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Harper nourrit la grogne des artistes

Guillaume Bourgault-Côté   24 septembre 2008  Canada
Ariane Moffatt était au nombre des artistes qui ont pris part au spectacle organisé au Club Soda hier soir pour protester contre les compressions imposées par les conservateurs de Stephen Harper au milieu de la culture.
Photo : Jacques Nadeau
Ariane Moffatt était au nombre des artistes qui ont pris part au spectacle organisé au Club Soda hier soir pour protester contre les compressions imposées par les conservateurs de Stephen Harper au milieu de la culture.
La question culturelle a tenu le premier rôle du 17e jour de la campagne électorale, hier. Stephen Harper a jeté de l'huile sur le feu en banalisant les doléances des artistes par rapport aux compressions de 45 millions, des commentaires qui ont été durement critiqués par ses adversaires politiques et par les artistes en question.

Selon M. Harper, les artistes qui se plaignent la bouche pleine et en habit de gala ne trouvent aucune sympathie dans le jugement des électeurs moyens. C'est ce que le chef conservateur a laissé entendre lors d'une conférence de presse tenue en matinée à Saskatoon.

Alors qu'on lui demandait s'il craignait un certain ressac au Québec à la suite du concert présenté hier soir au Club Soda par un collectif d'artistes dénonçant les compressions budgétaires (voir autre texte en page A 8), M. Harper a d'abord rappelé que son gouvernement a augmenté les budgets destinés à la culture de près de 8 %.

Or, «il y a beaucoup de Canadiens qui n'ont pas eu une augmentation de salaire de 8 %», a lancé le chef conservateur, dans un message destiné à la classe moyenne.

Faisant référence au récent Gala des prix Gémeaux, où plusieurs artistes ont critiqué son gouvernement — ce qui a d'ailleurs valu aux artistes plusieurs critiques dans les journaux —, Stephen Harper a indiqué que «lorsque les gens ordinaires rentrent à la maison, qu'ils allument la télévision pour écouter un gala fastueux entièrement financé par les contribuables et qu'ils entendent les artistes [participant au gala] se plaindre que leurs subventions ne sont pas assez élevées — alors que la population sait qu'elles ont augmenté —, je ne suis pas sûr que leurs plaintes interpellent ces gens ordinaires. Car les gens ordinaires savent que nous devons vivre en respectant un budget», a dit M. Harper.

Ce dernier n'a toutefois pas voulu répéter en français cette déclaration faite en anglais.

Le commentaire du chef conservateur rejoint l'esprit des propos tenus plus tôt dans la campagne par la ministre du Patrimoine canadien, Josée Verner, quand elle affirmait que la question des compressions en culture n'intéressait pas les électeurs. De même, une autre candidate conservatrice de la région de Québec s'est récemment distinguée en qualifiant les artistes de gens «gâtés».

Dans une analyse publiée lundi, la Conférence canadienne des arts confirmait que les budgets globaux consacrés à la culture avaient augmenté sous le gouvernement conservateur. Mais l'organisme apportait une nuance importante au tableau.

Car l'augmentation générale du budget du Patrimoine canadien cache un glissement du financement de la culture traditionnelle (au sens «créatif» du terme) vers le financement d'activités sportives (Jeux olympiques de 2010) ou de promotion du multiculturalisme, dont s'occupe aussi le ministère fédéral de la Culture.

Critiques

Les propos de M. Harper ont été durement critiqués par les trois partis d'opposition en campagne. Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe a le premier indiqué que M. Harper faisait preuve de «mépris» envers la classe moyenne en affirmant que le sort de la culture ne l'intéressait pas.

«Je n'ai pas cette vision élitiste de la société. Je pense que les gens considèrent que la culture, c'est drôlement important», a lancé M. Duceppe en dénonçant «l'étroitesse d'esprit» de M. Harper en matière de culture.

Plutôt que de supprimer 45 millions dans l'enveloppe artistique, le chef conservateur devrait réduire les avantages fiscaux de 2,7 milliards consentis aux compagnies pétrolières, a soutenu le chef bloquiste lors d'un point de presse à Québec. M. Duceppe a réitéré l'essentiel de sa position quelques minutes avant le spectacle présenté au Club Soda en soirée, auquel il a assisté avec son épouse.

Lui aussi de passage à Québec avant de faire le saut au Club Soda, Jack Layton a sommé M. Harper de venir répéter en français au Québec les propos tenus en anglais dans l'ouest du pays, des propos qu'il a jugé inacceptables, a-t-il dit devant la salle de spectacle montréalaise.

Dans la journée, M. Layton avait promis d'annuler les compressions de 45 millions (qui atteindront selon toute vraisemblance 60 millions avec la disparition attendue du Fonds des nouveaux médias) s'il est porté au pouvoir.

