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Dion et le Québec

Bernard Descôteaux   9 septembre 2008  Canada
Stéphane Dion a étonné plusieurs de ses concitoyens du Québec en prétendant, en ouverture de la campagne électorale, être aussi nationaliste que le chef du Bloc québécois. Sa déclaration est à souligner, au feutre rouge bien évidemment. Reste maintenant à voir s'il osera ces prochaines semaines engager un dialogue avec les nationalistes québécois.

Le chef du Parti libéral du Canada n'est pas, quoi qu'en pensent nombre de nationalistes et de souverainistes québécois, foncièrement «anti-Québec». Certes, son image de champion de l'unité canadienne et de pourfendeur des séparatistes pèse lourd. Mais en toute justice, sa pensée est plus nuancée. Il n'est certainement pas de ceux qui refuseraient d'avoir un passeport québécois si le Québec devenait un pays indépendant. Il en serait certes malheureux, car il croit que le Québec peut mieux se développer au sein de la fédération canadienne, ce qui ne diminue pas pour autant son attachement à sa province d'origine. En témoignent certaines de ses déclarations, comme lorsqu'il a qualifié la loi 101 de «grande loi canadienne». De fait, il a été l'un des rares libéraux à défendre à Ottawa la Charte de la langue française.

Il ne faut pas voir dans l'affirmation par Stéphane Dion de son nationalisme plus que ce qu'il a voulu dire. Il ne s'agit pas d'un reniement de sa Loi sur la clarté référendaire. Son but était d'abord d'évoquer la sincérité qui anime son engagement envers le Québec qui n'est pas différente de celle qui anime Gilles Duceppe. Puis, par là, d'inviter ses concitoyens à se défaire de l'image négative qu'ils ont de lui et les prier de lui faire confiance. Cette seule petite phrase lancée dimanche devant les caméras est toutefois bien peu pour justifier la confiance recherchée. Il faudrait tout au moins connaître davantage les ambitions qu'il porte pour le Québec.

Depuis qu'il est chef du Parti libéral, Stéphane Dion n'a jamais pris la peine de clarifier sa pensée à l'égard du Québec. Nous n'avons pas de document de politique auquel nous référer pour savoir comment il répondrait, une fois devenu premier ministre, aux revendications du gouvernement du Québec. Ce que l'on sait, c'est qu'il n'a jamais voulu admettre que le déséquilibre fiscal était un problème fondamental influant sur le fonctionnement du fédéralisme canadien. Qu'il n'a jamais voulu appuyer la campagne menée par le Bloc québécois pour soumettre les fonctionnaires fédéraux et ceux des sociétés de la Couronne travaillant au Québec à l'autorité de la loi 101. Qu'à ses yeux, la «nation québécoise» qu'il a reconnue n'est qu'un concept sociologique qui ne peut entraîner l'attribution au Québec d'un statut particulier. Bref, on sait de lui surtout des choses négatives.

Devant le congrès qui l'a élu chef de son parti, M. Dion avait dit vouloir pratiquer un «fédéralisme de respect des compétences», mais on ne sait toujours pas comment cela changerait la pratique d'un fédéralisme centralisateur qu'a toujours privilégiée son parti. Il pourrait nous éclairer si, par exemple, il nous disait d'ici au 14 octobre être prêt à appuyer la revendication du gouvernement Charest à l'égard du pouvoir fédéral de dépenser. Québec veut obtenir un droit de retrait avec juste compensation financière pour tout programme fédéral intervenant dans un champ de compétence provincial. Le premier ministre Harper, qui a promis à l'élection de 2006 d'agir en ce sens, hésite à aller aussi loin. Pour sa part, M. Dion a souvent dit une chose et son contraire à ce sujet, maintenant qu'il fallait garder à Ottawa une capacité à adopter des politiques nationales, lesquelles exigent d'être soutenues financièrement.

Que le chef libéral se range derrière la position défendue par le premier ministre Charest serait une véritable surprise. Cela nous donnerait une autre image de cet homme et lui assurerait une nouvelle crédibilité. Les nationalistes québécois le regarderaient d'un autre oeil. Peut-être n'est-il pas prêt à aller aussi loin, mais pour qu'on le croie lorsqu'il affirme son nationalisme, il faudrait certainement que sur cette question, ou une autre, il arrive à manifester son ouverture au Québec. Il ne peut se contenter de quelques mots anodins.

