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Comparaison des programmes électoraux - Environnement

Louis-Gilles Francoeur   29 septembre 2008  Canada
Le Devoir publie jusqu'à mercredi une comparaison par thèmes des programmes électoraux des principaux partis. Aujourd'hui: l'environnement.

Bloc Québécois

Le Bloc n'a pas de programme de gouvernement proprement dit parce qu'il sait qu'il ne prendra pas le pouvoir à Ottawa. Par contre, son «programme» contient des engagements, et surtout un énoncé de ses politiques qui donnent une idée de ce qu'il appuiera et de ce qu'il pourrait, à la limite, proposer au Parlement.

Le Bloc entend pourfendre les crédits d'impôt, subventions et aides fiscales de toute sorte que le fédéral accorde aux pétrolières de l'Ouest, et en particulier aux promoteurs des sables bitumineux. Cette mesure fait partie de sa stratégie d'appui à la réinsertion du Canada dans la lutte engagée par la communauté internationale contre le réchauffement du climat. Il s'engage à combattre par ailleurs toute mesure fédérale visant à «saboter les efforts de lutte contre les changements climatiques», ce que le Bloc n'a pas toujours fait aux Communes.

Le Bloc préconise une «approche territoriale» pour la bataille du climat, ce qui équivaut à assigner une cible au Québec et à lui laisser le choix des moyens pour l'atteindre, ce qui avait été fait avec succès dans le dossier des pluies acides, mais dans un contexte d'adhésion généralisé à l'objectif canadien de la part des grands émetteurs, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui dans le dossier du climat.

Le Bloc favorise aussi la mise en place d'objectifs de réduction en chiffres absolus, la mise en place d'un marché d'échanges de crédits avec une Bourse du carbone située à Montréal, une certification indépendante des réductions de GES de chaque entreprise, des normes sévères d'émissions pour les véhicules et leur étiquetage écoénergétique. Il favorise également l'essor de l'énergie éolienne et de la navigation commerciale, la bonification des programmes d'efficacité énergétique des bâtiments et même une augmentation de la production d'éthanol à partir de résidus forestiers, agricoles et domestiques.

Nouveau Parti Démocratique

Le NPD favorise l'approche Kyoto, soit un plafond d'émissions pour les grands pollueurs avec un marché d'échanges de crédits d'émissions. Comme Stephen Harper, le chef néodémocrate, Jack Layton, s'en est pris à la taxe sur le carbone de Stéphane Dion, ce qui lui a attiré des critiques acerbes du milieu environnemental.

Le NPD est cohérent dans son approche, car il a proposé, avec son projet de loi 377, d'obliger Ottawa à réduire nos émissions de 25 % d'ici 2020. Son projet de loi adopté par les Communes va sans doute mourir au feuilleton du Sénat à cause de l'élection. Il obligeait le gouvernement à décréter des objectifs intérimaires pour 2015 en accord avec ceux de 2020. Les néodémocrates proposent eux aussi de vendre les permis d'émissions pour financer la bataille du climat au moins pour les premières 70 Mt la première année avec accroissement du pourcentage des ventes de 20 % par année.

Le NPD a aussi traduit sa politique sur le climat dans une ambitieuse stratégie énergétique, plus élaborée que celles des autres partis qui semblent vouloir laisser le marché agir à l'intérieur d'une politique de contrôle des émissions.

Le NPD propose aussi de jumeler les politiques de lutte contre la pollution avec celle sur le climat, comme les autres partis d'ailleurs.

Parti Libéral du Canada

Le programme libéral est, avec celui du Parti vert, le plus complet sur le plan environnemental.

Les mesures proposées dans le volet sur les changements climatiques, le Tournant vert, auraient vraisemblablement permis au Canada de respecter ses engagements envers Kyoto s'elles avaient été mises en place en 2005. Ce plan, qui comprend un plafonnement réglementaire des émissions de gaz à effet de serre (GES) des grands émetteurs industriels, assorti d'un marché d'échanges de crédits, se double, comme dans plusieurs pays européens, d'une taxe sur le carbone afin que tous les secteurs économiques participent à l'effort de réduction, et non pas seulement les grands émetteurs.

La taxe verte, que les adversaires des libéraux ont caricaturée à des fins partisanes, permettrait au Canada d'amorcer rapidement une réduction de ses émissions de GES parmi les plus importantes du monde occidental. Actuellement, le Canada ne peut plus respecter les échéances de Kyoto parce que les conservateurs ont littéralement démoli le plan de réduction Martin-Dion de 2005.

