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Burnout politique

Denise Bombardier   27 septembre 2008  Canada
La campagne électorale canadienne suscite trop d'indifférence pour que l'on ne soit pas alerté de la situation. Toutes les raisons du monde ne sont pas suffisantes pour accepter un tel affaissement de la pensée politique. Comprend-on bien que nous payons le prix du dénigrement systématique, et ce depuis plusieurs années, de l'institution politique et des politiciens? Les embûches pour recruter des candidats valables semblent insurmontables et l'on se demande où cela va s'arrêter.

Qui veut faire de la politique active de nos jours? Qui a envie de plonger dans l'arène médiatique? Qui peut supporter le regard méprisant et dans le meilleur des cas amusé de citoyens qui trouvent aussi l'occasion de se défouler des frustrations de leur dure vie? Qui est assez fort pour passer outre les critiques vitrioleuses des uns, les dénonciations démagogiques des autres, lorsque ça n'est pas les trahisons de leurs pairs?

Dans les dernières années, on a assisté à un affaiblissement de la solidarité et de la loyauté partisane, lesquelles peuvent avoir des aspects détestables, mais demeurent essentielles à la vie militante. Qui veut prendre le risque de livrer sa vie personnelle et familiale aux potineurs professionnels, semeurs de rumeurs et parfois fossoyeurs de réputation? Qui peut consentir à vivre dans un aquarium permanent, corvéable sept jours par semaine, le lot des députés dans leur comté surtout en dehors des grandes villes? Qui donc dans nos sociétés est prêt à travailler sans un minimum de respect et bien sûr sans attendre une quelconque reconnaissance?

La plupart de nos grandes figures politiques du passé, y compris Jean Lesage, René Lévesque et même Pierre Elliot Trudeau, n'auraient pas réussi le test de l'opinion publique de l'ère du politiquement correct. Jean Lesage se présentait en chambre sous l'influence de l'alcool, René Lévesque pouvait séduire une femme sans trop de manières alors même qu'il était en fonction officielle et Pierre-Elliot Trudeau rembarrait publiquement les importuns; quant à la vie amoureuse de ce dernier, avant son mariage, elle ne s'embarrassait guère des conventions d'alors dans la capitale fédérale et ses facéties antiprotocolaires ne passeraient plus la rampe. De nos jours, il semble qu'on apprécie les ternes comme Harper, les prévisibles comme Duceppe, les jovialistes comme Layton. Et le Parti libéral nous a fait cadeau de Dion, le besogneux.

Ce sont donc les qualités pour faire de la politique qui ont changé. Les fortes personnalités, les flamboyants, les anticonformistes, les excessifs n'ont plus la cote. À trop vouloir être consensuels dans les médias, on finit par évacuer toute pensée originale. En donnant préséance à l'image, en la sacralisant, on sacrifie l'essentiel, c'est-à-dire les idées sans lesquelles la politique n'est plus qu'un terrain de jeu pour ambitieux doués du sens du marketing ou pour illuminés porteurs d'un message quasi évangélique.

Le ras-le-bol face aux politiciens chasse les candidats sérieux tentés par cette expérience unique de contribuer au mieux-être collectif, et laisse le champ libre aux aventuriers peu doués en quête d'un pouvoir illusoire et de cette vaine gloire dont a parlé Andy Warhol. Ces nouveaux politiciens provoqueront inévitablement l'ire des citoyens et c'est ainsi que l'on glissera toujours davantage selon le principe d'action-réaction.

Jusqu'où va-t-on régresser avant qu'un sursaut s'empare d'une opinion publique éclairée? Attendra-t-on l'arrivée d'une Sarah Palin canadienne pour comprendre que nous sommes tous responsables de la désaffection de la politique active par nombre de gens honnêtes, compétents, habités avant tout par une vision sociale plutôt que par une envie de triomphe personnel?

Il n'y a pas de nostalgie à affirmer que les temps sont rudes pour les citoyens qui voudraient croire à la capacité de la politique à changer les choses. Si l'on ne croit plus à la démocratie représentative, aux partis politiques, aux institutions gouvernementales, aux politiciens en tant que porte-parole de ce que nous sommes, à quoi pouvons-nous nous raccrocher? Si les meilleurs d'entre nous, les altruistes, les porteurs d'espoir, ne sont même plus tentés par la politique à cause du dénigrement dont elle est l'objet, à cause aussi de la façon triviale dont elle est trop souvent traitée par les médias et dont ils deviennent eux-mêmes prisonniers par la force des choses, nous sommes condamnés à subir ceux qui souhaiteront nous gouverner à leur profit.

Il faut se faire violence pour s'intéresser à cette campagne électorale où une majorité d'électeurs choisira son candidat préféré par défaut. C'est tout de même déprimant de vivre une campagne électorale comme un pensum. Et d'observer les politiciens qui jouent la conviction sans conviction. Le burnout politique nous atteint tous. Hélas!






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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 27 septembre 2008 07h11
    Je pense à Yvette et j'en ai l'oeil qui s'humecte !
    « Mme Bombardier attaque avec du cliché:
    «La campagne électorale canadienne suscite trop d'indifférence pour que l'on ne soit pas alerté de la situation.»

