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«Bric-à-brac idéologique de gauche» - Le Bloc québécois essuie un tir ami

Des ténors souverainistes condamnent les propos de l'ancien ministre péquiste Jacques Brassard

Alec Castonguay   11 septembre 2008  Canada
Photo : Agence Reuters
La sortie de l'ancien ministre péquiste Jacques Brassard contre le Bloc québécois a fait sursauter les bonzes souverainistes, dont l'ancien premier ministre Bernard Landry, qui condamne la «dérive à droite» de son ancien ministre. Pendant que Gilles Duceppe tentait de minimiser ce «tir ami», le Parti québécois défendait son allié à Ottawa.

Les figures du mouvement souverainiste se sont porté à la défense du Bloc québécois et de Gilles Duceppe hier. Bernard Landry, Jacques Léonard et François Gendron ont tous rejeté les arguments de l'ancien ministre péquiste Jacques Brassard.

Dans une lettre publiée hier dans Le Quotidien et La Presse, M. Brassard a durement attaqué le Bloc québécois et ce qu'il qualifie de «bric-à-brac idéologique de la gauche». Selon lui, le Bloc ne parle pas assez de souveraineté et s'est replié sur des positions qui ne conviennent plus aux citoyens de plusieurs régions de la province. Il reproche à Gilles Duceppe son opposition à la guerre en Afghanistan et son appui au registre des armes à feu, entre autres. «Le Bloc devient principalement un parti de gauche et accessoirement un parti souverainiste. Tout un chambardement! [...] Le Bloc devient ainsi le jumeau du NPD, cet archaïque parti socialiste canadien», peut-on lire. Jacques Brassard reproche au Bloc québécois de faire du protocole de Kyoto un «texte sacré».

En entrevue avec Le Devoir hier, l'ancien premier ministre Bernard Landry a dit ne pas être surpris des propos de son ancien ministre, «qui a toujours été à droite». Il rappelle que le politicien du Saguenay devenu chroniqueur a appuyé la guerre en Irak et les deux élections de George W. Bush à la Maison-Blanche. Mais il estime que M. Brassard dépasse les bornes. «Je ne reconnais plus le Jacques Brassard que j'ai connu. Il y a une dérive à droite», dit-il.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s'est défendu hier de ne plus être représentatif du paysage politique au Québec. Il a rejeté les comparaisons entre le Bloc et le NPD, soutenant qu'il y a un «océan» qui sépare les deux partis sur des questions comme la centralisation des pouvoirs et le libre-échange.

Gilles Duceppe estime que Jacques Brassard fait fausse route lorsqu'il avance que le Bloc défend une idéologie gauchiste — notamment sur le contrôle des armes à feu — qui rebute bien des électeurs en région. Pour le leader souverainiste, il n'y a pas de débat sur la question des armes à feu au Québec puisque l'Assemblée nationale s'est prononcée unanimement en faveur du maintien du registre fédéral. Même chose au sujet du protocole de Kyoto, qui a reçu l'appui de tous les partis politiques au Québec, a-t-il fait remarquer. «Le Bloc défend les consensus du Québec à Ottawa.»

«Si vous me demandez si je suis content qu'il pense cela, bien sûr que je ne suis pas content», a dit M. Duceppe sur les ondes d'une radio locale des Cantons-de-l'Est, ajoutant que M. Brassard «a droit à son opinion».

Le chef bloquiste s'est défendu d'avoir mis au rancart la souveraineté, mais a convenu du même souffle que «le fruit n'est pas mûr» pour une reprise du débat sur la question nationale au Québec.

Aussi essentiel qu'au début

Dans une lettre ouvert publiée aujourd'hui en page A9, le vice-président du Bloc québécois, Jacques Léonard, réplique lui aussi à son ancien collègue de l'Assemblée nationale. «Tu affirmes que notre défense des intérêts du Québec n'est qu'une formule vaporeuse et globalisante. Le même jour, on apprend que le premier ministre de l'Ontario aimerait bien, lui aussi, disposer d'un "Bloc ontarien virtuel" pour défendre les intérêts de l'Ontario. Mario Dumont, lui, énonce cinq priorités face au gouvernement fédéral, et toutes sont défendues par le Bloc québécois à Ottawa. Considères-tu aussi Mario Dumont comme un politicien de gauche?», écrit-il.

La chef péquiste Pauline Marois étant hospitalisée, c'est le leader parlementaire du Parti québécois, François Gendron, qui a défendu son allié à Ottawa hier. «Le danger du scrutin qui vient, c'est l'élection d'un gouvernement conservateur qui pourrait s'appuyer sur une Chambre des communes muselée et qui lui obéirait aveuglément. Voilà pourquoi la présence du Bloc à Ottawa n'a jamais été aussi indispensable», a soutenu M. Gendron.