Le plan libéral cible une réduction de 20 à 25 % des émissions canadiennes d'ici à 2020 par rapport au niveau de référence international, soit l'année 1990. Il propose la mise en place d'une taxe sur le carbone dès l'élection du gouvernement afin de lancer tous les secteurs de l'économie dans la bataille du climat. Cette taxe serait neutre fiscalement, c'est-à-dire qu'elle n'augmenterait pas les revenu de l'État avec validation par le Vérificateur général. Elle cesserait de s'appliquer aux grands émetteurs dès que leur plafond d'émissions aurait acquis sa valeur réglementaire, puisque cette mesure est encore plus sévère que la taxe. Le marché d'échanges de crédits serait conforme aux exigences de Kyoto et ouvrirait la porte des bourses internationales aux entreprises d'ici. Les permis d'émissions ne seraient pas gratuits, mais vendus aux enchères pour garnir de fonds les divers programmes relatifs au climat.

Le programme libéral est assez substantiel sur les autres fronts de l'environnement. On y retrouve un objectif éminemment novateur, soit la mise en place de normes sur l'«air ambiant» des villes, beaucoup plus exigeantes que les normes dites «à la cheminée» de l'usine. Il propose aussi une stratégie nationale sur l'eau, un raffermissement des politiques sur le contrôle des toxiques avec étiquetage obligatoire, des pouvoirs accrus pour Santé Canada et un objectif de protection de 50 % de tous les milieux naturels vierges, doublé d'un raffermissement de la politique sur les espèces menacées.

Parti Conservateur du Canada

Le programme conservateur se résume à deux pages sur son site Internet. La plus récente version propose de raffermir les amendes imposées à des pollueurs que personne ne poursuit parce que les normes sont trop peu sévères dans bien des domaines. La seule proposition tangible consiste à accroître les pouvoirs des inspecteurs environnementaux et le budget d'Environnement Canada de 25 millions par an.

Pour le reste, le PC renvoie les électeurs aux politiques mises en place depuis quelques années, soit ce «plan équilibré» que les conservateurs se vantent d'avoir adopté pour lutter contre le réchauffement et qu'ils présentent comme un des plus ambitieux de la planète. Mais les faits parlent d'eux-mêmes.

Stephen Harper continue d'accuser les libéraux de n'avoir rien fait pour le climat. Pourtant, dès son arrivée au pouvoir, c'est lui qui a taillé en pièces le plan Martin-Dion, mis en place après quatre années d'intenses consultations. Ce plan — controversé parce qu'il envoyait une facture de 10 milliards aux contribuables au lieu de l'envoyer aux pollueurs — avait cependant de fortes chances sinon d'atteindre les objectifs de Kyoto (6 % sous le niveau de 1990 entre 2008 et 2012), du moins de s'en approcher grandement.

Le plan Harper-Baird a plutôt placé le Canada en situation de rupture objective avec ses engagements légaux dans le cadre de Kyoto. Aucun objectif de réduction obligatoire n'a, en effet, été imposé aux grands émetteurs durant la phase de réductions légales 2008-2012.

Le plan Harper-Baird propose une réduction des émissions canadiennes de 20 %, comme le PLQ de Stéphane Dion, mais en dessous du niveau de 2006 et non à partir de 1990 (l'année de référence de Kyoto). La différence est énorme, car la stratégie conservatrice raye d'un trait de plume l'augmentation de 25 % des GES entre 1990 et 2006, que le Canada ne chercherait plus à effacer.

Le plan Harper-Baird se contente de stabiliser les émissions du Canada en 2010 autour de 750-775 Mt, ce qui est de quelque 40 % plus élevé que les objectifs de Kyoto. Cette augmentation déguisée en stabilisation serait essentiellement obtenue par les mesures mises en place par les provinces et cofinancées par Ottawa.

Les normes sur l'intensité des émissions que le plan conservateur prévoit imposer aux grands émetteurs en 2010 devraient elles aussi retrancher quelque 50 Mt par an, ce qui contribuerait à annuler l'accroissement dû à l'activité économique. Mais une grande partie des réductions prévues de l'éventuelle norme en intensité pourrait ne jamais se matérialiser parce que 70 % de ces réductions peuvent être effacées par un versement au fonds de développement technologique plutôt que de produire des réductions réelles.

