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Harper a plagié un discours sur l'Irak

1 octobre 2008  Canada
Ottawa — Après avoir soutenu toute la journée qu'il n'y avait pas de quoi fouetter un chat, l'entourage de Stephen Harper a obtenu hier la démission du rédacteur Owen Lippert parce qu'il avait emprunté les mots du premier ministre australien pour rédiger le discours phare de son chef sur la guerre en Irak.

Dans une déclaration écrite, M. Lippert dit avoir agi à l'insu de Stephen Harper. «En 2003, j'ai travaillé au cabinet du chef de l'opposition. On m'a alors demandé de rédiger un discours pour le chef de l'opposition de l'époque. Pressé par le temps, j'ai fait un excès de zèle et j'ai copié des extraits de discours d'un autre leader mondial. Ni mes supérieurs au cabinet du chef de l'opposition ni le chef de l'opposition ne savaient que j'avais agi de la sorte. Je présente mes excuses à toutes les personnes visées et j'ai démissionné de mon poste au sein de la campagne.»

Avant le déclenchement de la campagne électorale, M. Lippert était le conseiller principal de la ministre du Développement international, Bev Oda. Le Parti conservateur a refusé de dire hier s'il démissionnait aussi de ses fonctions gouvernementales, jugeant qu'il s'agit d'une question «hypothétique». Ironiquement, ce Lippert que l'on accuse de plagiat est détenteur d'un doctorat et a rédigé des ouvrages sur l'importance de protéger... la propriété intellectuelle!

La bombe politique a éclaté en matinée, alors que le libéral Bob Rae livrait une allocution à Toronto sur la politique étrangère. Il voulait démontrer que celle de Stephen Harper était complètement à la remorque de ses alliés idéologiques que sont le président américain, George W. Bush, et le premier ministre australien, John Howard.

En guise de preuve, il a diffusé en parallèle le discours de M. Howard prononcé devant le Parlement de Canberra le 18 mars 2003 et celui de Stephen Harper, livré deux jours plus tard à la Chambre des communes alors qu'il était le chef de l'opposition officielle et leader de l'Alliance canadienne. John Howard annonçait à ses concitoyens que l'Australie serait aux côtés des États-Unis pour envahir l'Irak et détrôner Saddam Hussein, accusé de cacher des armes de destruction massive. À Ottawa, Stephen Harper blâmait le gouvernement de Jean Chrétien, qui venait d'annoncer son refus de participer à cette guerre non sanctionnée par l'Organisation des Nations unies. M. Harper estimait qu'il était du devoir du Canada de participer à cette invasion.

Mot pour mot

Les deux discours ne sont pas seulement semblables. De larges pans sont absolument identiques. Ainsi, après avoir remercié le Bloc québécois d'avoir permis la tenue d'un débat sur ce sujet (ce qu'il ne pouvait pas avoir emprunté à son ami australien), Stephen Harper répète mot pour mot les propos de M. Howard. Les trois pages qui suivent sont une reprise exacte du discours australien.

À d'autres endroits, il paraphrase son ami australien. La chute de son allocution est différente puisque M. Harper critiquait le gouvernement canadien de ne pas participer à l'invasion. M. Howard, ayant choisi d'y aller, n'a pas prononcé de mots semblables. Un calcul approximatif effectué par Le Devoir permet de conclure que des 178 lignes du discours de M. Harper, au moins 79 sont absolument identiques et 10 autres sont des paraphrases. C'est exactement 50 % du contenu qui a été reproduit.

Si l'Irak, avec ses morts et ses dommages collatéraux, ne fait plus qu'un bruit de fond dans les bulletins de nouvelles aujourd'hui, il était au coeur de l'actualité à l'hiver 2003. Le président américain pressait la communauté internationale d'autoriser une invasion. Au Canada, la pression sur Jean Chrétien de dire oui à son voisin — et du coup, lui fournir une caution internationale — était énorme. C'est lorsque le Canada a refusé officiellement de se joindre à la coalition anglo-saxonne (États-Unis, Grande-Bretagne, Australie) que Stephen Harper a livré son fameux discours. Ses propos avaient été écoutés et rapportés dans tout le pays.