Bernard Landry en pense autant. Selon lui, le Bloc québécois est utile à Ottawa, ne serait-ce que d'un point de vue démocratique. «La pertinence du Bloc est aussi solide qu'au début. Il y a une grande proportion de Québécois qui sont en faveur de la souveraineté. S'il n'y a pas de Bloc, ils vont faire quoi? Voter pour des gens qui sont totalement opposés à leur vision du Québec et du Canada? Moi, je paye 50 % de mes impôts à Ottawa, et quand je vote, je ne veux pas voter pour un fédéraliste!»

Selon lui, le Bloc québécois n'a pas à faire de compromis à Ottawa, ce qui le rend plus fort. «Les autres partis à Ottawa doivent avoir une vision pancanadienne et faire toutes sortes de compromis. Dans le cas du Québec, il y a des caractéristiques qui doivent être défendues, comme la réhabilitation des jeunes délinquants ou le déséquilibre fiscal. Est-ce que le scandale des commandites aurait fait autant de vagues sans le Bloc? On a besoin d'eux.»

Ce n'est pas l'avis du Parti conservateur, qui a profité de la controverse hier pour attaquer le Bloc sur son bilan. L'ex-sénateur Michael Fortier a affirmé que le Bloc avait maintenant fait près de 1000 promesses depuis qu'il est à Ottawa, sans grand résultat.

Jacques Parizeau a refusé de commenter, lui qui partait pour l'Europe hier. Rappelons qu'un sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Globe and Mail paru samedi dernier montrait que 58 % des Québécois estiment que le Bloc est encore utile à Ottawa.

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  • Dominic Pageau
    Abonné
    jeudi 11 septembre 2008 02h10
    Je suis d'accord!
    À part ce qui à trait à la guerre en Afghanistan et en Irak, je suis d'accord pour dire que le bloc ne défend pas mes valeurs.

    Le controle des armes à feux, c'est des conneries et ça coute cher. Kyoto, j'espère qu'on connait ma position. Et je m'oppose aussi à d'autres dérives, comme la loi pro euthanasie, la défense à tout crin de l'avortement......

    Et le pire dans tout ça, c'est que je vais probablement voté pour eux.

    Misère !

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 11 septembre 2008 07h58
    Moi aussi
    Je suis d'accord aussi. Je l'ai déjà dit, depuis longtemps, la gang à Duceppe ne fait que s'accrocher à ses sièges au Parlement pour toucher plus tard la grasse pension de député fédéral... En outre, il est évident que le Bloc travaille à l'encontre des intérêts du Québec.
    cependant, M. Pageau, vous n'êtes pas obligé de voter Bloc. Ce n'est pas déshonorant de voter pour un autre parti. Vous ne serez pas lapidé, vous savez...

  • Jean Sauvageau
    Inscrit
    jeudi 11 septembre 2008 08h22
    la pertinence d'un parti politique
    La pertinence d'un parti politique ne se décide pas selon les humeurs des (apprentis) faiseurs d'opinion publique. Elle est décidée par le peuple au cours de l'exercise démocratique de son droit de vote. Un parti politique se présente aux élections avec une plate-forme, un programme. Au peuple d'en estimer la mesure de la pertinence, en terme de proportion du vote qui lui est accordé. Si un parti en vient à disparaître de l'échiqier politique, alors on pourra suggérer que sa pertinence était probablement échue.

    J'y reviens : en bout d'analyse, c'est au peuple de décider.

    Jean Sauvageau

  • Sauvé stephane
    Inscrit
    jeudi 11 septembre 2008 09h01
    Le monde a changé pour le pire et Brassard, Chevrette, Bouchard et cie sont restés dans le pire...
    Fort heureux que ces énergumènes soient toujours ici sur cette terre, ils nous permettent de mieux comprendre pourquoi ce monde est dans l'état dans lequel il se trouve et ce que nous devons faire pour rémedier à la situation (ou prévenir le pire).....

    Bien qu'il ne soit pas trop tard pour prendre action, nous aurions intérêt à la lumière des commentaires des Brassards et des Chevrettes de ce monde, de prévenir d'autres dommages...je n'hésiterais pas par exemple, à lancer un recours collectif contre les 2 comparses (avec Bouchard en bonus) pour les dommages qu'ils ont occasionné comme ministre (Ressources naturelles) ou comme chroniqueur ou porte-parole des cie. forestières. Comme le dit Sun Tzu:

    Celui qui excelle à résoudre les difficultés les résout avant qu'elles ne surgissent. Celui qui excelle à vaincre ses ennemis triomphe avant que les menaces de ceux-ci ne se concrétisent.

