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Marie-Andrée Chouinard   19 septembre 2008  Canada
Le débat sur les coupes en culture a franchi de nouveaux échelons de sottise cette semaine à Québec, dévoilant encore plus nettement l'idéologie conservatrice sur laquelle repose ce «grand ménage» culturel.

En confiant au Soleil que les artistes étaient «gâtés», la candidate conservatrice Myriam Taschereau n'a que platement relayé l'oraison du parti. La ministre du Patrimoine, Josée Verner, a usé d'un autre vocabulaire: assurément pas «maltraités», ces artistes en mal de subventions!

Mme Verner a poussé plus loin sa confession, précisant qu'elle était confortée dans sa décision par les électeurs qu'elle croise. Imaginez: les citoyens n'auraient que faire des protestations des artistes! «Les gens ne m'en parlent pas, a-t-elle dit au Soleil. Et quand ils m'en parlent, je n'oserais même pas répéter ce qu'ils disent à ce sujet.»

«J'ai eu zéro téléphone!» ajoute la ministre, accrochée à ce silence radio pour justifier les compressions maudites. S'étonnera-t-on? Ce même public fantôme qui ne gonfle pas les audiences faméliques de certains spectacles de danse, représentations de théâtre ou expositions de musée, pourquoi ferait-t-il entendre sa voix? Cet argument faiblard, loin de raffermir la position des conservateurs, vient donc plutôt en confirmer le non-sens.

Il s'agit de plus d'une logique qui relève d'un populisme douteux. Le bon peuple n'a pas à dicter ainsi au gré de ses coups de coeur et de ses insatisfactions le calendrier d'un gouvernement, surtout en ce qui a trait à la création, par essence nourrie de liberté. Et puis, si ce «gros bon sens» populiste valait pour la Culture, pourquoi ne vaudrait-il pas aussi pour la Défense? Les Québécois — sondages à l'appui! — ont clairement indiqué qu'ils ne soutenaient pas la présence militaire en Afghanistan. Dans ce secteur toutefois, les budgets sont en pleine croissance et l'opinion populaire ne vaut pas cher.

Josée Verner fut affublée ces dernières semaines de tous les titres: de l'indifférence à la bêtise, peu d'attributs lui ont été épargnés. On ne pourra pourtant pas lui reprocher de manquer de solidarité à l'idéologie de son parti, qui place cette culture de la marginalité et des petits auditoires au rang de l'excentricité douteuse. N'oublions pas trop vite que les premières révélations liées aux compressions remettaient en question le soutien fourni au groupe torontois Holy Fuck... Un révélateur premier cri du coeur qui affiche la désaffection conservatrice pour la culture au sens large.

Car alors qu'on insiste sur le sort des artistes, les salaires des uns et les budgets des autres, c'est aux fondements de la culture qu'on s'attaque en réalité, à la liberté de création, à cette sphère non monolithique qui dépasse les seuls arts et les lettres mais se reflète aussi dans les valeurs, les traditions, les croyances, en somme, toutes choses qui ne peuvent être dictées par l'agenda gouvernemental.
 
 
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  • Normand Chaput
    Abonné
    vendredi 19 septembre 2008 02h08
    les racines de la culture ne sont pas affaire de subventions fédérales
    On peut les appuyer certes. Mais il faut être conséquents. Si la culture québécoise doive passer par des subventions fédérales pour survivre, vivement une autre commission d'enquête là-dessus! Cela me fait tristement penser à nos professeurs de CEGEP, dans les années soixante-dix qui nous incitaient à faire la grève pour leurs conditions de travail, enrobé dans des considérations que nous n'avions pas le droit de questionner

  • Alain-Michel Barcelo
    Abonné
    vendredi 19 septembre 2008 05h16
    Comparaison
    On est plein de monde et d'entreprises a être subventionnés par l'État fédéral. Pourquoi pas les gens de la culture ? Ça s'évalue d'une façon formelle, avec de vrais études coûts/bénéfices. Pas avec le vocabulaire simpliste de Harper et Verner !

