Greenpeace et le Sierra Club aussi veulent battre Harper
Dans un geste sans précédent dans leur histoire, deux grands groupes environnementaux canadiens, qui n'avaient jamais pris parti dans une élection, recommandent cette fois publiquement aux électeurs canadiens de voter «contre le gouvernement Harper s'ils ont une conscience environnementale».
Mais Greenpeace et le Sierra Club n'ont pas voulu se prononcer en faveur de l'un ou l'autre des adversaires des conservateurs.
Le danger que fait courir à toute la planète le gouvernement Harper est tel, expliquait le directeur de Greenpeace-Québec, Éric Darier, que les enjeux en cause transcendent la plupart des autres considérations de politique interne au Canada.
Si les conservateurs, dit-il, refont à la conférence de Copenhague sur les changements climatiques en 2009 ce qu'ils ont fait à Nairobi l'an dernier, ils pourraient bien s'allier à d'autres pays opposés à un deuxième engagement de la communauté internationale pour réduire de 20 % à 25 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici à 2020.
La chose est d'autant plus plausible qu'il suffit de quelques pays pour bloquer un accord international en raison de la règle du consensus utilisée dans ces circonstances. Le Canada avec quelques alliés avait ainsi bloqué la conférence de Carthagène sur les OGM, qu'il a fallu reprendre à Montréal afin de trouver un compromis à la baisse, un consensus qui a été finalement approuvé par la communauté internationale mais que les conservateurs refusent toujours de ratifier.
Les conséquences d'un pareil «blocage» du renouvellement du protocole de Kyoto seraient «colossales», selon Éric Darier, et aucun Canadien, au moment de voter, ne peut faire abstraction de la responsabilité historique que pourrait encourir le Canada si une telle chance est offerte aux conservateurs.
Jusqu'ici, les autres partis politiques se sont tous prononcés pour un «Kyoto Plus», soit une réduction d'ici 2020 de 25 % de nos GES par rapport à leur niveau de 1990. Le plan Harper dans ce domaine cible tout au plus d'ici à 2020 une réduction de 3 % de nos émissions, soit moins que ce que le Canada s'était engagé d'atteindre pour le 1er janvier 2008.
Arthur Sandborn, de Greenpeace, souligne de son côté que Stephen Harper a la partie beaucoup trop facile dans les médias en répétant sans être contredit que son gouvernement a le meilleur plan du monde, un plan équilibré et réaliste. «En réalité, ce gouvernement n'a strictement aucun plan compatible avec ceux de la communauté internationale, et nous allons bientôt nous retrouver derrière les États-Unis dans ce domaine, car les deux candidats à la présidence entendent adopter des objectifs de réduction contraignants», explique Arthur Sandborn.
Mais Greenpeace et le Sierra Club n'ont pas voulu se prononcer en faveur de l'un ou l'autre des adversaires des conservateurs.
Le danger que fait courir à toute la planète le gouvernement Harper est tel, expliquait le directeur de Greenpeace-Québec, Éric Darier, que les enjeux en cause transcendent la plupart des autres considérations de politique interne au Canada.
Si les conservateurs, dit-il, refont à la conférence de Copenhague sur les changements climatiques en 2009 ce qu'ils ont fait à Nairobi l'an dernier, ils pourraient bien s'allier à d'autres pays opposés à un deuxième engagement de la communauté internationale pour réduire de 20 % à 25 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici à 2020.
La chose est d'autant plus plausible qu'il suffit de quelques pays pour bloquer un accord international en raison de la règle du consensus utilisée dans ces circonstances. Le Canada avec quelques alliés avait ainsi bloqué la conférence de Carthagène sur les OGM, qu'il a fallu reprendre à Montréal afin de trouver un compromis à la baisse, un consensus qui a été finalement approuvé par la communauté internationale mais que les conservateurs refusent toujours de ratifier.
Les conséquences d'un pareil «blocage» du renouvellement du protocole de Kyoto seraient «colossales», selon Éric Darier, et aucun Canadien, au moment de voter, ne peut faire abstraction de la responsabilité historique que pourrait encourir le Canada si une telle chance est offerte aux conservateurs.
Jusqu'ici, les autres partis politiques se sont tous prononcés pour un «Kyoto Plus», soit une réduction d'ici 2020 de 25 % de nos GES par rapport à leur niveau de 1990. Le plan Harper dans ce domaine cible tout au plus d'ici à 2020 une réduction de 3 % de nos émissions, soit moins que ce que le Canada s'était engagé d'atteindre pour le 1er janvier 2008.
Arthur Sandborn, de Greenpeace, souligne de son côté que Stephen Harper a la partie beaucoup trop facile dans les médias en répétant sans être contredit que son gouvernement a le meilleur plan du monde, un plan équilibré et réaliste. «En réalité, ce gouvernement n'a strictement aucun plan compatible avec ceux de la communauté internationale, et nous allons bientôt nous retrouver derrière les États-Unis dans ce domaine, car les deux candidats à la présidence entendent adopter des objectifs de réduction contraignants», explique Arthur Sandborn.
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