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Criminalité - Pas de pitié pour les jeunes

Alec Castonguay   23 septembre 2008  Canada
Photo : Agence France-Presse
Le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, s'est engagé hier à durcir les peines contre les jeunes délinquants s'il prend le pouvoir. Il a promis que les adolescents seraient jugés automatiquement comme des adultes s'ils commettent des crimes graves. Le Parti conservateur veut remplacer l'actuelle Loi sur les jeunes contrevenants par une nouvelle législation qui condamnerait à la prison à vie les adolescents de 14 à 16 ans qui ont commis un meurtre, avec ou sans préméditation. Les autres crimes graves seraient punis par 14 ans de prison.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a affirmé que cette proposition va à l'encontre de l'approche de réadaptation du Québec. Le Parti libéral et le NPD ont aussi critiqué cette annonce conservatrice, alors que le gouvernement du Québec s'est montré plutôt tiède.

De passage à Ottawa hier matin, Stephen Harper a ressorti les plates-formes électorales du Reform Party en 1997 et de l'Alliance canadienne en 2000 dans le domaine de la lutte contre la criminalité juvénile. Les nouvelles promesses du chef conservateur sont pratiquement identiques aux volontés exprimées par les deux défunts partis.

Ainsi, les adolescents de 14 ans et plus ayant commis un crime grave, comme un meurtre, un homicide involontaire ou une agression sexuelle, verraient leur identité étalée sur la place publique, ce qui n'est pas le cas actuellement. Un juge aurait également la liberté de rendre public le nom des jeunes ayant commis un crime moins grave.

Les adolescents reconnus coupables pour des crimes sérieux seraient automatiquement soumis à des peines plus sévères, allant jusqu'à la prison à vie en cas de meurtre. La peine maximale pour les infractions violentes serait de 14 ans de pénitencier. Actuellement, un adolescent accusé de meurtre qui n'est pas jugé comme un adulte peut être condamné à six ans de prison et à quatre ans de probation ou de maison d'arrêt.

Stephen Harper a dit que la nouvelle loi viserait les jeunes de 14 ans, mais que certaines provinces pourraient modifier l'âge à partir duquel on jugerait les jeunes comme des adultes. Le Québec pourrait ainsi mettre la barre à 16 ans.

M. Harper a soutenu qu'il s'agissait d'une approche «plus équilibrée» que l'actuelle Loi sur les jeunes contrevenants, qui met l'accent sur la réadaptation des adolescents. «Le but premier de la Loi sur les jeunes contrevenants est non seulement de réadapter les jeunes, mais de protéger la société. Et le but premier de l'imposition de sentences est de dissuader les autres d'enfreindre la loi», a-t-il soutenu en point de presse.

Cette proposition risque de ne pas faire l'unanimité, particulièrement au Québec, alors que plusieurs études sociologiques montrent que des peines plus sévères pour les jeunes n'ont pas d'effets dissuasifs sur les autres adolescents. Mais selon M. Harper, il faut que la société «envoie un message clair» que le crime est sévèrement puni au Canada. «Une fois que la personne a décidé de tuer ou de violer, il n'y a pas d'excuses à ce genre de comportement», a-t-il ajouté.

Stephen Harper prévoit également augmenter de six millions de dollars annuellement le Fonds de lutte contre les activités des gangs de rue et la prévention du crime, le faisant passer à 10 millions de dollars.

Un vote de confiance

Le chef conservateur a prévenu que ses projets de loi en matière de lutte contre la criminalité seraient des votes de confiance aux Communes s'il prend le pouvoir, même minoritaire. «L'opinion publique est de notre côté», a-t-il dit, ajoutant: «Quand on propose des mesures modestes, c'est plus facile pour les partis d'opposition de faire des amendements ou de l'obstruction. Quand on a un grand projet de loi et que c'est un vote de confiance, les mesures passent plus facilement.»

