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Un choix de société!

Chantal Hébert   6 septembre 2008  Canada
Il serait malavisé, sous prétexte que Stephen Harper et Stéphane Dion n'ont pas l'envergure ou l'éloquence des Barack Obama et John McCain, de traiter la campagne électorale canadienne qui s'amorce comme une distraction, en attendant le grand soir américain du début novembre.

Il faut remonter à la campagne sur le libre-échange en 1988 pour trouver un scrutin au cours duquel l'électorat canadien a été confronté à un choix aussi tranché que celui qui sera sur les bulletins de vote du 14 octobre prochain.

En marge de la personnalité respective des chefs en présence, ce sont deux visions foncièrement distinctes de la politique canadienne qui s'affrontent. L'identité de celui qui remportera le prochain scrutin déterminera ce que sera la personnalité du Canada d'ici deux, trois ou quatre ans.

***

L'époque où le Parti libéral et le Parti conservateur pouvaient être vus comme bonnet blanc et blanc bonnet appartient au XXe siècle. Entre les libéraux de Stéphane Dion et les conservateurs de Stephen Harper, il y a aujourd'hui des différences idéologiques aussi fondamentales qu'entre les républicains et les démocrates américains. En certaines matières, comme les changements climatiques, on pourrait même dire que l'écart entre les principales formations canadiennes est plus grand qu'entre les clans rivaux américains.

Contrairement à ce qu'a soutenu récemment le premier ministre, ce n'est pas parce que Stéphane Dion a tiré son parti vers la gauche. Le PLC n'est ni plus ni moins centriste que sous Jean Chrétien et Paul Martin. L'un comme l'autre pourraient sans malaise défendre le programme libéral actuel.

Brian Mulroney, Joe Clark et Jean Charest ne pourraient pas nécessairement en dire autant au sujet de la formation de leur successeur conservateur. Le premier ministre Charest n'a jamais semblé aussi libéral que depuis qu'on compare son gouvernement à celui de son homologue fédéral. On sait aujourd'hui qu'il n'y avait pas que de la sémantique dans la volonté de Stephen Harper de retrancher le mot «progressiste» du nom de sa formation il y a quelques années.

Aux dernières élections, le chef conservateur avait gommé ces différences pour mener bataille sur le terrain plus rassembleur de l'éthique. La modestie de son programme était conçue pour rassurer l'électorat. Les conservateurs avaient besoin d'un tour de piste pour montrer de quoi ils étaient capables.

Aujourd'hui, personne ne doute que l'équipe Harper soit à la hauteur de la tâche de piloter le Canada ou que son chef maîtrise bien les leviers du pouvoir. Le mandat que les conservateurs sollicitent est d'une autre nature. D'ici au 14 octobre, Stephen Harper va demander à l'électorat un mandat pour remodeler le modèle canadien à l'image d'un credo nettement moins activiste sur le plan économique et social, mais nettement plus militant dans des créneaux comme la défense, la loi et l'ordre, l'immigration.

***

Contrairement à la dernière campagne, la vision que les conservateurs véhiculent sur l'économie, les changements climatiques, la justice, l'immigration, le fédéralisme, la politique étrangère, la place de la culture, etc., est connue.

Cette vision est non seulement diamétralement différente de celle des libéraux, mais elle diverge également de la philosophie des trois autres partis qui se disputent les suffrages dans le cadre de cette campagne électorale.

Sur le fond, le NPD, le Bloc québécois et le Parti vert défendent les mêmes valeurs que le PLC. Aucun d'entre eux ne se voit dans un rôle de soutien à un éventuel gouvernement conservateur. Pour autant, ni le NPD ni le Bloc ne sont disposés à recommander le PLC aux électeurs.

Pour le Bloc, ce serait admettre qu'un parti voué à l'opposition à perpétuité est relativement impuissant à changer le cours des choses à Ottawa. Il peut ralentir le train du gouvernement en place, mais il n'a pas le pouvoir de le faire changer de direction.

Quant au NPD, il voit la campagne qui commence comme sa meilleure chance en vingt ans de s'installer à la place des libéraux et devenir un parti de gouvernement. Pour mémoire, la dernière tentative du genre, à l'occasion de la campagne sur le libre-échange, avait résulté... en un gouvernement majoritaire conservateur.