    On dirait qu'elle débarque de la planète Mars et qu'elle lance son cliché, sans s'apercevoir que celui-ci, même s'il a toujours été assez vrai dans les campagnes électorales passées, ne correspond nullement à la réalité de cette campagne-ci.

    Mme Bombardier parle d'un «tel affaissement de la pensée politique».
    Avec le courage de Don Quichotte qui se battait éperdument contre les moulins à vent, elle prend sa plume la trempe dans sa grande sagesse et tente de corriger la situation que cette population vile et servile fait prévaloir. On ne peut que la remercier !

    S'en suit une démonstration qui tirerait des larmes aux plus insensibles. Même moi, j'ai eu l'oeil humecté et la gorge serrée quand j'ai lu: «Qui peut supporter le regard méprisant ...? Qui est assez fort pour passer outre les critiques vitrioleuses des uns, les dénonciations démagogiques des autres, lorsque ça n'est pas les trahisons de leurs pairs?»

    Mme Bombardier nous démontre, en quelque sorte, sa «loyauté partisane», même si, bien sûr, elle a «des aspects détestables», mais qui sont «essentielles à la vie militante.»
    Elle poursuit en nous faisant verser une autre larme et complètement humecter notre mouchoir: Livrer sa vie aux potineurs, vivre dans un aquarium, 7 jours sur 7 à la corvée, vivre avec peu de respect et pratiquement sans reconnaissance !
    Des propos qui nous atteignent directement la fibre sensible et qui vont droit au coeur !

    Mais la campagne dans tout ça?
    Vous savez, celle qui ne suscite qu'indifférence?

    Heureusement, des noms de personnages actuels ont été cités et ces personnes ont même été qualifiées.
    Mais quand Denise dit: «les meilleurs d'entre nous, les altruistes, les porteurs d'espoir, ne sont même plus tentés par la politique à cause du dénigrement dont elle est l'objet», j'ai eu la nette impression qu'elle parlait d'elle !

    «Il faut se faire violence pour s'intéresser à cette campagne électorale»

    À lire ce texte, on comprend cette phrase. On constate aussi que Mme Bombardier ne s'est pas fait suffisamment violence pour nous parler vraiment de la campagne actuelle. Elle se cantonne dans son passé, la bonne et belle époque, s'il en est une, et entonne son refrain "du meilleur avant".
    Bien oui, c'était meilleur avant, les gens étaient polis, bien élevés, bien habillés, et nos politiciens étaient plus allumés avaient plus d'idées et de colonne vertébrale.
    Bien oui, c'était meilleur avant ! Mais, on s'en fout. Que voulez-vous (comme dirait un de ces bons du passé), "que voulez-vous, nous vivons le présent, pas le passé. Et nous sommes pris avec nos problèmes du présent.

    Nous avons subi 30 mois (est-ce seulement 30 mois? Ça m'a paru une éternité et j'ai l'impression que notre société a reculée d'une décennie!), 30 mois de gouvernement réactionnaire, réformiste, militaire et sanctifié par God lui-même. Quiconque a subi ce gouvernement ne peut rester indifférent et je crois que cette campagne, contrairement à ce que dit de façon clichée Mme Bombardier, ne laisse pas grand monde indifférent.

    Je ne me souviens pas d'une campagne où l'on a parlé d'échange de vote, de tous contre X, et de lutte aussi intense entre une vision de droite et une vision plus à gauche. D'ailleurs, ici, avant, droite et gauche, on savait que ça existait, mais sans trop savoir ce que chaque direction représentait vraiment. Aujourd'hui, après 30 mois d'enseignement intense de la part d'un professeur en droite extraordinaire, j'ai nommé Stephen Harper, les gens sont devenus plus sensibilisés et mieux renseignés sur les dangers de se rendre vers l'extrémité d'une de ces directions.

    C'est la campagne électorale fédérale où il y a le moins d'indifférence. Les gens de droite s'agenouillent devant cet être pur et dur (Stephen, bien entendu) qui mettra le bien en place et la prière au service de l'Économie, et les gens ayant des valeurs plus nuancées, plus humaines, comme celle de la liberté, de l'équité et de la paix, craignent, avec raison, cette dérive militaire et religieuse.

    Mme Bombardier aurait pu se faire violence avec plus de brutalité et aurait pu nous renseigner sur sa vision sociale. Craint-elle un Harper tout-puissant?
    Ou, craint-elle ces fous de la gaugauche?

    Pour qui donc va-t-elle voter? Pour ce divin gouvernement Harper, le seul qui peut, avec acharnement, envers et contre tous, nous ramener dans ce délicieux passé où l'eau bénite n'était pas ridiculisée et les gens étaient polis et bien mis ?

    Ah ! Ce merveilleux passé, cette époque où la femme savait prendre sa place et où les hommes étaient des vrais zommes. Ah! Ça nous rend nostalgiques tous ces bons souvenirs! Je pense à Yvette et j'en ai l'oeil qui s'humecte !