À l'élection de 2006, le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, avait justement pris le risque de rompre avec l'image anti-Québec que lui-même et son parti entretenaient depuis des années. Sa promesse de pratiquer un fédéralisme d'ouverture lui avait permis de réaliser une brèche importante au Québec. Est-il imaginable que Stéphane Dion le suive sur cette voie et ose se libérer du poids de l'héritage de fédéralisme centralisateur qu'a légué au Parti libéral Pierre Elliott Trudeau? Cette campagne électorale lui en offre l'occasion, mais au-delà de la volonté qu'il pourrait avoir, il lui faudrait aussi avoir la capacité d'entraîner son parti dans un tel virage.

***

bdescoteaux@ledevoir.com
 
 
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  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 9 septembre 2008 06h59
    L'un n'exclut pas l'autre
    On peut à la fois être heureux d'être québécois et canadien, qui veut nous en empêcher pour favoriser uniquement un intégrisme québécois?

    Que penser d'un homme qui veut toujours que les autres lui disent qu'il est un homme, sauf qu'il est une moumoune. Moi je n'ai besoin de personne pour reconnaitre que je suis québécois.La fierté ne se quémande pas.ON est québécois..POINT!

    L'immense avantage d'être dans un confédération c'est la variété économique qui assure une prospérité. Quand l'Ontario devient moins riche, Terre Neuve et la Saskatchewan découvrent des richesses..et nous avons toujours nos milliards en péréquation. De plus, nos bureaux de postes et bien des services sont payés par tous les canadiens... Nous avons beaucoup plus d'avantages que de désavantages à être aussi canadien...

    Est-ce les canadiens anglais qui nous empêchent de bien parler et écrire en français ? Le pire ennemi de québécois ce sont eux-mêmes...et cette manie de tout mettre toujours sur la faute ...des autres.

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 9 septembre 2008 07h02
    Pourtant il a deux passeports!
    Pendant tout le dernier référendum, Charest et Dion soutenaient que si on votait OUI on allait perdre notre prestigieux passeport canadien (et en sous-entendu, se retrouver avec un passeport de merde, le passeport québécois)
    Or, le même Dion (et le même Charest dont la mère est américaine) avait deux passeports, comme des millions de Canadiens qui ont deux nationalités.

    A 11% chez les Francos, Dion est brûlé au Québec.


  • Abonné
    mardi 9 septembre 2008 07h28
    Un nationaliste canadien
    Nationalisme canadien, il a parfaitement raison...tout comme Trudeau, Chrétien ont été de grands nationalistes canadiens. Des 'nation-builders'...

  • Loraine King
    Inscrite
    mardi 9 septembre 2008 07h33
    Combattre la Loi 101
    Pendant que Dion qualifiait la Loi 101 de 'grande loi canadienne' Stephen Harper finançait la croisade contre la Loi 101 comme on pouvait le lire dans Le Devoir en juin 2000. Brent Tyler a 'notamment fait financer sa cause par la très conservatrice National
    Citizens' Coalition basée à Calgary et présidée par l'ancien députéréformiste Stephen J. Harper'...

    Je ne sais pas comment on définit un nationaliste Québécois. Quant à la nation de Harper, selon l'aveu du premier ministre, il ne sait pas non plus ce que cela veut dire, alors...

  • mhglrnu@gmail.com
    Abonné
    mardi 9 septembre 2008 07h36
    des votes.
    Il veut votre vote,comme bien d'autre avant lui.Sans les nomées.Tout est un histoire d'argent et de pouvoir.Revenons à Stéphane Dion à chaque mot chaque phrase qu'il prononce son père se retoure dans ça tombe.Bref le beau Sephano est un beau .... Et il y a encore des journalistes qui affirmenet le contraire.

  • Jean Lapointe
    Abonné
    mardi 9 septembre 2008 07h38
    Faut pas le croire!
    Si Dion se dit «aussi» nationaliste que Gilles Duceppe, il ne faut pas le croire car il est sûr qu'il donne au mot «nationalisme» un sens différent de celui de Duceppe. Mais il ne le nous dira pas ce que ça veut dire pour lui «être nationaliste».