«M. Harper est en train de réduire le financement nécessaire de la culture et des arts; ce sont des actions très néfastes et dramatiques, on a besoin de mots forts pour le décrire», a indiqué le chef néodémocrate au moment de présenter ses engagements en matière de culture, de même qu'une nouvelle publicité associant les conservateurs à des «tueurs» de culture. M. Harper a qualifié cette campagne de «fausse et extrême».

Le porte-parole libéral en matière de culture, Denis Coderre, était aussi présent à Montréal en soirée. Il a mentionné au Devoir trouver «indécents» des commentaires «qui élèvent une partie de la population contre une autre. Quand on affirme que les gens ordinaires ne sont pas concernés par ce qui touche les travailleurs culturels, c'est qu'on oublie que 80 % des gens de cette industrie gagnent moins de 50 000$ par année. Ce ne sont pas des gens gâtés, mais des travailleurs honnêtes.»

Questionné à savoir pourquoi le message des artistes semble mal passer au sein de la population, M. Coderre a lancé qu'il aurait peut-être fallu que le message soit libellé autrement. «Il ne faut pas dire les artistes sont menacés, mais bien que l'industrie culturelle — qui touche énormément de gens au pays — est menacée», estime le candidat dans Bourassa.

***

Avec La Presse canadienne






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Vos réactions

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  • Michel Décarie
    Abonné
    mercredi 24 septembre 2008 06h34
    Gala.....
    « Harper a-t'il vraiment tort??? D'accord, pour une fois avec Denis Coderre.... »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    mercredi 24 septembre 2008 06h34
    Mépris et provocation, encore une fois!
    « Le peuple québécois va-t-il enfin comprendre que cet homme est dangereux et qu'il faut s'en débarrasser au plus vite. Pour nos soldats, pour notre bien-être alimentaire, pour notre culture, pour nos jeunes contrevenants, pour les représentants incompétents qu'il a nommés pour le Québec, cet homme est dangereux et doit être mis à la porte du Québec à la prochaine élection. »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    mercredi 24 septembre 2008 07h59
    Les artistes sont-ils un besoin essentiel?
    « La nourriture est un besoin essentiel, l'éducation est un besoin essentiel, la santé est un besoin essentiel. Les artistes ne le sont tout simplement pas. Mais si eux se considère comme un besoin primaire, il est grand temps de changer de culture. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mercredi 24 septembre 2008 09h04
    Ma boheme.
    « A voir le clip "la culture en peril", c'est aussi demagogique que la betise de Harper. Ca arrangeait tout le monde il fut un certain temps de l'avoir mis au pouvoir. De demagogie en demagogie, il faut dire que la culture a laisse place a l'industrie de la culture,ce qui n'est pas la meme chose. S'il reste des poetes, cela suffira pour la culture mais si les usines et les travailleurs culturels perdent leur emploi, cela n'a aucune importance au regard de la culture. Ecoutons ce poete foin des usines, des industries, des banques et du Conseil des Arts si oublie par les cultivateurs de la culture de masse:
    " Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées;
    Mon paletot soudain devenait idéal;
    J'allais sous le ciel, Muse, et j'étais ton féal;
    Oh! là là! que d'amours splendides j'ai rêvées!

    Mon unique culotte avait un large trou.
    Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
    Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
    Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

    Et je les écoutais, assis au bord des routes,
    Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
    De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;

    Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
    Comme des lyres, je tirais les élastiques
    De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur!"

    Arthur Rimbaud »

  • Serge Bouchard
    Abonné
    mercredi 24 septembre 2008 09h28
    Des cas concrets s.v.p.
    « Il est temps qu'on laisse la parole aux artistes frappés par les coupures en question. Montrez-nous et faites parler ceux, artistes et compagnies modestes, qui ne pourront plus voyager et se produire parce qu'on leur aura enlevé les quelques dollars qui faisaient la différence. Il faut illustrer ces coupures concrètement. Qui ? Où ? Comment ?
    Les artistes millionaires ont parlé pour les sans voix oeuvrant dans l'ombre et la démagogie a parlé. Montrez-nous les humbles s.v.p. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 24 septembre 2008 09h37
    Ce qui me dérange
    « Ce qui me dérange c'est :
    1 les compressions touchent tous le Canada anglais comme français. Mais les tartisse ici en font une chose français vs anglais. Ils présentent la chose comme étant une action anti Québec alors que cela ne l'est pas.
    2. Ils posent des actes dégeullassent qui si elle aurait été faite par des anglos envers le Québec, la Marois aurait monté aux barricades et ruée dans les brancards. Et Duceppe aurait déchiré sa chemise sur la place publique. Dire que le seul événement culturel canadien est le rodéo de Calgary est une insulte de la pire espèce.

    J'ai vérifié plusieurs articles au sujet des compressions et elle se résume en une économie en imposant des critères plus stricts à ce qui devient éligibles. Et si on calcule bien des 45 millions disons que 25% serait venu au Québec, ce qui fait un peu plus de 11 million ce qui n'est pas une somme énorme.

