en fous et qu'on risque des vies là-bas protégées par nos soldats. Vous, vous le faites peut-être parce que vous n'avez pas le sens des responsabilités.» Stephen Harper, visiblement à l'aise sur ce terrain, a rappelé que la mission était approuvée par l'ONU et «les principaux pays du monde».
 
 
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  • Claude Boucher - Abonné
    2 octobre 2008 01 h 14
    Article trop charitable à l'endroit de M. Layton
    Je suis étonné que vous n'ayez pas noté la sortie de Jack Layton contre M. Duceppe, dans le segment du débat sur la santé. Les démons centralisateurs du NPD étaient tellement évidents lorsqu'il a essayé de vendre un programme universel pan-canadien d'assurance médicaments, tout en accusant le chef bloquiste de favoriser la médecine privée.

    Après cela, les néo-démocrates se demandent pourquoi ils ont tant de mal à passer ici! Quelqu'un aurait-il l'obligeance d'envoyer une copie du rapport Tremblay et de l'article 92 de la constitution à M. Layton afin qu'il se familiarise avec les revendications traditionnelles du Québec et le partage des pouvoirs dans le régime fédéral canadien?
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  • Benoit Isabelle - Inscrit
    2 octobre 2008 03 h 09
    Déséquilibre fiscal et déséquilibre écologique
    Le Québec en fait plus pour moins. Sous un gouvernement conservateur, le Québec se verrait non seulement en situation de déséquilibre fiscal (ici, rien de nouveau), mais aussi devant un déséquilibre écologique.

    Si M. Harper réussit à mettre en application son "Plan vert " tel que rédigé actuellement (si toutefois il existe réellement), soit en ayant l'an 2006 comme année de référence en matière de lutte aux émissions de gaz à effet de serre, le Québec verra ses efforts en matière de réduction de GES complètement anéantis. Ce serait donc dire que les investissements québécois en la matière (depuis 1990 - donc 18 ans!) ne seraient plus récompensés tels que le prévoyait l'accord de Kyoto et son plan de bourse du carbone. En choisissant l'an 2006, on éclipse les efforts du Québec au profit de ceux de provinces comme l'Alberta et la Saskatchewan, fleurons glorieux d'un nouveau capitalisme canadien.

    Pour le Québec, Kyoto n'est pas seulement un enjeu écologique, c'est d'abord et avant tout un enjeu économique. Force est de constater qu'une fois de plus, notre leadership risque d'être étouffé par une chambre des communes où le Québec est, depuis 1867, un parti-pris impensable pour les partis politiques pancanadiens, où nous sommes condamnés aux vaines revendications d'un peuple minoritaire dans son propre pays.

    Remarquons, il est impératif de mener au pouvoir un parti comptant remettre en application le protocole de Kyoto et sa bourse du carbone. Voilà le pari respectable. Il s'agit là d'un premier test. Arriverons-nous à inverser, stopper ou au moins ralentir la progression du transfert de la souveraineté économique canadienne vers l'Ouest?

    Excusez-la!
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  • Georges Allaire - Inscrit
    2 octobre 2008 03 h 22
    À ne plus refaire
    La méthode de lavage de cerveau commence par mettre une personne équilibrée à la merci de deux interrogateurs déstabilisateurs. Avec deux personnes compétentes pour déstabiliser une personne compétente, celle-ci ne peut pas aisément ni longuement se défendre. En effet, un des attaquants pense une attaque tandis que l'autre attaque, alors que le défenseur n'a pas la liberté de penser à frais et doit ferrailler tout le temps. Après un certain temps, l'épuisement affaiblit et va même détruire la résistance du défenseur.

    Supposons maintenant qu'on force le défenseur à affronter quatre attaquants simultanément...

    La présence d'un animateur neutre ne fait que camoufler le processus.

    De plus, il est plus aisé de fabriquer des châteaux idylliques dans les nuages que de vivre avec la réalité discordante des faits, ce que savent même les meilleurs patineurs sur la glace quand ils entendent la critique des gens dans les sièges.

