mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 00h11


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Pourquoi je ne voterai pas conservateur

30 septembre 2008  Canada
À Québec, ma ville natale, pendant toute mon enfance et mon adolescence, j'ai entendu parler en bien du Parti conservateur. Ce n'était pas un discours si courant à cette époque, c'est-à-dire dans les années 50 et 60. Québec était alors une ville «rouge» de bord en bord, dominée sinon verrouillée par la puissante machine libérale des Lapointe et des Power sur laquelle s'appuyait Louis St-Laurent pour se faire élire.

Mon oncle Jacques Flynn a raconté dans ses mémoires intitulées Un Bleu du Québec à Ottawa (Septentrion, 1998) comment il avait réussi, l'espace d'un mandat (1958-1962), à briser cette tradition dans ce qui s'appelait alors la circonscription de Québec-Sud. Je n'ai jamais été mal disposée envers les conservateurs, parti dans lequel mon père a milité. Mais aujourd'hui, ce parti est aux antipodes de tout ce à quoi je crois, de tout ce que je suis.

Ce qu'il y a de bien avec son chef Stephen Harper, c'est qu'il nous force à nous questionner sur la société dans laquelle nous vivons et voulons vivre. Sur nos valeurs morales et sociales profondes, sur notre rapport à la création, sur l'importance de notre culture pour nous définir dans notre identité et notre ouverture au monde.

Je suis une femme et je fais partie de la nation québécoise que Stephen Harper clame vouloir accepter tout en dévaluant la culture qui la nomme et l'exprime.

Je suis d'une génération qui sait reconnaître tout le courage et la détermination de ceux et celles qui nous ont précédés et qui ont posé les jalons de la société qui est aujourd'hui la nôtre, une société ouverte, capable de se mesurer à la modernité, qui brille grâce à ses artistes sur la scène internationale, une société construite sur un désir de solidarité, de justice sociale et d'égalité des chances et qui n'acceptera pas, j'espère, de revenir à ces temps obscurs où le pouvoir politique était inféodé aux grands barons de l'économie et à l'Église dans ses égarements. Époque où la culture, ses artistes et ses artisans étaient tenus dans la plus haute méfiance et où les oeuvres quelque peu décapantes étaient censurées.

Je suis de ces femmes qui doivent leur liberté, leur carrière, leur accès au pouvoir à toutes celles et à tous ceux qui ont cru que les droits de la personne concernaient aussi les femmes et qui ont lutté et luttent encore pour la liberté des femmes à décider de leur destin et de celui de leurs enfants.

Y a-t-il des raisons de voter conservateur lorsqu'on ne flirte pas avec la droite ultraconservatrice et le lobby du pétrole? Qui veut importer ici les idées et la philosophie conservatrice du ticket républicain McCain-Palin?

Pourquoi voter conservateur? Par morosité? Par peur ou insécurité? Mais ce qui devrait nous inquiéter, c'est l'idéologie conservatrice exprimée très clairement par Stephen Harper. Car le cahier de doléances et le bilan du gouvernement Harper, pourtant minoritaire, ne rassurent pas. Et aujourd'hui, Dr Jekyll ne peut plus et ne veut plus cacher Mr Hyde.

Chassez le naturel, il revient au galop, comme ces projets réformistes et alliancistes concernant la morale, la sécurité, la culture et la sacro-sainte liberté des marchés financiers dont on voit aujourd'hui les effets chez nos voisins américains.

Le vrai Stephen Harper s'est levé. Le CHEF — car on peut difficilement parler de ses troupes sinon pour recenser leurs gaffes — a parlé. On ne pourra pas lui reprocher de ne pas avoir clairement indiqué la voie qu'il entend suivre. Pour l'environnement, on connaît sa couleur — noir bitumineux — avec en toile de fond la conviction que le réchauffement climatique est une lubie, conviction que ses porte-voix ont clamée dans les forums internationaux pour tenter de détruire le protocole de Kyoto; et cette façon honteuse de tendre vers la criminalisation de l'avortement par voies détournées avec la présentation du projet de loi privé

C-484, mort (temporairement?) au feuilleton, et qui visait à faire condamner pour deux meurtres une personne qui tue une femme enceinte, accordant ainsi une personnalité juridique au foetus; et le projet de loi censurant les productions cinématographiques qui seraient jugées à l'aune de la droite ultrareligieuse.