    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    samedi 27 septembre 2008 07h40
    Les Québécois votent avec leurs pieds
    « Ne généralisons pas. La campagne électorale suscite peu d'intérêt au Québec, parce que tout débat de société y est coincé dans un affrontement stérile entre des idéologies rigides, libéralisme versus état-providence, ou fédéralisme versus souveraineté. Il n'y a pas de place pour une discution rationnelle. Alors les éléments les plus dynamiques... votent avec leurs pieds. Un peu comme dans les Maritimes. La situation est fort différente dans le reste du pays. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 27 septembre 2008 08h32
    Pour être politicien
    « Pour réussir en politique, il faut dire le moins possible le fond de sa pensée, si on est pas d'accord avec certaines lignes du Parti, il faut se taire et ne pas brasser la cage. Il faut prévoir des moyens de récompenser ceux qui ont contribué financièrement à la campagne électorale ainsi que les volontaires, il faut s'attendre à être un héros une journée et un zéro le lendemain.Il faut être prêt à se faire manipuler par tous les groupes de pression, suivre la ligne du Parti sans trop poser de questions .À moins d'être une vedette incontournable, il faut être prêt à renoncer à ses principes.Rares sont les politiciens qui réussiront vraiment à changer les choses, parce que les changements sont toujours matière à controverse, et des controverses, il n'en faut pas trop, si on veut survivre.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 27 septembre 2008 08h39
    Un surplus de fatigue de voyage ?
    « Vous exagérez Mme Bombardier. Le seul chef de parti fédéral qui n'est pas à sa place est...M. Dion. Les sondages le confirment. Un Dion vindicatif et haïssable dont la grande qualité pour le ROC était sa capacité à mettre le Québec à sa place dans la fédération pour qu'il y reste tranquille. Tout doux le petit mouton de la St-Jean québécois, papa ROC veille aux grains à Ottawa.

    Messieurs Duceppe, Harper et Layton font très bien leur travail, aussi bien que leurs prédécesseurs...me semble. »

  • Stéphane Martineau
    Abonné
    samedi 27 septembre 2008 08h43
    Une problématique complexe
    « Le mépris pour les politiciens est un problème particulièrement complexe où nous portons tous une part de responsabilité : les politiciens eux-mêmes qui nous ont si souvent trompés ou répété qu'il n'y avait rien à faire puisqu'il fallait s'«adapter» à la mondialisation (pas le choix); la population en général endormie par des décennies de confort et d'abord soucieuse de sa santé et de son pouvoir d'achat; la culture québécoise aussi, encore influencée par un vieux fond chrétien qui se méfie comme de la peste de tout ce qui pourrait ressembler à un peu d'intellectualisme «éclairé» (on a les politiciens qu'on mérite diraient certains). Bref, nos démocraties traversent une phase difficile parce qu'elles ont atteint une certaine maturité ...à nous de les régénérer en ne cessant pas de publier de bonne chronique (merci Mme Bombardier) et de bons journaux (chapeau bas Le Devoir) ! »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    samedi 27 septembre 2008 08h43
    Pas seulement en politique
    « On peux facilement faire le même constat »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 27 septembre 2008 08h52
    Bof...
    « Votre analyse souffe de la meme pauvrete intellectuelle que vous denoncez. Pas etonnant, une opinion d'une femme ordinaire ne refait pas le monde. »

  • BERTRAND LEGER
    Inscrit
    samedi 27 septembre 2008 09h25
    Le salaire !
    « Je me lancerais en politique fédérale pour une chose : le salaire ! Un député reçoit plus de 150,000$ par année comme député et une très bonne pension après six ans comme député !
    Ma vie privée n'intéresserait pas longtemps les fouineux en mal de scandales ou de potins juteux !
    Un seul hic : se faire élire... »

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    samedi 27 septembre 2008 10h15
    Les partis politiques sont des éteignoirs d'idées
    « Quel est l'intérêt pour un individu qui a des idées et des convictions de se soumettre à la ligne d'un parti? Quel intérêt avons-nous, en tant que citoyen, de voter pour des partis qui s'affronterons durant tout leur mandat, durant lequel ils sont sensés voir à la bonne gestion des intérêts collectifs? Pourquoi avons-nous besoin de confrontation plutôt que de coopération pour prendre des décisions qui nous concernent tous? Serait-ce que nous voulons en faire un spectacle? Je comprends que les partis soient nécessaires dans les sports de groupe, parce que le but premier est la confrontation, mais est-ce que le but premier de la politique est vraiment la confrontation? Si oui, pourquoi l'entreprise privée ne ferait-elle pas la même chose en scindant leur conseil d'administration en deux ou trois, histoire d'y mettre un peu d'éclat? Comment se fait-il qu'en se donnant une instance suprême (l'ONU) les États n'ont pas pensé à y introduire des partis? Serait-ce qu'il tienne mordicus à leur droit de parole? Serait-ce qu'aucun de ces État n'est prêt à diluer ses idées au profit d'un parti? Serait-ce finalement que nos gouvernements nous prennent pour une bande de caves, d'où la nécessité des partis pour nous offrir le « prêt à penser »? Enfin, comment se fait-il qu'aucun média ne remet en question la présence des partis politiques? Serait-ce qu'ils seraient les premiers bénéficiaires de ce spectacle de diversion? »