    Un débat des chefs à quatre contre un est structuré comme un lynchage. Le lynché qui survit a un cou de fer.
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  • Guy Lemieux - Inscrit
    2 octobre 2008 07 h 24
    Pour dire comme l autre
    Le meilleur fût l animateur .Un homme sage a déjà dit: L homme fait des provisions pour l estomac et non pour l esprit!
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  • Yvon Montoya - Abonné
    2 octobre 2008 07 h 42
    Tic polis.
    Ce qu'ils sont droles. Par chance je n'ai pas de teve pour ce genre de cirque. Ce sont eux les "democrates" faison tous tres bien leur devoir qui refusent la libre discussion avec les representants du peuple? Pas un vrai democrate dans la gang mis a part Layton du NPD? On a un deficit de democratie dans la Nation canadienne, pas etonnant que ce soit alors Harper qui, cette fois-ci sans les autres partis politiques, sera mis au pouvoir a nouveau avec le seul oui du peuple canadien.
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  • Lapirog - Abonné
    2 octobre 2008 08 h 04
    Duceppe et Dion se démarquent; Harper souriait benoitement.
    Très long ce débat qui nous laisse sur notre faim. La question économique liée à l'environnement aurait pu amener les débatteurs à se démarquer davantage,malheureusement aucuns des participants n'a vraiment développer ce thème pourtant très cher à la population.Aucun n'a souligné que 85% de nos exportations se font sur le marché US et que la situation financière et économique aux USA nous touchent plus tôt que tard et les nombreuses pertes d'emploi dans le secteur manufacturier au Québec et en Ontario depuis 18 mois en témoignent éloquemment.
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  • Zach Gebello - Inscrit
    2 octobre 2008 08 h 05
    Pitoyable
    Un spectacle désolant qui confirme que notre "société" sombre dans l'abrutissement.

    Ce matin, c'est beau si on peut trouver un article dans les médias qui contient des "citations" de plus de cinq mots tirés de de ce "débat de débiles".

    RDI nous présentait ce matin des designers qui jugeaient du "look" des cing lobotomisés autour de la table.

    Il ne fait plus aucun doute que cette élection n'est qu'une simulation de démocratie et que les réels acteurs, les corporations, resterons au pouvoir en dépit du résultat de cette élection.
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  • Stéphane Martineau - Abonné
    2 octobre 2008 08 h 21
    Harper paraît mal
    Dans le débat d'hier, Stephen Harper a mal paru, ne répondant jamais vraiment aux questions et mentant de façon évidente. J'espère que les québécois auront compris et lui donneront son congé.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    2 octobre 2008 08 h 23
    Un dans le coin bleu, 4 dans le coin rouge
    4 sur le même pendant 2 heures. Un peu plus et ils nous auraient rendu M. Harper sympatique ou martyr. Même si on comprend que c'est le gouvernement qui est sous la loupe, les partis d'opposition devraient mieux se concentrer sur leurs projets.
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  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné
    2 octobre 2008 08 h 24
    Mme May... What did you say?
    Si quelqu'un a réussi à comprendre quelque chose de ce que cette dame disait, qu'il se lève... Nous étions un petit groupe à suivre le débat. Or, si le début de la phrase était compréhensible, le reste demeurait digne du personnage joué par Benoît Brière dans Culture en péril
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  • Etienne Merven - Inscrit
    2 octobre 2008 08 h 39
    Eh oui, pitoyable...
    Je me demande pourquoi les médias se croient obligés de nous proposer ce genre de cirque. J'ai regardé tout le débat et je n'ai rien appris de nouveau et je me suis ennuyé.
    Je me demande aussi pourquoi certains politiciens se croient forcés de toujours attaquer leurs adversaires sans jamais rien proposer de concret et, surtout, en disant des mensonges. Il serait plus productif d'avoir un débat positif. Ainsi Gilles Duceppe, qui n'a jamais eu quoi que ce soit de concret à mettre de l'avant, s'est contenté d'attaquer Harper et les autres. Ce sont les tonneaux vides qui font le plus de bruit...
    Par ailleurs, il était évident que l'obstacle de la langue nuit aux chefs anglophones, que je félicite de leur courage.
    J'ai hâte de regarder le débat de ce soir en anglais. Je suis sûr qu'il sera de meilleure facture.
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  • Jean-Louis Tanguay - Abonné
    2 octobre 2008 09 h 08
    Si seulement...
    Si seulement la gauche et le centre gauche politiques s'avéraient aussi raisonnables que la droite et l'extrême-droite. S'ils mettaient de l'eau dans leur vin comme l'autre clan.

    Hier soir, le raisin Harper était dans la tarte politique canadienne : il n'a rien d'original à proposer, seulement des copier-coller américains... ou australien! Quelle pitié pour le Canada, coincé dans un système électoral anachronique donnant simplement le pouvoir au parti ayant le plus de représentants sans égards aux voix exprimées -- vivement une proportionnelle!

