jeudi 26 novembre 2009 Dernière mise à jour 16h25


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La plume assassine de Julie Couillard

Stéphane Baillargeon   2 octobre 2008  Canada
C'est parce qu'elle a été approchée pour devenir une candidate du Parti conservateur, à la mi-avril 2007, que la sulfureuse Julie Couillard a fini par rencontrer Maxime Bernier, alors ministre de l'Industrie dans le cabinet Harper, qui allait devenir son conjoint et son malheur. L'anecdote ne manque pas de piquant: si le sort en avait décidé autrement, au lieu de publier une autobiographie assassine pour son ex, elle ferait peut-être campagne aujourd'hui pour le rejoindre à la Chambre des communes...

Dans Mon histoire, lancé cette semaine aux Éditions de l'Homme, Julie Couillard raconte avoir été interviewée comme candidate potentielle par l'organisateur conservateur de la région de Montréal Nelson Bouffard, toujours considéré comme le numéro deux du PC au Québec. Il lui faisait miroiter deux circonscriptions, l'une sur l'île de Laval, où elle habite toujours, l'autre dans la couronne nord, à Deux-Montagnes.

Cette «perspective assez excitante» ne s'est jamais développée, «par manque d'intérêt» de la part de la recrue. Hier, joint à ses bureaux, M. Bouffard a prétexté qu'il était déjà occupé en ligne et il a raccroché le téléphone au lieu d'accorder au Devoir une entrevue sur le sujet.

De fil en aiguille, ses nouvelles relations politiques ont tout de même permis à Julie Couillard de troquer la politique contre le politicien avec lequel elle règle maintenant ses comptes. Elle trace le portrait dévastateur d'un Maxime Bernier sans envergure, un fat, imbu de lui-même, sans convictions profondes, méprisant pour ses électeurs comme pour son chef, Stephen Harper, vulgaire «buveur de Pepsi». Elle ridiculise la maîtrise de l'anglais du ministre des Affaires étrangères et met en doute sa défense de la présence canadienne en Afghanistan.

Le venin coule à flot. «Ce n'est pas un livre de vengeance, avertit-elle pourtant en entrevue. Par son inaction, par son silence, Maxime Bernier a donné comme message à la population qu'il endossait tout ce qui se disait sur moi. J'ai donc écrit pour rétablir les faits et ma crédibilité.»

Un chapitre s'attarde à ses tentatives désespérées et infructueuses de rejoindre son conjoint d'infortune pendant que les journalistes faisaient le pied de grue durant devant chez elle. «Quand il m'a rappelée, au bout de plusieurs mois, c'était pour me demander de mentir au sujet des documents qu'il avait oubliés chez moi», ajoute-t-elle en entrevue.

Cet oubli a entraîné la déchéance du ministre. Mme Couillard explique que Maxime Bernier lui a laissé les dossiers officiels en lui demandant de les mettre «aux vidanges». Elle les a plutôt oubliés pendant des semaines sous une pile de journaux.

Les journalistes

Du même coup, son pamphlet-confidence se lit comme un long plaidoyer contre le travail dévastateur de la meute journalistique. «Les médias n'y sont pas allés de main morte, résume Julie Couillard, âgée de 39 ans. Tout a été dit sur mon compte. On m'a traité de Mata Hari, de croqueuse de diamants, d'escorte, d'ancienne danseuse, de pute et de tenancière de bordel. Dans ma naïveté, jamais je n'aurais pensé possible qu'on publie de telles faussetés sur quelqu'un. J'ai été dévastée, blessée à un point tel que j'ai failli être détruite. Ça m'a demandé une force incroyable pour passer par-dessus et pour continuer à vivre.»

Julie Couillard trouve même que les médias ont trop mis l'accent sur ses fautes réelles, qu'elle ne renie pas et sur lesquelles elle s'explique longuement dans son autobiographie: son court et pénible passage comme serveuse dans un club de danseuses; sa longue relation (heureuse) avec Gilles Giguère, un proche des Hells Angels assassiné en 1996; son mariage (raté) avec Stéphane Sirois, rockeur repenti qui finira délateur. «Ces épisodes remontent à une décennie et les médias les ont collés à ma vie présente. Ces deux temps n'ont aucun rapport. D'ailleurs, les policiers m'avait examinée il y a une décennie et avaient déjà conclu que je n'avais rien à voir avec le crime organisé.»

Julie Couillard s'attaque aussi à Radio-vipère, qui alimentait les autres médias, les vrais. Elle répète que les employées féminines de son ministre se sont révélées ses pires ennemies, jalouses, intrigantes, menteuses et comploteuses. «Il n'y a pas une femme sur la terre qui n'a pas été victime de sexisme et de misogynie. Alors pourquoi les pires attaques envers moi sont-elles venues des femmes, y compris des journalistes?»