  • Roger Dion
    Abonné
    samedi 27 septembre 2008 11h04
    Si les médias et les journalistes étaient plus neutres et respectaient plus les clientèles
    « Peut ètre si les médias, étaient moins partisans,s ils respectaient plus leurs clientèles ,par des reportages et enquêtes, plus approfondis et honnêtes, les gens seraient mieux informés, des manipulateurs d images,qui nous montrent un HARPER complaisant, franc, fort, tous les qualités qu il n a pas.
    LES MÉDIATS sont il tous vendu a sa cause.
    Quand les journalistes vont ils, le dénoncer car cet homme est tout le contraire de cet image,/il est menteur, froid, sans pitié, faible qui n a confiance a personne, meme a ses ministre./Un homme qui ne respecte pas les lois, que lui meme a fait voter.
    Un homme qui va reconduire son jeune enfant a l école, lui donne la main, /plutôt que lui faire un câlin/,la semaine suivante, nous le voyons pousser, le carrosse d une électrice,un bébé dans les bras, si se n est pas de la fausse représentation et rire des gens.
    Non depuis le début, de cet élection ,tout ce qu on voit et entend, salir les gens de l oppositions /DION n est pas si, n est pas ca.
    Avec ses défauts, il y a une chose, il est franc honnête ,il donne l heure juste, quand les journaliste vont le dire, non je ne suis pas libéral ,mais je suis juste avec un homme,qui donne l heure juste au gens, car les économistes appuient son plan.
    Sur DUCEPPE la meme chose /il a un cheveu mal placé,il ne finira pas son mandat, il a tel montant de salaire, il va avoir tel pension,/ oui il a représenté, comme chef de parti LE QUÉBEC/avec franchise et honnêteté ,il a droit comme tous les autres, a son salaire, et sa retraite, comme le chef des démocrates LAYTON a droit a son salaire et sa pension.
    POURQUOI les journalistes, plutôt de se pencher sur des stupidités comme ca, ne fouille pas les vrais choses .
    Pour contredire les idées, de extrême droite ,/de l ancien REFORM PARTY DE HARPER/ des idées rétrogrades de ses gens ,qui on droit a leurs idées ,qui ne sont pas les nôtres.
    Que HARPER a dit / je vais passer mes lois meme minoritaire /avec 38%ou 40% des votes, donc 60% des gens ne sont pas d accor avec ses lois, voila la démocratie de cet HOMME .
    Ses lois ,sont d un importances ,les jeunes de 14 ans en prison, sur l avortement,les artistes, KYOTO, argent aux pétrolières etc.
    Non HARPER n est pas démocrate il faut le dénoncer .
    ROGER MONTREAL »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    samedi 27 septembre 2008 11h54
    J'ai le burnout de toutes les Denises Bombardier...en politique
    « Le discours politique, les fausses promesses, les pots de vins invariablement présents sous toutes les formes, les élections provoqués comme on provoque un accouchement, les fausses couches, les bébés mort nés, les avortements politiques : passe encore. Mais ils sont magnifiés, examinés, radiographiés, catalogués, chaque politicien défunt dans son pot de formol. Ils nous sont décortiqués, cuisinés, rehaussés d'épices et de fines herbes, chauffés, réchauffés, resservis, reconduits, ré interprétés, jusqu'à l'éclatement de la rate, jusqu'au blocage de canal cholédoque, jusqu'au bouchon fécal.

    Madame, depuis des années vous êtes un passe-vite, une pousse purée, un dispositif tubulaire de gavage. Je sais, vous avez besoin d'écrire un papier pour gagner votre vie. Mais à force de nous remplir comme des jarres de réserve, vous nous demandez par surcroît de vous dire pourquoi nousd n'en pouvons plus. Relisez-vous madame depuis 20 ans et vous comprendrez tout. »

  • Denis Simard
    Abonné
    samedi 27 septembre 2008 12h01
    La démocratie à outrance
    « À vouloir aller trop loin dans la démocratie :
    tout le monde a le droit à son opinion
    on doit tenir compte de l'opinion de tout le monde avant de faire quoi que ce soit,
    tout le monde finit par ne rien faire surtout les politiciens qui ont peu de poigne
    ou qui ont les intérêts politiques de leurs intérêts (veulent demeurer le plus longtemps possible dans le circuit. Il arrive ce qui arrive présentement, un désintérêt marqué pour la chose politique. Madame Bombardier a bien raison. Toutes les villes n'ont pas un maire comme à Trois-Rivières qui l'intention et la ferme intention de faire avancer et passer les projets qu'il voit profitables pour sa ville et la région de la Mauricie. Sa grande qualité est de prendre les décisions qui s'imposent ou de les faire prendre par le conseil de ville même si ça ne plaît pas à un certain nombre de citoyens. DS »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 27 septembre 2008 12h08
    BOF (Montoya)
    « "Votre analyse souffe de la meme pauvrete intellectuelle que vous denoncez. Pas etonnant, une opinion d'une femme ordinaire ne refait pas le monde." (Montoya)

    Où avez-vous bien pu dénicher cette phrase, ti-père. Sur vos sites de copier-coller.

    C'est que, voyez-vous ti-père, ça prend un certain Q.I. pour comprendre et apprécier certains articles; ce qui ne semble pas être à votre portée, si on en juge par vos commentaires.

    C'est connu, certains, comme vous, dénigrent souvent ce qu'ils ne comprennent pas, surtout lorsqu'ils se sentent dépassés par une femme!!!!! »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 27 septembre 2008 12h21
    @serge charbonneau
    « Comme d'habitude, la sagacité de votre commentaire m'émeut et me tire des torrents de larmes des yeux.....

