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Mulcair hanté par son passé de ministre

Il a torpillé une aide d'Hydro-Québec à la lutte contre les changements climatiques

Alec Castonguay   15 septembre 2008  Canada
Le député du NPD, Thomas Mulcair, a torpillé une importante contribution que devait verser Hydro-Québec pour lutter contre les changements climatiques alors qu'il était ministre de l'Environnement du Québec. Une série de documents obtenus par Le Devoir montre clairement que M. Muclair s'est ingéré en 2006 dans les affaires d'Hydro-Québec pour empêcher le versement d'une subvention de deux millions de dollars destinée au Centre québécois d'actions sur les changements climatiques.

Ces révélations pourraient avoir une importance dans la campagne électorale qui bat son plein, alors que le NPD, et particulièrement Thomas Mulcair, joue la carte environnementale pour attirer des votes.

Les documents obtenus pour Le Devoir montrent un échange de courriels entre Thomas Mulcair et son chef de cabinet de l'époque au ministère de l'Environnement, Stéphane Gosselin. Le 13 janvier 2006, M. Gosselin écrit à son ministre pour le prévenir que la société d'État fera une annonce sous peu concernant les changements climatiques.

«J'ai appris qu'Hydro-Québec va accorder une aide financière totale de 2 millions $ d'ici 2012 au Centre québécois d'actions sur les changements climatiques, écrit-il. Qui est là-dedans? Sydney Ribaux, Hugo Séguin, Alexandre Turgeon et compagnie. J'ai avisé le cabinet de Corbeil plus tôt cette semaine pour leur dire d'intervenir, mais ils n'ont rien fait, et l'entente doit maintenant s'annoncer lundi prochain. On se fait fourrer par notre propre monde... Enfin, je n'ai pas abandonné et je continue mes contacts pour torpiller cette patente-là.»

Pierre Corbeil était alors ministre des Ressources naturelles et responsable d'Hydro-Québec.

Vingt-cinq minutes plus tard, Thomas Mulcair répond à son chef de cabinet et l'encourage à tout faire pour empêcher le versement de cette subvention. Le ministre Mulcair laisse entendre que le bureau de Jean Charest sera d'accord étant donné l'identité des personnes qui dirigent le Centre québécois d'actions sur les changements climatiques. «Bravo!, réplique-t-il. Connaissant les pensées profondes du patron sur deux des trois personnes mentionnées, je pense qu'un appel d'urgence à la grande belle-mère s'impose. Si nécessaire, je vais l'appeler moi-même. Tom.»

Le surnom de «grande belle-mère» était celui de Stéphane Bertrand, le chef de cabinet de Jean Charest à l'époque.

Trente-cinq minutes plus tard, Stéphane Gosselin écrit de nouveau à son ministre, Thomas Mulcair: «Victoire. L'annonce est reportée à une date indéterminée. Retourne à ta partie de golf. Hahahah.» La réponse de Thomas Mulcair est simple et rapide: «Youppi!».

À l'époque, une rumeur insistante voulait que la subvention d'Hydro-Québec ait été annulée à la dernière minute par le gouvernement Charest parce que certains dirigeants du Centre québécois d'actions sur les changements climatiques étaient souverainistes.

Ces courriels ont été déposés aux Archives nationales lorsque Thomas Mulcair a perdu son poste de ministre de l'Environnement, le 27 février 2006. Certains documents qui émanent du bureau d'un ancien ministre sont classés secrets et ne peuvent être consultés avant plusieurs années, mais, dans d'autres cas, la documentation est accessible après quelques mois.

La subvention d'Hydro-Québec aurait fait une différence

À ce jour, le Centre québécois d'actions sur les changements climatiques n'a toujours pas reçu la subvention d'Hydro-Québec. Des pourparlers sont toujours en cours, a-t-on appris. Ce Centre est dirigé par cinq groupes environnementaux: Équiterre, Vivre en ville, Environnement jeunesse, le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement et le Centre de l'environnement du Québec. Greenpeace a contribué à sa fondation, en 2004, mais ne fait plus partie de l'équipe de direction.