Parti Vert du Canada

Ce petit parti, pour l'instant marginal, est à l'évidence celui qui propose un des programmes les plus substantiels en environnement. Mais ses chances de le réaliser ou même de pouvoir influer sur l'évolution des projets de loi dans le prochain Parlement sont assez minces.

Dans le dossier des changements climatiques, le Parti vert propose à peu près l'équivalent du plan des libéraux de Stéphane Dion, soit fondamentalement une taxe verte — plus élevée certes — et un jeu complet des règles de Kyoto, basé sur un plafond d'émissions et des échanges de crédits. Les objectifs du PVC sont un peu plus ambitieux, soit une réduction de 30 % des émissions d'ici à 2020, comparativement à 25 % pour le NPD, à 20 % pour les libéraux et 3 % à 6 % pour les conservateurs.

L'intérêt du programme environnemental des Verts réside dans sa prospection élaborée des solutions destinées à décarboniser l'économie d'un pays. Tout y est de ce que fournit la littérature écologiste, de l'écofiscalité généralisée aux programmes fédéraux-provinciaux harmonisés, les programmes d'infrastructures vertes, des transports plus écologiques, des bâtiments plus écoénergétiques et le développement des filières énergétiques vertes. Sans oublier les équipements ménagers, le stockage de carbone par les industries, par l'agriculture et la foresterie. Le PVC propose aussi d'éliminer toute subvention aux industriels du pétrole et du nucléaire.
 
 
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  • Lyse Marcott
    Inscrite
    lundi 29 septembre 2008 06h40
    Plan vert
    Les libéraux me semblent etre les plus apte à mettre en marche un plan vert, mais le problème est qu`ils ne semblent pas assez forts dans les sondages. Moi-meme j`hésite encore...Habituellement je vote Bloc ou vert, mais cette fois je pourrais voter libéral pour l`envirennement. Continuez à nous informer pour qu`on fasse le meilleur choix.
    LT

  • Samuel Boudreau
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 07h23
    Liberal Parti have a plan; PC isn't doing any good.
    Maintenant que tout les plans du côté environnementale sont clair, il me semble evident de que si on ne peut elire le PVC, le Parti Libéral possède lui aussi la volonté de changé les choses qui ne tournent pas rond.

  • Serge Manzhos
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 07h40
    folie
    Les politiciens agissent comme si la seule imposition d'une taxe sur le carbone produirait magiquement les technologies de réduction d'émissions. S'il y avait de telles technologies disponibles des aujourd'hui et qui seraient capables d'atteindre les cibles du législateur sans mettre en péril l'économie, mais que les companies étaient réticentes d'adopter sans de bonnes raisons, là il serait permit de penser à un plafond d'émission.
    Le problème est que il n'en existe pas aujourd'hui de telles solutions qui seraient économiques tout en réduisant les émissions d'un pourcentage énorme requis pour atteindre les objectifs de Kyoto.
    Le lendemain de l'introduction de ces taxes et de ces plafonds-la, le chemin pratique sera une combinaison des deux: (i) acheter les crédits, ce qui équivaut pour Canada à donner de l'argent pour rien à d'autres pays (qui veut veut encore combattre la pauvreté?) et continuer d'émettre presque autant et (ii) abandonner les secteurs qui produisent beaucoup de CO2, ce qui veut dire perdre un des avantages et des polices d'assurances les plus précieux qui soit que possède le Canada - son économie des ressources.
    Il faut regarder de près les limites du possible au niveau de la technologie, et ajuster les normes selon eux.
    Ni les libéraux, ni les verts, ni le BQ n'en veulent pas parler. Pourquoi personne ne parle du niveau de compréhension de ces enjeux que peuvent posséder leurs leaders? Un avec un MA en scie. po., l'autre de Dalhousie Law School et le troisième avec un BA d'un collège...
    Ils continuent de se vautrer dans la folie verte; deviner qui va payer les dégâts causés? Est-ce que ce seront les Dions et les Mays et les Duceppes qui personnellement vont perdre de l'argent et leurs jobs ou vous, l'électeur, et puis votre fils et votre fille?