    Ou, s'il le dit, ce sera tellement ambigu qu'on ne sera pas plus avancé. Dion essaye toujours de jouer au plus fin avec ses adversaires dans l'espoir d'en arriver à ses fins.

    Il ne faut donc pas se fier à ce qu' il dit mais à ce qu'il fait. Et quand on regarde ce qu'il fait, on voit bien que son nationalisme est le nationalisme canadiAn.

    J'espère vraiment que les Québécois et aussi les CanadiAns ne feront pas confiance à cet individu car il ne la mérite pas.

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mardi 9 septembre 2008 08h13
    On va faire souffrir le Québec (Dion).
    M Dion a ouvert la porte à la partition du Québec s'il choisissait la souveraineté. Ce découpage de notre état sur des bases ethniques on appel cela en Europe une position ethno fasciste. De plus la Loi C 20, dont il est le père, n'a rien à voir avec la clarté (le seuil démocratique n'est pas préciser), mais tout avec l'arbitraire. Il s'agit d'un déni de démocratie. Cet héritier de Trudeau a déclarer qu'il fallait fait souffrir le Québec. Et bien c'est à son tour de souffrir maintenant. Lui et son Parti Libéral qui s'est donné comme mission de mettre le Québec à sa place vont finir par eux se faire mettre à leur places: Hors du pouvoir. Yo respect
    JCPomerleau

  • Paul Verreault
    Inscrit
    mardi 9 septembre 2008 08h29
    Province, territoire des vaincus!
    Quand un peuple demeure dans une province, il ne peut qu'être assujetti à un autre peuple, qui lui, demeure dans son propre pays. Le peuple Canadian des autres Provinces et Territoires a Ottawa comme capitale nationale et le peuple québécois a Québec comme capitale malheureusement encore provinciale. Les fédéralistes (nationalistes?) Canadians du Québec acceptent la dominance d'Ottawa sur le peuple québécois.

  • Hubert Larocque
    Abonné
    mardi 9 septembre 2008 09h00
    Le cas Dion
    Le cas Stéphane Dion (09-09-2008)
    Une seule chose devrait retenir l'attention des électeurs. Stéphane Dion a fait voter une loi, la "loi sur la clarté", qui interdit au Québec, à toutes fins pratiques, de changer son statut politique. Cette loi le soumet à l'appréciation arbitraire, unilatérale, du Gouvernement canadien. Celui-ci, de toute évidence, a adopté cette loi afin de pouvoir, même dans le cas où un référendum déciderait à 90% de l'indépendance du Québec, décréter que la question n'est pas claire ou la majorité insuffisante. Nous ne croyons pas, bien sûr, que cette situation puisse se produire, car le Québec est trop aliéné politiquement pour percevoir où se trouve son avantage le plus légitime et le plus profond. Disant cela, il ne s'agit pas d'un préjugé ou d'un jugement dépréciatif. Tout ce qui s'est produit électoralement depuis 1867 l'affirme de la façon la plus claire.
    Le seul fait de s'engager naïvement dans le jeu des élections fédérales, de soupeser avec sérieux le mérite des candidats, des "politiques" proposées, signifie déjà, dans une large mesure, la perte du sens de l'identité et du destin de notre nation. Ce que nous pourrions devenir, dans la fidélité à nous-mêmes, constitue toujours l'arrière-plan et le jugement dernier de tous les aspects de la participation du Québec à Fédération canadienne.
    Il faut être bien naïf, oubl;ieux de l'histoire, et complice de notre disparition pour croire qu'un vote pour les partis pan-canadiens puisse améliorer notre condition nationale. Ce vote signifie tout simplement l'acceptation du régime canadien tel qu'il est, et il donne au Gouvernement d'Ottawa la possibilité de nous traiter comme il le veut, sans aucun respect de l'histoire et de ses prétendus engagements de respect et de compréhension à notre endroit. Quelle autre leçon tirer du règne des Trudeau et des Chrétien?
    Pour ce qui est de Stéphane Dion, afin de reconstruire son image québécoise, il faudrait qu'il désavoue publiquement sa "loi sur la clarté" qu'il reconnaisse sa nocivité et s'engage à la faire abroger. Le Bloc québécois devrait se contenter de lui réclamer le désaveu de cette loi avant de le considérer comme un candidat acceptable.
    Hubert Larocque, 73, Boul. Lionel Émond, Gatineau, J8Y 5R9. Tél. : 819=776-2894

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mardi 9 septembre 2008 09h05
    Dion le nationaliste
    Quand j'ai entendu que Dion se déclare maintenant aussi nationaliste que Duceppe, j'ai vraiment tombé en bas de ma chaise ...