    Je crois plus que nos tartisses font la gorge chaude parce que des oeuvres de nature trop souverainiste ou dénigrant le Canada ou faisant une promotion d'un état nation du Québec seraient rejetées.

    Pourquoi mes taxes serviraient à subventionner la promotion de ces évènements ? Après tout, la démocratie a élu un gouvernement fédéraliste et a fait son choix majoritaire à deux reprise pour le Canada et non pour le pays du Québec n'en déplaise aux Paul Piché de ce monde mais il n'a qu"à respecter la démocratie et prendre son trou. »

  • Ana Gavrancic
    Inscrite
    mercredi 24 septembre 2008 09h55
    L'art est également une forme d'éducation
    « L'éducation ne consiste pas seulement à lire b-a, ba ou additionner 1+1. L'éducation et la formation d'un sens critique passent également par la production, l'appréciation, la critique des oeuvres d'art sous toutes leurs formes: théâtre, musique, danse, arts visuels, qui interpellent notre capacité d'abstraction, d'analyse, d'interprétation ou notre sens d'esthétisme...À moins que nous ne voulions volontairement encourager l'abrutissement de la nation et nous résigner à utiliser seulement la couche reptilienne de notre cerveau, l'art mérite et se doit d'être encouragé par le gouvernement. »

  • Gamil Sadek
    Inscrit
    mercredi 24 septembre 2008 09h55
    Pire que des créditistes
    « Ces conservateurs ne sont rien d'autres que les créditistes de Caouette et Sanson, déguisés. Où sont donc passé les conservateurs modérés? »

  • Bédard Brigitte
    Inscrite
    mercredi 24 septembre 2008 10h06
    Mal au coeur
    « Oui. Ça me fait mal au coeur de voir que la culture de ma "nation" est devenu une industrie. On se demande pourquoi l'indépendance ne veut plus rien dire. On se demande pourquoi nos jeunes se suicident et que nos femmes avortent. Même la culture, on l'a tué... Merci à tous les artistes qui se taisent en ce moment. »

  • élise gauthier
    Inscrite
    mercredi 24 septembre 2008 10h58
    besoin essentiel
    « La culture d'une région, d'une nation est essentielle....
    celle du Québec est originale, forte et merveilleuse...
    je suis très fière d'avoir une télévision à nous au Québec, nos artistes, nos galas, notre littérature... nos poètes... bon on peut compter dans loft story et toutes ces merdes, mais ça c'est mon opinion...
    Je n'ai pas envie de voir seulement des films venant des États-Unis et encore moins du Canada... de lire uniquement de la littérature étrangère....
    notre culture au Québec est si belle.... il n'y pas ça partout ... est-ce que l'Alberta à sa propre culture...
    je crois qu'il faut en être fière et la défendre jusqu'au bout...
    Harper et ses amis cherchent à nous séparer... c'est comme ça qu'il travaille lui.... il veut nous diviser pour mieux nous gouverner.... comme lorsqu'il affirme que ça coûte plus cher de payer pour le Bloc à Ottawa...
    La culture au Québec c'est un gros bout de l'économie.... il faut la protéger... pas à tout prix, mais quand même....
    La semaine passée je suis allée voir les imprudanses (spectacle gratuit à la Tohu) c'était fabuleux... la relève de danse de Montréal.... je leur ai acheté un chandail (fait au canada) pour les encourager pcque c'était gratuit...
    ensuite j'ai bouquiner et acheté séraphin et son péché juste pour le relire et l'avoir... j'ai bien apprécié Grignon en préface qui parle de st-Agate ....
    J'ai marché dans le vieux de ma ville.... et j'ai vu une fresque des Patriotes... je me suis dit qu'il fallait poursuivre quelque chose...
    en revenant je me suis acheté des billets de théâtre (pas trop cher 25$ étudiant) ça fait trop longtemps que je suis pas allée....
    du moins ...
    en conclusion Harper est mesquin c'est clair... que ce soit pour ses méthodes douteuses... pour la culture, pour les femmes, pour la guerre , pour son esprit conservateur...
    faut faire attention à lui.... »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 24 septembre 2008 11h05
    Choisir l'abêtissement
    « Certains se révèlent ici et choisissent de satisfaire leurs besoins primaires comme les animaux. Grand bien leur fasse.

    Combien de fois faudra-t-il répéter à un inculte que la culture fait vivre, même si on ne s'appelle pas Arthur Rimbaud ?

    Elle fait vivre même les incultes par les retombées directes et aussi par la réputation qu'elle nous fait auprès de ceux qui, heureusement ont de l'argent et de la culture et reconnaissent l'apport au progrès de l'humanité qu'elle permet.

    Les riches ne viendront pas dépenser leurs sous pour une gang d'épais.