Changement de cap

En début de journée hier, l'entourage de M. Harper avait tenté de minimiser l'importance de cette révélation. «Il s'agit de politique de type "je t'ai eu" menée par les libéraux. Il s'agit d'un discours vieux de cinq ans. Il y a eu trois Parlements depuis, deux élections, et le leader dirigeait un parti qui n'existe même plus. C'est de la très vieille nouvelle», avait déclaré Kory Teneycke. M. Teneycke et d'autres porte-parole avaient refusé de dire qui avait rédigé ce discours et d'expliquer l'origine des similarités.

Ce n'est qu'en fin de journée qu'un communiqué dévoilant l'identité d'Owen Lippert a été distribué. «Nous lui avons demandé de produire du matériel, et j'ai utilisé ce matériel pour écrire le discours sans savoir d'où il venait», a expliqué Ken Boessenkool, aujourd'hui stratège, mais à l'époque responsable de l'équipe de rédaction des discours. M. Lippert est-il le bouc émissaire trouvé pour évacuer une histoire qui devenait embarrassante? Il a refusé de répondre.

Il n'a pas non plus voulu dire s'il était vraiment probable que Stephen Harper ne se soit pas personnellement occupé de la rédaction d'un si important discours qui lui tenait à coeur. «Parfois, on soumet du matériel à un leader pour son discours, et il est à l'aise avec ce matériel», s'est-il borné à répondre.

«L'internationale républicaine»

Les partis d'opposition estiment que ce plagiat prouve que M. Harper ne fait que copier ses maîtres à penser quand vient le temps d'articuler des positions en matière de relations internationales.

«Le Canada doit toujours parler de sa propre voix, et le chef de l'opposition officielle qui aspire à être premier ministre doit parler de sa propre voix», a expliqué en entrevue avec Le Devoir le chef libéral, Stéphane Dion. «La voix qu'il a empruntée est celle de George W. Bush et, ça, les Canadiens ne pourront jamais l'accepter.» Pour M. Dion, ce plagiat confirme que M. Harper est vendu à la philosophie guerrière américaine dont John Howard est si fier. «C'est l'international d'un parti ultraconservateur dont le Parti républicain est le grand frère», dit-il.

Le Nouveau Parti démocratique savoure cet incident permettant de rappeler qu'un gouvernement Harper majoritaire en 2003 aurait impliqué le pays dans la guerre en Irak. «On voit qu'il y avait une stéréo des partis de droite du Commonwealth. L'Angleterre menait le bal en Irak, mais l'Australie et le Canada devaient emboîter le pas avec M. Harper. Une chance qu'on ne l'a pas fait», a fait valoir le numéro deux du NPD, Thomas Mulcair.

Australie mon amie

L'anecdote est intéressante, car il existe une communion d'esprit entre le gouvernement actuel et l'équipe de John Howard, en Australie. John Howard a été le premier chef d'État à féliciter Stephen Harper de sa victoire en 2006. Il a aussi été le premier à lui rendre officiellement visite, en mai de la même année. On lui avait réservé les plus grands honneurs, dont celui de s'adresser à la Chambre des communes où s'étaient exceptionnellement réunis les sénateurs, la juge en chef de la Cour suprême et même les officiers du Parlement. M. Howard avait livré un vibrant plaidoyer en faveur des États-Unis, «une remarquable force du bien dans le monde».

En outre, un des conseillers de M. Harper, Patrick Muttart, connaît le directeur de campagne de M. Howard qui, comme tout chef du Parti libéral australien, est aussi un populiste de droite. Il avait minutieusement analysé ses campagnes électorales pour s'en inspirer. L'aide mensuelle versée aux parents et celle promise cette année par Stephen Harper pour l'achat d'une première maison sont directement inspirées de la politique howardienne.

***

Avec la collaboration de Clairandrée Cauchy






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  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 00h34
    Honte et sottise
    « Débarassons-nous de cet abomination que sont Harper et son parti qui n'ont de cesse de nous accabler de honte sur toutes les tribunes internationales.

    Imaginez si ces irresponsables nous avait plongés dans la guerre en Irak ou plutôt l'envahissement de l'Irak. Dans quel bourbier couteux serions-nous engagés ?

    Tous ces mal dégrossis moralisants osen ensuite se poser en développeurs d'économie alors qu'ils nous bâtissent une dette écologique gigantesque et investissent dans l'industrie la plus improductive, soit celle de l'armement.

    Congédions les sots dangereux.