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 19 septembre 2008 06h16
    Les artistes
    Il est temps que les artistes, comme tout le monde d'ailleurs, se prennent en main et cessent de compter sur le gouvernement. Si leur 'art' ne les fait pas vivre, qu'ils changent de métier et qu'ils pratiquent leur 'art' comme passe-temps.
    Paul Lafrance
    Québec

  • Jean Dussault
    Inscrit
    vendredi 19 septembre 2008 06h55
    Québec la cromagnonne
    De notre pierreuse capitale-village, émanent des points de vue ô combien primitifs. Bien sûr Mam' Verner, on n'en parle pas. Mais le peuple, ouah!, à lire certaines de ses opinions (voir Paul Lafrance ici) ne nous étonnons pas qu'il aille nous élire les Cons.

  • Pierre-R. Desrosiers
    Inscrit
    vendredi 19 septembre 2008 07h29
    Des talibans de chez nous...
    En écoutant Josée Verner patauger dans la médiocrité haineuse des adéquistes (version fédérale), une image s'imposait: la destruction à coups de canon, par les Talibans, de l'immense image du Bouddha sculptée dans une montagne d'Afghanistan. Ce trésor millénaire, c'était aussi de la culture. Nous avons nos Talibans.

    Pierre Desrosiers
    Val David

  • Gilles Delisle
    Abonné
    vendredi 19 septembre 2008 07h37
    Les idioties et conneries de nos politiciens à propos de la culture!
    Nous croyions avoir entendu les pires conneries sur la culture et autres sujets de la part de Mme Verner, eh bien non, hier, sur les ondes de Radio-Canada, Arthur, l'indépendant, lèche-cul des conservateurs avoué, s'est permis un commentaire sur les coupes dans les milieux de la culture. "On n'a pas à payer pour la Mercedes à Eric Lapointe". On n'a pas à payer pour les billets d'avion du Cirque du Soleil"! Ces réflexions m'ont rappellé une phrase célèbre d'un film québécois non moins célèbre: " Fais de l'air, gros épais"!

  • Lucie Allaire
    Abonnée
    vendredi 19 septembre 2008 07h47
    n'oublions pas...
    Cher M. Lafrance
    vous semblez croire que seuls les artistes bénéficient de subventions des gouvernements. Selon votre logique, il faudrait aussi dire aux agriculteurs très généreusement subventionnés de cesser leur production, aux grandes entreprises, de fermer leurs portes. La culture et les arts c'est aussi important pour une société et il faut continuer à appuyer les créateurs.
    Lucie Allaire

  • Jocelyn Roy
    Inscrit
    vendredi 19 septembre 2008 07h54
    Les choix idéologiques de Mme Verner
    Comment expliquer alors que Mme Verner a décidé de financer la finale de l'émission La Fureur qui a été réalisée à Québec en décembre dernier? Si je me rappelle bien, son Ministère du Patrimoine a versé 300,000$ pour la production de cette émission "culturelle"...

  • André Pelchat
    Inscrit
    vendredi 19 septembre 2008 08h15
    C'est à ça que ça sert, les coupures
    Les gens ne comprennent pas le sens des coupures décrétée par le gouvernement Harper dans le domaine culturel. Ça n'a rien à voir avec la « culture » en tant que telle et tout avec un groupe de personnes, les artistes.
    Les conservateurs, depuis plusieurs années, se bâtissent une popularité en stigmatisant les minorités impopulaires : « criminels » (mais pas ceux en col blanc), drogués, homosexuels, assistés sociaux, chômeurs, pauvres en général, syndiqués, musulmans, immigrants. Il s'agit simplement d'ajouter les artistes à la liste de boucs émissaires.
    La seule originalité de Harper, c'est d'avoir compris que, quel que soit la popularité de certains artistes individuels, les artistes, comme groupe ne sont pas populaires. La majorité des gens ne comprennent pas ce qu'ils font et ne peuvent donc s'identifier à eux. On retient que certains sont riches et qu'il y a des subventions. La majorité gagne
    moins de 13 000$ par an mais l'électorat conservateur n'aime pas les pauvres non plus alors...

