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Langue: le Bloc revient à la charge

Kathleen Lévesque   16 septembre 2008  Canada
Au centre-ville de Montréal, il est plus facile d’obtenir un emploi pour un unilingue anglophone que pour un unilingue francophone.
Photo : Jacques Nadeau
Au centre-ville de Montréal, il est plus facile d’obtenir un emploi pour un unilingue anglophone que pour un unilingue francophone.
Le Bloc québécois est revenu à la charge hier sur la question de la langue, souhaitant que les entreprises de juridiction fédérale soient tenues de justifier la nécessité de l'anglais pour l'embauche de travailleurs.

«Ce n'est pas parce que la loi 101 est appliquée imparfaitement qu'on devrait préconiser le laisser-faire qui existe dans les entreprises de juridiction fédérale», a affirmé Jean Dorion, candidat du Bloc dans Longueuil-Pierre-Boucher et ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.

M. Dorion s'est indigné qu'un employeur puisse «exiger l'anglais arbitrairement parce que lui, ne veut pas apprendre le français». Ce sont 200 000 travailleurs qui ne sont pas protégés par la loi 101 qui est provinciale, a-t-il souligné. Les employés des services d'entretien, par exemple, ne devraient pas être obligés de connaître une autre langue que le français sur tout le territoire du Québec.

Les collègues de M. Dorion, les députés Bernard Bigras et Maria Mourani, ont fait valoir qu'il s'agit d'un enjeu fondamental pour le Bloc québécois puisque le français est un facteur d'exclusion sur le marché du travail comme le démontre l'enquête du Journal de Montréal sur la langue de travail à Montréal publiée hier. Les députés bloquistes ont profité de l'occasion pour dénoncer le «climat de prévalence de la langue du plus fort».

La ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, a également réagi, jugeant inacceptable que des employeurs exigent la connaissance de l'anglais comme critère d'embauche dans des commerces. Mme St-Pierre a rappelé que, le mois prochain, une rencontre avec des gens d'affaires est prévue afin que les candidatures de personnes unilingues françaises ne soient pas rejetées par les commerces.

La ministre écarte toutefois d'emblée toute modification de la Charte qui pourrait préciser dans quel contexte une employeur peut légitimement exiger la connaissance de l'anglais.

***

avec la collaboration de La Presse canadienne






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  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 16 septembre 2008 08h39
    Langue de travail ou Loi 101??
    « M.Trudeau à l'époque avait conseillé que le Québec passe une loi pour faire du français la Langue du Travail, au lieu d'une loi qui suspendait les droits individuels comme la loi 101..

    Si il en avait été ainsi, le français au travail se porterait surement mieux, et les parents auraient encore le droit de décider ce qui est bon pour leurs enfants...Mais on a préféré démoniser M.Trudeau et subordonner les droits des parents, tout en laissant l'anglais prendre de plus en plus de place au travail... »

  • Vincent de Grandpré
    Inscrit
    mardi 16 septembre 2008 08h58
    Enfin!!
    « Enfin de la rhétorique incendiaire constructive! Bravo M. Dorion! En effet, pourquoi 200 000 travailleurs devraient-ils être pénalisés parce que l'employeur est unilingue anglophone au Québec? C'est un non-sens!

    Le français devait théoriquement devenir une langue au même titre que l'anglais. Étant donné que ça n'a jamais été le cas dans la vie de tous les jours, la Charte de la langue française doit s'appliquer pour protéger les travailleurs francophones.

    Elle doit aussi obliger l'utilisation du français comme langue de travail au Québec. Il serait d'ailleurs temps d'imposer une taxe ou des amendes aux récalcitrants..

    Je suis fier de vous savoir au Bloc Québécois et je suis confiant que votre voix sera de rigueur pour changer le présentoir politique au cours de ces joutes électorales!

    Vous avez tout mon appui. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 16 septembre 2008 10h01
    Quand on oppose la vie d'un peuple à la mondialisation
    « Tout le monde veux aller au ciel mais personne ne veut mourir. Tout le monde souhaite qu'onm parle français ici mais devant la mondialisation des affaires et des communications, il faut s'incliner.

    Comment un employé montréalais peutr-il négocier en dehors du Québec sans avoir une langue seconde reconnue internationalement.

    Faut-il rappeler que les centres d'appel sont rendus pour la plupart en Indes et que là ca parle anglais et hindou. Faut-il se rappeler que les restrictions de Kyoto ont fait déménager des entreprise en Chine et qu'en Chine l'anglais est la lamngue seconde. Faut-il se rappeler que 80% de nos exportations sont faites aux États-Unis et dans ce pays on parle l'américain, un slang anglais?

    A moins de se mettre des oeillères, faut se rappeler qu'on vient dans une société de plus en plus mondialisée. Les deux langues siont deenues essentielles pour vivre et prospérer.

    Ca ne heurte pas notre sentiment d'appartenance, ni n'émousse notre fierté nationale. Ceux qui s,en servent comme templin politique mérietewnt d'être dénoncés, eux qui envoyent leurs enfants dans des écoles privées et anglaises. Ils ne prêchent sûrement pas par l'ezxemple et pêchent par hypocrisie... »

  • Pascale Choquette
    Abonné
    mardi 16 septembre 2008 10h37
    Informer les anglophones
    « On devrait apprendre aux commerçants anglophone, que bon nombre de francophone (dont moi-même) boycotteront leur commerce s'il ne sont servis qu'en anglais. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    mardi 16 septembre 2008 16h37
    Je suis écoeuré
    « L'incohérence reigne dans les milieux de la défence de la langue française; ça donne des hauts le coeur. S'il n'y a pas de prise de conscience, cette belle langue sera abatardie au point de disparaître au Québec et même en France.

    Le présent constat m'écoeure.

    Guy Fafard

    Au Québec:
    1- Savez-vous seulement que si un anglophone d'ici veut apprendre le français il est refusé et qu'un immigrant le peut.

    2- Avez-vous conscience qu'un immigrant non francophone n'a aucune attache ici et que sa valise est prette, après les cours d'anglais qui lui ont été payés par l'état il part ou devient anglophone?

    3- Le Ministère de l'éducation a perdu son temps en réforme au lieu d'améliorer ce qui existait déjà. Faut croire que le commerce de nouveaux livres scolaires c'est payant pour certains. Les Libéraux n'ont pas les quatre pieds blanc dans tout ça; mais le PQ a aussi fait sa grosse part dans cette gigantesque débandade.

    4- La loi 101 est bafouée sans vergogne à Montréal.

    En France:
    1- L'Institut Pasteur publie en anglais.

    2- Le verlan fleurit dans toute la France.

    3- Contez les mots anglais qui sont intégrés dans la langue courrante des gens à Paris, juste pour voir.

    4- Écoutez TV-5 à cinq heures l'après-midi et vous verrez que la foule connait toutes les chansons anglaises.

    Il y a eu 25 personnes dans la Laurentie, qui on cherché à réveiller la population du Québec en 1956. Elles y ont mis énergie, temps et argent.

    Le constat présent m'écoeure. »

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