En privé, certains dirigeants des groupes écologistes concernés ont dit s'être sentis «trahis» à l'époque par le bureau du ministre Mulcair lorsque les rumeurs de son intervention ont commencé à circuler. Jusqu'à la découverte de ces courriels, il n'y avait toutefois aucune preuve de l'ingérence du bureau de Thomas Mulcair.

Les partenaires du Centre québécois d'actions sur les changements climatiques sont nombreux. Le comité consultatif est notamment composé de la Ville de Montréal, de la Ville de Québec, du Mouvement Desjardins et de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), entre autres.

En entrevue avec Le Devoir hier, Steven Guilbeault, qui préside le conseil d'administration du Centre québécois d'actions sur les changements climatiques, confirmait que cette contribution de deux millions de dollars était pratiquement acquise en 2006. «C'était très près d'être conclu. On avait une date. Et puis Hydro a demandé de retarder la signature. On n'a jamais vraiment su pourquoi tout a été annulé», dit-il.

En 2006, le Centre avait un budget de 200 000 $ par année pour mener à bien ses projets de sensibilisation du grand public aux phénomènes des changements climatiques. L'organisme menait notamment des campagnes de publicité et organisait des conférences et des colloques. La contribution possible d'Hydro-Québec était donc un montant substantiel. «En janvier 2006, on sortait de la Conférence de Montréal organisée par l'ONU sur les changements climatiques, et Hydro voulait s'impliquer dans cette lutte planétaire. Plutôt que de verser une somme à un organisme en particulier, Hydro avait décidé de donner au Centre québécois d'actions sur les changements climatiques, qui regroupe plusieurs organismes. On voulait mener plusieurs projets avec cet argent, notamment dans le domaine des transports, qui est une source importante d'émission des gaz à effet de serre au Québec», explique Steven Guilbeault.

Même si le Centre québécois d'actions sur les changements climatiques est toujours actif, il a ralenti ses activités depuis deux ans, notamment parce que le gouvernement Harper a coupé sa subvention à son arrivée au pouvoir. Les conservateurs avaient alors annulé plusieurs programmes de lutte contre les changements climatiques.

La réaction de Thomas Mulcair

Joint hier en fin de journée, Thomas Mulcair a justifié son comportement de l'époque en disant qu'Hydro-Québec venait jouer dans les plates-bandes de son ministère et que ce geste n'avait pas été apprécié. «On voulait prendre notre temps en tant que gouvernement pour s'assurer que tous les groupes environnementaux puissent recevoir de l'argent, et pas seulement quelques-uns. Je travaillais avec beaucoup de groupes à l'époque, et il fallait que ce soit juste et équitable», dit-il.

Pourtant, en 2004, le ministre Thomas Mulcair avait réduit les subventions aux groupes écologistes, faisant passer l'enveloppe du gouvernement dans ce domaine de 2,2 millions de dollars à 720 000 $ par année.

Thomas Mulcair affirme ne pas se souvenir de la raison qui l'a poussé, dans ses courriels, à montrer du doigt deux des dirigeants du Centre. Il refuse toutefois l'interprétation voulant que ce soient les penchants souverainistes de certains dirigeants du Centre québécois d'actions sur les changements climatiques qui auraient motivé l'arrêt de cette subvention à la dernière minute. «Je me souviens qu'il y a eu quelques bons bras de fer avec certains groupes, notamment entre ceux financés par Ottawa et ceux financés par Québec à l'époque. C'était peut-être ça, la raison», dit-il.
 
 
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  • André Chevalier
    Abonné
    lundi 15 septembre 2008 03h48
    Ils sont tous pareils
    Ils font de beaux discours la main sur le coeur, mais dans le fond ce sont des magouilleurs. Ça rend cynique face à la politique.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 15 septembre 2008 07h51
    M. Mulcair est full-fédéraliste avec aversion séparatiste
    On connait M. Mulcair, soupe au lait, sur son aversion envers les "séparatistes" incluant M. Yves Duhaime qu'il avait insulté injustement, il y a quelques années.