    Privilégiés sommes-nous de pouvoir bénéficier de votre esprit critique; sans quoi, certaines choses échapperaient sans doute à notre conscience primaire! »

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 27 septembre 2008 14h45
    Tout le monde en parle
    « Je constate qu'il s'émet plus d'idées intéressantes à une émission de Tout-le-monde-en-parle (décriée par plusieurs) que dans tout ce qui s'écrit dans cette chronique et dans les commentaires qui s'accumulent. Ceci dans un quotidien aussi sérieux que Le Devoir.

    Pourtant dans un petit bijou d'éditorial de ce jour, Marie-Andrée Chouinard met en évidence l'élément central de cette campagne électorale qui devrait empêcher tout-un-chacun de répéter, comme des moutons, que cette campagne est plate. L'enjeu est plus important qu'il ne l'a été au cours de plusieurs campagne passées.

    Ce n'est pas d'argent dont il est question dans cette élection. Il s'agît de savoir si nous voulons que ce qui se perçoit à peine, et il faut bien y regarder pour le comprendre, se poursuive durant quatre et peut-être cinq autres années: Le manque de respect pour les artistes, les restrictions imposées aux femmes dans les choix qu'elle doivent faire, le laisser-faire dans le domaine de l'environnement, le traitement drastique et irréversible des jeunes délinquants, le choix et la taille des subventions accordées par le fédéral, dans tous les domaines, laissé aux bons désirs des ministres, les controles de la qualité de la nourriture laissés aux bonnes attentions des entreprises, etc, etc... »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 27 septembre 2008 14h52
    Burnout
    « Je ne pense pas que vous ayez raison Madame Bombardier. Je pense au contraire que la campagne fédérale actuelle a beaucoup l'intérêt de la population.

    Je pense que beaucoup de cet intérêt est dû au très fort et très efficace leadership de Monsieur Harper.

    De toute évidence, Monsieur Harper n'est pas une personne à se faire dicter sa conduite par les journaliste, par les groupes de pressions, par l'opinion publique, etc. Et, à mon avis, il a parfaitement raison d'être comme ça.

    Et, à mon avis, c'est justement ça qui insite l'électorat à s'intéresser beaucoup à cette élection.

    Que l'on soit d'accord avec Monsieur Harper, ou en désaccord avec lui, son très fort leadership ne laisse personne indifférent, et c'est excellent pour la démocratie ; la vrai démocratie.

    À mon avis, ça prendrais beaucoup plus de leader comme Monsieur Harper en politique.

    Vous avez tort Madame Bombardier, et comme preuve, je vous dit qu'il y aura un taux de participation très élevé aux prochaines élections ; vous verrez ...

    Alors, j'invite toutes les personnes de grande valeurs que vous décrivez dans votre texte, Madame Bombardier, de s'intéresser à la chose politique, de se présenter aux élections, etc. Mais ces personnes de grandes valeurs que vous décrivez, doivent se respecter eux même avant tout, et avoir une vrai épine dorsale ; et ne pas être des lavettes et des mous comme il y en a tant actuellement en politique ...

    La vraie démocratie en sortira alors gagnante. Je suis très optimiste que ça arrivera bientôt ... »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 27 septembre 2008 14h57
    Bof madame Chouinard.
    « Vous auriez pu au moins nous offrir l'adresse de mon « copier-coller », cela aurait été plus drôle (j'ai essayé). Cela démontrerait une fois pour toute que vous ne délirez pas à chaque fois que je mets mes petits taches d'encre électronique sur ce site. D'ailleurs, vous avez du mal à comprendre les autres commentateurs car vous ne leur dites rien. Et pourtant, ils ne sont pas plus tendres. Faites Google. Etre con ne me dérange pas du tout. Ca donne de la chance pour évoluer. L'inverse est plus difficile. Votre langage sexiste est de mauvais aloi et sans intérêt pour le sujet qui nous occupe, i.e. la bêtise intellectuelle de madame Bombardier. Il n'y a qu'a feuilleter ses ouvrages, la voir a Apostrophe (du temps jadis. Ce qui fait nous décrire qu'elle est loin d'avoir pris du poil de la bête intellectuelle), la lire dans ce journal. Cela suffit. Une pensée intellectuelle réfléchie et analytique (Arendt par exemple, Chiapello, Malibou, Zambrano, Chalier, Weil etc. à votre Google chère madame Chouinard comme pour Wagner et ses écrits.) pas la mienne, je suis un « ordinaire », je ne suis qu'un point juste bon a lire des conneries et a faire des petites croix sur un bulletin de vote. Je ne suis plus journaliste moi, que voulez-vous. Cela se remarque facilement l'indigence pourtant. C'est parce que nous volons sous d'autres cieux d'exigences et de recherches que nous nous apercevons que ses doxanalyses sont d'un vide a mourir de vertige bien avant de toucher le fond de l'abîme au bord duquel elle nous fait aller. C'est dangereux voire irresponsable. Alors, dire que c'est parce que c'est une femme qui a écrit ce papier, c'est friser le sexisme que vous dénoncez. Mais vous ne pouvez guère faire plus car la vie intellectuelle a des exigences qui me semblent vous dépasser. J'ai hâte de lire vos commentaires concernant les autres commentateurs mais seriez vous copine avec l'honnêteté ? Bon week-end. »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 27 septembre 2008 15h03
    Raymond Chouinard vs Yvon Montoya
    « De toute évidence, Raymonde Chouinard est en amour avec Yvon Montoya ( ti-père comme elle l'appelle).