    Cessez de mélanger les vedettes, les créateurs, les artisans et la business de la culture. Cette industrie a des retombées essentielles au progrès et c'est normal que le gouvernement, premier à en profiter par les taxes et impôts, et vous chers primates, y contribuent.

    Les êtres cultivés, tout comme les gens qui font du sport, sont plus productifs, plus dynamiques et plus rentables pour une société.

    Quna on a étudié Rimbaud à l'école, on s'intéresse à la poésie, même si on sait très bien que jamais on ne deviendra comme lui.

    Alors on organise des festivals comme Trois-Rivières, avec des bénévoles qui ajoutent une valeur inestimable, des gens qui, de partout dans le monde s'intéressent au Québec, y viennent ou ont le goût d'y venir parce qu'on y fait autre chose que de satisfaire se besoins primaires.

    On n'a pas de temps à perdre avec des gens qui ont une philosophie tellement grossière que même les artistes de Lascaux étaient en avance sur eux. »

  • Roger Dion
    Abonné
    mercredi 24 septembre 2008 11h20
    62% des électeurs sont contre HARPER il faut voter pour le candidat qui peut battre le conservateur dans son conté
    « C est de la pur démagogie de la part de HARPER, de dire des sottises semblables, car non la plupart des artistes ne sont pas riches ,ils assistent au gala ,la grande majorité avec des vêtements, prêtés par des magasins ou loué par ses magasins.
    Le 8% d augmentation, encore une fois HARPER ment comme toujours,ce n set pas les artistes, qui ont profité de cet augmentation ,/CAR OUI IL Y A EU DES COUPURES POUR LES ARTISTES /mais le béton et les olympique de VANCOUVER.
    HARPER a comme toujours menti, aux gens pour diviser les électeurs, car le plus haut tôt dans les sondages, lui donne 38% des votes, donc 62% sont contre ses politiques, il faut qu il divise les gens.
    La seul façon de battre ce BUSH en puissance/la preuve est fait, sans démagogie/c est de voter pour le candidat, qui a le plus de chance, de battre le candidat conservateur dans notre conté.
    Car les quatre autres partis ont les meme valeurs, plus ou moins /SOCIAL DÉMOCRATE DU CENTRE/avec discussion il pourraient former une coalition vivable, pour arrêter cette poussé conservatrice, pas désiré par la majorité des gens a 62% .
    Pour HARPER qui voulait le premier faire voter la loi de la clarté lorsqu il était dans l opposition que 50% plus 1 n était pas valide mais lui avec 38%dans le ROC 27% au QUÉBEC dit minoritaire ou majoritaire /JE VAIS PASSER MA LOI SUR L ORDRE POUR LES ENFANTS DE 14 ANS/ pour la clarté et l démocrati on repassera.
    ROGER MONTREAL »

  • andré michaud
    Inscrit
    mercredi 24 septembre 2008 11h39
    Appui populaire???
    « Les statistiques nous apprennent qu'au Québec les citoyens appuient moins la culture que dans les autres provinces ou les citoyens achètent plus de livres, plus de cd, et assistent à plus de manifestation artistiques, utilisent plus les bibliothèques etc...

    De plus, bien des citoyens québécois sont tannés de voir les artistes québécois qui font de la propagande séparatiste à tour de bras, puis viennent chialer pour avoir du fric du "fédéral".. Le clip est carrément de la propagande anti Canada...plus que la défense de budgets culturels..Rien d'étoffé avec des chiffres, des conséquences concrètes sur des artistes concrets...etc...seulement de la propagande.

    Si les québécois votent conservateurs les artistes sauront de quel côté sont les citoyens québécois...et ils devront refaire leurs devoirs. »

  • Serge Manzhos
    Inscrit
    mercredi 24 septembre 2008 11h55
    des donnees svp
    « J'aimerais voir la statistique de combien des 'créations' de nos chers créateurs qui ont été financées par Ottawa sont resté dans la mémoire de (i) les spectateurs qui les ont vues (ii) l'ensemble du public. Combien de gens s'en souviennent-ils encore après disons 1 an et veulent les revoir, relire? Spécifiquement combien de gens a l'étranger s'en souviennent après les dispendieux voyages a l'étranger finances par ces programmes-la?
    Sinon on n'a pas l'heure juste. »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mercredi 24 septembre 2008 11h58
    Démagogie
    « Comme le dit G.Duceppe, il faut dire aux gens que la culture c'est une force économique sinon ils vont pencher du côté des conservateurs. Toute la démagogie politique de la droite se nourrit de l'image de l'artiste subventionné. Oui, non? Et les pétrolières, l'industrie de l'armement. C'est pas des subventions ça. »