  • andré michaud
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 08h31
    Oui au Plan Vert
    J'avais l'habitude de voter Parti Vert puisque aucun des deux grands partis n'avait de volonté écologique véritable. Avec le Plan Vert de M.Dion, voici enfin une chance concrète de voir un plan vert au pouvoir.Je crois que M.Dion est une personne très intelligente et intègre qui pourrait mener à bien ce beau projet de société plus verte.

    Mais les verts sauront-ils se rallier à M.Dion ou diviseront-ils leurs votes? Je crais que oui, et que les conservateurs prendront majoritairement le pouvoir pour enterrer à tout jamais Kyoto...

    et je devrai malgré moi me plier à la volonté démocratique des citoyens de mettre de côté l'environnement....car je parie que les citoyens préfèreront les baisses de taxes des conservateurs..Dans les sondages les citoyens se disent soucieux de l'ewnvironnement, mais passeront-ils aux actes dans l'isoloir?

  • Scott Mc Kay
    Abonné
    lundi 29 septembre 2008 08h57
    L'augmentation du vote vert influence grandement
    "Ce petit parti (le Parti vert du Canada), pour l'instant marginal, est à l'évidence celui qui propose un des programmes les plus substantiels en environnement. Mais ses chances de le réaliser ou même de pouvoir influer sur l'évolution des projets de loi dans le prochain Parlement sont assez minces."
    Voilà un énoncé facile et sans perspective aucune comme les journalistes de l'ancienne génération aiment nous en abreuver. Les partis verts à travers le monde travaillent d'arrache-pied depuis plus de 20 ans pour faire reconnaître l'importance de modifier nos modes de production et de consommation. Au sommet de Rio, il y a déjà 20 ans, les politiciens nous promettaient un virage majeur et rien ne s'est passé. C'est le vote pour les partis verts en Europe qui a finalement fait avancer les choses. Si le Canada est si en retard par rapport à la lutte aux GES, c'est notamment que le vote vert y a stagné. On doit à l'augmentation récente du vote vert l'avancement des plateformes environnementales dans tous les partis (ou presque).
    Si les journalistes s'ouvraient les yeux et arrêtaient d'ignorer et de dénigrer les Verts, leur influence serait encore plus grande. M. Francoeur, écoutez un peu les jeunes journalistes, vous avez l'expérience, eux ont l'esprit ouvert.

  • lise jacques
    Abonnée
    lundi 29 septembre 2008 10h38
    Votez pour l'environnement
    Votez stratégique pour que la majorité gagne!

    Il ya a un site;

    voterpourl'environnement.org

    ou on peut voir quels seraient les résultats si on vote intelligemment...

    Le site web offre de l'information à jour, comté par comté sur la façon de défaire Stephen Harper et ses politiques anti environnementales.


    SI NOUS DIVISONS LE VOTE SI NOUS VOTONS INTELLIGEMMENT

    CONSERVATEURS; 147 97
    LIBÉRAL; 76 109
    NPD; 34 46
    VERT; 0
    BLOC; 49
    IND; 2

    Ça vaut la peine d'essayer!

  • Maurice Monette
    Abonné
    lundi 29 septembre 2008 12h06
    La folie dont Monsieur Manzhos fait mention est dangeureusement présente parmi les hurluberlus(es) qui se présentent...
    Mais, ce qui est le plus troublant, c'est qu'on constatent que ces fanatiques de la rhétorique élactorale n'ont aucunement comme objectif de protéger la population contre les effets extrèmement néfastes de la disparition de la couche d'ozone, due à la production effrénée de Gaz-à-Effets-de-Serre / G. E. S. par l'industrie commerciale.

    Non ! Comme ces gens de peu de logique ne peuvent conceptualiser ce qui se passe vraiment présentement, ils / elles préfèrent lancer en l'air des promesses de bourse de carbonne et de pénalités monétaires imposées aux producteurs(es) de G. E. S., sans que ÇA n'ait pour autant d'effet sur leur production réelle qu'engendre leur Cupidité.