    Alors, Madame Chouinard et Monsieur Montoya, SVP, prenez dont vos courriels personnels bien en note mutuellement, et correspondez dont en privé.

    Ça va libérer cette tribune de vos petites attaques personnelles insignifiante, et laisser de la place pour des discussions un peu plus sérieuses ... »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 27 septembre 2008 20h27
    Mme Chouinard, M. Lafond a bien raison !
    « M. Lafond a bien raison, lorsqu'il parle de Mme Chouinard.
    Elle m'envoie constamment des mots doux qui me vont droit au coeur et je l'en remercie sincèrement.
    Mais je constate que son propos ne concerne en rien l'écrit de Mme Bombardier. On pourrait même lui reprocher d'être hors sujet.

    Mon adresse courriel est toujours bien en vu près de ma signature.
    C'est en grande partie pour elle que je l'écris, mais, force est de constater, qu'elle en fait fi !
    Ce qui fait que la section réservée pour les commentaires concernant l'article, se trouve occupée par des messages très personnels.

    Mme Chouinard, si votre écrit ne concerne que ma petite personne, suivez donc la suggestion de M. Lafond et utilisez mon adresse personnelle. Je ne vous répondrai que plus chaleureusement.

    Merci

    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: Merci pour votre mot Mme Chouinard. Malgré que notre correspondance soit publique, je vous embrasse !
    Serge
    xxx »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 27 septembre 2008 20h50
    Les Grandes figures politiques
    « Madame Bombardier, un politicien charismatique n'est pas synonyme nécessairement de grand politique. Voulez bien me dire en quoi P.Trudeau s'est avéré être une contribution positive pour le Québec et même pour le Canada. Notre René Lévesque national avec tout le respect que je lui dois par sa sincérité et son réformisme partiellement révolutionnaire s'est déterminé comme le plus fort de nos politiciens tout en sachant retenir l'attention des gens. Toutefois plusieurs penseurs ces dernières années ont remis en question sa capacité de transmission d'une forte autorité, cette autorité forte de sa présence qui donne confiance et qui dégage une forte impression paternelle sans être autoritaire. Si Trudeau laisse à la postérité une image franchement négative, lui il le doit bien à un certain nombre de ses pratiques et politiques autoritaires bien reçues au Canada parce que faites dans le dos des Québécois.

    Deux expériences ici de politiciens charismatiques qui dans les faits ne se sont pas traduites globalement par de grandes avancées pour les citoyens. Donc bien attention à l'idéalisation de "nos grandes figures politiques du passé". À leur époque respective, chacun de ces politiques ont aussi rencontré des embûches sans trop savoir comment réagir.

    En complément, faut faire attention aux débordements sentimentaux en analyse politique, la description martyre de la tâche de député est tout à fait abusive. Et en ce qui regarde l'intérêt pour cette élection de par le trouble d'un agenda caché réformiste conservateur, plusieurs ne vous suivent pas dans cette idée qu'elle serait la plus ennuyeuse présumée.

    Quant à vos détracteurs qui n'hésitent pas à tremper leur plume électronique dans de l'arsenic contre vos écrits. Il faut reconnaître que votre personnalité publique tranchante y est sans doute pour quelque chose afin de comprendre chez les intervenants un tel étalage d'aigreur et d'hostilité contre vous. Dans un certain nombre de cas, ils témoignent d'un acharnement haineux qui va beaucoup trop loin. »

  • Mireille Des Rochers
    Inscrite
    dimanche 28 septembre 2008 00h20
    C'était mieux avant!!!
    « Donc ce qu'il nous faut c'est un alcoolique, nombriliste ou qui va chez les prostituées...comme dans le bon vieux temps!!!
    Désolée mais on a évolué et n'en déplaise à mme Bombardier, on a de la considération pour un politicien qui avance de bonnes idées et qui a du respect pour les autres et pour lui même.
    Ce n'est pas parce que les députés québécois ou les hommes québécois en général ont des principes et une certaine élégance qu'il faut les dénigrer parce qu'ils n'ont pas les défauts de Trudeau ou René.
    Je crois qu'aujourd'hui ont préfère des représentants qui projettent une image noble d'eux mêmes, liée à de bons projets politiques. »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    dimanche 28 septembre 2008 14h49
    Réponse à un couriel de remerciement
    « Merci pour vos bons mots Martin.
    A vrai dire, je n'ai rien contre Denise Bombardier mais
    sa façon de s'offusquer constamment, de se poser en tant
    que clarificatrice de conscience, de jouer et sur jouer à la grande dame
    m'agace et de temps en temps je lui fait savoir.

    La politique n'est pas propre. Elle l'est de moins en moins.
    Nous le savons tous et nous en sommes écoeurés plus
    souvent qu'autrement. Alors elle arrive en talons hauts
    et se pose en docteur plombier en jouant dans le renvoi
    d'égoût et semble s'étonner de ce que nous savons qu'elle sait déjà
    en tant que citoyenne. Elle vit dans le même pays et espace temps :
    elle n'arrive tout de même pas d'une nouvelle planète pour nous
    répéter ce que nous constatons à chaque jour. Ce petit jeu devient
    l'écoeurement par dessus l'écoeurement. Et excusez moi pour l'extrême
    vulgarité de la phrase qui suit : le vomi réchauffé et re servi en plat de résistance.