  • Mireille Lévesque
    Inscrite
    mercredi 24 septembre 2008 12h26
    Ça manque à la culture de Stéphan Gauvin!
    « La nourriture qui fournit des nutriments au corps humain pour le maintenir en santé est un besoin essentiel, mais la nourriture qui se transforme en Cuisine, c'est de la culture! Les mets de partout à travers le monde nous ouvrent la porte à la Culture des différents pays. De l'épice à l'animal en passant par la céréale, le légume et le fruit, le climat, la religion qui permet ou non un aliment particulier, les coutumes, les rites, les chants, les danses, l'histoire et donc, la Culture d'un peuple.
    L'éducation qui permet au cerveau de se développer le mieux possible est un besoin essentiel et l'éducation est un vecteur de Culture. L'éducation doit utiliser la Culture pour arriver à ses fins; non seulement enseigne t-elle à lire, dire et connaître une langue, mais à travers la littérature, le théâtre, l'histoire, la musique, le sport, la danse, le dessin et même le volet scientifique, elle parle de ce que nous sommes, d'où nous sommes par rapport aux autres, de qui sont ces autres, bref, l'éducation est affaire de Culture.
    M. Gauvin regardez partout autour de vous, en ce moment, là où vous êtes: votre mobilier, votre tasse de café, votre ordinateur, votre radio, ou votre charriot élévateur, l'édifice dans lequel vous vous trouvez, etc... là où votre oeil tombe il y a de la Culture. Le mobilier de votre bureau a été dessinés par un designer industriel, votre tasse par un autre type de dessinateur, votre café provient d'un pays que vous visitez peut-être l'hiver et dont vous aimez peut-être la musique, votre ordinateur vous expose continuellement, entre-autre, à des clips réalisés et interprétés à l'aide de rédacteurs, de comédiens, de musiciens..., votre radio vous permet d'écouter vos auteurs-compositeurs-interprètes préférés et peut-être même d'en découvrir des émergents, votre charriot élévateur a été dessiné par un ingénieur mécanique, l'édifice où vous êtes a été imaginé par un architecte, etc...
    M. Gauvin, si la Culture n'était pas essentielle, ce serait la fin de Nous.

    Mireille Lévesque »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    mercredi 24 septembre 2008 15h31
    Qui écouteriez-vous ?
    « Est-ce que vous seriez attentifs aux dires d'un pur inconnu qui commence sa vie d'artiste et qui est obligé d'avoir un double emploie comme plongeur pour survivre ?
    - Écouteriez-vous un plongeur ?

    Un embassadeur ça coûte des sous, mais ça rapporte; le même raisonnement s'applique aux artistes.

    Je veux féliciter ces artistes connus qui osent prendre parti pour ces jeunes artistes qui commencent dans leur métier. »

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    mercredi 24 septembre 2008 15h37
    Pas une question de fric mais de censure
    « Encore une fois je ne peux que déplorer la tournure que prend le débat et constater l'efficacité du spin des conservateurs. Ils ont réussi en effet à centrer toute l'attention dans ce débat sur les coupures en culture autour d'une opposition entre « artistes gâtés » et « citoyens ordinaires ». Rappelons-nous que le véritable objectif de ces coupures était de ne plus subventionner des artistes qui contreviennent aux « valeurs canadiennes » telles que décrite par les conservateurs. Ce n'est pas moi qui le dit. Eux-mêmes l'ont avoué candidement au moment de l'annonce pour ensuite se rattraper et faire dévier le débat sur les « artistes grassement subventionnés ». Ces coupures sont d'abord et avant tout une tentative éhontée de censure. Exactement comme dans le cas de leur projet de loi sur le cinéma. Voilà ce qu'il faut dénoncer : la tentative d'un gouvernement de censurer les artistes qui contreviendraient à une certaine conception étroite de la morale. Mais grâce à leur spin efficace, aujourd'hui tout le monde ne parle que de fric et personne n'évoque la censure.

    Le désir de censurer les artistes est d'ailleurs la première chose qui m'est venu à l'esprit en regardant le clip avec Michel Rivard. Certains y ont vu une blague anti-Anglais de mauvais goût mais ce clip est plutôt une charge contre la censure.

    Le discours conservateur sur les coupures en culture ne tient tout simplement pas la route. D'un coté, on dénonce les artistes supposément grassement subventionnés et de l'autre on se vante d'avoir haussé le budget de la culture et on en remet en promettant de nouveaux programmes, à être annoncés après les élections. Si les artistes en reçoivent trop, pourquoi en rajouter? Il y a là une contradiction flagrante dans le discours. La seule explication logique à ces coupures est la première qui a été fournie. On veut resserrer les critères pour que les artistes qui dérangent ne soient plus admissibles. Et n'en déplaise à M. Claude Archambault, en démocratie un gouvernement se doit de gouverner pour l'ensemble des citoyens et non pas seulement en fonction de ceux qui pensent comme lui. Et ce gouvernement ne peut refuser l'accès aux programmes gouvernementaux à certains citoyens sur la base de leurs opinions politiques. Peut-être êtes-vous un Duplessiste nostalgique? »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 24 septembre 2008 20h01
    Les vrais artistes
    « Les vrai artistes/créateurs n'ont pas besoin de subventions. Suzor Coté? Alys Robi? Olivier Guimond? Neligan? qui sont ces étoiles de la culture?