En marge du duel classique pour le pouvoir, la campagne va donner lieu à une lutte sans merci entre les quatre formations qui se disputent le vaste terrain situé à gauche des conservateurs. À défaut de changer de gouvernement, on pourrait assister à la plus importante reconfiguration des forces de l'opposition fédérale depuis l'arrivée en force du Bloc et du Parti réformiste sur la colline parlementaire, en 1993.

***

La campagne qui s'amorce se distinguera finalement par le fait qu'elle sera la première en quarante ans à ne pas faire une place centrale au débat sur la relation du Québec avec le reste de la fédération

canadienne.

L'unité canadienne a disparu de l'écran radar de l'électorat du reste du Canada, en tandem avec les probabilités d'un autre référendum au Québec. Le dossier Canada-Québec est le principal chapitre de l'oeuvre de Stephen Harper que le PLC et le NPD vont s'abstenir de promettre de réécrire au cours de la campagne.

La question des relations entre Ottawa et le Québec est peut-être la seule sur laquelle les différences entre les partis fédéralistes se sont estompées plutôt que de s'accentuer au cours du dernier mandat. C'est largement attribuable à Stéphane Dion, dont la culture fédéraliste est nettement plus québécoise, dans le sens pro-provinces du mot, que celle des chefs libéraux qui l'ont précédé.

***

Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star
 
 
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  • Carmen Langlois
    Inscrite
    samedi 6 septembre 2008 11h03
    Vous avez raison, merci
    Comme vous avez raison Madame Hébert. Vous avez raison parce que vous réfléchissez, parce que vous avez de la perspective dans le regard et dans l'oreille (ben oui, c'est possible), vous n'avez aucun parti pris et vous êtes honnête. Et vous travaillez sans doute très fort! En résumé, vous êtes une vraie journaliste, une denrée rare. Vous êtes ma préférée. Merci pour ce que vous êtes et ce que vous faites.

  • andré michaud
    Inscrit
    samedi 6 septembre 2008 11h33
    Alliance Libérale ou Pouvoir Conservateur?
    Voila un commentaire très pertinent. Le choix devra se faire entre les valeurs libérales "centre -gauche" et celles conservatrices plus de "droite".

    Ceux qui croient aux valeurs centre-gauche et qui votent pour un autre parti que les Libéraux se tireront dans le pied et feront élire un gouvernement majoritaire plus de droite pour 4 ans...avec tout ce que ça implique. Il faut aller au-delà du look nerd de M.Dion et être logique avec la défense de nos valeurs...libérales ou conservatrices.

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    samedi 6 septembre 2008 11h34
    Démocratie?
    Si on se fie aux sondages et aux résultats des quelques élections précédentes, la vaste majorité des Canadiens vote pour un parti de centre ou de centre-gauche. Or, les Conservateurs sont probablement à un cheveu d'être élus avec une majorité, si on se fie aux sondages, et vont imposer une politique de droite que vous décrivez très bien. Leur programme est tout à fait légitime et valable et on peut être d'accord avec ou en désaccord, c'est normal.

    Par contre, ce qui est moins légitime c'est que la majorité de la population n'est pas représentée par ce parti parce que le centre-gauche est divisé en plusieurs partis qui se nuisent les uns les autres. Leurs divergences sont très légitimes et ils doivent avoir le droit de les exprimer mais cela se fait au mépris de la démocratie dans ce système électoral soit-disant démocratique. Plus que jamais la «proportionnelle» est nécessaire pour refléter les diverses variantes du centre-gauche. De plus, une coalition de centre-gauche permettrait de mieux refléter la diversité de l'électorat canadien au lieu d'un gouvernement d'un seul parti de droite.

    Les Conservateurs (Réformistes) ont souffert de la division de la droite dans le passé, pendant la dominance des Libéraux fédéraux, et ils sont donc très conscients des effets de la division sur la possibilité de gouverner ce pays avec une majorité - ils ont compris qu'ils devaient s'unir pour gouverner. Le temps du chèque en blanc pour les Libéraux est terminé et si le centre-gauche veut gouverner, il devra songer à une coalition et le NPD devient alors incontournable.