    Une chance que le ridicule ne tue pas, car le pauvre Stéphane serait mort raide.

    Il n'y a pas un seul québécois qui va voter pour Stéphane Dion. Mais pas un seul. -- Je me souviens --

  • Jamal Kazi
    Inscrit
    mardi 9 septembre 2008 09h15
    Peut-on en revenir du "vaincu" ?
    La perspective d'un Québec souverain sur une planète finie ne me sourit guère. À moins qu'on sépare le Québec de la planète Terre? La perte de temps qu'inflige les questions institutionnelles alors qu'on pourrait travailler à développer intelligemment un plus grand pays m'exaspère. Allez, chamaillons-nous pour savoir qui doit tenir le volant pendant que le mur approche!

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 9 septembre 2008 09h25
    La clairvoyance de Stéphane Dion
    Il y a peu de chances que Stéphane Dion devienne premier ministre du Canada, car il n'a rien du "politicien traditionnel", pas plus qu'Harper d'ailleurs qui sera réélu malgré tout, mais là n'est pas le but de mon propos. Je m'explique mal toutefois que les indépendantistes "purs et durs" ne ratent jamais l'occasion de lui reprocher "sa" Loi sur la clarté référendaire! Ne leur a-t-il pas donné alors l'occasion par excellence de "dépouiller" leur option une fois pour toutes des ambiguïtés et tergiversations dont ils "affligent" les électeurs québécois depuis 40 ans?
    Pourquoi craignent-ils tant une loi qui les obligerait à poser la seule et unique véritable question qui règlerait définitivement leur "dilemme", à savoir: "Etes-vous pour ou contre l'indépendance du Québec?"
    Des partisans aussi convaincus et acharnés du bien-fondé de leurs arguments ne devraient-ils pas, au contraire, lui être redevable de leur épargner toutes les "astuces sémantiques" opportunistes dont ils nous abreuvent depuis toujours pour tenter de "nous" convaincre par tous les moyens inimaginables?

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    mardi 9 septembre 2008 10h06
    Les libéraux et les conservateurs des nationalistes, les bloquistes des fédéralistes ?
    Tour à tour Harper se dit respectueux de la nation québécoise, Dion se dit autant nationaliste que Duceppe et Duceppe maintenant qui demande l'appui non seulement des nationalistes mais aussi des fédéralistes...

    Prennent-ils les québécois pour des imbéciles !!!

    Peut importe ce qu'ils diront pendant la campagne, ce qui compte c'est ce qu'ils ont fait pour nous avant la campagne.

    Belle ''gang'' de ''bulshiter''. Incroyable comment certains sont prêts à raconter n'importe quoi et vendre leur âme au diable pour $150 000/an et une pension.

    Comme disait Dalida, paroles et paroles et paroles...

    Ça suffit, réveillons-nous, reprenons les rênnes de notre vie, de notre pays.

    C'est fini les paroles, c'est des actes que les québécois veulent.

    S'ils étaient si bien intentionné pour les québécois fallait nous le démontrer avant les élections maintenant il est trop tard, ils ont eu le pouvoir, leur chance, ils ont échoué alors on passe au suivant.

    Personnellement en atendant l'indépendance je voterai NPD. Je crois de plus qu'il sera plus facile de négocier avec Layton qu'avec Harper après l'indépendance du Québec. Il est un peu moins dicdateur qu'Harper...

    Allez les artistes, vous désirez faire disparaître Harper ? Alors agissez, les pétitions et les protestations ne lui font pas mal. Arrangez-vous pour convaincre le NPD au Québec et à Terre-Neuve de mettre des candidats dans tous les comtés et appuyez-le et ainsi déloger Harper. Ça, ça lui ferait mal..et c'est ça qu'il mérite.

    Les grandes villes du Québec sont plus politisées que les régions. Donc faudrait conscientiser les régions sur ce qui se passe vraiment afin qu'ils ne se fassent pas manipuler par leur publicité à coup de millions dont le but est de manipuler les consciences du peuple...