    Cette affaire de coupure dans l'environnement ne va pas aider M. Mulcair et le NPD qui fait campagne sur ce sujet.

  • Gilles Théberge
    Abonné
    lundi 15 septembre 2008 07h54
    Quelle belle invention que l'amnésie sélective
    «Thomas Mulcair affirme ne pas se souvenir de la raison qui l'a poussé, dans ses courriels, à montrer du doigt deux des dirigeants du Centre.»

    Pas facile de se promener tout nu devant tout le monde. C'est le même gars qui a du payer plusieurs milliers de dollars au terme d'un procès pour diffamation pour avoir craché son venin sur un souverainiste.

    Et il ne se souvient pas des raisons qui l'ont conduit à poser les gestes qu'il a fait !

    Allez vous bloquistes, voter pour Mulcair dans Outremont... ?

  • mhglrnu@gmail.com
    Abonné
    lundi 15 septembre 2008 08h10
    magouilleur.
    Magouilleur, non ils sont de bons petits fédéraleux.(lis n'y pas faute de frappe)

  • andré michaud
    Inscrit
    lundi 15 septembre 2008 08h31
    Un autre faux pur
    Je suis particulièrement plus hostile aux politiciens qui jouent les purs alors qu'ils sont comme le reste...dans les faits, les seuls vrais purs sont ceux qui ne FONT RIEN...

  • Pierre-Alain Cotnoir
    Abonné
    lundi 15 septembre 2008 08h54
    manque de jugement
    Il faut connaître le passé de M. Mulcair pour porter un jugement sur lui.
    Ainsi, il a travaillé pour Alliane Quebec dont la seule fin était
    de s'attaquer à la Charte du français. Alors ceux qui voient en
    lui un défenseur des intérêts de la nation québécoise repasseront.

    Maintenant mettre dans le même sac tous les candidats sans
    regarder leur feuille de route ça ne vaut pas mieux. Il y
    a un monde entre les motivations de Gilles Ducepp et celles
    de Michael Fortier...

    Ayons un peu plus de jugement politique!

  • Guy Fafard
    Inscrit
    lundi 15 septembre 2008 09h00
    Des subventions
    Des subventions à Équiterre, Vivre en ville, Environnement jeunesse, le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement et le Centre de l'environnement du Québec?
    Pourquoi pas Green Peace tant qu'à y être? - Ce sont des groupes qui torpillent les industries. L'information nous parvient des gouvernements, elle sera contestée par les journalistes honnêtes, alors que ces groupement tendent à manipuler l'information. Ce que je déplore de leur part.

    Je ne veux pas défendre Mulcaire, mais de là à prendre l'argent des contribuables pour le lancer à tout vent, il y a des limites.

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    lundi 15 septembre 2008 09h09
    dur de se refaire une viriginité...
    En quoi Mulcair serait-il différent des autres politiciens? D'abord, il magouille pour des histoires de partisanerie de basse-cours. Ensuite, il distord la réalité. Et en plus,contrairement à plusieurs de ses pairs, c'est un opportuniste (changement de camps). Et Layton pense gagner des votes au Québec en se promenant au bras de Mulcair? Pauvre Jack, t'as mal choisi ton cheval pour avoir mon vote.

  • André Labelle
    Abonné
    lundi 15 septembre 2008 09h26
    Le vrai visage de Mulcair
    Les beaux sourires et les belles paroles de l'ancien ministre libéral sont enfin rattrapés par les faits. Comment faire confiance à une personne agissant avec une telle bassesse et qui place ses intérêts partisans avant ceux de ses citoyens. M. Mulcair a toujours agit pour ses propres intérêts. Le passé n'est-il pas garant de l'avenir ?