    Hier soir, Stéphane Dion a donné des aperçus d'homme d'État sachant traîter ses adversaires politiques poliment, non pas comme un matamore de cours d'école comme Harper.

    Si seulement les Canadiens voyaient clair à temps, avant le 14 ovtobre!
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  • Bernard Gervais - Abonné
    2 octobre 2008 09 h 31
    Débat parfois difficile à suivre
    Faute d'encadrement très strict des échanges entre les participants, le débat d'hier - surtout lors des 30 premières minutes - n'était pas toujours facile à suivre : à plusieurs moments les 5 chefs parlaient en même temps (c'était cacophonique). Malgré tout, Stéphan Bureau a été un bon animateur.

    Vu sa longue expérience des débats électoraux, Duceppe, comme on pouvait s'y attendre, a très bien défendu ses positions (notamment son opposition à l'idée d'envoyer en prison des jeunes de 14 ans, son désir que les employés de la fonction publique fédérale au Québec puissent vraiment travailler en français).

    Selon quelques sondages, Dion semble aussi avoir plu. Certes, ses propositions semblaient généreuses (par exemple en santé), mais les solutions qu'il proposait trahissaient cette fichue manie bien libérale de vouloir empiéter dans les juridictions des provinces. La même remarque vaut pour les idées proposées par Layton.

    Quant à Harper, il s'est quand même assez bien défendu face aux attaques de ses adversaires, mais il ne m'a pas du tout convaincu quand il leur a déclaré que l'environnement était aussi une priorité pour son gouvernement (!). De plus, par son calme, il m'a donné l'impression qu'il se ménageait pour le débat en anglais.

    Finalement, même si je n'ai pas toujours bien saisi ce qu'elle a dit, je tiens à saluer les efforts de Madame May pour s'exprimer en français. Ce n'était pas toujours facile pour elle.
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  • Zach Gebello - Inscrit
    2 octobre 2008 09 h 47
    Triste à mourir.
    J'ai des débats plus signifiants avec le caissier du dépanneur du coin et plus de choix parmis les bares de chocolat qu'il me propose.

    Une chance que nos écoles ne sont plus que des institutions de "dressage", ainsi nous n'avons pas à expliquer ça à nos enfants.
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    2 octobre 2008 10 h 38
    Bravo à nos exégètes multimédia !
    J'ai bien rigolé ce matin quand j'ai entendu le résultat de CROP selon lequel, à chaud, le public accorde la victoire à messieurs Duceppe et Dion, avec monsieur Harper à la queue.

    Nos amis analystes politiques Chantal Hébert, Michel C. Auger et autres accordaient la palme à monsieur Harper.

    Mais au fait quelle victoire, sous quel angle, quels critères ? Nos amis sont peut-être trop près des politiciens.

    En vérité, je crois que c'est un manque total de rigueur. C'est n'importe quoi, de l'humeur. Nous n'avons pas besoin de vos opinions chers journalistes. nous avons besoin d'être informés.

    Là vous passez pour ce que vous fuyez, c'est-à-dire des propagandistes.
    ...
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  • Fernand Trudel - Abonné
    2 octobre 2008 10 h 39
    Du Harper bashing à la tout le monde en parle
    La gang du plateau Mont-Royal n'aurait pas fait mieux que ce débat électoral. Un gang bang contre Harper où on se serait cru au programme «tout le monde en parle».

    Deux personnes qui ne peuvent aspirer au titre de premier ministre étaient de trop et ont servi de trappe au bashing anti Harper.

    On a vu Dion et Duceppe fraterniser, eux qui veulent relancer le débat sur la constitution maintenant assorti de la loi sur la clarté référendaire de Dion.