La semaine dernière nous a montré à quel point un gouvernement qui veut toujours moins d'État, qui conspue les contrôles des marchés financiers peut mener une puissance économique comme celle des États-Unis au bord du gouffre. Or la politique du président Bush, on ne le répétera jamais assez, demeure un exemple à suivre pour Stephen Harper.

Margaret Atwood coiffait un article «décoiffant» sur Stephen Harper publié dans le Globe and Mail du 24 septembre de ces questions fondamentales: «Dans quel pays voulons-nous vivre? Dans quel pays vivons-nous? Qui sommes-nous?»

J'ajouterais: à quelle époque vivons-nous? Certainement pas dans le Jurassique de Stephen Harper alors que certains de ses candidats-dinosaures glosent sur le créationnisme.

On voudrait en rire si cela n'était pas si triste.

Je voterai bien évidemment pour le Bloc québécois le 14 octobre. D'abord, parce que je suis indépendantiste; ensuite, parce que je veux que le Québec s'exprime d'une voix forte sur des questions importantes pour moi: par exemple, que s'applique la loi 101 aux organismes fédéraux sur notre territoire et que ne s'applique pas la loi sur le multiculturalisme, car elle empêche, en semant la confusion, une véritable intégration des nouveaux arrivants. Le Bloc québécois est le seul parti à s'engager sur ce terrain; enfin, parce que je souhaite stopper le rouleau compresseur conservateur.

Membre associée au CERIUM et coordonnatrice du Réseau Francophonie, l'auteure s'exprime ici à titre personnel.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 05h23
    Les questions et les élections...
    « «Ce qu'il y a de bien avec son chef Stephen Harper, c'est qu'il nous force à nous questionner sur la société dans laquelle nous vivons et voulons vivre.»

    En effet, Mme Beaudoin a bien raison. Ce gouvernement flirtant avec des méthodes s'apparentant à des gouvernements fascistes, nous pousse à la réflexion.
    J'ai dit: "fasciste", quel mot provoquant, quelle "exagération" me direz-vous!

    Lorsque l'on veut tracer votre vie. Lorsque l'on modèle votre société de façon à ce que vous ne vous reconnaissiez plus, je cherche comment qualifier ces actes et il me vient de ces mots "exagérés".

    Mme Beaudoin a bien raison de dire que ce gouvernement réformiste n'a rien des gouvernements progressistes-conservateurs d'avant. Pensons aux Joe Clarke et Kim Campbell.

    «Dans quel pays voulons-nous vivre? Dans quel pays vivons-nous? Qui sommes-nous?»
    Des questions fondamentales, importantes.
    Sommes-nous à l'ère jurassique où le dinosaure croit au créationnisme?

    Stephen Harper et son groupe rétrograde veulent nous entraîner à une époque où l'obscurantisme prévalait.

    Comme dit Mme Beaudoin, «ces temps obscurs où le pouvoir politique était inféodé aux grands barons de l'économie et à l'Église»

    Une époque où la culture, l'expression et même la pensée étaient censurées.

    Voter n'a jamais été aussi difficile.

    Mme Beaudoin votera Bloc.
    M. Harper formera le prochain gouvernement grâce, en bonne partie, à la présence du Bloc. Le vote canadien pour le renverser sera divisé, M. Harper et ses stratèges le savent très bien.
    Malheureusement, il semble hors de question, que pour cette cause (le renversement de Harper), le Bloc laisse sa place.

    Comme le Bloc refuse de disparaître pour renverser ce gouvernement réformiste, je me rallierai donc à lui, moi aussi, afin de ne pas diviser notre vote québécois et ainsi laisser échapper trop de réformistes.
    Il serait évidemment stupide de diviser le vote au Québec. Puisque le Bloc reste, il faut se rallier au Bloc.
    Même en ayant 75 députés du Bloc à Ottawa (ce qui est un rêve en couleurs fluorescentes), nous aurons un gouvernement Harper. Bien que minoritaire, Harper passera multitude de lois fascistes avec une opposition à qui l'on dira: "On ne veut plus d'élections".


    Un vote divisé: ici, Bloc, ailleurs, NPD et quelques égarés; libéraux. Nous aurons un gouvernement Harper. Sortez vos chapelets!

    Radio Canada, pour obtenir ses subventions, devra remettre à l'horaire, le chapelet en famille.
    M. Duceppe nous incitera à nous agenouiller, comme pour l'Afghanistan, pour ne pas perdre la face et respecter nos engagements. Priez mes frères, priez mes soeurs et les cardinaux d'astiquer leur bague.