    Les conservateurs se rendent populaires en ciblant les artistes. Point. La « culture » : tout le monde s'en fout. Et peu de gens savent ce que c'est.
    Et utiliser toutes ces minorités comme cibles permet de créer une coalition entre les Joe Blow de l'Alberta et ceux du Québec, ce qui a permis a la droite anglo-canadienne d'abandonner le Quebec bashing traditionnel, qui n'est plus nécessaire pour se gagner des votes dans l'ouest et même de se gagner comme alliés quelques vieux dinosaures du PQ !

  • Paul Verreault
    Inscrit
    vendredi 19 septembre 2008 08h28
    Harper, Dumont, Duplessis et Diefenbaker
    L'opinion de Harper et des Réformistes-Conservateurs sur les arts nous ramènent à l'époque où Duplessis travaillait pour Diefenbaker comme Dumont pour Harper aujourd'hui. En ce temps, les arts étaient au mieux un luxe, au pire un péché. Nous subissions l'alliance "politique-religieux-capital". Les curés décidaient de ce que nous devions voir, lire faire et créer, les patrons décidaient des conditions de travail les plus minables possibles, avec l'accord et/ou des pressions des politiques. C'est ce qui pend au nez des Québécois avec le tandem Dumont-Harper.

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 19 septembre 2008 08h34
    Pas de larmes sur Radio-Poubelles
    La radio X ne lâche pas depuis lundi. On plante les tartistes à tour de bras. Hier matin on faisait jouer des tunes kétaines et on donnait la subvention qu'ils avaient reçue: 9k à un tel inconnu, 25k à un autre inconnu, etc
    Sur Vincent Gratton, il mentionne que sa blonde, gras dur, reçoit un quart de million de dollars par été pour son show de chaise.

    Le Bloc ne score vraiment pas à Québec avec la misère des artistes. 70% des Québécois sont contre la guerre en Afghanistan. Faudrait peut-être que Ti-Gilles change de thème.

  • Linda Hart
    Inscrite
    vendredi 19 septembre 2008 09h38
    Les esprits bornés et les lieux communs
    Vraiment convaincant cette belle défense de la culture qui doit se débrouiller toute seule ou devenir un hobby. Il n'y a pas à dire, la pensée toute faite, en forme de slogan est à la mode. Les bénéfices directs et indirects de la culture comptent pour 7,4 % du PIB réel total du Canada (84,6 milliards). Les bénéfices directs de la culture 3,8 % du PIB (46 milliards). Le Québec est un exportateur net de biens culturels (738 millions en exportations / 398 millions en importations / chiffres de 2003). La culture en 2003 représentait 4,1 % du PIB du Québec, elle employait plus de 100 000 personnes et le Québec est le principal bénéficiaire des dépenses fédérales par habitant au chapitre de la culture (sources : Conference Board et Statistiques Canada).

    Il faut manquer de jugement et être particulièrement mal informé pour considérer que la culture doit se débrouiller sans subventions. Allez voir ce que la France dépense pour soutenir sa culture. Ceux qui tiennent ce genre de raisonnement, digne de la radio poubelle, n'auraient certainement pas subventionné M. Laliberté, du temps où il se baladait avec sa gagne de saltimbanques d'un festival de rue à un autre (d'ailleurs M. Harper ne l'aurait pas subventionné non plus, il l'aurait trouvé trop «pouilleux»).

    Étrange aussi que ces mêmes pourfendeurs de la culture subventionnée ne protestent pas haut et fort contre l'entreprise privée subventionnée. Probablement parce que M. Harper ne leur a pas encore fourni de slogan ou parce que les animateurs de la radio poubelle ne sont là que pour démolir ce qui est «social».