Toutes et tous la regardent autrement maintenant. Elle termine sa longue confidence écrite en se désolant à l'idée qu'aucun homme ne voudra se lier amoureusement avec la Julie Couillard décrite par les médias. «J'aurais pu "pogner" la lèpre qu'on ne me jugerait pas autrement, dit-elle finalement. Je n'ai pas de revenu d'emploi depuis cinq mois. Maintenant, je souhaite que mon livre se vende...»






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • nicole ouellet
    Inscrite
    jeudi 2 octobre 2008 05h50
    1-2-3 tu l'auras
    « Mais n'est-ce pas l'histoire de toutes les femmes? de rencontrer un pleutre qui se donne du coffre par la présence féminine à son bras pour pouvoir mieux la vilipender quand le moment est venu de passer à une ou un autre. Les autorités catholiques n'ont ils pas fait leurs choux gras avec l'odieuse pécheresse qui a pris dans sa toile le pauvre petit gars menteur,voleur, tricheur, batteur, violeur. Chacune essaie de tirer son épingle du jeu à la vue de tous pendant qu'eux tirent les ficelles de leurs ascensions sous le couvert de dossiers sur le terrain de golf, au club privé ou à la pissoire.
    Heureusement tous et toutes ne sont pas pourries au coeur »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    jeudi 2 octobre 2008 07h55
    Julie Couillard plus crédible que Bernier!
    « Je crois plus Julie Couillard que Bernier. Ce dernier me semble un sacré bénêt fuyant et je me demande toujours pourquoi Stephen Harper l'a nommé aux Affaires étrangères. Quel manque de jugement! »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    jeudi 2 octobre 2008 07h59
    Qui c'est celle-la?
    « Qui c'est cette femme ? Je ne retiens que cette phrase mesquine non journalistiquement correcte car elle présume sans fondement réel de la mauvaise foi de M Bouffard: « Hier, joint à ses bureaux, M. Bouffard a prétexté qu'il était déjà occupé en ligne et il a raccroché le téléphone au lieu d'accorder au Devoir une entrevue sur le sujet. » Faut-il se plier au diktat de la presse lorsqu'on est sollicité sans mériter une telle pique comme celle-ci ? Est-ce une information au sens de la déontologie journalistique ? Je n'en ai pas l'impression.

    Elle n'a pas tord en termes d'expérience car on remarque dans beaucoup d'autres pays le même symptôme et le même ravage digne d'une catastrophe naturelle que ce genre d'attitude de la part des médiacraties actuelles (bien entendu si on y met de la bonne foi et non de l'hypocrisie. C'est une chasse aux sorcières modernes mais dont l'état d'esprit n'est pas très éloigné des vraies chasses de la grande époque des bruleurs de sorcières) :«Les médias n'y sont pas allés de main morte, résume Julie Couillard, âgée de 39 ans. Tout a été dit sur mon compte. On m'a traité de Mata Hari, de croqueuse de diamants, d'escorte, d'ancienne danseuse, de pute et de tenancière de bordel. Dans ma naïveté, jamais je n'aurais pensé possible qu'on publie de telles faussetés sur quelqu'un. J'ai été dévastée, blessée à un point tel que j'ai failli être détruite. Ça m'a demandé une force incroyable pour passer par-dessus et pour continuer à vivre.» (...) « «J'aurais pu "pogner" la lèpre qu'on ne me jugerait pas autrement, dit-elle finalement. »
    Mais je ne sais toujours qui elle est et elle n'est pas un sujet de conversation politique et culturel. Alors ? »

  • Jacques Péloquin
    Abonné
    jeudi 2 octobre 2008 09h05
    Elle a droit à la parole aussi et elle l'utilise
    « Je ne suis ni pour ni contre Mme Couillard. Je trouve seulement que Monsieur Bernier, lui, ne nous dit absolument rien et se défile. Pourtant, c'est lui qui était ministre et qui s'est foutu dans de tels draps. Elle, au moins rend publique sa version des faits. Pas lui.
    Mais, ce qui me dérange encore davantage que cette soi-disant querelle de couple, c'est que le numéro deux du parti conservateur au Québec se défile et refuse carrément de parler aux journalistes de cette affaire. C'est toujours la même façon de faire de ce gouvernement paranoïaque qui consiste à ne rien dire aux média de peur de perdre le contrôle. On utilise la même tactique pour taire les responsables des organismes fédéraux qui ont des choses à dire, des candidats conservateurs qui n'ont plus le droit d'accorder d'entrevues aux journalistes sans l'approbation du Premier Ministre.
    C'est cette attitude hypocrite des conservateurs qui m'empêche de considérer leur retour au pouvoir. »