Environ 39 500 infractions violentes ont été commises par des jeunes en 2006 au pays. Le taux de criminalité chez les jeunes a augmenté de 3 % en 2006, une première hausse depuis 2003. Le Québec a toutefois enregistré une baisse de 4 %. En 2006 au Canada, 84 jeunes de 12 à 17 ans ont été inculpés d'homicide, impliquant 54 victimes.

En 2006, la criminalité globale a atteint son niveau le plus bas au Canada depuis 25 ans, selon Statistique Canada. L'Ontario, le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador ont enregistré les taux les plus faibles, poursuivant une tendance amorcée en 1999.

Fortes réactions

À Montréal, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a soutenu que la volonté des conservateurs «n'a pas de bon sens» et va à l'encontre des valeurs du Québec. «L'université du crime pour un enfant de 14 ans, cela s'appelle la prison. Mettez-le là, vous êtes sûr qu'il va sortir comme un criminel endurci», a-t-il dit.

M. Duceppe a rappelé que son parti avait fait adopter une loi antigang pour lutter contre les motards criminels et qu'il faut être ferme en matière de justice. «Mais il y a une grande différence d'approche entre le Québec et le reste du pays concernant les jeunes contrevenants, a-t-il enchaîné. On a une mentalité différente qui prône la réhabilitation. Le Québec est l'endroit en Amérique du Nord où il y a le moins de violence.»

Le gouvernement du Québec a été prudent dans ses commentaires hier, mais visiblement, la promesse des conservateurs a été accueillie froidement. «Si cette promesse devient partie intégrante d'un programme gouvernemental, on va commenter, a dit au Devoir Émilie Rouleau, l'attachée de presse du ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis. Pour l'instant, je peux seulement dire que, traditionnellement, le Québec privilégie la réhabilitation et la réinsertion des jeunes délinquants.»

Le chef libéral Stéphane Dion a indiqué que tout opposait les libéraux et les conservateurs en matière de justice et de prévention du crime. «On ne veut pas importer au Canada les méthodes américaines qui ont failli, a-t-il dit. Les conservateurs sont incapables de nous mettre de l'avant des intervenants, des experts, des policiers qui disent que c'est un plan qui va aider à rendre le Canada plus sûr. C'est la mauvaise direction. Les États américains qui ont essayé cela en sont revenus parce qu'ils ont vu que leur taux de criminalité diminuait moins vite que les États qui avaient une approche plus libérale.»

Le chef du NPD, Jack Layton, a soutenu de son côté que les conservateurs font fausse route. Il estime qu'un plus grand nombre de policiers dans les rues, un meilleur contrôle des armes de poing et plus de programmes de prévention feraient un meilleur remède. «Je ne connais personne qui pense que publier le nom des accusés fera baisser la criminalité», a-t-il dit.

Le Parti conservateur a dit se baser sur le rapport de la commission Nunn, en Nouvelle-Écosse, pour élaborer son éventuelle loi sur les jeunes délinquants. Dans son document rendu public en décembre 2006, Merlin Nunn recommande de rééquilibrer la Loi sur les jeunes contrevenants pour qu'elle aborde davantage l'aspect protection du public. Par contre, il est beaucoup plus nuancé que les conservateurs dans ses propositions. M. Nunn ne parle pas de prison à vie pour les adolescents et passe plusieurs paragraphes à vanter la loi actuelle.






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  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mardi 23 septembre 2008 06h48
    Prison, prison, prison
    « Alec Castonguay résume bien la position prise par Stephen Harper dans ces quelques lignes qui méritent d'être mises en exergue : « Le Parti conservateur veut remplacer l'actuelle Loi sur les jeunes contrevenants par une nouvelle législation qui condamnerait à la prison à vie les adolescents de 14 à 16 ans qui ont commis un meurtre, avec ou sans préméditation. Les autres crimes graves seraient punis par 14 ans de prison. »

    La question clé qui se pose immédiatement est la suivante : Sur quelle base psychologique Harper se fonde-t-il pour tenir de tels propos? Je ne connais pas le rapport de la commission Nunn de la Nouvelle-Écosse sur laquelle le parti conservateur fonderait sa position. D'après ce qu'en dit l'auteur de l'article, il me semblerait qu'il permet aux conservateurs de faire de cette question une simple question juridique, afin de « rééquilibrer la Loi sur les jeunes contrevenants pour qu'elle aborde davantage l'aspect protection du public », comme le recommandait ladite Commission.