    .... »

  • Georges Allaire
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 02h18
    Bof...
    « Bof [ tiré d'Achille Talon]. Si les mots sont justes, ils n'ont pas vraiment de propriétaire, et s'ils sont faux, il suffit de démontrer leur fausseté. Le restant n'est que vaine dramatique. Comme disait un prof de philo sur un autre sujet: "Ce n'est pas vrai parce qu'Aristote l'a dit. Aristote l'a dit parce que c'est vrai." »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 04h44
    Tricher hier
    « J'ai triché, mais c'était il y a cinq ans. Je n'ai donc pas triché. Voilà une éclatante illustration de la morale que les conservateurs veulent imposer aux Canadiens.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Francois Robert
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 07h14
    Incident gravissime
    « Si les conséquences n'avaient pas été dramatiques pour les Irakiens et tous les jeunes soldats tués, l'incident aurait pu prêter à rire ; en l'occurrence, il s'agit d'une révélation gravissime.
    Qui se souvient que la même chose s'était produite en 2003, quand le secrétaire d'État américain d'alors, Colin Powell, avait vanté l'argumentaire d'un dossier contenant soi-disant des révélations sur la force de frappe militaire de l'Irak ? en réalité, le document avait été recopié - fautes de grammaire comprises - mot pour mot. Il avait été rédigé par un étudiant américain de 28 ans, s'appuyant sur des faits vieux de 12 ans...
    Cette révélation entache gravement Stephen Harper et sa politique va-t-en-guerre. N'étant pas moi-même Canadien (ou Québecois), je ne peux que féliciter Jean Chrétien et son équipe qui résistèrent aux pressions, décrédibilisèrent l'action américaine en s'en désolidarisant, et refusèrent, contrairement à l'Australie et au Royaume-Uni, de suivre servilement les États-Unis. Et je dis tout ça sans haine aucune pour les Britanniques, les Australiens et les Américains, alliés et amis que j'admire par ailleurs mais qui font preuve de bien peu de discernement lorsqu'ils choisissent leurs dirigeants. »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 08h00
    Principes
    « L'Australie a changé de Premier ministre, puisque maintenant Kevin Rudd est Premier ministre depuis le 3 décembre 2007, en élisant le chef du Parti travailliste australien. Si l'Australie a ainsi changé d'orientation idéologique, il n'en va pas de même avec Stephen Harper. S'il a si bien endossé les discours de l'ancien Premier ministre conservateur australien Howard, battu aux élections, c'est bien évidemment parce qu'il était en plein accord avec les principes idéologiques de ce dernier.

    Et ces principes idéologiques d'extrême droite, S. Harper ne les a pas laissé tomber, on a de nombreux exemples récents qui le montrent. Certains peuvent prétendre que cette utilisation du discours de Howard est une histoire ancienne et c'en est bien une sur le plan du copiage de discours. Mais il n'en est rien sur le plan des principes. Si l'aventure de la guerre en Irak se présentait aujourd'hui, on peut être convaincu que S. Harper se joindrait sans coup férir à cette invasion illégitime, puisque non approuvée par l'ONU. C'est ce qu'il faut retenir de toute cette histoire trouble. Et le fait que Harper ne respecte pas son engagement et sa loi sur les élections à date fixe est une autre preuve récente que son idéologie fait fi de la légalité pour imposer ses principes. Il faudrait en prendre conscience en c été période de campagne électorale.

    L'honnêteté politique doit être un principe de base de tout chef de gouvernement. S. Dion ou J. Layton l'ont et feraient d'aussi bons premiers ministres que Harper. Les électeurs ont le choix entre une chef politique retors ou un chef politique honnête. »

  • eric turenne
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 08h11
    L'élite
    « Il est intéressant de constater que deux mois après ce discours"emprunter",nous retrouvons notre cher chef de l'opposition (à l'époque) qui se dit proche des gens ordinaires,à la réunion annuelle du groupe Bilderberg à Versailles,côtoyant les décideurs de ce monde,l'élites.Ce fait devrais nous aider à mieux saisir les véritables intentions de ce politicien. »

  • Sauvé stephane
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 08h16
    Incident gravissime à tricher hier les canadiens d'un ''Bof'' Howardien et Harpeurien à la guerre
    « Harpeur promet sans promettre, se dédit de ses lourds mensonges pour finalement faire semblant de sauver la toute légère vérité. »