    Il y avait 4 chefs dans un coin et le premier ministre dans l'autre.
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  • Georges Paquet - Abonné
    2 octobre 2008 11 h 10
    D'accord avec Michel Lebel
    Je trouve qu'il serait déplorable qu'un politicien gagne une élection uniquement sur une image de bon papa, sans dire un mot de son programme. Je me demande si plusieurs observateurs ont eu la même impression que moi. M.Harper se fout-il vraiment des électeurs francophones en refusant de débattre de quoi que ce soit avec ses adversaires politiques lors de ce débat en français. Si les choses se passaient autrement au cours du débat en anglais, on serait autorisé à penser que M. Harper n'avait envie de dire aux Québécois et autres francophones ce qu'il entendait faire au cours du mandat fort qu'il souhaite obtenir. Il me semble que les francophones devraient se montrer aussi indifférents à son égard qu'il l'a été lui même face aux francophones qui ont eu la patience de suivre ce débat pour voir s'il avait des choses à leur dire.
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  • Yvon Marcoux - Inscrit
    2 octobre 2008 11 h 10
    Radio-Canada a mal fait son devoir
    La formule du débat animée par Radio-Canada défavorisait davance Harper. C'était à prévoir, et Radio-Canada à ce point de vue a été partiale et fautive dans l'animation et dans la couverture d'un tel événement. Que les participants soient assis pour les échanges, cela était intéressant et présentait une formule plus décontracté; mais qu'on ne règlemente pas davantage les interventions par une plus grande interperllation mutuelle des chefs de parti, ça sentait la connivence avec les partis d'oppositions, et de la manipulation dans un format d'un débat pré-orienté et désavantageux pour Harper! J'espère que l'on corrigera ce format éventuel pour rendre justice à tous, et donner permettre aux téléspectateurs de juger davantage de la qualité des intervenants et de leur message.

    Yvon Marcoux
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  • PIERRE ARPIN - Inscrit
    2 octobre 2008 11 h 14
    Gagnants 2 Perdants 3
    Bien le bonjour,

    J'ai regardé ce débat durant 35 minutes. Je ne pouvais pas en regarder plus car je devais sortir.

    J'en ai toutefois assez vu pour me faire une opinion assez claire.

    Voici donc ma perception de la performance des chefs :

    Stephen Harper : Il me donnait carrément l'impression d'un gars s'en allant à l'abattoir.
    Il regardais dans le vide et non à la caméra.
    Il bafouillait et/ou hésitait un peu trop à mon goût. Pourtant il est assez bon en français.
    Il était beaucoup trop sur la défensive et aurait dû être agressif.

    Note 6 / 10

    Stéphane Dion : Il était était juste assez agressif et regardait la caméra pour s'adresser directement à l'électeur.
    Parlait un peu trop de son plan vert.

    Note 7.5 / 10

    Jack Layton : C'est le meilleur anglophone pour la maîtrise du français
    Avait l'image d'un gars chaleureux voulant rassurer l'électeur.
    Connait assez bien les dossiers chauds.
    Note 8.5 / 10

    Gilles Duceppe : Il possède ses dossiers sur le bout des doigts avec des statistiques pertinentes
    Son ton de voix était correct avec juste assez d'agressivité.
    Il a réussi à démontrer qu'il avait à coeur l'intérêt du Québec.
    On voit qu'il est aguerri à cet exercice.

    Note 8.7 / 10

    Elizabeth May : Je me demande ce qu'elle faisait là.
    Proposait des solutions simplistes à des problèmes complexes.
    N'était pas du calibre des 4 autres
    Note 4 / 10

    ===============================

    Stéphane Bureau (Le modérateur): Très bon mais j'aurais aimé qu'il fasse parler la chef du Parti Vert un peu plus.

    En conclusion : Stephen Harper est le gros perdant de ce débat en français.
    Duceppe a consolidé son vote et pourrait en grapiller chez les Conservateurs mous.
    Dion : Situation inchangée au Québec
    Layton : Comme Duceppte il pourrait aussi gagner des votes aux Conservateurs mous.
    May : BOF !!!!
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    2 octobre 2008 11 h 31
    Criminalité
    À un moment donné du débat M. Harper a affirmé que sa politique n'était pas d'envoyer les jeunes qui sont condamnés à la prison à vie dans des prisons d'adultes. Or, si on condamne un jeune de 16 ans à la prison à vie (disons ici 25 ans qui est la peine minimum pour un meurtre avec préméditation), il aurait 41 ans à sa sortie d'un centre de détention pour les jeunes??? Avec les politiques de «Law & Order» des Conservateurs, les centres de détention pour les jeunes deviendraient des centres pour adultes!!!

    J'exagère, c'est certain, car il n'y a pas tellement de jeunes qui sont coupables de crimes graves mais ça montre l'absurdité de l'approche conservatrice en matière de criminalité. De plus ils disent avoir une approche «de principe», or quel est le principe en vertu duquel les jeunes de 14 ans dans le reste du Canada vont en prison à vie alors que c'est à partir de 16 ans au Québec? Ça me semble être plutôt électoraliste et ça tient peut-être compte du succès de la Loi sur le système de justice pour adolescents dans cette province parce que les gens y ont cru.

