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Pertinent, le PLC?

Bernard Descôteaux   24 septembre 2008  Canada
Le Parti libéral du Canada a dévoilé cette semaine son programme électoral, accompagné comme il se doit d'une prévision budgétaire. Ce document a beaucoup de qualités, sauf peut-être celle de la pertinence. Ce programme est à certains égards tout simplement en retard d'une campagne.
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  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 24 septembre 2008 04h54
    Un mauvais élève?
    « L'éditorialiste serait-il un mauvais élève?
    Les questions que l'on pose dit-on, révèlent les qualités de celui qui les pose. Or à l'élève qui dirait qu'un sujet est trop complexe pour en discuter, le professeur lui répondrait qu'il aurait dû dabord écouter les explications avant de lever la main pour l'interrompre.
    Au sujet de la pertinence du PLC, il faudrait accorder au bon interlocuteur le crédit de la question. Ce n'est pas le PLC qui a remis en question la pertinence du Bloc québécois, ce sont plutôt des anciens souverainistes et surtout Stephen Harper et ses sbires.
    Enfin il faudrait se moquer autant de celui qui écrit "par sondages" que de celui qui, comme le leader du parti conservateur, veut continuer de gouverner "par sondages". »

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    mercredi 24 septembre 2008 08h10
    Le naufrage de capitaine Canada
    « Capitaine Canada a gagné ses galons auprès de l'establishment anglais en tentant de museler le Québec avec sa loi sur la clarté.Tout nous indique que le 14 octobre prochain, le petit capitaine perdra sa dernière bataille et sera dépouillé de toutes ses décorations.Et la roue recommencera à tourner pour le petit-fils du comte Paul Ignatieff »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 24 septembre 2008 08h11
    Laissons aux électeurs le soin de juger de ce qui est pertinent .
    « Monsieur Descôteaux vous écrivez: Compte tenu de ce qu'a déjà été le Parti libéral du Canada, on ne peut que constater que, sur le plan de la pertinence, Stéphane Dion et son parti se tirent bien moins d'affaire que Gilles Duceppe et le Bloc québécois, dont le rôle ne cesse d'être mis en cause.
    Ici, lorsque vous parlez de remise en cause de la pertinence, il peut être question de la cohérence de S. Dion ou du programme du P.l.C mais jamais de la pertinence de l'existence du parti lui-même ou la pertinence des convictions de ceux qui l'appuient...comme c'est le cas pour le Bloc Québécois. Parce que c'est ça qui est inquiétant. Cela devient très délicat cette volonté malsaine de vouloir réduire au silence ceux qui pensent différemment, de vouloir penser pour eux. Jamais on ne penserait à remettre en question la pertinence du Parti Vert par exemple, avec son peu de pourcentage de votes comme celui du Bloc (députés élus seulement au Québec) au niveau national. Comme si le vote d'un Québécois n'avait pas le même poids que celui d'un autre. De par sa présence, le Parti Vert n'a-t-il pas défendu la protection de l'environnement et éveillé les consciences quant à l'urgence de prises de décisions en ce sens. Bien que ce ne soit pas le seul des enjeux importants pour une société, personne ne penserait remettre en cause la pertinence de son existence.Le mot PERTINENT revient à toutes les sauces. Ce n'est pas parce qu'on n'est pas en accord qu'on doit remettre en cause la pertinence....pour les autres de s'exprimer. Laissons aux citoyens le soin de définir le 14 ce qui est pertinent, autant le programme de S. Dion, que la pertinence du vote démocratique de l'électorat du Bloc Québécois. En toute liberté d'opinions et liberté de conscience! Le respect est tributaire de la réciprocité...si nous avons la volonté de faire un débat sain, sur les vrais enjeux, avec de vrais arguments. On ne peut inculquer de force notre opinion, cela engendre davantage de dissuasion que de persuasion. On ne peut faire adhérer de force quelqu'un à nos convictions(dans une démocratie). Le respect n'est-il pas tributaire de la réciprocité? Nous avons tous droit au respect. Alors je prie le 4e Pouvoir d'être prudent en évitant d'utiliser le mot pertinent à toutes les sauces. Cela permet de détourner l'attention sur les vrais enjeux et, il y en a plusieurs dont l'anémique reconnaissance de notre Nation que Steven Harper a réitéré ne pas vouloir enchasser dans la Constitution. Rappelons-nous qu'avec entre autres le Droit de Véto, elle était une des 5 revendications de Meech par le Québec (reconnaissance de notre Nation société distincte)! Toutes les 5 refusées par le reste du Canada. Avec ce refus, le Québec ne fait pas encore partie de cette constitution de 1982, ne l'ayant jamais signée sous aucun gouvernement québécois souverainiste comme fédéraliste. Pas banal! La création du Bloc Québécois est le résultat de l'échec de Meech et de celui fort éloquent du référendum pan-canadien de Charlottetown. N'est-il pas encore de circonstance par exemple que le Québec ait droit de regard sur le pouvoir de dépenser du fédéral(notre atgent!) Car le déséquilibre fiscal est toujours présent, le Bloc et par la suite Jean Charest le décrie. Rappelons-nous avoir perdu le Droit de Véto lors de la nuit des longs couteaux....car non enchassé dans la Constitution. Il n'était qu'une coutûme constitutionnelle. AUCUN POUVOIR! Jamais aucun gouvernement du Québec n'a entériné cette constitution rapatriée depuis 1982 unilatéralement et anti-démocratiquement par le gouvernement Trudeau-Chrétien. Nous la subissons.
    Vous rajoutez: Stéphane Dion n'a pas la crédibilité qu'il faut pour parler d'économie aux Canadiens. Il n'a pas autour de lui un Paul Martin qui compenserait cette faiblesse.
    Vraiment? En matière d'éthique et d'intégrité, on repassera. Paul Martin n'était-il pas le ministre des finances * Faites ce que je dis, pas ce que je fais?*. Alors qu'il était à son poste, il faisait en sorte de ne pas payer d'impôt canadien en ce qui a trait à ses bateaux en les laissant à l'étranger. Il demandait aux Canadiens de payer leur dette Trudeau-Chrétien, en refilant la note aux provinces. (coupures à l'assurance-emploi etc...et surplus scandaleux à Ottawa par le VOL de l'argent des contributions, des travailleurs. Aucun scrupule à faire payer par les provinces en quelques sortes cette dette canadienne. On repassera pour la distribution de la richesse....à même nos impôts. N'est-il pas celui-là même qui a permis à des gens de l'ouest de venir nous visiter à rabais de 90% en 1995 (Via) alors que nous n'avions pas ce même privilège de réciprocité. N'était-il pas ministre des finances du Canada alors que le très controversé scandale des commandites a été mis en place par le parti libéral du Canada et leurs petits amis?!!! S'il n'était pas au courant comme il disait(une des nombreuses mémoires amnésiques de GOMERY)mon oeil!...ou bien alors nous avions un parfait incompétent au ministère des finances à Ottawa. Allez-y, servez-vous...je ne regarde pas, je ne veux rien voir. Les pros de la magouille!
    Tout cela pour vous dire...Les électeurs jugeront de ce qui est pertinent le 14 octobre. »