  • Guy Lemieux
    Inscrit
    jeudi 11 septembre 2008 09h10
    Entre un fédéraliste et un fédéralisant....
    M.Landry croit que son ancien ministre (M.Brassard)se dirige vers la droite alors que rester stationnaire lui convient le mieux ...alors flotter M.Landry (peut etre que c est une des raisons de votre renvoi comme ancien-chef) .Il y eu un temps pour la souveraineté et le P.Q. s est défilé .On avait qu à la proclamer unilatéralement ,,voilà

    Maintenant il est trop tard ...Quant au Bloc , ils vont avoir la pension fédérale ( des alliés qui ent profiteront )

    Le danger est de stagner alors le (peuple ) devra trancher par l élection d un gouvernement majoritaire .La stagnance d un parti minoritaire est ce que nous avons vécu ces derniers temps c est assez ....

    Bonne semaine....

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 11 septembre 2008 10h03
    Moi aussi, je partage ce point de vue de Jacques Brassard
    Moi aussi, je partage ce point de vue de Jacques Brassard et j'irai plus loin.

    Duceppe se scandalise qu'une blanche pratique sa religion catholique mais oublie de parler de la candidate voilée du NPD dans Montréal-Bourassa. A t'il négligé une valeur québécoise pourtant exprimée dans la commission Bouchard-Taylor??? Ou, simplement, il fait de l'accommodement raisonnable aux gens de gauche, ce qui conforte la position de Jacques Brassard.

    Puis comment Duceppe peut tolérer que le clergé face de la politique alors que le Québec a séparé l'église du politique depuis des lunes? C'est vrai que le curé Gravel était l'aumônier du village gay, principal électorat du comté à Duceppe et qu'il était pour les mariages entre conjoints du même sexe, une autre valeur québécoise essentielle à notre survie. Sûrement qu'on y fera la revanche des berceaux...

    Le bloc n'a plus sa raison d'être à Ottawa depuis que les demandes essentielles du Québec inscrites dans l'accord du Lac Meech proposé par une autre gouvernement conservateur, ont été presque toutes réalisées par Harper en moins de deux ans.

    D'abord, la reconnaissance du caractère distinct de la société québécoise a été votée aux communes et même Duceppe a voté pour. C'est une des conditions essentielles qui faisait partie de cet accord signé par Québec avec l'appui du PQ...

    Deuxièmement, la reconnaissance du déséquilibre fiscal a été réalisée et un chèque de 2,3 milliards a été versé au Québec en mars 2007. Bien plus, pour l'avenir 50% des redevances pétrolières seront augmenteront le versement de la péréquation dont le Québec est le principal bénéficiaire.

    Troisièmement , le respect des prérogatives des provinces et la fin des chicanes de pouvoir entre le fédéral et le provincial qui faisaient les délices de nos bloquistes.

    Il ne reste que le pouvoir de dépenser d'Ottawa à régler pour que l'accord du Lac Meech signé par Brian Mulroney et Robert Bourassa avec l'accord de René Lévesque devienne totalement réalité.

    Voilà pourquoi les bloquistes n'ont plus aucune raison d'être expatriés à Ottawa. Nous leur donnerons leur ticket de sortie avec une plantureuse pension fédérale sur laquelle le flag rouge sera imprimé...

    L'opposition tire dans toutes les directions, c'est vrai qu'à force d'interdire les armes à feu, les chasseurs ne savent plus chasser...

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    jeudi 11 septembre 2008 10h05
    Le Bloc ne sert plus à rien ?
    Si le Bloc ne sert plus à rien aussi bien faire comme le Québec l'à fait pendant des décennies; envoyer des larves et des laquais di PLC à Ottawa pour se promener a genoux et a voter contre les intérêts du Québec........ non merci moi je ne prendrais pas chance et j'aime cent fois mieux envoyer des gens du Bloc au moins, on est sûr de ne pas se faire donner des coups de couteaux dans le dos.

    En passant, le "dérapage vert" de Mr Dion c'est du pipeau, c'est pas parce que ton chien s'appelle Kyoto que t'es un vert ça sent le nauséabond opportunisme à plein nez.
    Aye; un peu plus et il se met en liste pour un prix Phénix de l'environnement!!!!! Pathétique et navrant.