    Et croyez le ou pas ils o fait cela SANS argent du gouvernement seulement avec la qualité de leur travail.

    Il faut croire que certain font travailler leur talents. »

  • Marie-Pierre Brasset
    Inscrite
    mercredi 24 septembre 2008 21h09
    Un cas concret
    « Je suis une jeune compositrice de musique classique contemporaine. L'an dernier, j'ai représenté mon école, le Conservatoire de musique de Montréal, à un concours international de composition qui avait lieu en France. Un organisme culturel, voué à la relève, m'a octroyé un certain montant pour me permettre de m'y rendre. En plus d'avoir rencontré des gens absolument intéressants, des musicens remarquables, des jeunes compositeurs d'horizons divers, j'ai remporté deux prix. Grâce à cette expérience, je peux croire en un avenir pour ma musique. J'ai vu des gens qui en vivent, fait des contacts, j'ai vu un public curieux, intéressé, attentif.

    Je n'écoute pas les galas, n'apprécie guère tout ce qu'il y a d'industriel dans la culture et refuse d'y voir des avantages strictement économiques. Parcontre, je n'accepte pas l'idée romantique de l'artiste bohème, celui qui doit crever de faim pour créer une oeuvre. Les artistes sont des gens qui travaillent très fort, comme tout le monde. Ils ont besoin, comme tout le monde, d'un salaire pour vivre décemment. Qui n'a pas eu besoin d'aide dans ce pays pour arriver à vivre de son travail? Quelle entreprise n'a pas reçu une subvention gouvernementale afin d'arriver à être économiquement stable?

    Je le répète, grâce au financement que j'ai reçu, j'ai non seulement pu faire connaître la musique québécoise outre-mer, mais me suis doté d'une solide expérience pour enteprendre ma carrière.

    *******
    La culture québécoise, canadienne, mondiale est une richesse de l'esprit. Ses bénéfices ne sont pas qu'économiques. Ce qu'il manque dans ce pays ce n'est pas de l'argent, mais des gens qui croient en la culture et reconnaissent le travail de l'artiste. Il y a des artistes bien vivants, tout près de chez vous. Leur art peut vous apporter de grandes choses. »

  • A/s Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    mercredi 24 septembre 2008 21h35
    Sans censure ça sent sûr, c'est sûr
    « Une société qui ne pratique pas de censure est une société qui se dégrade. On en a la preuve autour de nous. L'expérience de la biologie montre que la censure est indispensable pour couper les cellules malades.(cf cancer)
    Le censure des armes pourrait empêcher un malade d'aller faire une tuerie dans une école de Finlande ou du Québec. En s'opposant à la censure que cherche-t-on à favoriser ? la libération des bas instincts, la libération de tous les abus? La censure est justement le rempart contre les abus.
    si vous êtes contre la censure, c'est parce que vous préférer voir proliférer les abus. On réclame avec raison la censure contre les récidivistes de tout acabit, on réclame la censure contre les pédophiles. Pourquoi parce qu'elle offre un remède ou une prévention (une prophylaxie). Un artiste est-il incapable d'être artiste parce que le bon sens est mis de l'avant ? Voulons-nous absolument une société où la pornographie soit sur tous les écrans, pour tous les âges,à toutes les heures? etc Voulons-nous une société québécoise où le sacre soit haussé au rang d'acte culturel ? On l'a déjà malheureusement.
    Nous aurions besoin de censure parce que les dépravés prennent parfois plus de place dans notre société que les gens capables de se contrôler et capables de défendre un idéal digne de l'humanité. Les parades de gay-pride sont au-delà de toute censure. Fort bien! Mais il n'y a rien de plus bête et abètissant dans notre Québec. Les exemples d'abrutissement par l'absence de censure raisonnable sont légion. La censure est la preuve qu'on sait exercer un jugement équilibré. L'absence de censure est une preuve que l'on ne sait pas où tirer la ligne. Alors. Artistes, révisez vos objectifs ou vos idéaux. Appelez snobisme le snobisme et cessez de vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Je m'excuse auprès des véritables grands artistes qui font l'honneur de notre société, pour mes propos qui visent surtout les artistes de toutes espèces (animateurs de papotage ou de bas-potage dont tout le monde parle y compris) en mal de voyeurisme ou de jaunisme à saveur de scandale. »