  • william morris
    Abonné
    lundi 15 septembre 2008 09h51
    Quelle révélation !
    Bonjour,
    M. Alec Castonguay nous apprend quelque chose d'important dans la carrière de ministre du Québec.On croirait que les ministres examineraient la question des subsides à des groupes non-gouvernementaux d'une façon objective, en regardant l'objectif du mouvement. Si des personnes qui oeuvrent dans un groupe non-gouvernemental ont un objectif dans l'intérêt public, le Gouvernement ou, en l'occurrence, Hydro Québec devrait aider le groupe dans ses activités bonnes pour le Québec.
    On ne derait pas torpiller un subside à un groupe non-gouvernemental parce qu'une ou deux personnes n'ont pas la même couleur politique que les membres du Gouvernement.. Faire cela, c'est gouverner à courte vue dans un sens purement partisan.

    Quant à nous, nous espérons que les électeurs du comté d'Outremont prendront cette révélation en compte lorqu'ils iront voter bientôt.

    William Morris
    www.lemont.canalblog.com

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    lundi 15 septembre 2008 10h11
    Petite politique au détriment des intérêts du Québec
    Un autre reflet du *fédéralisme à tout prix* que préconnise Jean Charest et ses acolytes fédéralistes. Peu importe que ce soit au détriment des intérêts du Québec, on fait de la petite politique de bas étage. Le gouvernement Harper en rajoute en coupant les subventions au Centre Québécois d'actions sur les changements climatiques à son arrivée au pouvoir. Stéphane Dion n'est pas mieux, un ancien collègue de son cabinet le qualifie même d'écolo tardif dans un article du journal de Montréal paru le 5 février 2007. Monsieur David Anderson y estime que le SEUL dirigeant politique ayant CONSTAMMENT soutenu Kyoto est le Chef du Bloc Québécois Gilles Duceppe.
    La reconnaissance anémique et symbolique de la Nation n'est RIEN si non-enchassée dans la constitution. On connait déjà le refus de Harper envers la demande de monsieur Duceppe. Et, ce n'est qu'une seule des 5 revendications minimales refusée au Québec lors de l'accord du lac Meech. Le rapatriement unilatéral et anti-démocratique de Pierre Elliott Trudeau en 1982 n'a jamais été signé par aucun gouvernement québécois, fédéraliste comme souverainiste. Il me semble que la raison en est claire. Ce rapatriement sans notre consentement réduit notre peuple au même rang qu'une autre minorité du Canada, n'étant plus un des deux peuples fondateurs. Conclusion: Ne comptez pas sur les fédéralistes pour défendre vos intérêts. Pouvons-nous seulement être solidaire peu importe nos allégeances et démontrer lors de la prochaine élection que ASSEZ c'est ASSEZ! L'électorat aura l'occasion de contester prochainement. L'Ontario en général décide du gouvernement qui sera en place...et le Québec a le pouvoir de décider de son statut minoritaire ou majoritaire en votant Bloc Québécois. Rappelez-vous qu'en 1993, ce dernier est devenu l'opposition Officielle à Ottawa, élu seulement par des Québécois. Quel exploit!

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    lundi 15 septembre 2008 10h30
    Quand la politicaillerie nous rattrape
    Pas très bon pour le NPD Québec cette nouvelle affaire Mulcair! J'en avais presque oublié cette histoire d'injures de ruelles envers Yves Duhaime : cf :

    http://www.ledevoir.com/2002/05/24/1787.html
    http://www.radio-canada.ca/regions/mauricie/nouvel

    Nos actes et nos paroles nous suivent partout Monsieur Mulcair, mais cette fois ci votre «bouillant sang irlandais» n'expliquera rien si ce n'est votre arrivisme. Bonne partie de golf...

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    lundi 15 septembre 2008 11h02
    Opportuniste
    En fait M. Mulcair est un simple opportuniste et un petit politicien pour qui l'environnement n'est qu'un prétexte «cool» pour tenter d'être populaire et d'être élu. Ça en dit probablement long sur le NPD et son programme opportuniste...