    Pierre Véronneau
    Montréal

  • mhglrnu@gmail.com
    Abonné
    jeudi 11 septembre 2008 11h28
    le chhoix.
    Jai le choix? non le bloc me tappe royalement sur les nerfs.Trop de chialeux... qui disent rien de neuf. Nommer un parti qui prendrait mes intérets uniquement mes intérets il y en qu'un le bloc,avec les auresnous sommes qu'une autre minoritée.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    jeudi 11 septembre 2008 11h43
    Le Block
    Je suis d'accord avec Jacques Brassard. Le Block est beaucoup trop à gauche, digne du NDP, du parti vert, des groupes de pressions (les anti-çi, les anti-ça), etc.

    Le Block et Gilles Duceppe m'ont beaucoup déçu durant toutes ces années.

    Mais quel choix a t-on ? Le NDP ? Avec Tomas Mulclair qui prend de plus en plus de place. Jamais. Stéphane Dion ? Jamais. ''je me souviens''. Le conservateur ? Peut-être.

    Moi, je vote Block. Même si ...

    Le NDP ? Jamais. Surtout avec

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 11 septembre 2008 12h26
    Quand Chrétien et Harper donnent une leçon aux souverainistes
    Jean Chrétien, qui n'aurait pas reconnu un OUI à 50% plus un au référendum. a obtenu trois solides majorités parlementaires avec des scores ridicules : 41,2% en 1993 ; 38,5% en 1997 et 40,8% en 2000.

    Chrétien a profité de la division de la droite entre l'Alliance et les Progressistes conservateurs pour passer la gratte en Ontario, rafflant le Haut-Canada au complet ! Alors que les Prairies votaient bleu et le Québec français en majorité bloc, Chrétien faisait tellement bien en Ontario, dans le Québec anglo-ethnique, en Acadie et à Vancouver, qu'il pouvait arracher majorité par-dessus majorité, les deux doigts dans le nez. Dans le cul la majorité de 60% qui ne votait pas pour lui ; ce qui compte c'est le nombre de députés.

    Harper a très bien compris la leçon. Dans un premier temps, il a suivi les conseils de Mulroney et réuni la droite. Finie la chicane dans la cabane, exit l'Alliance. On ramène un peu vers le centre, assez du moins pour être présentables.

    A la première bataille, il a contraint les Libéraux de Martin à la minorité. A la deuxìème, il a fait son petit bonhomme de chemin, rafflant tout le ROC profond, ce qui l'a amené enfin au pouvoir. Il a même fait une percée à Québec, cadeau de la Radio X. Minoritaire, mais au pouvoir. C'est tout ce qui compte en politique. Ze power.

    Dès son arrivée au pouvoir, il a compris que sa future majorité reposait sur une percée au Québec. C'est pour ça qu'il a sorti l'opération charme, convaincant ses rednecks de fermer leur gueule, le nanane qu'il donnait aux Québécois n'étant que purement symbolique, du cinéma pour endormir les mous du Québec, près à tomber dans le panneau du premier Bloake qui parlerait "d'ouverture". Mais ca a marché. Tellement qu'il est à ça de la majorité.

    Harper et Chrétien nous offrent toute une leçon de politique. Pour prendre le pouvoir et faire ce qu'on veut avec, faut ratisser large, très large. Ratisser le plus large possible. Et profiter de la division de l'opposition qui rend la victoire finale si facile. Rien de plus suicidaire que d'aller au combat avec des troupes divisées. Mais rien de plus agréable que d'aller au combat avec des adversaires divisés.

    Le PQ est était une belle coalition nationaliste, de la gauche prononcée au centre-droit, mais on a tellement naisé avec la puck, tellement taponnée, que le temps a fini par faire son oeuvre : la chicane a poigné et la coalition explosée. La gogauche a quitté pour Ste-Françoise-des-opprimés qui trouvait le PQ à Lulu trop à droite, la droite pour Super Mario qui trouvait le PQ à Dédé-le-gay trop à gauche. Et là, les purs et durs ont fondé leur shop, parce que le PQ de la Castafiore ne parle plus de souveraineté. Le Frisée est mort de rire et s'enligne vers une réélection,lui qu'on disait mort il y a un an à peine !!!!

    Où est le Brian Mulroney capable de raccommoder le mouvement souverainiste comme le menton a fait avec la droite canadienne ? Bernard Landry ? Jacques Parizeau ? Une chose est sure, si on s'en va à la prochaine élection avec le PQ, le PS, l'ADQ et le PI sur le bulletin de votes, on s'enligne drette vers une défaite assurée et une réélection du Frisée.

    Si Harper et Chrétien ont compris ça, je ne comprends pas qu'on nous on ne comprend pas

    PS : Y'a-ti quecqu'un qui pourrait dire à Brassard de fermer sa gueule ? On est en guerre présentement, Brassard. Tirer sur le Bloc c'est se tirer dans le pied.