    Bonne réflexion et bonne élection.


    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: Je crois, tout de même, que le Canada aurait avantage à voter pour un grand changement (NPD). Mais, force est de constater, qu'il est plus facile de rallier les gens de droite qui ont des idées simplistes et moins nuancées, que les gens de gauche, eux, trop nuancés et incapables de trouver leur dénominateur commun qui leur permettrait de s'unir pour gagner une cause. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 06h40
    Quelle charge!
    « La charge me paraît excessive, quoiqu'à certains égards, je la partage. Votre collègue, Jacques Parizeau, citant Talleyrand, je crois, disait que tout ce qui était excessif était sans importance... Mais ce n'est qu'une citation de Monsieur. Votre vote pour le Bloc ne me surprend pas. Mais n'ayez aucun doute, comme fédéraliste, je ne suivrai pas la consigne de votre chef Gilles. La cohérence a heureusement encore quelques droits!

    Michel Lebel »

  • Sammy Dalva
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 07h00
    Vote ABC
    « Eh oui, moi aussi je vais voter pour le Bloc Québécois; non pas par conviction mais par nécessité.

    Dans mon comté le seul qui peut arrêter l'élection d'un conservateur est le candidat du BQ, et comme on dit " Anything But Consevatives" . »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 07h24
    Bravo
    « Bravo pour le ton modéré et la belle écriture avec lesquels Madame Beaudoin souligne les indices très clairs de la voie qu'entend suivre Stephen Harper et ses députés devenus muets. Et elle n'était pas encore au courant des 148 nominations à des postes enviables, faites en catimini par M. Harper, sans les consultations promises solennellement.

    Il faut que ces choses soient dites, car ce n'est pas d'argent ni d'économie dont il est question dans cette campagne électorale. Pour nous les électeurs, décrétés citoyens ordinaires, il s'agît de savoir si nous voulons que ce qui se perçoit déjà assez bien, mais il faut faire abstraction de partisanerie pour le comprendre, se poursuive durant quatre et peut-être cinq autres années les politiques suivantes: les contrôles de la qualité de la nourriture laissés aux bonnes attentions des grandes entreprises; le manque de respect pour les artistes; les restrictions imposées aux femmes dans les choix qu'elle doivent faire; le laisser-faire dans le domaine de l'environnement; le traitement drastique et irréversible des jeunes délinquants; le choix et la taille des subventions accordées par le fédéral, dans tous les domaines, laissés aux bons désirs des ministres. Le tout dans la théorie conservatrice soutenant que si les riches et les puissants s'enrichissent, un jour les bienfaits devraient retomber sur les citoyens ordinaires.

    On voit maintenant à quel bonheur cela a mené aux États-Unis. »

  • lise jacques
    Abonnée
    mardi 30 septembre 2008 07h50
    Bravo Mme Beaudoin!
    « Bien exprimé Madame Beaudoin! Malheureusement la majorité des québécois qui ont voté conservateur ne regardent pas la vie politique canadienne avec les mêmes lunettes.

