samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 12h43
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le gouvernement fédéral mettra fin à «l'aide liée» d'ici 2012-13

La pratique est condamnée depuis des années par des organismes de coopération Patrice Bergeron

La Presse canadienne   2 octobre 2008  Canada
Le gouvernement fédéral mettra fin à une pratique condamnée depuis des décennies par des organismes d'aide internationale.

La ministre de la Coopération internationale, Bev Oda, a annoncé récemment l'abandon progressif du principe de l'«aide liée», qui force les pays en développement bénéficiaires du financement canadien à acheter en retour leurs biens et services au Canada.

La décision touche les 1,5 milliard de dollars consacrés par le Canada à l'aide bilatérale et sera pleinement effective d'ici à 2012-13. Actuellement, 40 % de cette enveloppe est assujettie à l'aide liée, a confirmé hier une porte-parole de l'Agence canadienne de développement international (ACDI).

De nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) demandaient la fin de cette politique qui incite au gaspillage et profite surtout aux pays donateurs.

Selon le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI), qui représente une centaine d'organismes, l'aide liée entraîne des coûts de 25 à 30 % plus élevés. De l'avis du directeur à la sensibilisation d'Ingénieurs sans frontières Canada, Danny Howard, grâce au déliement de l'aide, de 90 à 180 millions de l'enveloppe déjà existante pourront être investis directement sur le terrain.

À l'origine, l'aide liée visait à faire accepter plus facilement aux électeurs des pays donateurs l'assistance financière aux pays pauvres, puisqu'elle assurait des retombées locales, au dire du président du CCCI, Gerry Barr.

Toutefois, à ses yeux, l'aide liée représente «le pire des deux mondes»: d'une part, les élus n'obtiennent pas d'appuis supplémentaires dans leur pays, en raison des retombées trop modestes, et d'autre part, dans le pays pauvre, le rendement de l'aide est fortement affecté.

«On rend le dollar investi beaucoup moins efficace», a-t-il commenté, dans un entretien téléphonique hier, en précisant que son organisme réclamait la renonciation à l'aide liée «depuis des décennies».

En 2000, par l'entremise de l'ACDI, le fédéral a accordé près d'un milliard de dollars américains à des pays en développement, dont les trois quarts devaient être réinvestis en achat de biens et services au Canada. En 2003, la proportion de l'aide liée avait été réduite à la moitié de l'aide totale accordée.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012