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Une fausse facture

Michel David   23 septembre 2008  Canada
Tout le monde sait que la démocratie a un coût, même si elle n'a pas de prix. La publicité itinérante du Parti conservateur, qui présente le Bloc québécois comme un investissement de 350 millions en pure perte, est tout simplement immorale. Il fallait vraiment être culotté pour confier le lancement de la «facture mobile» à un ministre-sénateur non élu.
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  • Jean St-Jacques
    Abonné
    mardi 23 septembre 2008 07h24
    Je vote pour le Bloc (Monique Legault)
    « A la suite de la publicité signée Michel Fortier, j'ai compris le vrai visage des conservateurs de Harper avec des tactiques peu orthodoxes. Donc, je voterai pour le Bloc pour la première fois et j'en suis fière. Quand je vois le visage de Fortier, je vois le "diable" en personne. Je ne veux pas d'une campagne électorale avec un style aussi bas. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 23 septembre 2008 07h41
    Les Québécois comme nation
    « En y réfléchissant bien quelques secondes, il aurait absolument fallu que le Bloc québécois vote en bloc contre la résolution de novembre 2006 qui visait à reconnaître, dans les deux langues, que les "Québécois" forment une nation dans un Canada uni. Gilles duceppe aurait dû voter contre cette résolution car elle nous amène carrément sur le terrain de la théorie des deux nations. Cette résolution reconnait en effet que les Québécois, autrefois les canadiens-français, qu'ils habitent au Québec ou ailleurs au Canada, forment une nation. (Laissant ainsi la porte ouverte à la reconnaissance de l'autre nation fondatrice, l'anglophone) Cette théorie est bien réelle, elle se discute encore, elle a même été l'objet du programme des Conservateurs dans les années `60 - `70, mais elle n'a jamais fait parti du programme du Bloc ni de celui du PQ. On ne peut pas en même temps prôner la reconnaissance des deux nations et la souveraineté du Québec. »

  • Robert Côté
    Abonné
    mardi 23 septembre 2008 09h23
    Je ne voterai pas pour le Bloc mais...
    « M. David
    Je ne voterai pas pour le bloc! Mais je trouve la dernière stratégie conservatrice stupide. Je crois qu'en démocratie, toutes les voix peuvent se faire entendre. Je suis d'accord avec vous, lorsque vous mentionnez le cas du NPD, Réform. »

  • Suzanne Legault
    Abonnée
    mardi 23 septembre 2008 09h40
    La peur du Bloc....!
    « La publicité mensongère, négative et méchante des Conservateurs à l'égard du Bloc montre à quel point ils en ont peur. Les Québécois ne sont pas aussi dupes et faciles à manipuler que M. Harper semble le croire.

    Comme bien d'autres, je voterai Bloc. »

  • Marc Gendron
    Abonné
    mardi 23 septembre 2008 10h11
    Vivre avec les Conservateurs
    « Ceux qui s'interrogent sur la pertinence du Bloc vont être les premiers à supplier pour son retour au cas où les Conservateurs deviendraient majoritaires.

    Harper aurait-il seulement pensé reconnaître la nation, si le Bloc ne lui avait pas soufflé dans le cou?

    Je ne vois pas que les «Québécois ont continué à s'intéresser et à participer à la politique fédérale. », mais plutôt qu'ils ont été embarqués dans la « guerre civile» déclenchée par les crypto-fédéralistes suite au référendum de 95.

    Si vraiment les saloperies conservatrices conduisent à une victoire de ces ordures, on vivra tous avec le temps qu'il faudra. »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    mardi 23 septembre 2008 10h28
    Le Bloc: des gérants d'estrade
    « La facture n'est ni fausse ni immorale, elle rappelle tout simplement que le montant de 350 millions aurait dû servir à payer des députés ayant l'option de vouloir diriger le pays et non de le détruire comme c'est la mission du Bloc, tout en défendant encore mieux qu'eux les intérêts du Québec en étant du côté des décideurs.

    Aux dernières élections, le programme du Bloc était bâti uniquement pour dénoncer "l'argent sale" des commandites et dépeindre TOUS les libéraux comme des cochons dans l'auge à purin. Ils ont craché le mot "sale" tant de fois que ce mot leur est resté coincé entre les dents et ils auraient bien voulu surfer sur la même vague de colère des québécois pour le recracher à nouveau sans arrêt sur libéraux et conservateurs.

    Les québécois qui ne veulent pas voter pour les libéraux ou les conservateurs n'ont pas comme seule alternative de voter Bloc pour caser leur vote de protestation, ils ont le NPD et le Parti vert, ce dernier pouvant drainer bien des votes de toutes allégeances avec l'environnement comme étendard.

    Et je cite ici André Pratte (je sais que les séparatistes le détestent): "L'heure est venue pour les québécois de se demander s'ils souhaitent continuer d'envoyer à Ottawa une majorité de gérants d'estrade, ou s'ils décident d'y déléguer DES DÉCIDEURS. Des gens qui ne sont pas seulement "présents pour le Québec", mais qui agissent pour le Québec et le Canada."