    Monsieur Harper dirige le Canada à la Bush, facile à voir. On recule au lieu d'avancer. Si au moins les Québécois se serraient les coudes! Je me demande si les gens vont se réveiller avant qu'il ne soit trop tard. Il y a déjà beaucoup trop de dégâts de faits... »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 09h00
    Voter pour qui?
    « « (...) l'auteure s'exprime ici à titre personnel. », pourquoi n'est-ce pas au courrier des lecteurs cet article ? Juste pour démontrer à Harper que nous sommes dans l'essence même démocratique. Pour le reste, oui, cet article est normal parce qu'écrit par une indépendantiste, on ne peut dans ce cas que trouver des raisons pour ne pas voter Conservateur : « A défaut d'être politique, c'est mathématique mon cher Watson ». On voit aussi qu'au Québec la politique reste une affaire familiale, (mon oncle, mon père, ma mère mon cousin mon ami), ce n'est pas un combat d'idées/culture, c'est une attitude affective. On ne change pas le monde rien qu'avec de l'affect et du pathos. Tout est amalgame, culture, les lobbies, le réchauffement de la planète sans preuves scientifiques comme pour les dinosaures c'est la même structure de pensée, les avortements, la censure, la Loi 101, les marchés qu'il faut réguler désormais (cela va devenir une mode, vous allez voir). On va passer du « politiquement correct » à « la moralité correcte » très rapidement comme avec les modes, cela va vite.
    Nous sommes depuis un certain temps pour ne pas dire un temps certain dans une époque fasciste dans notre rapport au monde, à la culture, à la guerre et bien sur à la politique. On n'a pas besoin de dinosaures pour être fasciste. La différence entre nous et le monde animal, c'est que nous ne savons pas quoi faire avec nos excréments. Le fascisme a un grand rapport avec les excréments. On entend partout que la « culture » devrait tendre à devenir une catégorie centrale dans le monde et dans nos vies. Comme la religion, comme façon de donner du sens à nos vies, est interdite, celle-ci est permise sous une autre forme, sous le mode de la « culture » particulière, à savoir notre « style de vie ». Ce qui veut dire que comme nous n'avons aucune prétention à détenir une vérité à prétention immanente, la « culture » nous permet de manifester nos sentiments, nos positions intimes. C'est là ou réside ce fameux obscurantisme à odeur de sainteté fasciste. On ne peut dire que Harper désire comme Madame Beaudouin avec la régulation des marches (« ...la sacro-sainte liberté des marchés financiers dont on voit aujourd'hui les effets chez nos voisins américains », écrivez-vous.), nationaliser la Nation canadienne. Dans ce sens et contrairement a notre commentateur adore serge Charbonneau, le fascisme tend par mouvement interne irrépressible à vouloir contrôler les richesses de la nation puisque son système économique tend a la « socialisation ». Harper est donc moins fasciste que les autres partis dits « socialisants ». C'est le scoop du XXIème siècle car après les lois de Bush pour sécuriser les USA dans le domaine de la sécurité, nous allons tout droit vers le contrôle du pouvoir financier par/pour quelques uns non par tous. Nous somme déjà tous les mêmes car dans le rues rien ne différencie un homme d'un autre. Cellulaire ou non dans la main. Bref, nous n'avons pas eu à attendre Harper pour entrer dans l'ère fasciste dans lequel nous sommes depuis la seconde guerre mondiale. Il ya beaucoup de textes, de documents, de réflexions comme ceux d'Adorno, Arendt, Benjamin, Bernays, Zizek, Chiapello/Boltanski, Debord et al, pour nous en rendre compte. L »obscurantisme est déjà la depuis belle lurette. Harper est loin de cela. Bon, il va falloir voter mais pour qui ? Y-a-t-il quelqu'un dans la classe pour qui voter tout en évitant la culture de masse, la moralité correcte, la liberté économique ou non sans contrôle ? La NPD, surtout pas puisque nous n'aimons pas beaucoup les idées progressistes. On va dire « oui mais », un point c'est tout. »

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 09h08
    On s'en doutait bien...
    « Peu importe le chef, madame Beaudoin n'aurait pas voté pour le PC, puisqu'elle est ouvertement séparatiste et que le mot Canada lui brûle la bouche chaque fois qu'elle le prononce. Ceci étant dit, il y a de nombreuses autres raisons pour craindre l'élection d'un gouvernement conservateur majoritaire. Les valeurs que veulent imposer les membres de ce parti sont un danger pour le Canada (pas juste pour le Québec). En effet, ils sont dangeureux ces gens qui s'appuient sur la religion pour légiférer, pour rejeter la science, pour éduquer nos enfants, etc. Les religions sont toutes basées sur des croyances dépassées et sans aucun fondement, sur la peur, et ont comme but ultime de contrôler les populations. C'est ça l'avenir que nous voulons au Canada (et au Québec,madame Beaudoin..)? »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 09h52
    Madame Louise, je vous aime!
    « Et quoi donc rajouter de plus. vous avez, succinctement, tout
    dit.
    Comme vous, en tant que qu'indépendantiste et par définition,
    pas pleutre du tout, pour une foi j'ai peur de ce-presqu'ex-trème-droitiste qu'est ce Harper.
    Pour les excellentes raisons que vous énumérez dans votre
    texte, je continuerai de voter pour Gilles Duceppe et son
    groupe qui fait bloc pour le mieux être des Québécois.
    Merci, Madame Louise.
    Réjean Grenier. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 10h10
    Zonzon rig<de again
    « Après avoir fait les délices des cocktails parisiens Mme Dorlot-Beaudoin ride again.

