mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 00h11


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les niches électorales

Manon Cornellier   22 septembre 2008  Canada
Quand le chef conservateur, Stephen Harper, s'est lancé en campagne, il y a deux semaines, il n'a pas caché qu'il cherchait à obtenir un nouveau mandat pour poursuivre ce qu'il avait commencé et maintenir le cap en ces temps d'incertitude économique. On pouvait donc s'attendre à une campagne passée à vanter son bilan, à attaquer l'inconnu représenté par ses adversaires et à limiter les promesses au minimum.

Il est quand même étrange de voir un premier ministre sortant égrener des engagements tellement modestes qu'ils n'auraient jamais, dans bien des cas, trouvé leur place dans une plateforme électorale normale, sinon dans des notes en bas de page. On n'a qu'à penser à l'aide fiscale aux nouveaux propriétaires qui peut, tout au plus, leur faire épargner 750 $ par année, celle pour les personnes âgées qui peut représenter une économie d'au plus 150 $ par année ou la promesse d'interdire la vente à l'unité des cigarillos. On ne provoque pas des élections précipitées pour cela.

On ferait erreur cependant en concluant qu'il s'agit d'une stratégie bancale et improvisée. Au contraire, tout a été soigneusement planifié. La modestie est délibérée et calculée pour entraîner le plus de retombées électorales possible.

La politique est contaminée depuis longtemps par les manies du marketing. Un parti est une marque, le citoyen, un client, et les différents groupes de la société des niches à atteindre avec des publicités et des promesses ciblées. Faire appel à ce que les électeurs ont en commun n'a pas la cote. En tout cas, certains ont déterminé que ça n'était pas vendeur.

Cette approche est particulièrement frappante au Parti conservateur. Il ne s'agit toutefois pas d'une philosophie, mais bien d'une technique mise au service d'une vision bien arrêtée que Stephen Harper a de l'électorat conservateur, et ce, depuis longtemps.

***

Harper considère, et ce, depuis ses années d'université, que la division entre droite et gauche repose maintenant sur l'opposition entre, d'un côté, les cols bleus, les cols blancs de niveau inférieur du secteur privé et les habitants des régions rurales et, de l'autre, les urbains, les professionnels, les cols blancs de la classe moyenne et les bénéficiaires de l'État providence.

Harper écrit dans un travail universitaire cité par William Johnson dans sa biographie de Stephen Harper, Stephen Harper and the Future of Canada, que le premier groupe a maintenant le sentiment de payer trop de taxes pour ce qu'il en retire, que ses valeurs sociales plus conservatrices sont ignorées et ses intérêts, négligés. Harper laisse entendre que «le réalignement politique dans la plupart des pays occidentaux est maintenant une bataille pour les revenus fiscaux entre [...], les payeurs de taxes du secteur privé et les récipiendaires des taxes de l'État providence». Et dans ce contexte, la droite s'appuie sur les gens ordinaires et «l'hostilité grandissante d'une large portion de la société face au malaise économique et l'incertitude morale qui accompagne les politiques et valeurs de l'État providence». Aujourd'hui, c'est cette portion de la société, cette clientèle, qu'il tente de séduire avec ses promesses de réductions de taxes bien ciblées.

Harper a aussi rapidement compris où trouver une possible base conservatrice au Québec. En 1997, il a écrit dans un article, encore cité par Johnson, que «le nationalisme québécois, sans être lui-même un mouvement conservateur, est attrayant pour le type d'électeurs qui, dans d'autres provinces, appuient des partis conservateurs. Le Bloc québécois est à son plus fort dans le Québec rural, parmi des électeurs qui ne détoneraient pas à Red Deer [...]. Ils sont nationalistes pour à peu près les mêmes raisons que les Albertains sont populistes. Ils se soucient de leur identité locale et la culture qui la nourrit, et ils voient le gouvernement fédéral comme une menace pour leur mode de vie». Et ce sont ces Québécois qu'il cherche à charmer depuis qu'il mène le PC.

***

Pareille analyse ne pouvait que mener à l'adoption de l'approche «clientèle», afin de maximiser les retombées de chaque engagement. Les conservateurs ont poussé la chose plus loin que tout autre parti canadien. Ils se sont dotés du plus élaboré système de recensement de partisans potentiels. En plus des données démographiques et sondages d'analyses des comportements électoraux que tous les partis utilisent, ils mènent les plus gros sondages partisans au pays. De plus, en faisant appel aux membres du parti, à leurs voisins, familles et relations, ils ont établi une base de données qui leur permet de recenser de possibles supporteurs et de les contacter personnellement.