    L'environnement est une question bien trop sérieuse pour être laissée aux politiciens mais malheureusement ce sont eux, qui reflètent souvent le plus bas commun dénominateur, qui prennent les décision qui sont critiques pour l'avenir de l'humanité. Il semble bien que le PC va être réélu avec une majorité alors que ce parti préfère ne rien faire pour assurer l'avenir de nos petits-enfants, de peur d'offenser leurs amis, les grandes pétrolières de l'Alberta.

    On peut faire l'autruche et ignorer les preuves qui démontrent sans l'ombre d'un doute que des grands changements climatiques sont maintenant à l'oeuvre mais ceux qui espèrent que cela arrivera plus tard risquent d'être bien surpris... et déçus.

  • Jacques Léger
    Inscrit
    lundi 15 septembre 2008 11h16
    Troublant
    Tout en reconnaissant la valeur de Thomas Mulcair, je trouve pour le moins troublante cette intervention de l'époque. Comme je trouve aussi étrange son appui au prolongement de l'autoroute 25 pour certaines raisons de basse politique. En parcourant le comté d'Outremont, je constate qu'au niveau de l'affichage électoral ses adversaires se font plus que discrets, alors que Mulcair ne se gêne pas pour nous faire subir une incroyable pollution visuelle. Pour un "amateur" de sain renvironnement, plusieurs questions et inquiétudes reçoivent une NON RÉPONSE qui laisseront perplexes bien des électrices et électeurs.

    JACQUES LÉGER, MONTRÉAL (Petite-Patrie)

  • Tim Yeatman
    Abonné
    lundi 15 septembre 2008 11h37
    Un Ministre de l'Environnement qui m'avait bien déçue!
    En tant que ministre de l'environnement, M. Mulcair avait le poste et le pouvoir en 2005 de ne pas lever le moratoire sur la production porcine au Québec, et même d'en geler la croissance du cheptel. Il avait le pouvoir et le poste pour faire appliquer toutes les recommendations du BAPE sur la production porcine, et en gérer la crise.


    Depuis ce temps-là, le rapport du commissaire du Développement Durable est sorti, ainsi que le rapport Pronovost suite à la CAAAQ. Tous sont d'accord pour dire que les méthodes industrielles d'élevage et de faire de l'agriculture sont à repenser. C'est son ministère, le MDDEP, qui donne les Certificats d'Autotiration aux porcheries industrielles. M. Mulcair, en tant que Ministre de l'Environnement, avait le pouvoir en 2005 de changer les choses. Il a plutôt préféré répéter la cassette de l'UPA et de la FPPQ.


    À mes yeux, le vert de M. Mulcair est très, très pâle, maladif, même!


    Johanne Dion
    sur le courriel de mon conjoint,
    Richelieu, QC

  • Yvon Montoya
    Abonné
    lundi 15 septembre 2008 11h49
    Banalite.
    ce n'est meme pas la peine d elire l'article car la fonction fait le larron. Il ne peut y avoir en politique de gens honnetes car c'est ce quei fait qu'on ne peut entrer en politique. Nous lesa vos depuis des siecleset on se scandalise ou on parle calmeement comme si c'etait seieux ave ses porpres analyses. Il n'y a pas de quoi fouetter un chat, rien que du banal quotidien politique.

  • hekpazo jacqueline
    Inscrite
    lundi 15 septembre 2008 12h45
    "Libéral un jour...libéral toujours!"
    Voici ce que j'écrivais lors de son élection:
    "Ainsi donc,monsieur Mulcair,cet homme "fidèle à ses principes",vient d'être élu:est-ce à dire qu'il demeure un libéral dans l'âme (fidélité aux principes oblige!),malgré sa toute récente allégeance au NPD?...
    Outremont ne s'est pas trompé en le choisissant:il est resté fidèle à son vieux fond de commerce libéral!"
    Jacqueline Hekpazo

  • Louis Rompre
    Abonné
    lundi 15 septembre 2008 13h18
    Mulcair intègre?
    Qu`ìl est donc difficile d'avoir des politiciens intègres! Cet article me laisse perplexe .Mulclair va nous servir toutes une panoplie d'explications comme si nous étions des pauvre crédules.