    Ne nous trompons pas, elle est en mission pour le bloc. Elle ne peut renier son bébé qui devait être temporairement cantonné à Ottawa pour préparer la souveraineté. Or la souveraineté est de moins en moins accesible et la modialisation a changé la donne. En Europe, la communauté européenne s'est doté d'un gouvernement commun calqué sur celui du Canada et ayant une monnaire commune, l'euro. Les gouvernements basés sur les races comme en Belgique éclatent. Mais une dinosaure péquiste ayant perdu de son sex-appeal comme Mme Beaudoin, sort de sa retraite dorée pour venir nous livrer publiquement pour qui elle votera...

    Franchement, Mme Beaudoin iul ne manque que l'intervention de l'Élysée pour compléter le portrait.

    Le mouven¸ment souvberainiste a pris forme avec les boomers dont vous faites partie madame. Or, les boomers étaient la force de ce projet car nous étions majoritaire et avions moins de trante ans. Je vous annonce que l'échec successif des référendums a permis aux boomers d'être à la porte de la retraite ayant une relève peu nombreuse et pas du tout mobilisée. Nos jeuenes pensent mondialisation et apprennet plusieurs langue alors le mur de la langue autour du Québec ne peut plus s'ériger. D'autant plus que les jeunes pensent autrement...

    Alors le bloc devrait revenir au Québec car la loi sur la cklarté a ribvé le dernier clou de la souveraineté ayant des guerrier s usés par le temps et une relève clairsemée. Faut pas oublier que la châtelaine a mis de coté tout combat référendaire. Alors à quoi sert Duceppe et sa gang. À rien sauf de retirer une plantureuse pension fédérale de 139,000$ annuellement à vie. Duceppe sa retraite a sonné pour le 15 octobre et il le sait car il a baissé la garde suffisamment pour le révéler. »

  • Claude Poulin
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 10h45
    On s'en doutait
    « Madame Beaudouin nous dit qu'elle s'apprête à voter pour le Bloc. On s'en doutait un peu! Ses arguments s'inscrivent dans une perspective politique qui ne manque pas de logique. Mais elle aurait pu adopter cette autre logique qui donnerait certainement de meilleurs résultats pour sa famille politique et ainsi redynamiser l'option souverainiste? comme par exemple proposer d'élire un gouvernement conservateur, de donner une majorité au diable qui le dirige et attendre la catastrophe. L'histoire politique n'a-t-elle pas bien démontré que c'est dans ce climat exceptionnel de crise que la frange des fédéralistes mous penche pour la souveraineté et qu'il permet d'augmenter son pourcentage dans les sondages et dans les campagnes référendaire? Évidemment, c'est la logique du pire. Et alors! ..Claude Poulin Québec/Sillery »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 10h52
    Surprise?!?!
    « Que Madame Beaudoin ne vote pas Conservateur mais plutôt Bloc est toute une surprise, n'est-ce pas? Évidemment non. L'argument contre le vote conservateur est logique et très séduisant mais celui pour voter Bloc l'est moins. En fait le Bloc fait le jeu des Conservateurs car il empêche un autre parti national d'avoir la chance de former le gouvernement fédéral.

    Par exemple, le vote dit «progressiste» va se diviser au Canada entre le Bloc et le NPD, empêchant en fait ce dernier d'espérer gagner une élection. C'est vrai qu'il n'a pas grand chance de déloger les vieux partis mais chaque vote aurait pu compter et qui sait, une coalition aurait peut-être pu être possible pour remplacer les Conservateurs.

    Les contribuables du Québec qui paient beaucoup d'impôts et de taxes au fédéral se retrouvent désormais dans une éternelle opposition, sans avoir grand chose à dire quant aux dépenses fédérales, alors que quand la question de la souveraineté leur est posée, ils votent contre. C'est vraiment pathétique. »