    Ce sont les Québécois qui font que la question du Québec ne fait pas partie des priorités qui seront en question durant cette campagne. Ils ont élu un gouvernement libéral et conféré à l'ADQ le statut d'opposition officielle - de ce fait ils ont marginalisé l'option souverainiste et ont évacué cette question de l'élection fédérale. Cela ne veut pas dire que la question ne reviendra pas à l'avant-plan, en particulier advenant l'improbable victoire des Libéraux de Dion...

  • Jean-Pierre Aubry
    Abonné
    samedi 6 septembre 2008 11h48
    Choisir entre deux directions et deux façons de faire
    Il est possible que la direction de la politique d'un pays change substantiellement à moyen terme et à long terme sans que qu'un tel changement ne soit décidé globalement par la très grande majorité de sa population. D'élection en élection, de décision en décision et d'un secteur d'activités gouvernementales à un autre, le changement s'accentue et, plusieurs années plus tard, les analystes tentent d'expliquer pourquoi et comment la politique d'un pays à tellement changer.

    La politique canadienne est en train de changer substantiellement. En seulement trois ans et avec un gouvernement minoritaire, Stephen Harper a amorcé un changement très profond de la politique canadienne et de la façon de la gérer. Je suis totalement d'accord avec Chantal Hébert quand elle dit que Stephen Harper veut « remodeler le modèle canadien à l'image d'un credo nettement moins activiste sur le plan économique et social, mais nettement plus militant dans des créneaux comme la défense, la loi et l'ordre, l'immigration. » De plus, Il s'éloigne du respect des grands accords internationaux sur la protection de l'environnement et il synchronise de façon plus importante la politique extérieure du Canada sur celle du gouvernement américain. Finalement, il veut que le gouvernement canadien soit plus interventionniste dans le domaine de la protection de certaines valeurs morales chrétiennes.

    Sa façon de faire est également différente. Il veut une gestion et des communications plus centralisées. Il est prêt à réduire la séparation entre le politique et le judiciaire ainsi qu'entre le politique et la gestion des institutions et des programmes gouvernementaux. Au nom de l'efficacité ou au nom de la raison d'État, il se permet de contourner la loi (exemple la loi électorale), la réglementation et l'obligation d'être transparent (exemple : changements des pratiques en matière d'inspection des aliments). Par contre, il ne diffère pas de ses prédécesseurs qu'à la l'utilisation de la machine gouvernementale et du pseudo-pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral pour des fin électoralistes. En fait, le prédicateur d'hier ne fait pas mieux que les pécheurs qu'il dénonçait, il faitpeut-être même pire.

    Voici deux questions qu'il faut débattre dans la présente campagne électorale : Jusqu'où veut-il aller en termes de la direction de la politique canadienne et de la façon de la mettre en application ? Voulons-nous aller dans cette direction ? Je n'ai jamais blâmé les Américains d'avoir élu George. W. Bush pour un premier mandat de président des États-Unis. Ils le connaissaient si peu. Par contre, les Américains le connaissaient bien lorsqu'il s'est présenté pour se faire élire à un second mandat et ils n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes pour lui avoir donné un second mandat.

    Jean-Pierre Aubry

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 6 septembre 2008 12h30
    Faire le ménage
    Les escrocs du dernier parlement fédéral doivent être éradiqués nonobstant leur parti d`origine. Les partis politiques se doivent de respecter les lois du financement des partis politiques ou payer les conséquences légales ou criminelles s`y rattachant. Finalement la loyauté des politiques envers le peuple qui les choisis est une obligation que les Libéraux fédéraux ne respectent pas au Québec. Ils doivent en payer le prix maintenant. Les Dion, Coderre, Garneau et Trudeau, candidats dans des comtés à majorité anglophone ou allophone, ne représentent plus les francophones. Il ne faudrait pas s`y leurrer et les réduire à ceux qu`ils ont choisi de représenter. L`hypocrisie a ses limites.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 6 septembre 2008 12h44
    Coalition de la gauche
    La droite des Conservateurs mène le débat et sera élue par les canadiens dans cette élection. Par contre, ceux qui souhaitent une coalition de la gauche seront déçus. Les questions politiques de ces rêveurs croient en leur chance s`il y avait unité de la gauche. Le problème n`est pas le message mais le messager. Dion fut élu pour de fausses raisons que le peuple a vite démasquées. Le Parti Libéral centraliste pourrait s`accommoder des Néo-démocrates et Verts mais qui souhaiterait se retrouver sous la direction d`un chef sans avenir, arrogant, narcissiste et mésadapté à la cause commune? Personne sauf quelques Libéraux égarés sous la férule de Jean Chrétien. Du reste la mésaventure Libérale est terminée au Québec.