  • Fernand Bélair
    Inscrit
    jeudi 2 octobre 2008 09h34
    Les organisateurs du Parti conservateur
    « Pourquoi madame Couillard ne serait-elle pas une excellente candidate pour eux? Plus d'une soixantaine de candidats du Parti Conservateur ont collaboré au financement illégal de leur parti lors de la dernière campagne électorale. Certains de ces députés ou organisateurs ont déjà été condamnés pour corruption, pour conduite en état d'ébriété ou autres méfaits. Un député conservateur d'un comté du grand Québec a perdu après des démêlés avec Revenu Québec, ... Qui les a choisis comme candidats? Comment explique-t-on leur maintien dans une campagne électorale où personne ne peut leur parler ou les questionner? Si madame Couillard était candidate, on pourrait peut-être compter pouvoir en obtenir des réponses! »

  • Hélène Bourgeois
    Abonnée
    jeudi 2 octobre 2008 09h46
    @Mme Ouellet et M. Péloquin
    « Mme Ouellet : qu'est-ce que l'Église Catholique vient faire dans cette histoire ? N'importe quoi ! On se demande par quelle association imaginaire on peut en arriver à discréditer l'Église catholique dans l'affaire Couillard-Bernier ??!! Dites-donc, elle a le dos large l'Église. Elle est sûrement aussi coupable des gaz à effet de serre et de la crise de la listériose...

    M. Péloquin : M. Bernier s'est empressé de répondre hier sur les ondes radiophoniques et de donner une entrevue exclusive à la télé. Parce que vous ne l'avez pas vu ni entendu ne veut pas dire qu'il se défile !

    Quant à Mme Couillard et son torchon, c'est digne d'une série des années '80 dans le style "Dynastie" ou "Dallas"... elle a dû trop écouter de soaps dans son adolescence. Ça fait un peu désepérée. »

  • Kr Girard
    Inscrite
    jeudi 2 octobre 2008 10h28
    A chaque torchon sa guenille
    « Si madame Couillard est profiteuse, opportuniste et s'exprime mal, je n'ai aucun mal à croire ce qu'elle dit à propos de Maxime Bernier, PARCE QUE ÇA CREVE LES YEUX !!! Je n'ai pas attendu la publication de ce livre pour savoir que cet homme manque de cran, qu'il est d'une vanité qui n'a rien à voir avec la fierté, qu'il ne connait rien à la politique et encore moins aux affaires étrangères, que son image est plus importante que le bien de ses électeurs ou celui des afghans. Au moins madame Couillard n'a pas pu compter sur son père et les amis de son père pour se faire élire et devenir MINSTRE, je dis bien MINISTRE !!!. »

  • Serge St-Pierre
    Inscrit
    jeudi 2 octobre 2008 10h58
    Pauvre Julie !
    « Je ne la connais pas personnellement mais à lire et essayer de croire tout ce que l'on écrit et dit sur elle dépasse l'entendement.
    Pour moi, il y a deux sortes de personnes: ceux qui réussissent à presque tout camoufler et passent pour des êtres purs et sans faute; et les autres, les pas chanceux, les trop francs, des personnes de coeur qui souvent se cherchent.

    Le cas Julie en est d'espèce. Je crois qu'elle est, dans le fond, une femme de coeur qui se cherche depuis sa tendre enfance. Vie pas facile et erreurs à répétition. Il est temps pour elle de prendre une très bonne pause, oublier Maxime le matamore et réfléchir à ce qu'elle veut réellement faire de sa vie, simplement.
    A l'aube de la quarante, il est temps pour elle de consulter et de faire des plans d'avenir réalistes. »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    jeudi 2 octobre 2008 10h58
    Qui ne dit mot consent...
    « M. Bernier refuse de donner sa version des évènements et rejette platement les allégations de Mme Couillard. De ce fait il corrobore indirectement les déclarations de cette dernière et on peut donc prendre pour acquis qu'il y a un fond de vérité dans ce qu'elle écrit lorsqu'elle mentionne M. Bernier. »

  • Alex Gautier
    Inscrit
    jeudi 2 octobre 2008 11h17
    pas de fumée sans feu
    « Il y a certainement dans les déclarations de madame Couillard une part de vérité. Le passage de monsieur Bernier au ministère des affaires étrangères nous a laissé voir un homme incompétent, qui semblait au-dessus de ses affaires. Il a multiplié les faux pas au point de devoir remettre sa démission. On ne peut donc pas affirmer que madame Couillard ment sur toute la ligne, puisque certains faits confirment ses déclarations. »