    Ils ont fini de nous prendre pour des imbéciles et de nous manipuler avec leur publicité et leurs fausses promesses ! Les québécois sont un peuple très tolérant et bon mais lorsqu'ils se fâchent ça brasse.

    Message à Harper : Bye bye mon cowboy !

    Un peuple, un parti, un pays.

    Kebeca Liberata !
    Sylvie R. Tremblay
    Jeanne du Lys
    Parti indépendantiste

  • David Lépine
    Inscrit
    mardi 9 septembre 2008 10h08
    le chat est sorti du sac
    Pour les souverainistes, il n'existe qu'une seule définition de nationaliste au Québec, c-à-d celui qui croit que le Québec se développerait mieux à l'extérieur du Canada. Tous ceux qui aiment le Québec et qui croient qu'il peut mieux se développer à l'intérieur du Canada sont considérés comme des stupides, ou des traîtres ou encore de abrutis. Cette attitude est monnaie courante parmi la majorité des souverainistes qui continuent d'appeler le Canada le "plus meilleur pays au monde" avec une ironie décapante.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 9 septembre 2008 10h21
    Malgré tout, le Canada lui, est souverain, monsieur Kazi
    Et il n'a pas eu besoin de se séparer de la planète Terre pour ce faire. Alors, pourquoi ça ne marcherait pas pour le Québec?

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 9 septembre 2008 11h15
    Mais qui donc nous les scie avec le débat constitutionnel ?
    Monsieur Dion est à ce point déphasé que c'est lui maintenant qui met l'enjeu de l'«unité canadienne» sur la table alors que personne ne l'a fait avant dans cette campagne.

    Le voilà sur la scène québécoise avec ce thème que le Bloc n'a pas du tout effleuré. On le comprend, le Bloc n'a pas qu'un seul objectif et il est capable d'en mettre de côté quand c'est le temps.

    Alors que «son» Canada est menacé plus fondamentalement par la poussée de la droite, il nous revient avec ses lubies.

    Pauvre monsieur Descôteaux, il n'y en a pas de positif avec Dion et vous le dites vous-mêmes, s'il y en avait, on le saurait.

    Je salue ceux qui croient dans cette chronique que les souverainistes sont aussi obtus qu'eux-mêmes. Je les invite à creuser un peu plus leurs motivations au lieu d'en faire des ennemis virtuels parfaitement imbéciles. Cela s'appelle courage intellectuel.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 9 septembre 2008 12h17
    À Jamal Kazi
    Vous vous interrogez sur la pertinence d'un Québec souverain dans l'effort pressant de réagir "vert". Essayez, monsieur Kazi, d'imaginer ce Québec souverain, fort de son énergie verte (hydraulique), prendre une tangente résolument verte alors que le Canada continu de subir l'influence de ses provinces productrices de pétrole. Pour ce qui est de l'urgence il vous faudra compter sur le vent de droite qui souffle sur le Canada et sur le Québec. Enfin, sachez que je partage tout à fait votre opinion sur l'urgence d'agir en environnement.

    Claude L'Heureux, Québec

  • Francois Munyabagisha
    Inscrit
    mardi 9 septembre 2008 13h02
    Se méfier des natonalistes pour croire au nationalisme
    Qui est «nationaliste québecois» et qui ne l'st pas? Si nationaliste vient de «Nation», Québécois de «Québec» et «paysan» de pays, comment distinguer un nationaliste d'un autre? Certains croient que la «Nation québécoise» est une réserve de Québécois à l'exemple de «nations» amérindiennes, d'autres croient que la Nation viendrait consolider l'estime, la reconnaissance et l'identité des Québecois sur ce continent canadien, nord-américain. Hélas, au Québec, le tiers des nationalistes croient que la vision nationale est unidirectionnelle. Or, les revendications du Québec sont celles de TOUS les Québecois, sans excluions, sinon de la majorité. A date, aucune faction dite «plus nationaliste détient cette majorité». D'où l'mportance de la loi sur la clarté. Le Québec gagnera lorsque les «nationalistes» s'arrêteront et s'attacheront à clarifier la vision nationale, celle d'un Québec fort sans complexe comme il aura rêvé d'être, ou celle d'un Québec complexé mais qui s'assume comme un petit pays autant divisé que puissse l'être aujourd'hui le vaste et potentiellement grand Canada.