  • Tony Gleb
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 11h35
    QUEL VERBE!!!
    « Je vois bien que ce n'est pas le verbe qui vous manque, mais l'esprit de jugement. Pour une intellectuelle quebecoise de ce calibre, vous etes rentree dans la lignee des desesperees. Quelle absurdite! qu'avez-vous fait pour le quebec? nietz! vous etes tous et toutes des merdeux, sans vision, sans avenir, des bureaucrates idiots(es) qui veulent que le Quebec soit votre "Gagne-pain". Mme Beaudoin, avez-vous un vrai metier? nous les immigrants on a tous des metiers!! le canada restera uni et diversifie dans tous ses territoires! VIVE LE CANADA UNI!!!ABA LES INDEPENDANTISTES AIGRIS!! VOTRE TEMPS EST REVOLU, FAITES DONC PLACE A LA JEUNESSE ET AUX IDEES NOUVELLES! »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 11h54
    Les miels de tata Beaudouin.
    « L'aristo Beaudouin n'étonnera personne du local, ni du régional, ni du national, ni l'international des francofolies, par son petit essai sur les valeurs du PC. Criblant les valeurs du PC, aurait-elle, par hasard, l'impression que les Québécois ont oublié celles sur lesquelles se sont fondées les quarante années d'un amalgame séparatiste, souverainiste, divisionniste, sécessionniste, bloquiste et felquiste qui a tatoué le Québec, de la tête aux pieds, le forçant, d'ores et déjà, à se maquiller ? Elle aura beau se gargariser et étaler dans les vitrines de Bernard Descôteaux, ses liens parentaux quasi royaux et ses accointances françaises quasi impériales, elle ne fait que démontrer, encore une fois, qu'elle n'a pas tout digéré du double gras de ses frustrations, principalement celles de la séparatiste et de la féministe.

    L'épineuse zélée, cette ouvrière qui s'est toujours prise pour la reine de la ruche qu'occupaient les faux-bourdons, brasseurs de la gelée royale séparatiste, ne manque aucune occasion de butiner dans les fleurs fédérales, y cherchant quelques miels parmi les meilleurs, pour reprendre et étirer ses sucreries crémeuses passées date qui traînent encore sur les comptoirs croûteux de la faillite encore gommeuse d'une pleine ruche séparatiste devenue vide cruche bloquiste dont les occupants clament leur PRÉSENCE sur les tablettes d'un fédéralisme duquel ils suçotent leurs gras émoluments.

    Depuis que lady Beaudouin s'est commise à l'écriture, tentant de nous faire oublier le temps de ses ferveurs et de ses humeurs séparatistes, elle donne l'impression d'avoir inventé l'abécédaire de l'histoire politique du Québec. Elle joue à la Pompadour et elle donne allégrement dans les pompes démagogiques des loggias séparatistes que les derniers «mohicans» ont quittées, en raison des appels du concret et du réalisme qui marquent «Dieu merci» le quotidien de tout Québécois lucide.

    Ce témoin d'une époque fut, est toujours et demeurera forcément l'icône québécoise du surréalisme et l'échelle du tremplin des excessifs et des excessives qui ont «rivé» le Québec au plancher des dépendances et des autres crochets de son virage en rond et de ses reculs tous azimuts, incommensurables et inqualifiables, irresponsables, mais malheureusement impunissables.

    Faudra-t-il la remercier, un jour, d'avoir si généreusement contribué à l'entretien de la mémoire vive des Québécois, au sujet de la « culture politique » passéiste de l'anarchisme ? Il doit sûrement y avoir des rubans et des perruques, des médailles et des doctorats «Miserabilis Causa» pour décorer ce genre de phénomène, avant qu'ils, qu'elles ne s'éternalisent sur épitaphe, à l'exemple de Doris Lussier, à défaut d'avoir accès à un petit lopin, autour du Parlement.

    Je ne sais pas de qui sera composé le prochain gouvernement canadien et je ne connais pas tous les influx mondialisateurs qui façonneront les Amériques de demain, mais je n'oublierai jamais de quoi furent faites les années péquistes, séparatistes, felquistes, sécessionniste et souverainistes que nous ont fait subir les accros faux intellos de la jactance républicaine et par qui, des démolisseurs Parizeau, des Landry, des Payette, des Beaudouin et al, fut défait le Québec des bâtisseurs, celui de tous les espoirs, celui de la révolution tranquille...

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 11h58
    Et puis...
    « Et puis l'époque dont vous parlez, correspond exactement avec la sainte alliance Religion intégriste-Capital-Politique, quand les Curés dictaient quoi dire, quoi faire, quoi voir, quoi créer etc, les patrons décidaient des conditions de travail les plus minables possibles et Duplessis appuyaient le tout avec ses politiques. Harper est un intégriste religieux et Diefenbaker était un protestant Orangiste et il ne faut pas oublier que Duplessis l'appuyait, comme Dumont appuie Harper aujourd'hui... »