Une vaste étude de marché, finalement, dont découlent les produits mis en vitrine depuis le 8 septembre.

***

mcornellier@ledevoir.com






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 22 septembre 2008 04h59
    La droite vs la gauche
    « Après cinquante années de gouvernements de la gauche aussi bien au Québec que dans le ROC, il est temps que le pendule revienne à droite pour un certain temps.Quand le virage à droite sera trop violent, il sera toujours possible de revenir au centre. Il est plus facile de revenir au centre quand on revient de la droite que lorsqu'on revient de la gauche. Pour ceux qui ne comprennent pas trop ce que je viens d'écrire, j'ajouterai qu'il est plus facile d'instaurer un programme social que de l'abolir.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    lundi 22 septembre 2008 06h34
    Populisme et simplisme!
    « Une raison de plus pour ne pas voter conservateur. La politique rabaissée à celle d'un vendeur d'autos usagées. C'est ainsi que les démocraties s'étiolent, pour faire place au populisme et au simplisme. En d'autres termes, on prend les gens pour des cons. Dernier exemple: Michael Fortier et sa pub contre le Bloc. »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    lundi 22 septembre 2008 07h15
    Et les intérêts du pays et de ses citoyens?
    « Ce qui ressort à l'évidence de l'article de Manon Cormellier, c'est le genre de politique que préconise - ou plutôt ne préconise pas - Stephen Harper. Théoriquement et pratiquement, un homme politique de grande classe profite d'une campagne électorale pour proposer aux électeurs une vision dynamique du pays, ici du Canada de demain, avec toutes les retombées dont les citoyens vont bénéficier. Il en résulte des programmes, des estimations de coûts, des engagements, des promesses concernant la politique, la gestion du pays, son économie, la conservation de ses richesses naturelles, etc.

    Or, dans le cas de Stephen Harper, on voit exactement l'inverse, c'est-à-dire uniquement des calculs électoraux de la plus pure tradition politicienne, destinés à assurer sa réélection en vue de former si possible un gouvernement majoritaire, et à tout le moins minoritaire. Il base donc l'approche de sa campagne électorale sur une classe d'électeurs possiblement conservateurs, qu'il tente de séduire au maximum, en ne s'engageant pratiquement à rien d'autre qu'à mener une politique conservatrice, décrite sans trop de précisions pour m'effrayer personne, mais avec suffisamment d'allusions ou de promesses qui n'engagent pas à grand chose pour attirer les électeurs qui voteraient pour lui. Autrement dit, il s'adresse à un lectorat bien ciblé - Harper a préparé ces élections il y a belle lurette, sans les annoncer, malgré sa loi sur les élections à date fixe - que ses propos rassurent, que les images qu'il projette touchent émotionnellement, tout en attaquant la personne d'un chef de parti comme Stéphane Dion, d'une manière lâche et même peu ragoutante. Son programme électoral n'est donc pas établi en vue des intérêts du Canada et de ses citoyens, mais il est déterminé par et pour une classe d'électeurs, ceux à tendance conservatrice possible. Le pays, peu lui chaud semble-t-il!

    En effet, quelle vision du Canada de demain nous propose-t-il? Aucune, sinon celle d'un gouvernement conservateur, dont on a pu voir le style et les effets avec G.W. Bush aux États-Unis. Ce n'est que de la cuisine électorale résultant d'une « vaste étude de marché » pour reprendre l'expression de M. Cornellier. Est-il possible que des clients se laissent tenter par un menu d'aussi piètre qualité, sans goût, sans valeur énergétique? Harper en fait le pari et, malheureusement, il a certainement raison. Le conservatisme est une tendance émotionnelle rassurante, bien ancrée dans notre fonctionnement cérébral. La nouveauté dérange, fait peur et ne passe que lorsque le point de saturation du conservatisme est atteint. Nul ne sait encore ce qui sortira des élections présidentielles des États-Unis. Le mouvement novateur suscité par Barack Obama atteint une certaine partie de la population, mais les couches profondes ne suivent pas cette voie.

