Langue: le Bloc revient à la charge
Photo : Jacques Nadeau
Au centre-ville de Montréal, il est plus facile d’obtenir un emploi pour un unilingue anglophone que pour un unilingue francophone.
Le Bloc québécois est revenu à la charge hier sur la question de la langue, souhaitant que les entreprises de juridiction fédérale soient tenues de justifier la nécessité de l'anglais pour l'embauche de travailleurs.
«Ce n'est pas parce que la loi 101 est appliquée imparfaitement qu'on devrait préconiser le laisser-faire qui existe dans les entreprises de juridiction fédérale», a affirmé Jean Dorion, candidat du Bloc dans Longueuil-Pierre-Boucher et ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.
M. Dorion s'est indigné qu'un employeur puisse «exiger l'anglais arbitrairement parce que lui, ne veut pas apprendre le français». Ce sont 200 000 travailleurs qui ne sont pas protégés par la loi 101 qui est provinciale, a-t-il souligné. Les employés des services d'entretien, par exemple, ne devraient pas être obligés de connaître une autre langue que le français sur tout le territoire du Québec.
Les collègues de M. Dorion, les députés Bernard Bigras et Maria Mourani, ont fait valoir qu'il s'agit d'un enjeu fondamental pour le Bloc québécois puisque le français est un facteur d'exclusion sur le marché du travail comme le démontre l'enquête du Journal de Montréal sur la langue de travail à Montréal publiée hier. Les députés bloquistes ont profité de l'occasion pour dénoncer le «climat de prévalence de la langue du plus fort».
La ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, a également réagi, jugeant inacceptable que des employeurs exigent la connaissance de l'anglais comme critère d'embauche dans des commerces. Mme St-Pierre a rappelé que, le mois prochain, une rencontre avec des gens d'affaires est prévue afin que les candidatures de personnes unilingues françaises ne soient pas rejetées par les commerces.
La ministre écarte toutefois d'emblée toute modification de la Charte qui pourrait préciser dans quel contexte une employeur peut légitimement exiger la connaissance de l'anglais.
***
avec la collaboration de La Presse canadienne
«Ce n'est pas parce que la loi 101 est appliquée imparfaitement qu'on devrait préconiser le laisser-faire qui existe dans les entreprises de juridiction fédérale», a affirmé Jean Dorion, candidat du Bloc dans Longueuil-Pierre-Boucher et ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.
M. Dorion s'est indigné qu'un employeur puisse «exiger l'anglais arbitrairement parce que lui, ne veut pas apprendre le français». Ce sont 200 000 travailleurs qui ne sont pas protégés par la loi 101 qui est provinciale, a-t-il souligné. Les employés des services d'entretien, par exemple, ne devraient pas être obligés de connaître une autre langue que le français sur tout le territoire du Québec.
Les collègues de M. Dorion, les députés Bernard Bigras et Maria Mourani, ont fait valoir qu'il s'agit d'un enjeu fondamental pour le Bloc québécois puisque le français est un facteur d'exclusion sur le marché du travail comme le démontre l'enquête du Journal de Montréal sur la langue de travail à Montréal publiée hier. Les députés bloquistes ont profité de l'occasion pour dénoncer le «climat de prévalence de la langue du plus fort».
La ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, a également réagi, jugeant inacceptable que des employeurs exigent la connaissance de l'anglais comme critère d'embauche dans des commerces. Mme St-Pierre a rappelé que, le mois prochain, une rencontre avec des gens d'affaires est prévue afin que les candidatures de personnes unilingues françaises ne soient pas rejetées par les commerces.
La ministre écarte toutefois d'emblée toute modification de la Charte qui pourrait préciser dans quel contexte une employeur peut légitimement exiger la connaissance de l'anglais.
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avec la collaboration de La Presse canadienne
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