  • renée legault
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 12h48
    Et c'est tout!!!
    « Mme Beaudoin ne peut certainement pas se dérober.... quel serait la réaction de ses confrères, consoeurs, des partis indépendantistes. Mais je crois qu'elle n'a pas approfondi autant le Bloc québécois que le parti conservateur pour ne pas y trouver plus de contrindications à y loger son vote. Mme Beaudoin énumère plusieurs avantages recueillis par les femmes depuis plusieurs décennies. En fait ce n'étaient pas toujours les souverainistes indépendantistes qui étaient au pouvoir.... et pourtant.
    Des réflexions à continuer:
    1- Comme option, il n'y a pas que des conservateurs et des bloquistes au Canada.
    2- le bloc ne peut se faire d'alliés dans le reste du Canada où est sa force?
    3- c'est faux de prétendre que les autres candidats québécois ne défendent pas le Québec lorsqu'ils sont élus au Canada.
    4- Pourquoi ne pas prendre le pouvoir via d'autre parti et alors avoir des coudées franches et être efficaces pour défendre le Québec?
    5- Le Bloc manque d'efficacité et n'apporte jamais de solution acceptable par le reste du Canada pour promouvoir le Québec, compte tenu que nous sommes toujours partie intégrante du Canada.
    6- Le Bloc empêche l'électorat d'avoir un lien direct du Québec avec le pouvoir au Canada.
    7- Malgré tous les efforts et tous les gestes faits avec application et détermination les partisans du Bloc même élus ne peuvent profiter des avantages du pouvoir à moins de se trouver des alliés voulant régler les mêmes problèmes.
    8- La stratégie décriée par plusieurs comme ne venant pas d'un cri du coeur n'est pas appréciée, si elle est trop rationnelle dit-on.... Donc le rationnel n'est pas admissible si l'émotivité ne vient pas colorer le choix.
    9- Être rationnel n'est-ce pas là la meilleure façon de gouverner et d'éviter les conflits raciaux, religieux, économiques, politiques etc, etc »

  • Claude Poulin
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 12h50
    On s'en doutait
    « Madame Beaudouin nous dit qu'elle s'apprête à voter pour le Bloc. On s'en doutait un peu! Ses arguments s'inscrivent dans une perspective personnelle qui ne manque pas de logique. Mais elle aurait pu adopter cette autre logique qui donnerait certainement de meilleurs résultats pour sa famille politique et ainsi redynamiser l'option souverainiste. Élisons un gouvernement conservateur, donnons une majorité au diable qui le dirige et attendons la catastrophe. L'histoire politique n'a-t-elle pas bien démontré que c'est dans ce climat politique exceptionnel de crise que la frange des fédéralistes mous penche pour la souveraineté, qu'il permet d'augmenter son pourcentage dans les sondages et dans les compagnes référendaires? Évidemment, c'est là la logique du pire. Et alors! Claude Poulin Québec/Sillery »

  • David Lépine
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 13h28
    en parlant de dinosaures...
    « "à quelle époque vivons-nous? Certainement pas dans le Jurassique de Stephen Harper alors que certains de ses candidats-dinosaures glosent sur le créationnisme" L. Beaudoin

    Et puis les conservateurs furent défaits et le météorite arriva et tua d'un seul coup tous les dinausaures ...sauf un, Mme Louise Beaudoin, celle qui a grandement contribué à amené le Québec dans la morosité politique et économique. Bravo Madame, vous êtes au moins fidèle à vous-même, prouvant encore une fois que seuls les fous ne changent jamais d'idée. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 13h38
    mais le bloc ne peu rien
    « Le bloc peu bien crier haut et fort pour l'application de la loi 101, contre le multiculturalisme, il peu dire tout ce qu'il veu, MAIS IL NE PEU RIEN FAIRE ET NE POURRA JAMAIS RIEN FAIRE C'EST UN PARTI CASTRAT.

    ON A PLUS DE CHANCE AVEC LES LIBÉRAUX. »

  • GERARD LAMONTAGNE
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 15h15
    Il faut faire et laisser braire
    « Madame Beaudoin, vous avez raison sur toute laligne. Moi aussi je voterai Bloc parce que je sais qu'Harper mène en despote et ne se laissera pas influencer par un député de son parti pour protéger les intétêts du Québec.

    Cet homme est dangereux et il a un agenda caché et il est aussi menteur que les autres politiciens.