    Veut, veut pas, la seule et unique façon de réduire la production de G. E. S., c'est de réduire la productivité. Du même coup, on réduiraient aussi la sur-exploitation que Nous faisons des ressources de notre Biosphère, cette Terre qui était encore d'Émeraude avant juin 1989, avant que karol wojtyla alias jean-paul II n'abolisse la $aine (saine) LIMITE qu'il y avait à la cupidité humaine. Depuis, cette date fatidique, l'argent est devenu le seul objectif de la gent humaine et toutes les ressources de la terre ont été SUR-exploitées. Et, pour rendre encore plus effective cette SUR-exploitation éhontée de notre biome, puisqu'il n'y a plus de $aine (saine) Limite à respecter quant à la cupidité humaine, la Terre a été complètement dévastée. Pour ce faire, il a fallu produire beaucoup de G. E. S. et de plus, récolter une quantité déraisonnable de ressource ligneuse qui normalement, quand exploitée selon des plans qui respectent l'environnement, a un feuillage produisant cet ozone qui filtre les rayons du soleil et donc, Nous protégeait des rayons infra-rouges.

    Alors, que ce soit le programme électoral qu'on voudra, aucun n'aura le courage de proposer de redevenir plus sobres (raisonnables) dans notre recherche d'argent. Personne n'aura le courage d'expliquer qu'il faut réduire notre course à la richesse et apprendre à se satisfaire d'un montant maximum d'un (1) million de dollars, comme avant cette date de juin 1989...

    Je voudrais tellement que ce soit compris et qu'on aient la Maturité de se satisfaire de ce maximum pour freiner la $ur/ sur-exploitation que cette cupidité maladive engendre... La gent humaine est sa propre destructrice et rien ne semble pouvoir lui en faire prendre conscience. Quel DOMMAGE !

    Merci de votre ATTENTION & pauvre monde inconscient...!

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    Biologiste #939
    Grande Rivière

  • Guy Fafard
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 12h52
    Un beau cafouillage
    Les verts et le NPD sont complètement discordants de la réalité économique et leur plan vert comme celui des libéraux d'ailleurs ne peut que conduire à une faillite. Les nija et cobra les symbolisent assez bien.

    Les conservateurs sont surtout des défendeurs de l'Ouest. On doit leur reconnaître de vouloir protéger les territoires du Nord du Canada. Ils ont reconnu la nation québequoise du bout des lèvre, ce que les libéraux n'ont même pas voulu faire. Je comparerais le parti conservateur à un anaconda.

    Les libéraux se sont spécialisés en commandites pour conserver le pouvoir, ils ont été si longtemps au pouvoir qu'ils s'imaginent que le Canada leur appartient et qu'ils peuvent le manipuler à leur guise. Le boa géant les représente assez bien.

    Il reste le bloc, il tente de protéger le Québec bec et ongle à l'affut, sa tendance socialiste ne diffèrent pas vraiment de celle du NPD ni des verts malheureusement. Le bloc me porte à croire qu'il fait l'élevage de couleuvres; mais la couleuvre n'est pas dangereuse à Ottawa.

  • Tim Yeatman
    Abonné
    lundi 29 septembre 2008 15h46
    Et les OGM? Et le registre des ventes de pesticides?
    Pas un mot n'a été dit sur les organismes génétiquement modifiés, surtout les transgéniques, dans la comparaison des programmes électoraux des principaux partis en ce qui a trait à l'environnement. Pourtant, la génétique des écosystèmes naturels est menacée par les croisements avec ces animaux et ces plantes inventées par l'homme.


    Espérons que le sujet des OGM apparaitra dans la section agriculture, ou alimentation, ou consommateurs: il faudra bien que les OGM soient identifiés comme ingrédients dans les aliments que nous achetons, et ceci inclus les viandes provenant des bêtes alimentées avec des moulées, d'après moi.


    Sans l'étiquetage des OGM, tous ceux qui mangent bio ou qui se soucient de leur alimentation risquent fort de voir leurs sources de provisions de proximité se faire contaminer. De même pour les poisons communément appelés pesticides: qu'on n'en connaisse pas la quantité vendue au Canada est bien un signe que ce sont les grosses corporations comme Monsanto qui mènent le monde.

    Johanne Dion
    sur le courriel de mon conjoint
    Richelieu, Qc

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 18h34
    Wall Street & Bay Street
    Au rythme que la débâcle se réalise sur les marchés financiers, le Canada n`aura pas à se préoccuper de pollution. L`industrie des ressources naturelles fera face à bien des fermetures. L`exploration au passé et l`univers plus vert. L`activité économique assure le progrès social mais elle est fragile. Cette campagne électorale nous convoquent à un festin vert mais la réalité est bien différente. Serait-il possible que ces leaders politiques commencent à parler d`économie d`abord et avant tout?

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