  • Nicolas Goyette
    Inscrit
    jeudi 11 septembre 2008 13h23
    Les Québécois sont à gauche
    Je commence à en avoir assez de lire des commentaires qui vont seulement dans un sens (la droite) et ce même dans le Devoir. La vérité c'est que les Québécois sont à gauche, au centre gauche mais tout de même à des années lumières des idées de Harper. La preuve, les Québécois sont à 75% contre la guerre en Afghanistan et dans une proportion similaire en faveur de Kyoto. Et ce que les Québécois ont retenu de la religion catholique, non ce n'est pas la loi et la sécurité ni d'être contre l'avortement mais bien la justice sociale.
    Alors, arrêtez d'avoir peur de vous afficher à gauche, c'est tout à fait honorable.

  • Alain Rioux
    Inscrit
    jeudi 11 septembre 2008 13h51
    Pourquoi bouder?
    En effet, le Bloc a fait, depuis 18 ans, la démonstration de la corruption des deux grands partis fédéraux(Libéral/Gagliano,Conservateur/Bernier). Alors, pourquoi ne pas tenter le N.P.D.? De toutes façons, les québécois ne veulent pas de séparation, pressentant trop bien qu'être 3% dans une mer anglophone est beaucoup plus risqué que 25% dans un pays officiellement bilingue...

    De sorte que le N.P.D., contrairement aux propos des néo-libéraux, soit-disant souverainistes(Marois, Brassard etc..), doit surtout défendre la cause du peuple, que les média, Arthur, Mongrain,Proulx, Power corporation, Black et autres clowns à la "Mario Dumont" s'ingénient à pulvériser. Ce ne sont que les rats qui quittent le navire, lorsqu'il semble couler, ainsi le P.Q., depuis l'effondrement du bloc communiste, meilleur frein aux injustices sociales en occident! N'oublion s pas que toutes les avancées socio-démocrates, de la "révolution tranquille", proviennent du "rest of canada". Aussi, tout patriote que je sois, il faut bien faire contre mauvais fortune, bon coeur, et s'allier au seul parti encore capable de coeur: le N.P.D!

    Alain Rioux

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 11 septembre 2008 14h18
    Dans le vent
    Le vent de conservatisme qui gagne le Canada et le Québec rend la tâche facile à ceux et celles qui, dans l'ombre, attendaient l'occasion propice pour chier sur ceux et celles qui osent encore défendre les plus démunis contre les bourgeois qui maintenant ont leur gouvernement conservateur à Ottawa comme à Québec. Quel bravoure !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Michel Savard
    Inscrit
    jeudi 11 septembre 2008 14h35
    Le respect des gens de Québec, vous connaissez ça M. Vigneault ?
    En même temps que Jacques Brassard passe le Bloc à la moulinette, Gilles Vigneault insulte les gens de Québec - et pas à peu près - en les traitant:"D'ignares, d'incultes et dotés d'une ignorance crasse " parce que ces derniers se préparent à voter "en bloc" pour les conservateurs !

    Le respect des gens et de leur choix démocratique lors d'une élection ,vous foulez ça aux pieds, M.Vigneault ! Votre déclaration pourrait avoir un effet "boomerang" !

    Et, si ma mémoire est fidèle, n'est-ce-pas vous, M. Vigneault,qui viendrez présenter, en octobre, et spécialement pour ces "ignares et incultes " de la ville de Québec , une grand-messe que vous avez composée pour le 400e
    de Québec ? Comme cette grand-messe sera présentée à Québec même, est-ce indiscret, M. Vigneault, de vous demander dès maintenant si vous profiterez de cette occasion rêvée pour dire aux gens de Québec qu'ils sont: "Ignares, incultes et d'une ignorance crasse" soit à l'évangile ou à tout autre moment de votre grand-messe ?

  • Roger Martineau
    Inscrit
    jeudi 11 septembre 2008 19h35
    Une autre campagne qui s'annonce... péniblement ennuyeuse
    Heureusement que la plupart des partis connaissent des chicanes intestines, sinon cette campagne dénuée de projets de société finirait par ressembler à la pluie qui tombe. Jusqu'ici, seuls le NPD et le parti Vert ont échappé au cannibalisme.
    On est bien loin des débats qui opposaient Mulroney et Turner, Trudeau et Clark, quand la qualité des projets et du discours savait au moins nous garder l'oeil ouvert.
    On dirait que le parti Rhinocéros d'antan a accouché de clowns de toutes les tendances. Plus pénible que ça... et tout le monde va se remettre à regarder La petite vie une quatrième fois, question de comprendre l'absurde de cette campagne...

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