  • Hubert Larocque
    Abonné
    mercredi 24 septembre 2008 08h35
    Les élections et la question nationale.
    « Tout le monde convient de l' « insignifiance » de la campagne électorale. Mis à part Alain Dubuc qui s'évertue à y trouver de l'intérêt, le débat est privé de centre et d'élévation. On en fait une lecture au premier degré qui témoigne de l'inconscience à l'endroit des enjeux de l'arrière-plan. Ce sont pourtant ces enjeux qui commandent les ficelles et qui se manifestent de façon oblique, dégradée à travers nombre de thèmes et d'obsessions récurrents.
    La question nationale ne peut évidemment disparaître dans la mesure où rien à son sujet n'a été réglé. La politique des quarante dernières années se présente comme une dérive, une falsification beaucoup plus que comme une avancée ou un progrès de la conscience et de l'action. Aurions-nous cessé d'exister ou serions-nous en train de devenir autre chose sans qu'il se trouve un seul penseur pour le percevoir et nous en avertir? C'est peut-être la vraie conclusion du Rapport Bouchard-Taylor. Cela voudrait dire aussi que nous n'avons aucun penseur digne de ce nom. Nos « artistes » se préoccupent au premier chef de mendier des subventions fédérales. L'art lui-même nous a désertés dans une sorte de sociologie de la collaboration.
    Le principal vecteur de la question nationale passe par l'interrogation sur la pertinence du Bloc québécois. Les « fédéralistes » feindront de le tenir pour inutile, coûteux. Un peu comme le renard de la fable, ils tournent autour de l'arbre où le corbeau tient le fromage dans son bec. Laissez tomber le fromage, c'est-à-dire le Bloc. La suite se devine. Elle a déjà été jouée. Quand le Québec détenait une majorité de députés fédéraux à Ottawa, les Trudeau, les Chrétien n'ont servi qu'à imposer au Québec la loi du Canada anglais. La « démocratie » a permis ce détournement, cette trahison.
    Hubert Larocque,Gatineau. »

  • Denis Pageau
    Abonné
    mercredi 24 septembre 2008 09h06
    Doit-on sentir le vent pour être un bon leader d'une société ou donner une vision claire?
    « Peu importe, car c'est toute la couverture médiatique et les préjugés sociétaux qui décident des résultats. Les élections aujourd'hui ne sont qu'un « Loft Story» dont le prix est la chance de gouverner un pays. Après ça, on se demande pourquoi les politiciens doivent patiner ou encore que nous avons de la difficulté à en attirer des bons. Tout notre système doit être repensé. »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mercredi 24 septembre 2008 10h10
    Dion
    « Excellente analyse Monsieur Descôteaux. Je suis tout à fait d'accord avec vous.

    J'ajouterais que le PLC a eu un ''front de boeuf'' d'avoir élu Stéphane Dion comme chef. Le politicien, de loin, le plus détesté au Québec. C'est tout un affront qu'ils ont fait au Québec. Je ne sais pas si le PLC pensait que le Québec lui répondrait ''merci beaucoup'' aux élections, mais si c'est le cas, ils se sont trompés royalement !!!!