    Quant au débat, j'ai très bien compris ce que Mme May et M. Layton voulaient nous dire et je les félicite d'avoir fait de très gros efforts pour participer à un débat dans leur langue seconde, pendant deux heures, avec un stress démultiplié par leur difficultés en français. C'est le prix qu'ils ont à payer pour gouverner ce pays et on doit reconnaître leurs efforts. Comme francophone, j'ai travaillé vingt ans en milieu anglophone et je sais combien c'est difficile de garder sa concentration dans une langue seconde, dans des conditions bien moins difficiles que celles auxquelles ils ont eu à faire face: chapeau!
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  • Jean Pierre Bouchard - Inscrit
    2 octobre 2008 12 h 40
    Le ton cassant de Dion
    En deux mots, les chefs francophones se sont le mieux tirés d'affaire. La maîtrise du français chez Duceppe et Dion leur a assuré une supériorité de base. Une note entre 8 et 9 sur 10 pour Dion et Duceppe, entre 3, 5 et 6 sur 10 dans l'ordre pour May, Lawton et Harper.

    La remarque à faire qui n'est faite souvent. Les intentions politiques de Dion sont toutes traversées par l'idée d'un gouvernement fédéral centralisateur tout comme le NPD qui est assez proche des libéraux sur cet aspect. Ainsi un exemple sur la question absurde de la santé qui est de juridiction provinciale, on aura cru en attendant Dion sur la santé qu'il ne le savait pas. Les nationalistes doivent retrouver leur sens critique contre Dion, son ton professoral systématique me rappelle aussi la fermeté de convictions tout aussi peu flexibles que celles de Harper.

    Dion et Harper, de grands ennemis de la distinction du Québec.
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  • Monsieur B. - Inscrit
    2 octobre 2008 12 h 43
    Radio-canada a bien fait son devoir
    Le format du débat a favorisé les échanges entre les opposants et ce qui est vrai et logique a eu plus de chance de sortir, même si partout il y avait des propos, à divers degrés, idéologiques.

    Il est préférable de voir les chefs débattre ensemble, comme hier, que de les voir faire des monologues dans un coin, sans qu'il y ait de question de soulevées, ni possibilité de réponse, faute d'interaction réelle entre les participants.

    C'est certain que ce type de débat peut en désavantager certains. À plusieurs kilomètres de ses adversaires, sans que l'autre ne puisse répondre immédiatement, les coups sales sont faciles. Mais en face, quand l'autre peut remettre les pendules à l'heure, apporter des statistiques, des études, parler de la réalité plutôt que des idées, c'est plus difficile.

    La question n'est pas de savoir si ce format de débat favorise et défavorise tel ou tel parti. La question est de savoir si le format du débat favorise les interactions, la réalité, la vérité, la possibilité de refuser et de dénoncer les mensonges, ou mauvaises interprétations, qui se glissent partout.

    Sans être parfait, ce format de débat n'était pas si pire, contrairement à ce que certains en disent.

    Peut-être pour eux, que leur idole ne puisse jamais être contredite est plus important que les échanges d'idées, les statistiques, la réalité quoi!

    Dans un débat, il y a des idéologues partout. Mais il y en a qui le sont plus que d'autres, il y en a qui sont plus loin de la réalité. Je ne vois pas pourquoi on devrait artificiellement donner autant de point aux gens qui ont moins raison. C'est contre-logique.
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  • andré michaud - Inscrit
    2 octobre 2008 12 h 59
    Avantage Dion
    Même si il semblait d'abord très nerveux, M.Dion fut celui qui semblait le mieux maitriser ses dossiers. Avec son Plan Vert, il me semble le seul qui a un projet de société à la fois original et réaliste, placant l'économie verte au centre de son projet. Il fut aussi le seul à avoir pensé concrètement à comment agir en cas de crise économique au Canada..

    M.Harper m'a déçu par son laissé allé par rapport à l'économie, ce qui devrait être supposément son point fort...mais il a bien défendu son projet de loi pour punir adéquatement des jeunes coupables de crimes très violents..