    Les esprits bornés qui enfilent des slogans comme on enfile une tuque. Cette expression humoristique d'un certain blogueur pour décrire ce niveau d'insignifiance et les lieux communs qu'il produit décrit parfaitement les Lafrance et les Chaput qui sévissent actuellement au Québec.

  • Mathieu Demers
    Inscrit
    vendredi 19 septembre 2008 09h58
    Élitisme au Devoir
    "Le bon peuple n'a pas à dicter ainsi au gré de ses coups de coeur et de ses insatisfactions le calendrier d'un gouvernement"

    Non, bien sûr, un bon gouvernement (=de gauche ou comportant le terme "social" dans son idéologie) doit toujours imposer au bon peuple. Celui-ci est ignare pour bon nombre de biens-pensants québécois, comme vous, Madame.

    Parce qu'ils n'ont pas vos grandes études de journalisme et qu'ils n'ont pas lu Marx, ce sont des gens pas de tête, ne pouvant avoir une "raison" ou un "gros bon sens".

  • Patrick Vanasse
    Abonné
    vendredi 19 septembre 2008 10h25
    Il faut cibler les subventions en fonction de leur utilité
    Certains lecteurs comparent les subventions à la culture à celles aux entreprises ou à l'agriculture. C'est une erreur importante de le faire, car l'utilité des subventions est passablement plus importante dans les domaines essentiels comme l'agriculture ou le secteur économique. Ces secteurs amènent des retombées visibles comme la création d'emploi ou de richesse, ou la production de denrées alimentaires dont la rareté s'est fait sentir au niveau mondial en 2008.

    Quelle est l'utilité de subventionner le groupe Holy Fuck ou de payer les billets d'avion du Cirque du soleil pour la croissance et le bien-être de la population canadienne ? Dites-le moi ...

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 19 septembre 2008 10h27
    La Culture tuee par la Cul-ture.
    Que ce soit pour le manifeste le Prisme d'Yeux du 4 février 1948 ou celui du Refus global du 9 août 1948 remettant en question les valeurs traditionnelles et l'immobilisme de la société québécoise de l'époque (mais de nos jours?), du pauvre Lapalme quittant le ministere des affaires dites "culturelles" du gouvernement Lesage des annees 60 parce qu'on se tapait de la "culture" comme de l'an 40 jusqu'aux hebdomadaires comme le ICI Montreal ou la "culture" est remplacee par un nouveau concept, la Cul-ture (autrement dit du sexe, du vide et des etiquettes prises dans les livres et la vide incoherence des connaissances), de la television vide mais vide que je ne regarde plus pour cause de vide, voyant que les meilleurs de Radio-Canada comme Robert Levesque avec sa remarquable exigence ou Stephane Lepine avec sa belle et precieuse capacite a faire partager les sommets de la Litterature (avec un grand C comme Culture digne de ce nom) y sont absents en tout cas plus comme avant, il y a de quoi se poser des questions a savoir de quoi l'on parle ici. La culture ici pour un touriste ou un immigrant issus des "lumieres" semble etre confondue avec la traite des vaches ou comment faire des poignees de portes en plastique fluo. En somme, plus on etend le concept de "culture", surtout son mot, c'est parce qu'on ne veut pas parler des arts et de la pensee. Tout le monde critique Harper mais jamais les decideurs qui font de la culture au Quebec un desert sans eaux ou nous abreuver avec intelligence (pour la jeunesse c'est crucial cette nourriture celeste). Alors, vous savez, les subventions ne sont pas un probleme. Puis, les artistes ne sont pas des representants de commerce. Puis meme ici, dans ces pages, souvent, lorsque quelqu'un ose user, abuser, s'amuser avec la Culture, on le prend pour un malade, un delirant, un bon a rien qui ne fait que mepriser autrui. C'est facile a voir. Dans les pages culturelles du Devoir, bien trop souvent sinon tout le temps, il n'y a pas de commentaires si peu ou pas du tout. Faites-en l'experience (c'est facile, vous etes dans le site) pour la majorite qui dans le fond est comme Harper, elle n'en a rien a faire avec la culture. On a critique un commentateur d'ignorant parce qu'il disait que Wagner avait ecrit des livres. On lui a sorti plein de noms de perroquets parce qu'il manquait de "culture' alors qu'en verite, le sieur Wagner etait tres prolifique en matiere d'ecriture et non seulement de musique. Alors l'etat de connaissances de certains(es) pose probleme des lors ils ont a offrir leur "pensee' reflechie de citoyens cultives et avertis. Comment penser et reflechir sur la culrure voire les subventions si on ne voit personne dans les pages culturelles ne serait-ce dans ce journal? Voila le desert. La culture rend libre mais elle a un prix, l'independance.