    Mais le problème de la délinquance des adolescents mérite une attention beaucoup plus complexe et me saurait s'encadrer dans de pures considérations juridiques. Je me suis penché sur cette question il y a bien longtemps dans un article intitulé « Le langage de la délinquance » (Communication et langages, 1983). J'y rappelle les travaux du psychiatre William Gray, du Newton Center, Mass., aux États-Unis.

    Sans entrer dans tous les détails exposés dans ce texte, toujours d'actualité puisque la délinquance existe toujours, hélas, on peut en résumer l'essentiel en reprenant cette distinction de base entre deux types de délinquance : la délinquance d'intrusion et la délinquance d'exclusion. Il s'agit d'expliquer et de comprendre le comportement délinquant d'adolescents en mettant à jour les motifs psychologiques qui sont derrière nombre de comportements délinquants et en y apportant une réponse adéquate.

    À la base, on retrouve des perceptions, des impressions psychologiques. Celles d'être exclus d'un milieu, qui entraînent un comportement d'introduction : cambriolage, viol, effractions diverses. La perception contraire, celle d'être inclus, enfermé dans un milieu entraîne les réactions contraires : crimes violents, pyromanie, prostitution, drogue, etc. On en voit des exemples, pas toujours très graves, avec des fils ou des filles de « bommes familles » qui commettent des délits ou qui ont des comportements qui étonnent, mais qui s'expliquent par des manifestations d'exclusion. La fille d'une mère ultra stricte sur la morale sexuelle se retrouve enceinte, par exemple.

    Or, traiter ces comportements, cette criminalité d'exclusion par un emprisonnement prolongé, comme veut le faire S. Harper qui ne fait pas de distinction entre ces types de criminalité, va exactement à l'opposé de ce qu'il faudrait faire pour ce type de délinquants. Il est évident qu'un emprisonnement prolongé ne fera que renforcer ce sentiment d'enfermement qui les a poussés à commettre des actes de délinquance, parfois graves, et que cette façon de procéder ne résoudra rien, nais ne fera qu'aggraver la situation.

    Il serait bon que Stephen Harper relise ce que W. Cray a dit et écrit à ce sujet, voire qu'il prenne connaissance de ce que j'en ai dit, avec les particularités que j'y ai apportées. La voie strictement conservatrice qu'il veut prendre est une décalcomanie de ce que les électeurs conservateurs attendent de lui. Le but n'est donc pas autre chose que de l'électoralisme politicien. Mais l'intérêt du Canada et de ses citoyens où est-il? Je posais la question hier, je peux la reposer aujourd'hui. Il n'y a dans les propositions de S. Harper aucune vision du Canada de demain, de notre société de demain, mais un intérêt à court terme mal caché, celui de se faire réélire, avec si possible la majorité, en jouant avec les émotions d'une clientèle électorale.

    Ce que propose le parti conservateur fait en effet appel aux réactions émotionnelles simplistes d'un électorat qui soit existe, que soient les conservateurs pensent qu'il existe, un électorat qui ne réfléchit pas et auquel on s'adresse de la manière la plus incongrue possible, comme nous en a donné un bon exemple stupide le sénateur Fortier, en affichant les 350 millions que le Bloc aurait coûté. Les calculs d'intendants du sénateur Fortier sont d'un simplisme qui dépasse l'entendement. On évalue la valeur d'un service, et les députés sont au service de la population, comme un gouvernement jusqu'à preuve du contraire, au rapport qualité/prix que l'on peut et que l'on se doit d'établir.

    Si on applique ce critère de base au calcul du coût des députés conservateurs et du gouvernement de Stephen Harper, on s'aperçoit vite que l'on n'en a pas pour notre argent. Les Conservateurs nous coûtent donc trop cher, peut-on répondre au sénateur, qui ne sait pas faire de bons calculs de consommateur avisé. La conclusion est radicale : pour rentabiliser nos investissements, il faut le moins de députés conservateurs que possible. C'est une simple règle mathématique.