  • Félix Dugas
    Inscrit
    lundi 15 septembre 2008 14h32
    LA politique...
    Si on définit la politique comme la lutte d'individus ou de groupes pour l'obtention du pouvoir, nous avons ici un bel exemple d'un politicien qui se sert de partis comme tremplins pour la quête de son seul pouvoir, car, comme le démontre très bien cette petite entorse éthique, c'est bel et bien le Thomas Mulcair qui est passé d'un gouvernement québécois libéral au penchant très conservateur vers un NPD plutôt gauchiste qui nous fait foi de tout le manque de ses convictions profondes.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 16 septembre 2008 12h20
    Le pouvoir corrompt
    Les élus veulent participer au pouvoir quelque soit le parti. Mulcair ne fait pas exception. Et pourquoi? Les politiciens veulent les budgets qui assistent la gouvernance. Une fois en position de force Charest et les autres appliquent leurs directives dont celles du favoritisme. C`est bien connu autant à Québec qu`à Ottawa. Mulcair nous en fait la démonstration une fois de plus.

  • Michaël Lessard (micles.biz)
    Abonné
    mardi 16 septembre 2008 14h32
    Sur mille bonnes décisions, une seule mauvaise suffit pour faire plaisir à ses adversaires
    Personnellement, je ne vais pas conclure que Mulcair et si ou ça à partir d'une décision douteuse, parmi les mille et une autre décision qu'il a dû prendre.

    Mon cerveau est capable de penser à ses bons coups, à ses positions articulées et informatives récemment contre les changements climatiques justement.

    Bref, comme Libéral avec Charest, on se fera pas semblant qu'il était pur, mais tout étant relative par ailleurs, il est plus sérieux que pas mal tout le reste du monde.

    - Michaël Lessard
    Par transparence: je suis membre du NPD.
    Je demeure indépendant et non vendu aux partis.

  • Michel Legris
    Inscrit
    mercredi 17 septembre 2008 12h10
    « Sur mille bonnes décisions, une seule mauvaise suffit pour faire plaisir à ses adversaires » ?
    « Sur mille bonnes décisions, une seule mauvaise suffit pour faire plaisir à ses adversaires » écrivez-vous, Michael ?

    « Attendez que je me rappelle... » titrait René Lévesque :

    Thomas Mulcair, ex-ministre de l'environnement ?

    Celui qui a autorisé l'agrandissement du dépotoir de Lachenaie sur une hauteur de 45 mètres - créant ainsi le Mont-Dépotoir - pour empiler les vidanges de Montréal, ailleurs, dans notre cour ?

    Celui qui a autorisé l'agrandissement du dépotoir de Sainte-Sophie, dont le jus finira bien par atteindre la nappe phréatique dans laquelle La Plaine puise son eau potable, itou pour traiter les vidanges de Montréal, ailleurs?

    Celui qui a autorisé l'agrandissement du dépotoir de Saint-Thomas-de-Joliette - un trou de 100 pieds creusé dans une sablière - dont le jus contamine la rivière Saint-Joseph drainant les eaux pures de la tourbière de Lanoraie et celles de la rivière La Chaloupe qui se déverse en amont de la prise d'eau de Berthier, également pour traiter les vidanges de Montréal, ailleurs ?

    Celui qui a ainsi permis de contrevenir à la « Politique québécoise de gestion des gestion des matières résiduelles 1998-2008 », politique qui prévoit que chaque région doit traiter chez-elle ses vidanges. et non les exporter ailleurs parce qu'elles puent, qu'elles produisent du jus de dépotoir, qu'elles attirent les goélands - véritables charognards volants qui laissent leurs petits souvenirs, entre autres, sur nos tables de pique-nique et dans l'eau de nos piscines - , et parce que la grosse machinerie pour les transporter et les compacter fait du bruit ?

    Thomas Mulcair, ex-ministre de quoi ?

    De l'environnement ?

    Hum ! Hum ! Assurément un néo-curé qui prêche à son tour : « Faites ce que je dis, non ce que j'ai fait ».

    « Je me souviens »

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