    Hé oui, c'est cela qu'il faut décider. On ne peut pas rester toujours à côté du train à crier des injures comme le fait le Bloc depuis près de 20 ans, en empochant notre chèque de paye et notre pension indexée à vie, il faut monter dans le train si on veut aller quelque part et pouvoir en influencer la destination, car c'est dans le train que ça se décide et non sur les rails. Et si on ne veut pas prendre le train, hé bien qu'on s'en aille en laissant les autres décider de la destination et qu'on débarrasse les rails d'une présence devenue encombrante et inutile comme celle du Bloc. »

  • martin dubois
    Abonné
    mardi 23 septembre 2008 11h20
    l'américanisation définitive
    « M. David, vous avez bien raison lorsque vous mettez l'accent sur l'efficacité de la stratégie conservatrice.
    Ceci dit, cela nous en apprend plus sur les électeurs que sur les conservateurs. La vérité, c'est que nous assistons à un changement spectaculaire de la mentalité et de la culture québécoise et/ou canadienne.
    Les conservateurs se sont retenus en 2004, un peu moins en 2006, et maintenant plus du tout...
    Pourquoi ? Tout simplement parce que de mois en mois, nous perdons davantage notre identité, parce que d'année en année nous devenons de plus en plus américains.
    Ce qui nous heurtait hier, ce qui nous semblait immoral il n'y a pas si longtemps nous paraît maintenant banal.
    Voilà vraiment un joli topo : on discute d'enfants de 14 ans à jeter en prison à vie, d'artistes considérés comme des parasites, d'un pays géré comme une entreprise de spéculation, et tout ça au coeur d'une campagne électorale digne d'une radio-poubelle de Québec.
    Nos jeunes les plus politisés sont maintenant plus à droite que leurs aînés.
    En fait, nous ne reviendrons pas en arrière. Soyons francs. Nous ne diminuerons pas notre sur-consommation, nos voeux pieux environnementaux ne nous empêcherons pas de penser d'abord à notre poche, et les visions à long terme ne sont plus dignes de notre intérêt; on veut de mesures individualistes, égoïstes et conservatrices, pour notre petit bien personnel. Américanisés ? La question ne se pose même pas. Nous le sommes devenus sans nous en apercevoir.
    Le plus triste, c'est ce que tout ceci signifie pour l'avenir. Comme aux États-Unis, désormais aucun parti ne pourra plus gagner une élection sans salir l'adversaire à grande échelle.
    Regardez les démocrates. Il y a quatre ans, Kerry a perdu en refusant de jouer ce jeu. Les républicains l'ont démoli.
    Obama joue maintenant le jeu. À la guerre comme à la guerre.
    Et ici c'est désormais la même chose.
    Pour gagner il faut tuer l'autre.
    C'est ça notre beau Canada.
    C'est ça qu'on lègue aux jeunes générations.
    La démission de ce qui faisait notre différence, de ce qui était l'espoir d'un monde meilleur.
    Bravo pour notre beau programme.
    Comme fiasco c'est parfaitement bien réussi ! »

  • Michel Galarneau
    Abonné
    mardi 23 septembre 2008 16h37
    J'ai souvenir
    « Oui j'ai souvenir qua une certaines époque ils étaient 73/74 nouilles qui ne sont pas gêner pour vouse paser des petits vites sur tout les plans nommes-les j,en passes et des meilleurs.Merci à tous ses plêutres de frileux et je resterai poli. »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mercredi 24 septembre 2008 13h04
    Question constitutionnelle à régler - Le Québec n'est pas dans la constitution de 1982
    « La reconnaissance de la Nation n'est que symbolique et sans pouvoir car Steven Harper a réitéré son refus de l'enchasser dans la constitution. Le droit de Véto du Québec a été perdu la nuit des longs couteaux pour la même raison, il n'était que coutûme constitutionnelle. Le Bloc Québécois a sa raison d'être tant que le Québec est exclu de la constitution rapatriée unilatéralement et anti-démocratiquement par Trudeau-Chrétien. Aucun gouvernement Québécois fédérliste comme souverainiste ne peut cautionner un tel recul pour le Québec. Des 5 revendications de Meech, aucune n'est encore accepté, donc on veut un Québec à quatre pattes qui montre l'autre joue. À propos vous mentionnez 1990 dans votre texte, alors que le Bloc Québécois fût élu opposition officielle en 1993. Depuis 1982, nous subissons une constitution jamais reconnue par aucun parlementaire de l'Assemblée Nationale du Québec. Beau système démocratique!La souveraineté est un vrai rapport de force, une épée de Damoclès plus que nécessaire pour un Québec DEBOUT dans un fédéralisme fermé, sans ouverture. Aucune proposition avantageuse n'est faite pour sa réinsertion dans le Canada car aucune volonté à ce niveau de la part de l'autre solitude. Des actes concrets sont nécessaires sinon ce n'est que de l'opportunisme politique à la Harper. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mardi 28 octobre 2008 21h50
    Si l'espoir n'était pas complètement mort
    « L'opportunisme politique (à la Harper) ne peut faire qu'un temps.

    Le Québec n'est encore reconnu légalement nulle part. L'identité québécoise, il faut que ce soit plus que des belles paroles; cela nous fait penser à la reconnaissance de la faute canadienne vis-à-vis la cause autochtone.

    Un an plus tôt, devant l'ONU, le même gouvernement refusait de reconnaître les droits des autochtones, cette reconnaissance n'ayant alors qu'une valeur symbolique. Il n'y avait que de l'opportunisme politique. »

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