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 19 septembre 2008 10h48
    Pour repondre a Linda Hart.
    Pour repondre a Linda Hart, qui aime la culture certainement du moins je l'espere pour elle, je lui offre une petite fleur qu'elle pourra poser sur sa table de chef d'entreprise ou de directrice de banques car au regard de la culture son propos devrait etre interdit au moins de 18 ans surtout si ces jeunes lisent Maldoror, Rimbaud, Tzara, Breton et combien d'autres compagnons qui firent la culture europeenne: "La commande politique (quelle qu'elle soit) a un poete, est une commande envoyee a une mauvaise adresse. (...) mettre un poete a la traine de la politique est improductif. (...). Voila pourquoi une commande politique, addressee a un poete, ce n'est pas une commande du temps: celui-ci commande sans intermediaire. C'est une commande d'actualite et non de modernite. C'est a l'actualite que nous devons la mort d'Essenine." (Marina Tsvetaeva). Puis quoi dire de Paul Celan autre immense grand poete arrive a Paris en 1948 avec rien, vraiment rien...Demandez-le a Ingeborg Bachmann, elle l'a tres bie connu. La, je m'arrete, trop de culture, je vais me faire engueuler comme le disait Boris Vian en d'autres circonstances que vous devez connaitre certainement.

  • Jean-G. Lengellé
    Inscrit
    vendredi 19 septembre 2008 10h56
    Le venin vole bas, de part et d'autre d'ailleurs
    Est-ce que par hasard on aurait besoin de plus de transparence dans l'attribution du soutien à la culture?
    L'État, c'est à dire nous, se doit de financer la formation dans tous les domaines de la façon la plus efficace possible. Donc notre devoir consiste à permettre à qui que ce soit d'être en mesure de gagner sa vie, comme scientifique ou artiste.
    Une fois cette formation effectuée pour assurer le développement du plein potentiel de l'individu, il est essentiel que le perfectionnement provienne de la confrérie. Autrement dit le subventionnement des artistes qui est effectivement essentiel devrait provenir par exemple d'un pourcentage des droits d'auteur, des commissions vertigineuses aux galeries d'art, des billets d'entrée etc et être géré non plus par un État dont les fortunes et surtout les doctrines fluctuent mais bien par le milieu, avec par exemple l'ajout d'une contribution fixée d'avance du style 1$ gouvernemental pour 1$ ramassé.
    Voilà qui permettrait d'apaiser tant la jalousie mesquine envers ceux qui percent et qui donc contribueraient directement au devenir de leur art, que d'apaiser la grogne de ceux qui vomissent le rock ou les comiques.
    Le mécénat y jouerait aussi un grand rôle, et à ce sujet, il ne faut quand même pas oublier que l'État, comme l"Église dans le passé ont commandité (je sais, l'expression n'est pas populaire) des artistes et assuré leur renommée.
    Les solutions existent certainement pour permettre l'indépendances des artistes, autres que celle qui consiste à s'envoyer des insultes par la tête.