    Pierre »

  • Pierre Gauvin-Évrard
    Inscrit
    lundi 29 septembre 2008 11h28
    'Vox Populi', pourquoi sa 'solidarité ne suit pas ? ... Une vessie ou une lanterne ?
    « ... Qu'on me pardonne ou non, je m'en fous, de maudire toute une donne que de prendre, quel mépris !, la 'Vox Populi' pour une conne et une couillonne ! Je m'en étonne... 'La connaissance du réel est une lumière qui projette toujours quelque part des ombres.', Gaston Bachelard, extrait de 'La Formation de l'esprit scientifique' (1938). ... Ça me chiffonne la couronne qui en grisonne... Il faut que je m'ordonne, que je fonctionne, et, en plus y'a Pierre Bourdieu qui me contusionne avec ses écrits sur l'habitus' dans son essai 'La distinction' (1979). Tout mensonge n'est pas bon à dire ? Je bougonne... Ça bourdonne et ça bourgeonne... Ça bouillonne... Ça me chiffonne... Ça me bastonne la colonne, ça me questionne que des privilégiés férus d'humanités sectionnent, fractionnent la question nationale de l'identité culturelle à des fins d'intérêts corporatifs discriminatoires. J'admets peu que l'équité économique qui sanctionne l'accès égale pour tous à la beauté soit laissée aux oubliettes. Je n'aime pas qu'on bâillonne, boulonne, bouchonne, cantonne, cloisonne, contorsionne, plafonne et savonne hypocritement le cerveau les petites gens. Alors, je mâchonne... Je marmonne... Je me raisonne ? ... Je déconne ou je déraisonne ? Je frissonne... Ça m'empoisonne... Je m'illusionne ? J'abandonne ou j'harponne ? Je me frictionne... Je brouillonne, je crayonne, je griffonne, je m'époumone, je décloisonne, je jargonne contre ou je me fusionne à des personnes poltronnes qui réquisitionnent à leur rescousse des Monteverdi, Molière, Racine, Hugo, Mozart, Beethoven, Stravinski, Vivaldi, Scarlatti, Rossini, Stockhausen. Cocteau Shakespeare, Arendt, Sartre, Genet, Baldwin, Dos Passos, Williams, Miller, Kerouac, Tchékhov, Dostoïevski, Tolstoï, McLaren, Roy, Hébert, Borduas, Maillet, Gauvreau, Boucher, Garant, Nelligan, Leclerc, etc., etc., tous auteurs qui me passionnent, puis, les pontifes des 'Beaux et Grands Arts s'actionnent, arraisonnent, emprisonnent, badigeonnent, tronçonnent, assaisonnent, rançonnent, et siphonnent la 'SOLIDARITÉ' de TOUS les citoyens à leur propres fins. Dès lors, je canonne, je pilonne, je ne m'en bidonne pas du tout, mon coeur tourbillonne, se révolutionne... On me sermonne de bien réécouter et réentendre ce qui résonne et détonne en moi, cet extrait du manifeste 'Speak White' (1968) de la poétesse québécoise Michèle Lalonde : « ... Mais quand vous really speak white / Quand vous get down to brass tacks / Pour parler gracious living / Et parler du standing de vie / Et de la GRANDE SOCIÉTÉ / Un peu plus fort alors speak white / Haussez vos voix de contremaîtres / Nous sommes un peu durs d'oreille / Nous vivons trop près des machines / Et n'entendons que notre souffle au-dessus des outils. ... » ... Je pressens que certains n'aimeraient pas que je dépose sur la voie publique ce qu'ils désigneraient de torchon... Je tourne en rond parce que quelque chose en moi ne tourne pas rond, je ne prise pas qu'on méprise dédaigneusement la classe moyenne, la majorité, pour une vessie à sous, sans fond, ce, suite à l'appel ostentatoire au soutien de la 'Vox Populi' émis par des trombones bouffonnes de la Haute Culture, soeur aînée de la Haute Couture réservée à la 'Bonne' ÉLITE, gloutonne et pas du tout maigrichonne... Le Conference Board n'en démord toujours pas, la Haute Culture, sonne-t-il, klaxonne-t-il, il le chantonne, le claironne, le fredonne, l'entonne chaque année, la Haute Culture n'est accessible à pas plus de 10% de la population ! J'en ai marre de cette apparente innocence, de la duplicité des porte-parole de Hauts et altiers Culs népotiques qui n'ont aucune promiscuité avec les masses ou le peuple autre que ce qu'ils ont en commun, à savoir les histoires de cul qui foisonnent en feuilletons télé et radio, sources de revenus pour de bons gueuletons à la Haute Société, si raffinée, dont les membres s'espionnent à qui mieux mieux, se pistonnent pernicieusement les rôles, les jobs entre eux sans gêne ! Ne parlons pas de la diffusion à la tonne de talk-shows, bonbonnes pomponnes qui subventionnent de cachets les 'artistes' de la scène culturelle où ça se patronne, ça se pouponne, ça se sélectionne de père en fils, de mère en fille. Porter une visière, le Haut Cul le fait parce qu'elle sait très bien ce qui fait que le peuple s'en balance du 'SCANDALE' (?) des coupures au culte de l'occulte Haute Culture, coupes décidées par la vendue marionnette de Bush, le PM Harper, pour une fois