  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 9 septembre 2008 13h06
    @ M.Larocque
    M.Dion a inscrit dans la loi canadienne le droit de sécession du Québec.Savez-vous que le Canada est un des très très très rares pays au Monde à autoriser la césession d'une province. Aucun état américain ne peut se séparer, la Corse ne peut se séparer de la France etc...

    Est-ce que votre Québec indépendant reconnaitrait le droit aux nations autochtones de se séparer avec une question claire et un appui de 60%? NON! Le PQ n'a jamais reconnu le droit de sécession des nations autochtones.

    La Loi Sur La Clarté fut une réponse à la malhonnêteté intélectuelle et aux questions pièges pour attraper les citoyens selon la théorie de la "cage à homard" de M.Parizeau ( une fois dans la cage ils ne pourront plus en sortir , dixit M.Parizeau).Il n'y a qu'une question honnête; "voulez-vous que la province de Québec devienne un pays?", car c'est bien ce que veulent les indépendantistes, que le Québec devienne un pays, non? Qui veut des questions pièges sinon les manipulateurs de démocratie? On divorce ou on ne divorce pas, arrêtons les moumouneries de vouloir être à moitié divorcé avec l'ex qui continue de faire le lavage etc...qui veut d'un pays basé sur la moumounerie ?

    Tant qu'à la majorité significative, le but est de prévenir le chaos social qu'engendrerait un oui à 51%. Une majorité de 60% me semble bien raisonnable pour fonder un nouveau pays sur un minimum de solide. Il en faut plus pour changer de syndicat au Québec...

    Soyez honnête monsieur, vous savez votre option si peu populaire auprès de vos concitoyens du Québec que vous constatez qu'elle ne passera jamais avec une question honnête et claire et une majorité significative...c'est ce qui vous choque le plus!

    Le mythe du référendum magique qui nous rendraient par miracle plus riches, plus productifs, plus écologiques, donnerait plus de droits individuels, et ferait que les citoyens se mettraient à parler et écrire correctement le français etc...a rejoint celui du père Noel.

    Les citoyens québécois qui ne peuvent se faire une vie présentement ( étudier, avoir un travail,fonder une famille, avoir des loisirs...)dans le Canada actuel ne pourraient le faire plus dans un Québec indépendant. Des millions de citoyens à travers la monde voudraient avoir eu la chance de naitre et grandir au Canada. Pourquoi pensez-vous?

  • LUCILLE MURRAY
    Inscrite
    mardi 9 septembre 2008 13h11
    Sorry Mister Dion..... Je me souviens
    ''...Pour ce qui est de Stéphane Dion, afin de reconstruire son image québécoise, il faudrait qu'il désavoue publiquement sa "loi sur la clarté" qu'il reconnaisse sa nocivité et s'engage à la faire abroger. Le Bloc québécois devrait se contenter de lui réclamer le désaveu de cette loi avant de le considérer comme un candidat acceptable.
    Hubert Larocque'' 100% d'accord avec monsieur Hubert Larocque. Je me souviens et il y en a encore qui ont des ''trous de mémoire'' ou prennent les québecois pour des moutons, blancs ou noirs, des moutons....

  • roger montreal
    Abonné
    mardi 9 septembre 2008 13h16
    La loi sur la clarté HARPER le premier a voulu faire voter cette loi
    Je viens de lire tous les commentaire sur DION, que je
    n aime pas plus que les gens qui les ont écri.
    Mais quand je pense, que dans ses meme gens, qui descendre DION , beaucoup vont voter pour HARPER ,qui lui le premier avant DION, a voulu faire voter cette loi, presque identique durant qu il était dans l opposition.
    Maintenent il se cache derrière sa motion de/ NATION QUÉBECOISE AUX SEINS D UN CANADA UNIS/ demandez lui qui fait parti de cette nation, pas un conservateur a la même interprétation,/ les descendants français du QUÉBEC, tous les descendants français du CANADA,/ si ca ce n est pas rire des québécois, bien plus que DION peut le faire.
    Non je ne voterai jamais LÉBÉRAL mais encore moins
    L hypocrisie des COSERVATEURS .
    ROGER MONTREAL

  • Guy Fafard
    Inscrit
    mardi 9 septembre 2008 14h04
    Voltaire a dit
    Voltaire a dit: " Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose".