  • Normand Chaput
    Abonné
    vendredi 19 septembre 2008 12h04
    @hart
    La culture n'est-elle pas elle même une entreprise privée subventionnée? Tous vos arguments sur le PIB et ceci et cela n'en fait-elle pas la preuve? Je parlais justement de considérations qu'on ne doit pas discuter, de peur d'être traité de poubelle. Ici, on me donne le droit de parole, alors je le prend. Mais j'essaie, le plus possible, de le faire dans le respect

  • François Gerin
    Inscrit
    vendredi 19 septembre 2008 13h52
    Libre à chacun
    Il est étonnant que les mêmes gens qui traitent les artistes de «BS» acceptent avec joie de voter pour un parti qui a accordé huit milliards de dollars de subventions aux pétrolières. Il est vrai que nous sommes en démocratie : libre à chacun, donc, de choisir la façon de se faire entuber.

    Je conseille fortement à tous la lecture du livre «Pourquoi les pauvres votent à droite» de Thomas Frank et, aussi, de voir la vidéo tordante de Michel Rivard, Benoît Brière et Stéphane Rousseau à : http://ca.youtube.com/watch?v=UrATQeLLKX0

  • Sylvain Racine
    Abonné
    vendredi 19 septembre 2008 14h07
    Pourquoi annuler des vols?
    La culture d'un pays, d'une province dans notre cas, c'est un peu comme un compagnie aérienne. Je m'explique! Une compagnie aérienne offre plusieurs destinations et plusieurs vols. La culture offre aussi plusieurs destinations comme aller au théâtre, au cinéma, au ballet, chez les humoristes, au concert rock, au spectacle de Star Académie, etc.

    Parmi ces destinations, certaines sont très populaires, d'autre un peu moins. C'est comme pour la compagnie aérienne, certaines destinations sont moins populaires que d'autres, mais il y a aussi moins de vols à l'horaire. Toutefois, la compagnie aérienne peut même offrir des vols même s'il sont à moitié plein, ou même presque vide. J'ai déjà pris un vol Toronto-Montréal et nous étions 20 dans un avion de 150 places. Est-ce une raison pour annuler le vol, de faire disparaître cette liaison? Parce que dans cet avion, il y avait des gens qui allaient prendre un autre vol vers Halifax. Sans ce vol, plusieurs concitoyens ne pourraient pas aller à Halifax à partir de Toronto.

    Est-ce que je commence à me faire comprendre? En fait, la culture c'est un mode d'expression et de communication qui rassemble TOUT le monde. Par conséquent, tous les créateurs sont est en droit de recevoir des subventions pour soutenir des projets qui débutent ou encore pour soutenir des projets pour lesquels il est difficile de les rentabiliser "capitalistement" parlant, mais dont la présence sert de relais, de lien, de vol secondaire qui permet d'avoir un réseau culturel fort avec une panoplie des destinations pour tout un chacun.

    Ce que les Conservateurs veulent faire, c'est de laisser de côté une partie de la population qui apprécie et qui s'épanouit avec des destinations moins "branchées", mois populaires, mais qui demeurent tout de même très important pour le rayonnement et la diversité culturelle.

  • Yvon Montoya
    Abonné
    lundi 22 septembre 2008 08h17
    les temps sont durs.
    Mensonge, duplicite, propagande. Nous lisons Le Devoir pas Vigile.Net. On a deja eu assez avec les bobards de Bush alors ne continuons pas allons voir des medias libres avec des editos costauds, objectifs, honnetes. Bon, va falloir ameuter la gang pour dire ce qui arrive dans les medias de nos jours. On a la chance que l'Internet existe car nous avons d'autres sources. En tout cas cela donne raison a beaucoup de commentateurs meduses par le manque de rigueur de votre journal. Merci, un grand merci mais je vais regretter votre ecriture M Gerry Page. cela laisser plus de temps pour d'autres supports. Tout est positif dans la vie si on s'eloigne du negatif. CQFD.

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