    La position de S. Harper concernant la délinquance des adolescents relève du même simplisme. Mettons-les tous en prison et le problème sera réglé. Le manque d'analyse de base de cette position est flagrant. La délinquance des adolescents est une question trop complexe pour être confiée à des politiciens. Et il faudrait être bien naïf pour croire que la réponse que monsieur Harper tire de son chapeau, comme un magicien, va nous éblouir au point de croire qu'il a raison. Tout le monde sait que les magiciens ont des trucs et ne présentent qu'une illusion. S.. Harper apparaît, avec ses propositions lancées avec éclat mais sans consistance réelle, comme le grand magicien de la scène politique qui nous présente l'illusion d'un grand soir. Il faudrait ouvrir les yeux pendant la répétition, car l'illusion n'est que du vide, lorsqu'on la regarde de près. »

  • Alain Larouche
    Abonné
    mardi 23 septembre 2008 07h26
    Danger danger...
    « Que Dieu nous protège! Mais où allons-nous avec ces Conservateurs. On piétine nos valeurs québécois au nom des "Red Neck" de l'ouest et les Québécois de la région de Québec qui sont représentés par des bouffons comme Arthur, Gourde, Harvey, Verner et tout les autres qui sont des statuettes laissent songeur bien des gens des régions tant qu'à la maturité de cet électorat réactionnaire. Probablement que celui-ci est trop vieux pour penser à l'avenir de nos jeunes »

  • Eric Wingender
    Inscrit
    mardi 23 septembre 2008 07h30
    Incohérence
    « La société juge que tu n'es pas apte à exercer tes droits démocratiques avant l'âge de 18 ans. On estime aussi que ce n'est qu'à partir de cet âge que tu as la maturité requise pour consommer de l'alcool. Mais monsieur Harper croit que le jeune de 14 ans a toute la maturité requise pour être tenu entièrement responsable de ses actes devant la loi. C'est de l'incohérence. »

  • loiselet
    Abonné
    mardi 23 septembre 2008 09h08
    La prison pour M. Harper
    « Pourquoi ne pas condamner à la prison à vie un adulte comme Harper qui est un danger public. Ce sournois menteur a osé payer le vote d'un député indépendant pour faire élire le parti Réformiste-Conservateur-Fasciste. Il a exploité à des fins "électorales abjectes" l'angoisse de ce député qui s'inquiétait pour la sécurité de sa famille après une mort annoncée due au cancer. Et combien de soldats vont-ils encore tomber pour "défendre le Canada" de Bush?
    Aucuns scrupules, M. Harper?
    Avec Harper, la manipulation a bien meilleure goût. Sans compter que le mensonge passe mieux en français aux oreilles d'une nation "reconnue"... »

  • Guillaume Robichaud
    Abonné
    mardi 23 septembre 2008 09h48
    Petit rappel
    « Il y a deux semaines seulement, Le Devoir avait un très bon article a ce sujet. J'ai pris la peine de le retrouver pour vous: http://www.ledevoir.com/2008/09/10/204806.html »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 23 septembre 2008 11h11
    Et puis après
    « Si les parents ont abdiqué leur responsabilité et que les jeumnes sont de plus en plus violents dans une société trop permissive, alors la coercition est de venu le seul rampart de la bonne conduite en société.

    À force de tout permettre, on a des jeunes qui conteste l'autorité et banalisent la criminalité comme s'ils étaient à actionner un game boy électronique violent. Voilà ce qui est arrivé à Montréal nord et qui risque d'arriver si la justice demeure trop permissive.

    Le laisser alller a un prix Dawson et montréal nord en sont e<des exemples. Agiossons avant que la situation se détériore encore plus... »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mardi 23 septembre 2008 11h28
    Illusion
    « C'est une illusion de croire que la prison va réellement dissuader les jeunes de commettre des crimes. J'explique pourquoi dans mes commentaires à l'article d'aujourd'hui, 23 septembre, de Brian Myles sur le même sujet.