  • Marc Lavallée
    Inscrite
    mercredi 24 septembre 2008 22h36
    Ceux touchés par les coupures ne vont pas aux galas
    « La part la plus importante de l'activité artistique et intellectuelle ne passe pas à la télé en habit de gala (ou en "suit" de politiciens). Maintenant qu'il n'y a plus de culture à Radio-Canada, le gouvernement Art-peur joue sur l'aveuglement médiatique de ses électeurs qui confondent mauvais divertissement et culture. L'histoire se répète; plus on oubliera le 20ème siècle et plus il reviendra en force. C'est à se demander si notre "primeur ministre" a vu l'expo "Les Années 1930. La fabrique de «l'homme nouveau»", cet été à Ottawa, et surtout ce qu'il en aurait retenu pour l'exercice de son mandat. En tout cas, si on se fie aux sondages, sa stratégie fonctionne. »

  • François Caron
    Abonné
    jeudi 25 septembre 2008 00h12
    @ Mme Bédard et Mr Montoya
    « Y a un texte sur Bernanos et l'industrie de la culture dans la page du Devoir de philo de samedi dernier qui prend pour cible l'Artiste servile dans l'industrie et instrument de production et de propagande pour l'État.

    Ce texte a été pondu par un obscur porte-voix de la droite pour justifier les coupures du fédaral dans les subventions à la culture et ses industries.

    Pour ma part c'est un signe de l'évolution d'une société que de ne pas laisser ses artistes talentueux crever de faim et qu'un système étatique pourvoie aux besoins de base ce ceux-çi au lieu de s'accrocher à l'espoir d'un hypothétique et aléatoire mécénat charitable aux critères conformistes de l'élite turbocapitaliste bien-pensante.

    Ça ne veut pas dire que tous les artistes doivent être obligatoirement pauvres et indigents, mais que l'État doit intervenir avec discernement et sans idéologie ou idée préconçue de la place de l'acte de création culturelle dans la société et sans égard à la gueule du client, ce que les ConservaTueurs veulent manifestement trafiquer pour maintenir un pays culturellement aseptique et translucide sur le plan culturel et international.

    L'objectif politique idéologiquement orienté de vouloir l'altérer pour la rendre insignifiante et lénifiante est un acte politique lâche et peureux perpétré par des gens dangereux pour l'avenir de la liberté d'expression. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 25 septembre 2008 16h25
    Un placard de rhinocéros.
    « Le moment n'est-il pas venu, dans cette campagne fédérale que tentent bien inutilement de s'approprier les amuseurs de rue Duceppe et Coderre, de rappeler à la mémoire des Québécois dont la devise «était» JE ME SOUVIENS, d'où vient le BLOC QUÉBÉCOIS ? Effectivement le BQ n'est rien d'autre que le malheureux avorton de l'accouplement historique des esprits surchauffés du Parti Rhinocéros avec ceux non moins surchauffés du Parti du Crédit Social, à une époque lointaine du folklore politique québécois que tentait d'orienter le souverainiste Jacques Ferron. Cet accouplement fusionnel a finalement pondu son oeuf sans jaune, au lendemain des frustrations de l'échec du Lac Meech et fut signé Lucien Bouchard qui a passé de Conservateur à Bloquiste et à Péquiste, avant de céder aux appels de la lucidité. Aussi bien rappeler, du même souffle, que Lucien Bouchard, dès qu'il a compris ce que Duceppe n'a jamais compris et ne comprendra jamais, a quitté le Bloc pour venir à Québec, rassembler les conditions gagnantes. Dès que Lucien Bouchard a compris ce que Landry n'a jamais compris et ne comprendra jamais, c'est-à-dire que ces conditions gagnantes dont principalement les conditions économiques, entre autres, ne seraient jamais au rendez-vous, il a quitté le PQ et la politique du surréalisme, ce que Landry a fait, dans des circonstances tout à fait différentes et plutôt encombrantes. Le fait de se rappeler également que «l'acteur montréalais et castra séparatiste» Michel Rivard, ce grand phoque qui s'ennuie en maudit, fut candidat rhinocéros, contre Pierre Elliott Trudeau, est de nature à faciliter la compréhension de l'actuel branle-bas de combat montréalais ainsi que le manifeste de la rébellion sans altitude que brandissent des groupuscules d'entartistes sans envergure, alors que tout le monde (lucide) sait qu'il va s'écraser en bout de piste, même si la gang à Rivard/Duceppe a mis sous contrat tous les médias qui font grand tas de la marginalité typiquement montréalaise laquelle, ne faut-il pas reconnaître,n'a pas grand-chose de «québécois».

    Par ailleurs, le fumiste Coderre s'ajoute au concert du grand vide, ce qui ne surprend personne. À quoi d'autre peut-il s'accrocher, auto mandaté comme il l'est, d'effacer Dion... Coderre, en constante campagne à la chefferie libérale, tente une puérile diversion, en parlant maintenant de «l'industrie culturelle », après avoir été un haut gradé d'un PLC qui a créé, au moyen des plus scandaleuses et des plus sales commandites politiques, une «industrie de bordel» spécialisée dans les subventions aux artistes libéraux de la commandite d'un fédéralisme matraqueur, celui que pilotait Chrétien et sa gang de «véreux souverainistes fédéreux».