    Harper a choisi la voie du conservatisme, qui n'effraie pas toute la catégorie d'électeurs qui ont besoin de se sentir rassurer, qui n'envisagent pas vraiment l'avenir mais préfèrent un statu quo modeste, et qui souhaitent finalement rester dans un cocon bien connu, plutôt que de se lancer dans une aventure qui leur paraît risquée. Gilles Duceppe en a fait et en fait encore l'expérience, avec une perte de son électorat, que les Conservateurs s'efforcent d'accentuer. S. Dion est allé trop loin dans la novation avec son Tournant vert, utile et nécessaire pour la conservation de la planète, mais risqué, dérangeant, inquiétant même, comme tend à la faire croire S. Harper lui-même. J. Layton tirerait son épingle du jeu, avec des présentations plus équilibrées, rassurantes, novatrices sans être inquiétantes, mais il lui manque un électorat massivement de son bord, et non dispersé dans l'ensemble du pays. Le petit menu de la cuisine harperienne risque donc de séduire bien des électeurs qui préfèrent une petite vie tranquille, sans penser à demain ni aux surprises désagréables qu'un gouvernement conservateur majoritaire pourrit bien leur, nous, réserver. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 22 septembre 2008 07h19
    Un agenda caché... ou pas d'agenda du tout ?
    « Ne pas avouer que l'on souhaite un gouvernement majoritaire, mener une campagne basée sur le marketing commercial, lancer de la crotte d'oiseau, ou des affirmations à faire dresser les cheveux contre les adversaires, ramasser le plus d'argent possible et promettre de tenir des élections à date fixe pour leurer les concurrents, dilapider les surplus laissés par les prédécesseurs afin de charmer l'électorat... pour éviter de parler de ce que l'on fera une fois au pouvoir. Cela s'appelle un agenda caché. À moins que cela ne témoigne de la minceur du programme et de la conception que l'on se fait de l'intelligence des citoyens. »

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 22 septembre 2008 07h28
    Le monde de Jeff Fillion
    « Très belle analyse. Josée Legault fait la même dans Voir. C'est le monde de Jeff Fillion et des "cols rouges" de Sylvain Bouchard (son héritier spirituel). Des p'tits travailleurs, qui bossent dur, paient trop d'impots, et ont l'impression de peu retirer de l'État. D'où la coupure de 2% de TPS, d'où l'allocation de 100$ aux enfants de 6 ans et moins, d'où les coupures de 46 millions aux artistes qui ont tout cuit dans la bouche.

    Ce message n'a pas d'écho sur le Plateau évidemment, mais il en a dans le 450 et dans le Québec profond. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    lundi 22 septembre 2008 08h10
    Vous n'etes pas sur Vigile.net?
    « je n'ai pas lu votre article dans Vigile.net comme celui de "Populisme 101" de Madame Chouinard du 19 septembre publie le meme jour que lLe devoir dans le site propagandiste. »

  • Guy Archambault
    Abonné
    lundi 22 septembre 2008 10h02
    Voter pour le Bloc au Québec, c'est voter pour sauver le Canada du désastre.
    « Voter pour le Bloc au Québec, c'est voter pour le Canada. Voici mon raisonnement.

    On essaie de me convaincre que je ne devrais pas voter pour le Bloc.

    Si on réussis, par la simple logique, à me convaincre que mon raisonnement n'est vraiment pas bon, alors je ne voterai pas pour le Bloc. Il ne faut pas essayer d'utiliser, le charme ou l'inverse, le mépris, l'arrogance, pour me convaincre. Ceux qui utilisent ces arguments sont ou des renards ou des enragés. Et j'arrête de les lire dès que je sens que l'essentiel de leur argumentation est fondé sur la haine et le mépris.

    Voici mon raisonnement. En cinq points.

    1- Lorsqu'il s'agit d'élire un gouvernement, on songe à l'avenir. On n'élit pas un gouvernement pour le récompenser ou pour son image. On l'élit pour l'action à venir.
    On écoute les partis nous dire ce à quoi on va faire face comme pays, dans l'avenir immédiat, dans l'avenir à moyen terme et à plus long terme. Et on les écoute nous dire ce qu'ils proposent pour faire face à cet avenir.

    2- Au point de départ, on ne peut pas faire confiance à aucun politicien, car aucun politicien, en fait personne au monde, ne sait ce que sera l'avenir. Seul Dieu sait l'avenir, s'il existe. Et à date, il n'est pas intervenu pour le dire.