    Le problème c'est un peu comme la guerre en Irak, on se souviendra qu'Harper et son parti étaient d'accord pour envoyer des troupes canadiennes là-bas pour aider les Américains dans une attaque non-sanctionnée par l'ONU et complètement illégale. Maintenant ils (les Conservateurs) se sont rendus compte que c'était une grosse erreur. La même chose risque d'arriver avec cette politique. Après qu'ils auront plongé le pays dans des politiques répressives inefficaces et dangereuses ils vont se rendre compte de leur erreur, mais trop tard et au prix d'un grand nombre d'adolescents criminalisés.

    C'est vrai qu'au début, comme il va y avoir plus d'adolescents dans les prisons, il va y avoir moins de crimes mais lorsqu'ils vont commencer à sortir, il va en sortir à tous les jours, et ces jeunes vont être criminalisés jusqu'aux oreilles avec leurs contacts de prison et vont devenir une menace bien plus grande pour la société. Une approche réparatrice est la seule qui maintenant démontre des résultats positifs car elle implique les familles et la collectivité - pas la prison qui enlève toute responsabilité aux jeunes. »

  • Eric Blais
    Inscrit
    mardi 23 septembre 2008 11h56
    La politique d'amateurs
    « Je suis pour la démocratie, mais quelque chose m'agace dans notre système. Les politiciens veulent prendre des décisions sur tout. Et c'est les gens qui, en théorie, mettent au pouvoir les élus. Bien entendu, il y a quelques absurdités, comme par exemple un gouvernement majoritaire qui a 40% d'appuis.

    Mais bon, outre ce problème, c'est que maintenant, il y a des tonnes de questions qui sont sujets à la démocratie. Bien entendu, les grandes décisions économiques sont prises par des gens intéressés, parfois contre l'intérêt des gens, mais d'autres questions, comme les peines de prison, sont prises par des gens non pas si intéressés... mais qui ne connaissent pas grand chose à ce problème complexe.

    Il me semble qui si on votait pour la chirurgie des gens, pour savoir ou le médecin couperait, bien il y aurait beaucoup de morts, car les gens sont souvent ignorants. Alors pour des décisions complexes comme l'environnement, la science, la médecine et la criminalité, pourquoi n'est-ce pas les spécialistes qui en savent le plus qui prennent des décisions. Au moins, pourquoi n'est-ce pas eux qui ont le dernier mot?

    Avec des décisions prises à l'aveuglette avec une population ignorante, on ne va pas très loin...

    Personnellement, je fais plus confiance aux criminologues, aux policiers et aux autres spécialistes qui connaissent bien leur domaine qu'à mon beau-frère pour faire un programme qui aidera à baisser la criminalité.

    La démocratie n'est qu'une mise en scène dans un monde où les gens sont mal informés (et ont de la mauvaise foi). »

  • Diouf Frank
    Inscrit
    mardi 23 septembre 2008 20h14
    SHarper cible sa clientèle
    « SHarper cible trois clientèles.
    1) les gangs de rue, sur lesquels il a l'appui d'une population "de souche" vieillissante et anti-"jeunes colorés"
    2) Les "Homegrown Terrorists" mineurs, car s'il est majoritaire sa politique va faire du Canada un paratonnerre, et parce qu'il évince par avance la question des enfants-soldats comme Omar Khadr
    3) Les Inuits, qu'il veut "civiliser" pour avoir les coudées franches dans l'Arctique.
    Accessoirement, les excuses d'Ottawa aux Premières Nations ne sont pas gratuites. Elles vont s'accompagner d'une mise au pas judiciaire. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 25 septembre 2008 01h55
    Les scandaleuses commandites de l'enflure bloquiste.
    « Comme à son habitude, Gilles Duceppe sombre dans la dérape sensationnaliste et dans la jactance ampoulée, au sujet des criminels mineurs que le Canada libéral n'a jamais eu le courage de placer devant les responsabilités de leurs gestes extrêmes. Ce qui était quasiment impensable, il y a moins de 50 ans, est devenu une triste réalité des suite de l'explosion conjugale, de l'abandon parental ainsi que de l'émergence pyramidale des logues et des peutes qui ont fait la promotion des droits et des libertés des « enfants rois » et de se porter, en masse et sans le moindre discernement, à la défense inconditionnelle et indiscutable de tous les délinquants et contrevenants mineurs, devenus de crapuleux criminels qui «jouent» aux règlements de comptes et qui «s'amusent» aux exécutions sommaires. On est très loin du taxage, du cassage de gueules, des menaces et de l'intimidation qui occupent progressivement le quotidien d'une frange qui racole et recrute leur soldaterie parmi les ados bilieux, hargneux et hantés par le cinéma des sanguinaires des tueries d'éclat.

