Layton veut former plus de médecins
Harper s'inspire du Québec pour aider les travailleurs autonomes du ROC
Photo : Agence Reuters
Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jack Layton, était à Halifax hier, où il a promis de faciliter l’accès à un médecin de famille en en formant plus.
La pêche, les travailleurs autonomes et la formation des médecins étaient à l'honneur hier pour les trois chefs des principaux partis pancanadiens.
En ce huitième jour de campagne, le premier à dévoiler sa promesse a été le chef du NPD, Jack Layton. De passage à Halifax hier, il s'est engagé à fournir 200 millions de dollars par année pendant cinq ans pour aider les provinces à former plus de médecins. Jack Layton a aussi promis un budget de 125 millions par année pour encourager les étudiants sortants à devenir médecins de famille.
Selon M. Layton, au bout de cinq ans, l'investissement permettra de former 1200 médecins supplémentaires par année. «Il est temps de corriger ce problème», a-t-il dit. Il ajoute: «Plusieurs étudiants en médecine m'ont dit vouloir devenir médecins de famille. Mais ils deviennent spécialistes parce qu'ils ont peur de ne pas pouvoir rembourser leurs prêts étudiants.» Le NPD a également promis de travailler avec les provinces pour faciliter la reconnaissance des diplômes pour les médecins immigrants.
Harper et les travailleurs autonomes
Le chef conservateur, Stephen Harper, a de son côté promis d'aider les travailleurs autonomes, particulièrement les femmes, à recevoir des prestations d'assurance-emploi pour les congés de maternité et de paternité.
«Les travailleurs autonomes canadiens ne devraient pas avoir à choisir entre fonder une famille ou créer une entreprise à cause d'une politique gouvernementale. Ils devraient pouvoir réaliser leurs rêves comme entrepreneurs et comme parents», a dit Stephen Harper à Ottawa.
Le Parti conservateur offrira, sur une base volontaire, aux travailleurs autonomes de cotiser à l'assurance-emploi et de toucher des prestations. En 2007, plus de 2,6 millions de personnes travaillaient à leur compte au Canada. «Notre priorité est de protéger le niveau de vie des Canadiens», a dit Harper, qui s'est défendu de proposer une mesure pour séduire les électrices, un segment de la population plus réfractaire aux conservateurs. M. Harper a dit vouloir s'attaquer à un vrai problème.
Cette mesure ne toucherait pas le Québec, qui a déjà son régime de congé parental et qui permet aux travailleurs autonomes de toucher des prestations lors des congés de maternité ou de paternité.
Dion le pêcheur
De passage à Terre-Neuve hier, le chef libéral a parlé de pêche, lui qui est un grand amateur. Il a toutefois abordé le côté commercial, alors que cette industrie connaît des difficultés. «Beaucoup de nos stocks piscicoles sont encore fragiles et, étant donné que tant de nos pêcheurs en souffrent, le gouvernement a la responsabilité d'agir, a dit Stéphane Dion. Nous avons un plan qui contribuera à rendre nos bateaux plus efficaces et plus compétitifs, tout en aidant ceux qui désirent quitter le secteur et se reconvertir.»
Le plan libéral est de 420 millions de dollars. Il propose 250 millions pour aider les pêcheurs à devenir plus efficaces sur le plan énergétique et donc à émettre moins de gaz à effet de serre. Cette somme fait partie du Tournant vert. Stéphane Dion s'est aussi engagé à dépenser 100 millions pour remettre en état les petits ports de pêche partout au pays et 70 millions pour racheter les permis de pêche commerciaux dont voudraient se départir des pêcheurs qui veulent sortir de ce marché.
«Les pêches canadiennes sont plus qu'une industrie, elles sont un mode de vie», a dit M. Dion, qui a aussi soutenu vouloir négocier un traité international pour empêcher les autres pays de surexploiter la ressource au large des côtes canadiennes.
Le train des verts
La leader du Parti vert, Elizabeth May, a lancé hier son grand tour du pays en train. Son intention est de parcourir le Canada de l'Atlantique au Pacifique à bord de Via Rail, un peu comme le chef conservateur John Diefenbaker l'avait fait il y a près de 50 ans. «C'était une époque plus "innocente" sur le plan politique, a-t-elle dit au Globe and Mail. Les gens étaient plus concentrés sur les enjeux et sur ce qui était bon pour eux.»
Elizabeth May a dit que son parti avait assez d'argent pour louer un petit avion et que son choix n'était pas motivé par des raisons budgétaires. Elle estime que le symbole est important, notamment parce que son voyage émettra moins de gaz à effet de serre que l'équivalent en avion.