    La gang montréalaise du zoo des marginaux que tente de rassembler rhino Rivard, crocro Duceppe et pipo Coderre, le clown vagabonheur, mettent de l'avant la culture de la bravade, la culture du nombrilisme, la culture du crânage, la culture du «tasse-toé que je m'installe», la culture du BÊS (du Bien Être Subventionné), la culture de la marginalité, la culture de l'incurie, la culture du bulldozer, la culture de pitbull, la culture du Canada Bashing, la culture de la casse, la culture de l'arnaque, la culture de l'anarchisme, la culture du chantage qui sont toutes en lien avec le spectre de la prise d'otage des mentalités et des opinions des libres et indépendants citoyens dont ils sont devenus les castreurs (virtuels) de premiers rangs.

    Compte tenu de l'asservissement et de l'assujettissement des médias outrageusement populistes ou vicieusement élitistes que le putschisme séparatiste/bloquiste/felquiste menotte, agenouille et embauche, la GANG À RIVARD fait beaucoup de bruit et donne dans la cacophonie débilitante. Les Rivard, Rousseau, Brière, Bigras, E. Lapointe, Duceppe, Coderre et autres concélébrants de la GRAND MESSE NOIRE D'OCTOBRE 2008, ne font que de l'ingérence sulfureuse et contre-culture, mais, par contre, très actuarielle, puisqu'ils n'ont d'autre idée fixe, d'autre fascination, d'autre lubie que celle de la mercantilisation et de la montréalisation du BIG LAUGH de l'industriel Gilbert Rozon, ce cancre du Manoir Rouville-Campbell, vous souvient-il, et «star maniaque» des scènes du festival des foufous et fofolles du fou rire qui, escorté de quelques divas et divino de l'insulaire colonie du Haut Montréal, est allé au Bas Paris, y allumer les pétards du 400e anniversaire de Plateau Mont-Royal PEE QEW !

    Les Rivard, Coderre, Duceppe et al s'évertuent à soulever et à mettre en branle les «quelques milliers» de somptuaires consommateurs des ressources d'un marché de taverne, cette grosse INDUSTRIE DU RIRE GRAS ET DU LANGAGE SACRÉ dans laquelle pataugent les grabataires de la trivialité montréalaise et de la théâtralité vaudevillesque métropolitaine du Québec.

    Les vrais artistes et promoteurs de la culture particulièrement distinctive du Québec sont reconnus pour leur génie incontestable, pour leur douance remarquable et pour leurs apports remarqués à une culture devenue notre fierté nationale. ILS EN VIVENT D'AILLEURS TRÈS BIEN. Ils n'agitent pas les tasses de la mendicité des bozos qui se titrent et s'étiquettent d'artistes, qui se pensent et se disent capables de faire tomber un gouvernement et qui, tels les itinérants de la complaisance et les squatters de la dépendance, tètent effrontément des dons et des subventions leur permettant de payer, en moins d'un mois, les locations d'habits, de bijoux, de robes de galas et d'escortes devant nourrir les fantasmes de leur incurie ostentatoire et fournir les cataplasmes devant couvrir les plaies ouvertes du misérable paupérisme de pitoyables «flasheux».

    Le delirium tremens auquel se livrent les agraires qui s'accrochent aux podiums de la place des ZARTS EN CAVALES ET DES ZARTISTES EN RUT, ne vient qu'en support virtuel au stérile automate et opportuniste robot squatteur des débilités résiduelles de l'anarchisme qu'activent et pistonnent les dernières chaleurs automnales d'un séparatisme de bois mort. Cette parade entartiste de dernière heure vient en appui au chef de la zoologique franco-rhinocérosité. Ces quelques agents de la CONTRE CULTURE, DE LA RÉSURRECTION DU REFUS GLOBAL ET DU BLOCUS EN PHASE TERMINALE, s'agitent au chevet d'un BQ moribond et autour du bloquiste insularisé (reject), depuis que les PÉQUISTES DU QUÉBEC, SANS DÉTOUR, LUI ONT MONTRE LA PORTE ET L'AUTOROUTE 40, DIRECTION OTTAWA, VIA MONTRÉAL. C'est la façon bloquiste qu'ils ont trouvée, pour débloquer les fortes sommes leur permettant de péter au-dessus du trou et de vivre une vie de foireux. Quelle démonstration d'abrutissement ! Quelle pitié ! Quelle consternation !

    Je suis persuadé que plus de 80% des Québécois évolués, informés et cultivés ont compris que la clique des bozos agitateurs des beauzarts montréalais que contingentent, pilotent et commanditent quelques gros portefeuilles séparatistes, veulent passer à l'histoire, LA LEUR, celle d'imaginaires faux parrains et pseudo intellectuels d'un projet pseudo culturel, aux seules finalités concrètes de la grosse cote individuelle de chacun et de l'enrichissement personnel de chacun de ces éphémères de la gloriole et des artifices.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

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