    Duceppe traîne encore le concept de l'intouchable enfant roi et donne dans une insupportable démagogie que seules ses campagnes ANTI-CANADA et ANTI-HARPER peuvent expliquer. Il crie aux loups et prétend que les jeunes condamnés à l'emprisonnement seront de la chair à consommation pour les prédateurs sexuels du milieu carcéral. WHAT'S NEXT ?

    Parbleu, cet homme ne se contente pas de voir des vaches en ciment, mais il pousse l'incurie de ses fantasmes d'écurie, jusqu'à les traire et nous en faire avaler le petit lait.

    Le temps est venu pour que les jeunes criminels fous qui se comportent comme des adultes criminels fous, sortent des salles de la complaisance dans lesquelles circulent et fourmillent, de façon magistralement honteuse, tous les logues et les peutes de la Cour Juvénile et des Tribunaux de la Jeunesse. Essayons d'imaginer la réaction de Gilles Duceppe, si un membre de sa famille était froidement abattu par des Kimveer Gill ou des Matti Juhani Saari de 14 ans, ou s'il était le père d'une des 12 innocentes victimes des deux ados fous Eric Harris et Dylan Klebold du lycée de Colombine !

    Pour donner un cadre rationnel à ses ébats émotifs et aux dérapes catastrophiques de son jugement coiffé d'un puritanisme obtus, je l'enjoindrais de visionner la vidéo tirée des caméras de surveillance qui ont filmé le massacre des ados tireurs fous de Colombine.

    Son flirt viscéral avec l'inconscience et avec l'irresponsabilité, au sujet de «la jeune chaire livrée en pâturage aux vicieux prisonniers», en dit long sur l'usure galopante et les carences du jugement de cet opportuniste qui en est rendu à faire feu de tout bois mort et qui tente de faire accroire aux Québécois qu'il est présent à Ottawa.

    La béate complaisance sans frontière de Gilles Duceppe n'est-elle pas un encouragement aux folies débridées d'ados qui pensent et se conduisent comme des adultes débiles et qui comptent sur l'historique incurie des tolérances crasses à l'abri desquelles ils mijotent l'exécution de leur démence destroy. Sa sortie primaire, aveuglément et stupidement irresponsable, à tous égards, en faveur et en soutien à la pitié maladivement protectionniste dont jouissent de jeunes kamikazes qui s'implosent et s'explosent, à l'ombre d'un paternalisme crasseux et quasiment criminel ou criminellement complice, n'est-elle pas un appui aux ados membres des gangs de rue qui terrorisent la métropole, la plaque tournante du crime, au Canada ?

    La campagne électorale fédérale 2008 nous donne l'occasion, comme jamais auparavant, de constater l'usure pitoyable du ratio de Gilles Duceppe qui a le culot de solliciter un autre mandat et d'imaginer qu'il formera l'Opposition officielle, à Ottawa. Il reste à espérer que l'électorat évitera de tomber dans les panneaux bloquistes et qu'il se souviendra que ce rusé Méphisto et son peloton de bloquistes tous azimuts qui ne servent absolument à rien, sont complètement déphasés et qu'il est grand temps de les renvoyer au désert de nos oublis, parmi les pathétiques incognitos des dérapages politiques typiquement métropolitains et de ceux de certaines régions d'un Québec profond qui devrait faire une sérieuse réflexion sur ses déroutes des 15 dernières années.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Paul Mainville
    Inscrit
    vendredi 26 septembre 2008 21h29
    la solution illusoire: Punir
    « Voir les conservateurs suggérer de telles modifications à la loi sur les jeunes contrevenants sonne deux alarmes improtantes selon moi.