    Faut dire que le PLC n'était pas gâté en candidats. L'alternative, Bob Ray ; tête nulle, regard vide, et chef incontesté du déficit !!

    Il aurait fallu élire l'autre ; l'inconnue. Ça aurait été moins pire ....

    Le parti libéral est cliniquement mort ... »

  • Marc-André Morency
    Abonné
    mercredi 24 septembre 2008 15h30
    Quelle est la question?
    « La réponse que vous donnez semble nous renvoyer à Bush père, ou pire au fils. Dion serait bien moins pire que ce Harper maladivement timoré, en toutes questions, environnementales, économiques, sociales, ou même nationales. Vous invitez comme lui à s'agenouiller, comme dans le temps. C'est tout à fait dépassé. »

  • Gérard-A. Lévesque
    Abonné
    mercredi 24 septembre 2008 16h54
    Bémols à l'évaluation de M Descôteaux
    « Bémols sur l'évaluation du programme du PLC

    On ne peut que se réjouir que l'éditorial de M. Descôteaux porte avec célérité sur le programme du Parti libéral. Il me semble toutefois nécessaire que quelques bémols soient apportés à l'évaluation qu'il en fait.

    Le principal bémol concerne le critère sous-jacent à son évaluation, lequel y est déterminant bien qu'il puisse passer inaperçu. Aussi convient-il d'abord de le dégager. L'éditorialiste appuie son évaluation sur le fait que le programme libéral « ne correspond pas à l'air du temps », « qu'il se trouve à contretemps », faute de « sentir le vent» et qu'il n'a donc « pas su s'adapter au nouveau contexte » relatif aux perceptions environnementales et économiques des Canadiens.


    Programme électoral et préoccupations populaires

    De là on peut se demander si l'on doit déplorer, comme le fait M. Descôteaux sur la base du critère mentionné, le fait que le programme libéral porte grandement sur l'environnement, sous prétexte que « le souci environnemental est passé au second plan » des préoccupations populaires des Canadiens, du moins telles que M. Descôteaux les perçoit ?

    À cela, on doit répondre en premier lieu qu'un programme électoral ne doit pas être d'abord un copier-coller des perceptions du bon peuple. Il doit surtout être la recherche de solutions aux problèmes réels du pays, quitte à devoir y sensibiliser la population. Une campagne électorale n'est-elle pas faite pour servir à cela !

    De plus, lorsque c'est avec raison qu'un problème est passé au second plan des préoccupations populaires, cela ne doit pas nous amener à conclure que cette préoccupation est secondaire en ce sens qu'elle serait sans importance. On est en droit de croire que changements climatiques demeurent une préoccupation réelle chez un grand nombre de concitoyens. En conséquence, même si on retenait à tort le critère que sont les préoccupations populaires, il n'est pas certain que M. Descôteaux ait raison de donner à entendre qu'un programme électoral commet une erreur en accordant de l'importance à l'environnement.

    Enfin, on peut ajouter que quand la solution proposée à un problème réel, même secondaire, est complexe et difficile à comprendre pour le commun des mortels, dont je suis face à la taxe libérale sur la pollution, les observateurs impartiaux nous rendent un fier service en commentant la solution proposée. À cet égard, j'ai fort apprécié l'analyse que nous a présentée, en début d'été, si ma mémoire est bonne, Louis-Gilles Francoeur au sujet du Tournant vert, programme certes pas parfait, mais tout de même valable, courageux et perfectible.

    Tout cela est vrai dans le cas du programme libéral à condition toutefois que la question de l'environnement n'y soit pas tel un arbre qui cache la forêt. Est-ce ou non le cas ?


    Environnement Et économie

    Toujours sur la base du même critère inapproprié, M. Descôteaux affirme que le programme libéral ne tient pas suffisamment compte de l'économie compte tenu que « les Canadiens sont atteints du syndrome de l'insécurité financière.

    Certes il est vrai que pain et beurre sont souvent pour la population en général un des premiers critères des choix électoraux, bien plus que la culture, comme on le voit par la relative indifférence populaire à l'égard des coupures de Harper. Mais là aussi le politique aurait tort de faire de l'économie l'arbre qui, dans un programme électoral, cache la forêt. Aussi faut-il se réjouir que le programme libéral comporte, en plus des mesures environnementales, de nombreuses mesures financières favorables aux aînés, personnes handicapées et à faible revenu, parents de jeunes enfants, entreprises en difficulté, etc. Et l'on peut trouver qu'il est ingénieux que ces mesures soient défrayées par la taxe sur le carbone.

    Somme toute, il me semble que M. Descôteaux aurait mieux fait d'adopter à l'égard du programme libéral la même attitude que, dans ma Lettre publiée aux côtés de son éditorial, je remarque qu'il a prise le 9 septembre à l'égard des fausses images qui circulent au sujet de M. Dion : prendre ses distances à l'égard des perceptions populaires.

    Gérard Lévesque
    levesquegerad@hotmail.com »

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