que le peuple ne suit pas, ne cautionne pas en mouton tant d'egos (ceux) qui vivent de subventions tirés de leurs poches, les masses soupçonnent la mauvaise foi, car elles savent bien que quand l'une des vedettes manque de sous, là elle est prête à promouvoir la publicité de cochonne malbouffe, c'est sans importance puisque le peuple n'a qu'à manger de la marde, et bien entendu, c'est une bouffe que la noble et mignonne Haute et pédante Star qui, lorsqu'elle festonne, ne sert pas à sa table du ghetto high-class ultra-outremontaise ou westmountaise et ses banlieues immédiates, à ses pairs de sa chapelle culturelle, une tour d'ivoire, un bastion replié sur lui-même, qui n'a de cesse d'appeler aussi le peuple à suivre les innombrables galas annuels où se collectionne des prix d'auto-flatteries et d'Honoris Vox Populi' aux frais des modestes payeurs de taxes qui forment la majorité des contribuables aux ministères de revenus. Ça me rappelle le commentaire de Bernard Landry, lors de la campagne électorale de 2003, à un journaliste de la radio d'État canadienne-française qui le pourchassait, ce qui l'emmerdait, pendant le tournage du documentaire tourné sur sa personne, film réalisé par Jean-Claude Labrecque et produit par Monique Simard, 'À hauteur d'homme', 'SUBVENTIONNÉ' : « C'est avec nos impôts que vous êtes payé pour... » La production était subventionnée par qui ? ... Par la même occase, je mentionne que rayonne encore en ma mémoire le tapage autour du concert de musique classique du 75e anniversaire de l'Orchestre symphonique de Montréal. le 5 septembre, précédé par une réception où le bas peuple n'avait pas sa place dans le studio 14 de Radio-Canada. Un peuple que l'on laisse dans la rue, rue ! Seule la haute gomme élitiste aux fines dentelles du verbe y fut invitée avec faste décorum et trinquer à la santé d'une société culturelle dont la populace 'ignare et crasse' défraie à hauts frais les coûts d'opération et de manifestations. Je ne peux pas ne pas y revenir, passer à coté d'une réflexion de Montherlant in 'Les jeunes filles' (1936) : '... On ne vit pas sur soi seul impunément. ...', et, pas plus ne puis-je mettre de côté deux assertions d'Octave Mirbeau, elles m'assaillent depuis fort longtemps, in 'Les mauvais bergers' (1897) : 'Si pauvre qu'il soit l'homme ne vit pas que de pain. Il a droit, comme les riches, à la beauté.' et, la deuxième : 'Chaque fois que j'apprends qu'un artiste que j'aime, qu'un écrivain que j'admire vient d'être décoré, j'éprouve un sentiment pénible, et je me dis aussitôt : Quel dommage !', extirpé de son article 'Le Chemin de croix', Le Figaro, 1888. / ... Je conclus avec Pierre Bourdieu : 'La cécité aux inégalités sociales condamne et autorise à expliquer toutes les inégalités, particulièrement en matière de réussite scolaire, comme inégalités naturelles, inégalités de dons.', in 'Les Héritiers' (1964), et, je mords toujours à cette autre réflexion que le sociologue altermondialiste énonça un jour, je ne sais plus à quelle occasion : 'Je préfère me débarrasser des faux enchantements pour m'émerveiller des vrais miracles.' Le Pied Pot, Pierre Gauvin-Évrard, le jour d'anniversaire de naissance de Prosper Mérimée (1803-1870) ('Comme tous les hommes, il était beaucoup plus éloquent pour demander que pour remercier.' in 'La double méprise' (1827-1834), et de Georges Clémenceau (1841-1929) ('Le gouvernement a pour mission de faire que les bons citoyens soient tranquilles, que les mauvais ne le soient pas.' in 'Discours de guerre' (Posthume, 1934), 28 septembre 2008.
    pgevrard@sympatico.ca
    www.gauvin-evrard.com
    http://www.blogue.lockquell.com/dotclear/index.php
    http://gauvin-evrard.com »

  • Tony Gleb
    Inscrit
    jeudi 2 octobre 2008 10h21
    les desespéré(e)s
    « Seriez-vous Mme partie prenante des cas perdus? Moi, si j'avais une telle verve, je m'enfoncerais a toute allure dans la Po active! je suis certain qu'après ces elections il y aura beaucoup de cas de cardiaques! bonne journée bien tranquille! »

  • Josiane Dostie
    Abonnée
    vendredi 3 octobre 2008 20h33
    Divergeance d'opinions
    « ''La campagne électorale canadienne suscite trop d'indifférence ''

    Je peux savoir sur quoi vous vous basez pour sortir des affirmations pareilles? C'est drôle comme certaines choses peuvent être perçues différemment selon la personne qui regarde. Enfin bref, je n'ai pas du tout la même vision des choses sur ce point. Mais bon, ce n'est que mon avis après tout. Et puis... Comment pourrait-il être envisageable que cette chère Mme Bombardier ait tort? »

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