    3- Qui croire alors ? À qui faire confiance ? Qui est le plus crédible ? Quelles sont les personnes les plus dignes de confiance ? Les hommes politiques ? Ils diront n'importe quoi pour assurer leur élection ou leur réélection. Les partisans ? Ils ont parfois pire que ceux qu'ils supportent ? Plus catholiques que le pape.

    Il y a deux sources plus dignes de confiance. A- Les personnes a-partisanes, spécialistes des domaines concernés par l'élection; spécialistes des enjeux de l'avenir immédiat et de l'avenir à moyen ou long terme. Autrement dit, la communauté scientifique.

    Exemple concret ? À qui dois-je faire confiance lorsqu'il s'agit de l'avenir de la planète ?
    Faire confiance à Harper qui dit qu'il n'y a pas vraiment de problème ou à la communauté scientifique internationale qui dit que l'avenit de la planète est vraiment en danger ?
    faire confiance à Harper qui dit que les industries vont s'autoréguler toutes seules dans ce domaine et qu'il n'est pas besoin que 'État intervienne ou à la communauté scientifique internationale qui dit que les gouvernements doivent intervenir de façon drastique pour éviter le pire ?

    B- L'autre source qui me permet de donner ma confiance à l'un ou l'autre parti, c'est le passé de ce parti sous deux aspects importants : a) la philosophie de fond sur laquelle il s'appuie pour pendre des décisions et b) ses actions passées. Sa pensée profonde et ses actions passées sont garantes de ce qu'il fera dans l'avenir.

    4- Puis-je faire confiance à Harper qui suit le modèle de Bush dans trop de domaines celui des Républicains aux USA ? Non. Tout comme Bush, Harper croit au système du Far-West
    cow-boy, à l'ultra-libéralisme, au capitalisme sauvage, au droit des plus riches et des plus forts, à la non-intervention de l'État car il croit que les marchés vont s'autoréguler,
    que les patrons ne chercheront pas à s'enrichir indûment. Qu'est-il arrivé la semaine passée aux USA ? Si Bush et Paulson n'avaient pas décidé que l'État devait intervenir pour sauver les banques et la bourse américaines, c'était la déroute totale, fianancière et économique aux USA et dans le monde entier par la suite. Pour sauver les banques en faillite à cause de patrons et d'actionnaires super-assoifés d'argent, de profits, il vient d'ajouter une dette de 800 milliards à la dette des USA, des citoyens américains.

    Voilà où mène le non-interventionnisme dogmatique des conservateurs américains
    et canadiens. À la catastrophe. La guerre en Irak et celle en Afghanistan seront perdues à moyen ou long terme par les USA. Parce qu'il n'y aura plus l'argent pour la soutenir, pris qu'ils seront à sauver les meubles aux USA. Et d'ici là, si Harper a les mains libres, il va investir dans la guerre afghane des milliards inutilement et des vies inutilement.

    Et il y a aussi un gros risque qu'il rétablisse des mesures issues du parti Réformiste dont il est issu, des mesures d'extrême-droite réclamées par son aile ultra-religieuse qui croit que Dieu leur a parlé personnellement et qu'ils détiennent la vérité.

    Par, exemple, à mon avis, si Harper forme un gouvernement majoritaire, compte tenu de son fond philosophique, il y a de fortes chances qu'il rende l'avortement illégal et criminel.
    Ainsi, toutes les femmes qui se feront avortées auront, au minimum, peur d'être perçues comme criminelles, peu importe les raisons pour lesquelles elles le feront.

    Compte tenu aussi de son passé, et de sa philosophie non-interventionniste libérale et capitaliste, il dissoudra les agences d'inspection des bâtiments, des fabriques d'aliments, de produits pharmaceutiques, etc. en laissant ces compagnies mettre sur pied leurs propres agences de contrôle. Et, ainsi, on augmentera le risque que se produise au Canada ce qui s'est produit aux USA dans le domaine des banques et de la Bourse, et ce qui s'est
    produit en Chine dans le domaine du lait en poudre.

    Sans compter, que sous des dehors nationaux, from coast to coast, Harper est d'abord et avant tout quelqu'un qui défend les intérêts des compagnies pétrolières, c'est-à-dire les intérêts des Albertains. Avec lui, le prix de l'essence à la pompe risque de monter ainsi que les profits des compagnies pétrolières albertaines.