La chef des verts devra toutefois dévoiler ses promesses rapidement, puisqu'elle ne restera que quelques minutes à chaque endroit pour rencontrer les gens, avant que le train reparte. Elle espère à tout le moins que des supporters lui diront bonjour à son passage.
***
Avec La Presse canadienne
En ce huitième jour de campagne, le premier à dévoiler sa promesse a été le chef du NPD, Jack Layton. De passage à Halifax hier, il s'est engagé à fournir 200 millions de dollars par année pendant cinq ans pour aider les provinces à former plus de médecins. Jack Layton a aussi promis un budget de 125 millions par année pour encourager les étudiants sortants à devenir médecins de famille.
Selon M. Layton, au bout de cinq ans, l'investissement permettra de former 1200 médecins supplémentaires par année. «Il est temps de corriger ce problème», a-t-il dit. Il ajoute: «Plusieurs étudiants en médecine m'ont dit vouloir devenir médecins de famille. Mais ils deviennent spécialistes parce qu'ils ont peur de ne pas pouvoir rembourser leurs prêts étudiants.» Le NPD a également promis de travailler avec les provinces pour faciliter la reconnaissance des diplômes pour les médecins immigrants.
Harper et les travailleurs autonomes
Le chef conservateur, Stephen Harper, a de son côté promis d'aider les travailleurs autonomes, particulièrement les femmes, à recevoir des prestations d'assurance-emploi pour les congés de maternité et de paternité.
«Les travailleurs autonomes canadiens ne devraient pas avoir à choisir entre fonder une famille ou créer une entreprise à cause d'une politique gouvernementale. Ils devraient pouvoir réaliser leurs rêves comme entrepreneurs et comme parents», a dit Stephen Harper à Ottawa.
Le Parti conservateur offrira, sur une base volontaire, aux travailleurs autonomes de cotiser à l'assurance-emploi et de toucher des prestations. En 2007, plus de 2,6 millions de personnes travaillaient à leur compte au Canada. «Notre priorité est de protéger le niveau de vie des Canadiens», a dit Harper, qui s'est défendu de proposer une mesure pour séduire les électrices, un segment de la population plus réfractaire aux conservateurs. M. Harper a dit vouloir s'attaquer à un vrai problème.
Cette mesure ne toucherait pas le Québec, qui a déjà son régime de congé parental et qui permet aux travailleurs autonomes de toucher des prestations lors des congés de maternité ou de paternité.
Dion le pêcheur
De passage à Terre-Neuve hier, le chef libéral a parlé de pêche, lui qui est un grand amateur. Il a toutefois abordé le côté commercial, alors que cette industrie connaît des difficultés. «Beaucoup de nos stocks piscicoles sont encore fragiles et, étant donné que tant de nos pêcheurs en souffrent, le gouvernement a la responsabilité d'agir, a dit Stéphane Dion. Nous avons un plan qui contribuera à rendre nos bateaux plus efficaces et plus compétitifs, tout en aidant ceux qui désirent quitter le secteur et se reconvertir.»
Le plan libéral est de 420 millions de dollars. Il propose 250 millions pour aider les pêcheurs à devenir plus efficaces sur le plan énergétique et donc à émettre moins de gaz à effet de serre. Cette somme fait partie du Tournant vert. Stéphane Dion s'est aussi engagé à dépenser 100 millions pour remettre en état les petits ports de pêche partout au pays et 70 millions pour racheter les permis de pêche commerciaux dont voudraient se départir des pêcheurs qui veulent sortir de ce marché.
«Les pêches canadiennes sont plus qu'une industrie, elles sont un mode de vie», a dit M. Dion, qui a aussi soutenu vouloir négocier un traité international pour empêcher les autres pays de surexploiter la ressource au large des côtes canadiennes.
Le train des verts
La leader du Parti vert, Elizabeth May, a lancé hier son grand tour du pays en train. Son intention est de parcourir le Canada de l'Atlantique au Pacifique à bord de Via Rail, un peu comme le chef conservateur John Diefenbaker l'avait fait il y a près de 50 ans. «C'était une époque plus "innocente" sur le plan politique, a-t-elle dit au Globe and Mail. Les gens étaient plus concentrés sur les enjeux et sur ce qui était bon pour eux.»
Elizabeth May a dit que son parti avait assez d'argent pour louer un petit avion et que son choix n'était pas motivé par des raisons budgétaires. Elle estime que le symbole est important, notamment parce que son voyage émettra moins de gaz à effet de serre que l'équivalent en avion.
La chef des verts devra toutefois dévoiler ses promesses rapidement, puisqu'elle ne restera que quelques minutes à chaque endroit pour rencontrer les gens, avant que le train reparte. Elle espère à tout le moins que des supporters lui diront bonjour à son passage.
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Avec La Presse canadienne
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