    Il ne reste à Monsieur Dion qu'à dire ceci: " Je vais me présenter comme chef du PQ à la place de madame Marrois".
    Alors la quadrature du cercle sera complétée.

  • Hubert Larocque
    Abonné
    mardi 9 septembre 2008 14h42
    Réponse à M. Pierre Samuel.
    La distinction entre "purs et durs" fait partie du vocabulaire fédéraliste et elle comporte un aspect réducteur et falsifiant. On désigne ainsi les indépendantistes tout court, les autres étant des fédéralistes mous, ou qui, par un dernier scrupule, n'osent pas dire leur nom. L'indépendance n'est pas une option mais l'actualisation géopolitique d'une identité, sans laquelle cette identité demeure précaire, inachevée. Vous avez bien raison de vous méfier des "astuces sémantiques". Ce n'était pas la question référendaire qui n'étaient pas claire, mais bien la détermination des Québécois. Habitués aux demi-mesures, aux trafics électoraux, terrorisés par leur faiblesse face à un adversaire fort et sans scrupule dont ils savaient ne pouvoir attendre aucune concession, aucun quartier, les chefs du PQ n'ont pas osé poser directement la question dont tout le monde connaissait bien le sens. Ce faisant, il se sont rangés dans les rangs des fédéralistes mous et ont donné le prétexte à plusieurs de douter d'eux et de ne pas les suivre. Et à certains de feindre que la question n'était pas claire.
    S'il y a une constante dans l'histoire des Québécois, c'est bien l' incapacité à affronter leur vérité historique. Dès que l'on approche de l'explication décisive, on se dérobe par des prétextes qui seraient ridicules s'ils ne révélaient pathétiquement la crainte d'agir, de s'affirmer et d'être écrasé par un colonisateur d'autant plus féroce qu'il s'ignore. Pensez à cette ridicule histoire des "Yvettes", à ce torrent de fausse indignation que la déclaration de Parizeau a soulevée, à ce prétexte de la question claire chez Dion, à l'histoire du « chiffon rouge » dont M. Landry a été la victime. Plus récemment, la polémique sur le concert McCartney, et le concert lui-même, sur les Plaines d'Abraham, avaient pour fonction de détourner les regards de la Fondation de 1608 et d'éviter ainsi de mettre en procès la Conquête de 1760 et sa transformation en Confédération canadienne. Cette invincible tendance à reculer, à travestir en psychodrame la lutte politique et à terminer toutes ses luttes en queue de poisson, trahit les méfaits du colonialisme intériorisé.
    Et vous-même, cher monsieur, n'utilisez-vous pas la "clairvoyance de Stéphane Dion" pour dégrader la question nationale en tactiques politiciennes et en procédés rhétoriques? Il s'agit toujours d'éviter la question ou de l'adapter à une perception coloniale.Pouvez-vous croire, en vous appuyant sur le pouvoir d'Ottawa, que votre fédéralisme soit innocent de tout calcul, de menace tacite?
    Hubert Larocque.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 9 septembre 2008 19h10
    @ M. André Michaud
    M. Michaud écrit : «L'immense avantage d'être dans un confédération c'est la variété économique qui assure une prospérité»

    L'erreur ici est le mot CONFÉDÉRATION qui a été faussement utilisé pour désigner le Canada depuis 1867 pour mieux la faire passer. Prenez votre dictionnaire M. Michaud au mot Confédération qui veut dire : «Association d'États SOUVERAINS qui ont délégué certaines compétences à des organes communs.» Ce n'est pas le Canada qui n'est pas subordonné à des États mais au dessus de simples Provinces "sous l'autorité du pouvoir central, désignés comme territoires conquis dans votre dictionnaire aussi.

    Le Canada est uen fédération "toute une différence" centralisatrice. Le mot est semblable mais l'idée est toute autre M. Michaud. Si le Canada était une confédération, le Québec ne penserait pas à le quitter.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 9 septembre 2008 20h28
    Post-scriptum...(suite et fin).
    Dites-moi, en terminant, en quoi poser une question nette et précise (Etes-vous pour ou contre l'indépendance du Québec?) puisse être considéré par quiconque (souverainiste ou fédéraliste) comme étant un "évitement" ou "l'adaptation à une perception coloniale"? A ce compte, qui a vraiment intérêt à "noyer le poisson"?

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