  • Martin Larochelle
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 08h26
    parodie vidéo du plagiat
    « À voir sur http://parodies.ca une parodie du plagiat d'Harper. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 08h30
    Rien de nouveau sous le soleil
    « Les Nations Unies nous rappellent qu`il y a un réseau mondial de différentes tendances politiques. Que les Australiens, Anglais, Américains et Canadiens s`entendent entre eux pour passer un message intentionné ne serait certainement pas une surprise. L`hégémonie américaine se sert des réseaux mondiaux pour forcer la main de pays neutres. Le Canada était neutre jusqu`à la venue des Conservateurs au pouvoir à Ottawa. Harper n`a pas perdu de temps pour participer à une politique d`amis. Il a acheté des milliards d`équipements militaires américains sans soumissions pour assurer une présence en Afghanistan. Alors la réalité est visible malgré les dénis. Les mensonges par omission en politique se multiplient de jours en jours. Une pratique que les Conservateurs ont appris des Libéraux au Canada. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 1 octobre 2008 08h32
    Plus mauvais fond que la forme et la provenance
    « Un discours qui voulait nous vendre la guerre en Irak. Plagié ou non, c'est le mauvais fond qui devrait attirer notre attention. »

  • Diouf Frank
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 08h36
    Puppet Show !
    « Et voilà, prêt pour Noël, le "PlayMobil(R) Politicien"
    http://store.playmobilusa.com/on/demandware.store/
    Sites-CA-Site/en_CA/Product-Show?pid=5703&cgid=Polizei

    Comme disent nos amis Conservateurs, "Le Ridicule ne tue pas".
    Sauf quand c'est le Ridicule du Premier Ministre et qu'on est soldat sur le front afghan.
    C'est le Canada qui se ridiculise sur la scène internationale, après avoir dépensé des milliards pour aller jouer dans la cour des grands.

    C'est tellement pas grave que l'auteur a démissionné... »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 08h37
    Sérieusement quel citoyen honnête a écouté ce fameux discours?
    « Ce n'est pas le discours qui me désole mais le citoyen qui dénonce ce qu'il n'a jamais entendu et pris en considération. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 08h53
    Et que dire de Donald Cuccioletta?
    « http://hnn.us/roundup/entries/9034.html

    Donald Cuccioletta

    As the Tong case illustrates, charges of blatant plagiarism often do not follow professors to their next job. Without a public outing, how could they? Donald Cuccioletta, a historian who taught at two universities, even managed to get caught by one institution but kept the news from the other.

    In 2001 Mr. Cuccioletta edited a book called L'Américanité et Les Amériques. He also wrote a chapter for the book, which includes articles in both English and French. His begins: "The idea that the Americas -- North and South -- have a shared common historical experience is not a recent discourse."

    That mirrors the first sentence of the introduction to Do the Americas Have a Common History?, a 1964 book written by Lewis Hanke, a Columbia University historian. Mr. Hanke began: "The idea that the Americas -- North and South -- have shared a common historical experience developed slowly in the nineteenth century."

    Mr. Hanke follows that sentence with a long quote from a former president of the American Historical Association. Mr. Cuccioletta uses the same long quote.

    Mr. Hanke then, in two sentences and 85 words, briefly summarizes contacts between burgeoning Western Hemisphere independence movements in the early 19th century. So does Mr. Cuccioletta -- with nearly the exact same 86 words (he uses an extra "that").

    Mr. Hanke then quotes from what he calls a "blunt statement" from 1821 in the "influential" North American Review. Mr. Cuccioletta quotes from the same "influential" journal, although he describes it as a "blunt review." Mr. Cuccioletta uses the same 186 words from the same 1821 journal article, complete with two elisions in the exact same spots.

    Mr. Cuccioletta does not directly cite Mr. Hanke, who died in 1993, although he does include his book among the 28 items listed in the bibliography.

    A history professor at the University of Quebec, where Mr. Cuccioletta had taught as a part-time lecturer for 10 years, discovered the similarities in the two books in 2002, according to Le Devoir, a Montreal newspaper.

    After the department chairman learned of the alleged plagiarism, according to the newspaper, Mr. Cuccioletta was not rehired. But the news did not travel 60 miles down the highway, where Mr. Cuccioletta was also teaching at the State University of New York at Plattsburgh.

    Mr. Cuccioletta has taught at Plattsburgh off and on for the past seven years. This year -- two years after his borrowing was first caught at the University of Quebec -- he was named interim director of Plattsburgh's new Institute on Quebec Studies.

    Then his secret got out. Officials at Plattsburgh learned of the purported plagiarism when it was briefly recounted in Le Devoir this fall.

    Now an administrative committee has begun an investigation. And a college spokesman says Mr. Cuccioletta has been removed as interim director, although he is still teaching his courses for the semester.