    M.Duceppe était manifestement à l'aise, lui qui était celui qui a le plus d'expérience. Cependant je continue de penser qu'un parti "provincial" ne voulant défendre qu'une province et qui traite d'exploiteurs les canadiens des autres provinces qui nous donne 10 à 12 milliards par année...n'a pas du tout sa place sur l'échiquier national.
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  • Claude L'Heureux - Abonné
    2 octobre 2008 15 h 42
    Un chèque en blanc
    Comme plusieurs je m'interroge sur l'utilité de tels... ébats pour savoir ce que chaque chef feraient d'un mandat de quatre ans. C'est du généralisme. Exemple. Qu'avons-nous su de bien précis en environnement à part la taxe sur le carbone que plusieurs suggèrent et l'application du protocole de Kyoto ? Madame May n'a rien apporté de plus à part de répéter l'urgence d'agir. Monsieur Duceppe demeure une valeur sûre pour le Québec dans ce domaine. Mais que feront les chefs en ce qui concerne le désastre des sables bitumineux ? Ralentiraient-ils l'exploitation ? Feraient-ils payer le prix juste, par les pétrolières, d'une telle exploitation ? Et Rabaska: établiraient-ils des lieux précis pour de tels exploitations au lieu d'évaluer à la pièce les sites choisis en fonction des intérêts des entreprises qui se foutent de tout autres considérations que de leurs intérêts ? Le grand nord: comment en garder le contrôle ? À la Harper avec des frégates d'eaux douces ou avec un super brise-glace soit-il Russe ou autrement ? Et le Saint-Laurent, comment comptent-ils en réduire l'érosion de ses rives ? En développement durable, jusqu'où les chefs seraient -ils prêts à aller ? Ôseraient-ils obliger les constructeurs d'auto à augmenter les matières reciclabes, à réduire le nombre de modèles ou à en augmenter la durée de vie ? Il y aurait eu bien d'autres questions à poser en environnement par madame May. C'est décevant. Il est à espérer que les médias chercheront à nous éclairer sur ces enjeux d'ici le 14.

    Claude L'Heureux
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  • Marie Lauzier - Inscrite
    2 octobre 2008 16 h 51
    Dion premier de classe
    Stéphane Dion a bien tiré son épingle du jeu. Même s'il est une recrue dans ce genre de débat, il est clair que son expérience comme ministre le place une coche en haut des autres. Charisme ou pas. Il connaît bien ses dossiers, il est gentleman. Il aura mon vote.
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  • emeri - Abonné
    2 octobre 2008 17 h 56
    @ Gerry Pagé
    Après avoir répandu vos excréments dans la face de tout ce
    qui est francophone au Québec, comment vous sentez-vous? Seul
    de votre «gang».
    Gilles Duceppe, ne vous déplaise, ne se formalisera pas d'une
    pareille charge à son endroit. Des comme vous il en a déjà
    vu quelques uns.
    Quelle pitié tout de même de lire pareille dégueulasserie.
    J'ai honte pour vous petit monsieur.
    Je suppose que vous vous attendez à ce que l'on respecte
    votre idole: Harper. Nous ne le ferons pas mais nous resterons polis, ce qui n'est pas votre cas.
    Réjean Grenier
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  • Michel Simard - Abonné
    2 octobre 2008 18 h 11
    Le même refrain rétrogradiste encore
    Je n'ai pas écouté le débat des chefs; je ne les écoute jamais parce que je n'ai pas de temps à perdre à entrer dans la valse médiatique des formules chocs, flashs et faux-semblants. Je ne vois pas comment un électeur peut se faire une idée sur la seule base d'un entretien de quelques heures, forcément superficiel, alors qu'il faut juger à l'ensemble des engagements et attitudes pendant toute la campagne et avant.

    Par ailleurs, je trouve de mauvaise guerre cette pléthore de commentaires à l'effet que les chefs des quatre partis d'opposition ont tiré une charge contre Stephen Harper. N'en déplaise aux adéquistes-réformistes qui voudraient retourner à l'ère duplessiste, le maintien des Conservateurs de Stephen Harper ou pire une majorité conservatrice à Ottawa est une menace réelle à l'intégrité canadienne et aux valeurs occidentales modernes humanistes - parce que c'est de cela qu'il s'agit. L'enjeu et la menace sont trop importants pour que la population canadienne cautionne des idées mesquines et réactionnaires comme celles que veulent mettre en place les Conservateurs. Il est essentiel que la population canadienne ne cautionne pas une équipe (un homme ?) capable de nous amener dans une situation comme celle que connaissent les Américains avec le mentor de Harpeur, soit Bush le pire président de l'histoire des États-Unis, par qui le déclin de la nation américaine est peut-être irréversible et sera peut-être plus rapide que prévu.

