Un candidat indépendant qui dérange
Lac-Brome — La lutte électorale s'annonce très serrée dans la circonscription de Brome-Missisquoi, dans l'Estrie, et un candidat indépendant pourrait brouiller les cartes. David Marler, candidat conservateur en 2006 (20 % des voix), pourrait gruger de précieux votes au Parti conservateur et au Parti libéral.
Avocat connu de Knowlton, M. Marler vient de terminer la rédaction d'un livre sur son expérience au sein du Parti conservateur et sur sa volonté de faire de la politique différemment. Il a été écarté comme candidat du PC le printemps dernier seulement et il affirme que c'est en raison de son refus de participer au stratagème du «in and out» qui aurait permis au Parti conservateur de dépasser le plafond des dépenses — 1,1 million de dollars en trop — pendant la campagne de 2006. Élections Canada mène actuellement une enquête.
Ce stratagème avait été imposé par l'instance nationale du PC à 67 candidats, surtout au Québec. David Marler dit avoir refusé d'y participer et en payer le prix aujourd'hui. Le titre de son livre est d'ailleurs 66 ont dit oui. «Je me suis senti trompé et ridicule d'avoir pu suggérer si aveuglément que M. Harper injecterait de la dignité dans le processus démocratique», écrit-il en introduction de son livre, qui est disponible sur son site Internet: votedavidmarler.ca.
«Les députés ne sont plus au service des citoyens et des problèmes locaux, dit David Marler en entrevue dans son bureau à Lac-Brome. Ils doivent suivre ce que le chef du parti et son entourage non élu veulent. Je veux changer ça et travailler pour les gens.» Il affirme que Stephen Harper n'a pas à coeur les intérêts du pays et qu'il est comme les autres politiciens. «Il a déclenché des élections de 300 millions sans raison, sinon des raisons partisanes. Harper veut diriger le pays sans opposition.»
Un sondage publié par La Voix de l'Est cette semaine montre que la lutte sera serrée dans Brome-Missisquoi. Dans ce contexte, David Marler pourrait gruger des votes précieux aux deux partis fédéralistes et aider involontairement le Bloc québécois. Dans le camp conservateur, on pense que l'avocat attirera des votes anglophones près de Knowlton, où il est connu, ce qui nuirait au Parti libéral, encore très populaire dans ce secteur. Au PLC, on pense l'inverse, puisque M. Marler était conservateur.
Mais David Marler pense qu'il sera capable d'aller chercher des voix un peu partout. «J'ai fait mes meilleurs résultats dans les secteurs francophones en 2006, même si je suis anglophone. Les gens apprécient ma franchise et mes convictions. Et je n'ai pas arrêté de faire campagne depuis 2006.»
Avocat connu de Knowlton, M. Marler vient de terminer la rédaction d'un livre sur son expérience au sein du Parti conservateur et sur sa volonté de faire de la politique différemment. Il a été écarté comme candidat du PC le printemps dernier seulement et il affirme que c'est en raison de son refus de participer au stratagème du «in and out» qui aurait permis au Parti conservateur de dépasser le plafond des dépenses — 1,1 million de dollars en trop — pendant la campagne de 2006. Élections Canada mène actuellement une enquête.
Ce stratagème avait été imposé par l'instance nationale du PC à 67 candidats, surtout au Québec. David Marler dit avoir refusé d'y participer et en payer le prix aujourd'hui. Le titre de son livre est d'ailleurs 66 ont dit oui. «Je me suis senti trompé et ridicule d'avoir pu suggérer si aveuglément que M. Harper injecterait de la dignité dans le processus démocratique», écrit-il en introduction de son livre, qui est disponible sur son site Internet: votedavidmarler.ca.
«Les députés ne sont plus au service des citoyens et des problèmes locaux, dit David Marler en entrevue dans son bureau à Lac-Brome. Ils doivent suivre ce que le chef du parti et son entourage non élu veulent. Je veux changer ça et travailler pour les gens.» Il affirme que Stephen Harper n'a pas à coeur les intérêts du pays et qu'il est comme les autres politiciens. «Il a déclenché des élections de 300 millions sans raison, sinon des raisons partisanes. Harper veut diriger le pays sans opposition.»
Un sondage publié par La Voix de l'Est cette semaine montre que la lutte sera serrée dans Brome-Missisquoi. Dans ce contexte, David Marler pourrait gruger des votes précieux aux deux partis fédéralistes et aider involontairement le Bloc québécois. Dans le camp conservateur, on pense que l'avocat attirera des votes anglophones près de Knowlton, où il est connu, ce qui nuirait au Parti libéral, encore très populaire dans ce secteur. Au PLC, on pense l'inverse, puisque M. Marler était conservateur.
Mais David Marler pense qu'il sera capable d'aller chercher des voix un peu partout. «J'ai fait mes meilleurs résultats dans les secteurs francophones en 2006, même si je suis anglophone. Les gens apprécient ma franchise et mes convictions. Et je n'ai pas arrêté de faire campagne depuis 2006.»
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