    Mr. Cuccioletta says the matter was dealt with at the University of Quebec and that he has admitted his mistake. "I'm still troubled by it," he says. "I just got confused. I was writing many articles at the time." Then he stops speaking, saying he is not going to discuss the incident any further. "To me, it's a closed subject »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mercredi 1 octobre 2008 09h54
    @M.Gauvin
    « En tant que citoyenne qui a milite contre la guerre en Irak, j'avais ecoute le discours d'Harper et si je n'avais pas remarque le plagiat, j'avais certainement remarque qu'il reprenait les mensonges de l' Administration Bush au-sujet des armes de destruction massives et des intentions de Saddan Hussein. Je crois que c'est autrement plus grave de mentir impunement a la population, surtout que cette meme population semble s'en ficher eperdument »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 10h00
    Ce n'est pas vrai en verite...
    « Cela prouve que les politiciens disent la meme chose dans le fond. Prendre des propos d'un autre parti prouve aussi que les positions politiques ne sont pas marquees et donc identiques. Il n'a pas plagie, il a repete la meme chose. Il faudrait faire un parti de citoyens sans etiquete politique car on n'en a plus besoin puisque les politiques se ressemblent tous, i.e. demagogues et menteurs. prouvez le contraire. En etre etonne, c'est etre naif d'un point de vue politique. Moralite, on s'en fout. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 10h59
    Tous corrompus à la moelle.
    « Quel hypocrite ce Bob Rae! Ce n'est pas pour les "valeurs canadiennes" que Jean Chrétien avait refusé d'appuyer Bush, mais pour défendre les valeur$ que récoltait son fils avec Desmarais (Power Corp) dans le scandale de Pétrole Contre Nourriture avec Saddam Hussein ! »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 11h21
    Même morale
    « Stéphan Gauvin semble partager la morale de Harper. Personne ou presque n'a écouté ou lu le discours emprunté de Harper, donc Harper n'a pas triché. Ouf !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 11h31
    Éthique conservatrice...
    « La question se pose sur deux plans. D'abord, sur le plan de l'éthique, le plagiat est condamnable et les Conservateurs manquent d'éthique, c'est bien clair, car la même équipe, y compris M. Lippert jusqu'à hier, sont engagés dans la présente campagne électorale pour les Conservateurs.

    Deuxièmement, à propos du message lui-même: les Conservateurs sont alignés depuis au moins 2003 sur les politiques de droite des gouvernements anglo-australo-américains. C'était vrai à l'époque et c'est encore vrai aujourd'hui quoique la partie australienne a lâché le radeau. Les Conservateurs sont prêts à gober la propagande de droite de ces pays sans se poser de questions et ils auraient plongé le pays dans la pire erreur de son histoire, la tuerie en Irak. On dit que le passé est garant de l'avenir... »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 14h00
    La vraie nature de Stephen Harper
    « Cette histoire de plagiat nous démontre que, même s'il affiche toujours son petit sourire pour rassurer les électeurs, Harper n'a pas vraiment changé et reste un gars du Reform party ! »

  • David Thibault
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 16h33
    Ça démontre qu'il ne sait même pas ce qu'il dit tout est fait par d'autre!
    « À quoi sert un premier ministre qui fait rien lui-même et que son parti ne fait rien non plus! Si personne n'était au courant du plagiat, nous pouvons donc affirmer que, pour ce discours du moins, personne avait aucun argument et opinion sur le sujet que M. Lippert (ou les australiens) à essayer de nous convaincre! »

  • rené malo
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 17h16
    serviteur
    « Harper n'est que le serviteur des pétrolières et des facistes canadiens de l'ouest.Le Canada doit-il se le taper pour 4 ans majoritaire pour se réveiller trop tard? Malheureusement oui , bande de cave!!!!!!!!!! »

  • Diouf Frank
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 21h23
    Pas très fin, le stratège...
    « Il paraît que l'auteur, celui qui a plagié, est un spécialiste de la propriété intellectuelle. Pas très fin de sa part comme faute professionnelle.
    Mais en plus, il est quand même stratège, et au lieu d'organiser une fuite à un moment moins gênant, il laisse la situation pourrir si bien que finalement la vérité se fait en pleine campagne électorale.
    Il y en a combien des comme ça - ou des comme Bernier - dans l'équipe de Harper ? À mon avis, un chef comme Harper, ça attire ce genre de calibres. »

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