    La population canadienne, je l'espère, ne veut pas d'une société qui criminalise les femmes, emprisonne à vie des adolescents, interdise les gais, dénie la culture, dépense des fortunes dans l'armée, détruise l'environnement et subventionne les riches pour laisser pour compte les plus démunis. Ce n'est pas la société que nous voulons. L'histoire enseigne que les démocraties doivent être très vigilentes envers les chefs à tendance autoritaire comme Harpeur. L'Allemagne des années 1920 était une société moderne et ouverte; l'exaltation des années 1930 aura amené ce qu'on sait. Plus près de nous, je suis sûr que bien des Américains regrettent leur vote de 2000 et de 2004.

    Par ailleurs, je suis quelque peu agacé par les insultes des adéquistes-réformistes réactionnaires incapables d'arguments solides, simplement d'exprimer leur fiel face aux habitants du Plateau-Mont-Royal, - sans doute sont-ils jaloux parce qu'ils n'ont pas les moyens de s'y offrir un logement, ou encore des gens à tendance de gauche ou humaniste, pour qui l'argent n'est pas la seule valeur. Cette attitude revancharde et mesquine traduit vraiment un mal de vivre et une faible estime de soi et de sa condition pour être à ce point envieux de groupes qu'on connaît à peine. Combien d'habitants de la Basse-Ville et de la banlieue de Québec, de Portneuf ou de Chaudière-Appalaches ont vraiment rencontré des gens du Plateau-Mont-Royal, des communautés culturelles ? Ils auraient peut-être constaté que ce sont des personnes en chair et en os, répondant à toutes les spécificités de la condition humaine, des gens ordinaires quoi.

    Vraiment, ce rétrogradisme commence à peser, de quoi demeurer dans nos milieux privilégiés de l'arrondissement de Ville-Marie et du Vieux-Québec, avec nos incursions multiples dans les grandes métropoles du monde. Depuis longtemps, nous ne visitons plus plusieurs régions du Québec en raison de ce conservatisme montant qui nous pue au nez et aussi pourquoi on se demande s'il vaut encore la peine de militer pour l'affirmation et l'indépendance de la nation québécoise, avec des gens qui veulent si peu s'aider.
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  • Georges Paquet - Abonné
    2 octobre 2008 19 h 40
    Si M. Gerry Pagé veut qu'on le lise encore...
    Le vocabulaire est toujours une arme à deux tranchants. Il révèle d'abord les qualités de celui qui l'utilise, et il retient ou ne retient pas l'attention de celui qui le lit. M. Pagé ne voudrait certainement pas savoir ce que je crois que son vocabulaire révèle...
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    2 octobre 2008 20 h 51
    Un Harper peu performant
    La pauvre performance des Harper et Layton ouvre la porte au Bloc pour sécuriser ses acquis. De plus Il est fort possible que les Conservateurs devront abandonner des comtés au Bloc. Je veux dire les Blackburn, Verner, Fortier et Bernier sont maintenant vulnérables.
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  • Guy Fafard - Inscrit
    2 octobre 2008 21 h 46
    Plat et sans relief
    Les dossiers de l'économie et des finances n'ont pas eu assez de couverture.

    C'est beau être tolérant, mais il n'y avait pas grand chose à comprendre dans les élucubrations d'Elizabeth May. J'aurais préféré une traduction simultanée qui aurait été plus respectueuse de ma langue.

    Monsieur Layton s'en est assez bien tiré par contre.

    Monsieur Dion a dit à un certain moment que des actions auraient dûes être faites il y a 10 ans. Les libéraux étaient au pouvoir dans ce temps là; il n'a rien fait.
    Vive les commandites et la question claire et sa taxe sur l'essence...bof!

    Monsieur Duceppe était à l'aise et naturel avec l'avantage de la langue. Il possédait bien ses dossiers.

    Le Premier Ministre s'est comporté en Premier Ministre mais manquait de temps pour bien représenter son gouvernement. C'était du cinq contre un, une aberration que le 45 secondes.
    Un chapeau pour le Premier Ministre, un autre pour le candidat Harper...Radio Canada aurait dû y penser.

    Quand à certaines questions niaiseuses qui ont été posées, je n'en parlerai même pas tant c'était épais.
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