  • Labelle Michel
    Inscrit
    jeudi 2 octobre 2008 13h58
    Deux de pique et la Mata Hari du 450
    « Julie Couillard, mon histoire - une autre biographie bidon. Madame Couillard raconte des anecdotes insignifiantes sur Deux de pique. Rien sur les détails intimes qui auraient mérité de perdre des heures à lire ce livre de 300 pages. Pourtant, avec une apparence aussi banale, la Mata Hari du 450 possède sûrement des talents particuliers pour attirer et satisfaire cette belle brochette de mâles. Dommage, une belle occasion manquée. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 2 octobre 2008 16h09
    Vengeance perverse d'une aliénée.
    « Pour les fabricants de «croustilles», les tenanciers de «Peep Show», les amateurs de voyeurisme et les sexes-amateurs du XXX que sont la plupart des scribouillards de la presse jaune pisse, le livre de cette gloria donnera lieu à un 5 à 7 de bidets et à un gros gala de pouffiasse, Juste pour Rire. C'est en reprise et en copie des vacheries livresques et bassesses auxquelles se sont livrées les vengeresses de toutes les époques, en passant par les soeurs Hilton, Nathalie Simard et combien d'autres. Éclabousser, salir et diffamer, se venger et faire de l'argent sont les seuls moteurs qui pistonne cette carrosserie qui n'a pas accepté d'être mise au rancart et que personne ne semble réclamer la moindre partie, par ailleurs... On peut imaginer encore pire, à l'idée que le divino et sa diva de Radio Canada la recevront, afin que «Tout le monde en parle». À l'instar de ce que Turcotte a écrit à Alexandre Despatie, la semaine dernière, on peut déjà supposer que ce garde chiourme de la SRC lui écrira que sa brassière n'arrive plus à contenir ses trophées !

    Tout compte fait et en dépit de ce qu'en pense «Magister dixit» Lebel, j'ose espérer que fort de l'appui des beaucerons et en ce rappelant ce qu'a dit et prononcé une dame d'un certain âge, devant la caméra des pompistes du sensationnalisme médiatique, en traitant l'autobiographiée de «vache», l'enverra aux abattoirs de la Justice, pour diffamation. C'est ce que mérite toute enragée que la vengeance fait dérailler et dont les victimes doivent encaisser et assumer, seuls, tous les dommages. Enivrée de ses rages, cette enragée monte au volent de véhicules médiatiques qui la conduiront droit dans le mur. Reste à souhaiter, toutefois, que personne d'autre ne se retrouvera sur le parcours de cette folle à lier.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Labelle Michel
    Inscrit
    jeudi 2 octobre 2008 16h36
    Deux de pique et la Mata Hari du 450
    « Merci d'avoir publié mon commentaire de 13 h. J'aimerais ajouter une phrase à ce commentaire. Si cela est possible, auriez-vous l'obligeance d'enlever le commentaire de 13 h et de le remplacer par le commentaire suivant :

    Julie Couillard, mon histoire - une autre biographie bidon. Après celle de Nathalie Simard, victime d'un pédophile qu'elle a fait chanter et aux dépens duquel elle s'est enrichie pendant 20 ans. Donc, Madame Couillard raconte des anecdotes insignifiantes sur Deux de pique. Rien sur les détails intimes qui auraient mérité de perdre des heures à lire ce livre de 300 pages. Pourtant, avec une apparence aussi banale, la Mata Hari du 450 possède sûrement des talents particuliers pour attirer et satisfaire cette belle brochette de mâles. Dommage, une autre belle occasion manquée. »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    samedi 11 octobre 2008 10h09
    Julie Couleur : Julie Crédibilité = Maxime Bernier discrédité
    « Ni Quebecor ni La Presse n'auront eu tort de hâter la restauration d'une réputation indûment entachée et «hypothéquée» en la personne de l'inoffensive Julie Couillard. N'était-ce pas là la moindre des choses ? Ce dont médias et journalistes peuvent être critiquables, c'est plutôt tout au contraire d'avoir laissé si longtemps attaquer à tort une innocente, en même temps que laissé courir et discourir impunément à loisir le véritable escroc abuseur en cette affaire.

    Enfin, comment ne pas remarquer à quel point cette seule femme aura instillé une intrépide animation sociale ainsi que suscité une sorte de réveil bénéfiquement «poléthique» en forme de feu jaune ou rouge? Au point qu'on pourrait renommer cette personne Julie Couleur(s). »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
14 réactions
0 votes
 
Pour en savoir plus
Dépêche
Article
Article
Article
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009