    D'abord, soutenir que punir plus sévèrement les jeunes permettra de réduire la délinquance juvénile est de faire preuve d'ignorance quant aux sources de la délinquance juvénile. En réalité, le crime n'est rien de moins qu'une construction sociale. Ainsi, un adolescent qui commet un crime entreprend ceci bien entendu pour des raisons spécifiques biens connues et non parce qu'il est une sorte de "petit démon" qui cherche seulement à détruire. J'entends par construction sociale du crime, les motivations et les lacunes présentes dans l'environnement social de nos jeunes qui les inscitent à récidiver. Par exemple, les condition socio-économique défavorable de la famille des jeunes, le faible encadrement familial (dû au fait que l'éducation initiale de nos enfants se retrouve dans la main des garderies plutôt que nous les parents) et le décrochage scolaire (qui selon moi découle en parti des problèmes que j'ai précédemment mentionné). Ainsi, il semblerait qu'une politique axé sur ses trois maux sociaux (et d'autres, car ma liste n'est que sommaire) serait de mise plutôt qu'une augmentation de la répression. En ce sens, je me range du côté de M. Duceppe et des autres parties d'opposition qui affirment que la prévention primaire (à travers le rôle des parents) et secondaire (à travers le rôle des institutions de l'État tels les services policiers et les écoles) serait, et demeure, la meilleure approche pour réduire la délinquance juvénile et les crimes sérieux par les jeunes. Je considère d'ailleurs que la prévention devrait être encore plus forte, car présentement, elle représente moins de 10% de la stratégie policière.

    Ensuite, une politique plus répressive telle que suggérée par le parti conservateur, n'aurait comme effet que d'engorger le système pénal à tous ses niveaux, autant les cours que les prisons. Je prévois d'ailleurs d'ici quelques années, après l'adoption suggérer par Harper, la construction de plus de prisons et la multiplication des mesures de contrôles par l'État (caméra de surveillance, bracelet GPS, sans oublier la puce de localisation). Notons d'ailleurs que le bracelet GPS et la puce de localisation sont déjà une réalité. Certains diront que ma panique est démeusurée, mais l'idéologie répressive, ne visant aucunement les sources de la délinquance juvénile, n'aura qu'un effet d'allourdissement de la délinquance. Nous avons d'ailleurs été témoin récemment du résultat de l'augmentation de la répression par la police de Montréal dans la région de Montréal-Nord; et je me réfère a la frustration des parents et personnes âgées de ce lieu. D'autres affirmeront que le message "de tolérance zéro" des conservateurs aurait un effet fort dissuasif sur la délinquance. Encore une fois, ceci est une erreure. La réalité demeure la même, tant que les conditions socio-économiques défavorables persisteront, nos jeunes récidiveront, et ce peut importe les répercussions promises. Je ne crois pas par exemple que l'augmentation du nombre de policier et des arrestations dans la région de Montréal-Nord vont régler la déliquance qui est le résultat directe du décrochage scolaire des jeunes de cette région. Peut-être si leurs parents avaient accès à la même possibilité d'emploi que le reste de la population de montréal (minorité ethnique), leurs enfants seraient mieux encadré et seraient encouragés d'aller à l'école?

    Malheureusement, l'image du politicien qui puni (de droite) porte toujours fruit politiquement, mais ne saura porter fruit empiriquement.

    Cet ainsi pour un système plus sécure et humain plutôt qu'un système qui forme des criminels que je ne voterai pas conservateur le 14 octobre. J'encourage d'ailleurs les gens à faire de même! »

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