    J'avais confiance en lui durant une période courte au début, mais j'ai changé d'idée rapidement quand je me suis aperçu q'il était le «puppet» de Bush.
    Madame Beaudoin, vous avez raison et dites vous bien que dans la vie, losrqu'on est convaincu de ses idées, «Il faut faire et laisser braire» »

  • Michel Dufour
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 18h29
    Canada à la dérive?
    « Mais que deviendrions-nous sans les grands humanistes Pagé et Trudel?

    C'est pathétique! »

  • Michel Galarneau
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 19h36
    Allo ici a terre.
    « Mais coudonc vous êtes tous ou presque atteint d'amnésie? C onservateur,libéral tous du même moule.Règlons une question pour toujours vous les federalistes du QUÉBEC UNE MINORITÉÉ,vous ne possèderai aucun atout dans votre jeux. Ils vous tolères un point c'est tout,c'est payant le Quebec,ne me parler surtout péréquation . »

  • Pierre Allard
    Inscrit
    mardi 30 septembre 2008 20h55
    Blqué, bloqui. bloquons Harper... mais pas trop
    « Non a une politique conservatrice et donc a un gouvernement conservateur majoritaire. Mais les pouvoirs quasi dictatoriaux d'un premier ministre au Canada exige tout de même que le poste soit occupé par autre chose qu'un fantome. Or nous n'avons de choix réaliste qUmetre Harper et Dion... donc voter Loc et barrer la route a Harper... mais ne pas aller trop loin et s eretrouver avec Dion en tête... ! Un temps pour l'alchimie...

    http://les7duquebec.wordpress.com/2008/09/08/stephen-harper-et-l%E2%80%99alchimie-populaire/

    Pierre JC Allard »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mardi 30 septembre 2008 21h14
    Les conservateurs
    « Je vais voter pour le Bloc moi aussi Madame Beaudoin. Mais je vais le faire à contre coeur. Je pense que le Bloc est un parti beaucoup, beaucoup trop à gauche, et je pense aussi qu'à bien des égards, les conservateurs ont raison.

    Il est grand temps pour le Québec de revenir un peu vers la droite. Il est grand temps que le Québec se place au centre droite. Je pense même que c'est urgent.

    La gaugauche au Québec s'amuse maintenant avec les États-Unis qui ont un (ou les deux) genoux par terre. Mais ce n'est que temporaire. L'économie américaine va se relever rapidement; vous verrez. Et les problèmes des États -Unis ne sont pas due à la droite, les problèmes sont due à un président, depuis 8 ans, qui n'est rien d'autre qu'un ''maudit'' voleur.

    Ce n'est pas la droite ça ... »

  • Michel Simard
    Abonné
    mercredi 1 octobre 2008 00h07
    À tous les anti-Québécois qui se disent "fédéralistes" mais sont en réalité louisianistes
    « Tous ces messages haineux des Anti-Québécois, incapables de respecter toute position qui vise à définir un avenir libre pour le Québec, en dehors du schème canadian, sont toujours obligés de recourir à des sobriquets - dont le navrant sépare pas mon Canada j'men va te mordre, en lieu et place d'une argumentation logique et raisonnée. Vraiment minable. Le niveau intellectuel des lecteurs du devroi ne vole pas haut quant à moi - doivent tous être devant leur Star Académie du groupe Queubeucor. »

  • renée legault
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 09h10
    Seigneur prend pitié....
    « Difficile de ne pas recommandé aux prières un homme qui se sent si seul. La démocratie devrait être aussi recommandée aux mêmes instances, car elle est faussée. De même qu'un avenir libre pour le Québec. Car avec des pensées aussi sectaires que peut-on espérer d'une personne si seule, au dessus de la mêlée, plus intelligente que ses contemporains qui ne pensent pas comme elle.
    Et la logique raisonnée d'une telle personne, arogante, sublime et accusatrice nous fait penser à nous - simples mortels - que jamais nous ne pourrons atteindre son niveau de compétence. Il m'apparaît que les dents de fédéralistes, contrairement à ce que M. Simard pouvait penser, ne sont pas les plus longues et les plus avides, il en donne lui-même la preuve. »

  • Mira Elvera
    Inscrite
    jeudi 27 novembre 2008 05h50
    Pour Gerry Pagé
    « Avec un tel nom, on peut s'imaginer pourquoi vous livrez une bataille interne avec vous-même. Si vous n'aimez pas votre identité Québécoise, rien ne vous empêche d'aller butiner ailleurs, puisque vous connaissez si bien la procédure. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
26 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009