    5- Conclusion

    Donc, en me fiant, au passé de Harper et au fond philosophique de sa droite ultra-conservatrice, ultra-libérale et ultra-capitaliste, je ne voterai pas pour lui. En me fiant aux scientifiques concernant l'avenir de la planète, je ne voterai pas pour lui. Je vais voter pour le parti au Québec qui a le plus de chance de battre Harper. Et je prie, j'espère qu'ailleurs
    au Canada, chaque citoyen votera dans son comté pour le parti qui aura le plus de chances
    de battre Harper.

    Voter pour le Bloc au Québec c'est voter pour sauver le Canada du désastre. Un vote vraiment en faveur pour le Canada au Québec passe par un vote pour le Bloc, compte tenu que le chef du parti libéral ne passe pas la rampe au Canada anglais. Les vrais fédéralistes au Québec qui ont vraiment à coeur l'avenir du Canada doivent voter en faveur du Bloc.

    Voilà !

    Si quelqu'un et en mesure, par la logique seulement, de contrer ce raisonnement
    à ma satisfaction, notamment en ce qui concerne les trois premiers points de mon raisonnement, je ne voterai pas pour le Bloc.

    Guy Archambault »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    lundi 22 septembre 2008 10h59
    Évidemment...
    « Vous avez parfaitement raison mais ce que Harper fait, les autres le font aussi, c'est-à-dire qu'ils sont dans une campagne de marketing et essaient de vendre leur salade à des clients éventuels. D'où le manque de substance des messages électoraux, tout comme la pub en général.

    Du côté des Conservateurs, on cherche évidemment une majorité et ils ne peuvent l'atteindre qu'en allant gruger chez les partis adverses. Leur programme est très bien connu et disponible chez eux mais ils n'en parlent pas beaucoup parce que justement, ils ciblent les gens dont les convictions à l'égard d'un autre parti sont molles. S'ils parlent trop de leur programme, ils vont effrayer les gens «mous» et ils vont plutôt cibler des sujets qu'ils savent plaire à des gens susceptibles de voter pour eux, comme la question des subventions aux arts.

    Est-ce que faire d'une élection une campagne de marketing est légitime? Probablement pas mais ça marche et ce n'est pas illégal, alors pourquoi s'en priver? Quand les électeurs vont maturer et demander de l'information sur les programmes et voter selon les idées et non les images, alors il est à parier que cette approche sera abandonnée en faveur de campagnes électorales avec plus de substance. En attendant, il faut faire des efforts individuels pour comprendre les programmes politiques de chaque parti pour pouvoir ensuite voter d'une manière éclairée. »

  • Roger Dion
    Abonné
    lundi 22 septembre 2008 13h58
    Regardez les ÉTATS UN IS nous serons comme eux dans quatre ans avec HARPER le cousin de BUSH
    « Pour les personnes qui pensent, plus facile d instaurer un régime social,que de l abolir. Il faut qu il reste de l argent dans la cagnotte,regardez aux ÉTATS UNIS combien d années, vont ils prendre pour se sortir du gâchis,que BUSH VA LAISSER aux AMÉRICAINS en quittant,puis HARPER veut nous emmener dans la meme direction.
    Nous avons que regarder les finances des ÉTATS UNIS, nous serons la dans quatre ans, avec les conservateurs de HARPER.
    ROGER MONTREAL »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mardi 23 septembre 2008 11h19
    Voulez-vous de la niche de M. Harper?
    « C'est 22 milliards de dollars que M. Harper consacre à la guerre en Afghanistan.

    La part du Québec dans cette aventure guerrière: au moins 5 milliards. Cinq milliards de dollars d'impôts que les Québécois envoient à Ottawa pour la guerre!

    Mais en avons-nous les moyens? NON!
    Qui a voté pour cela? Des inconscients!

    Le Québec est une nation pacifique avec ses caractéristiques distinctes qui mérite de se perpétuer dans son identité et selon ses propres choix. Pas à la traîne d'Ottawa.

    Je suis écoeuré d'envoyer de mes impôts à ce Harper.

    Imaginez ce qu'on pourrait faire au Québec avec 5 milliards de dollars de plus!

    Une chance qu'on a le Bloc qui a réussi à limiter les dégâts et à forcer le Gouvernement à ne pas prolonger la guerre.

    Les députés du Bloc reçoivent le même salaire que tous les autres. Avec sa publicité primaire et infantile, M. Harper veut-il dire qu'un député Québécois vaut moins que les autres?

    Il faut bloquer Harper.

    Je ne veux pas de sa niche. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
10 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009