  • Benoît Lavoie
    Abonné
    samedi 6 septembre 2008 13h09
    Le cours de l'histoire
    Nous aurions pu nous douter que le penchant socialiste des québécois tenait davantage de la moyenne d'âge de la majorié de la population il y a 20-30 ans qu'à des convitions profondes. Il est plus facile de partager quand on a peu - la possibilité d'y gagner au change est réelle. Mais voilà, cette majorité, maintenant bien installée, voit mal ce que lui apporterait une société juste. L'heure est à la protection des acquis; réduisez mes impôts, enlevez-moi cette réglementation étouffante qui n'a été conçue que pour protéger les moins puissants; mais surtout, épargnez-moi l'image de ceux qui n'ont pas su "réussir" comme moi et qui pourraient me rappeler que j'ai toujours voté pour obtenir ce que j'ai et que je voterai désormais pour ne pas le perdre. Et si les dérangeurs font trop de bruit, il faut ajouter des policiers et agrandir les prisons. A-t-on assez pris note des sommes énormes que le présent gouvernement fédéral a consenti aux municipalités pour leur permette d'augmenter leur force policière. On ne peut pas leur reprocher un manque de planification. Les municipalités en auront plus que besoin avec le modèle de société qui s'amène. Dans cette veine, les conservateurs savent très bien que la peine de mort redeviendra bientôt acceptable aux québécois. Prenez note: Il ne se passera pas un mandat sans qu'on l'ait ré-introduit. Une nation, le Québec? Peut-être. Mais une société distincte? Un phénomène historique purement aléatoire,qui n'aura réflété que les instincts fondamentaux des humains. L'élection d'un gouvernement conservateur majoritaire changera la face du Québec pour ne nombreuses générations. Peut-on encore compter sur nos "penseurs", qui ont maintenant tout autant d'acquis à protéger, pour susciter la réflexion sur ces enjeux?

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 6 septembre 2008 13h10
    Marge marginale
    «En marge de la personnalité respective des chefs en présence», comme vous le dites tout à fait pertinemment et dans le sens marginal.

    Vous avez raison de spécifier en partant que votre analyse doit être considérée marginale en regard de la personnalité respective des chefs.

    J'accorde à monsieur Dion beaucoup de qualités, de mérite et de courage, même s'il a manqué de courage politique à de trop nombreuses reprises. Cependant les québécois très majoritairement et depuis toujours ont rejeté monsieur Dion et ne peuvent littéralement pas le blairer.

    Monsieur Dion introduit un biais important dans les analyses parce qu'il fait preuve d'un telle rigidité envers les doléances traditionnelles des québécois, son ton paternaliste avec sa tête de nerd repousse tellement que l'on ne peut croire que personne de son parti ne s'en rende compte.

    Monsieur Dion offre le Québec sur un plateau d'argent à qui voudra le prendre.

    Pourtant, il n'aurait qu'à sortir de son entêtement et envoyer quelques signes d'ouverture.

    Il n'y a rien à faire avec monsieur Dion. Aucune analyse ne tient la route, son handicap est trop grand.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 6 septembre 2008 13h26
    Un lapsus?
    "Entre les libéraux de Stéphane Dion et les conservateurs de Stephen Harper, il y a aujourd'hui des différences idéologiques aussi fondamentales qu'entre les républicains et les démocrates américains."(Chantal Hébert)

    Trop drôle ! :-)

  • Stéphane Doré
    Abonné
    samedi 6 septembre 2008 13h48
    Pour sortir de se marasme
    Pour sortir de se marasme et donner de la voix aux tiers partis il nous faut une forme de représentation proportionnelle.

    Ça récompenserait tous les électeurs et pas juste ceux qui votent pour les partis majeurs et ça forcerait des alliances politiques constructives pour gouverner.

    Ça aurait l'avantage également d'assainir le climat politique, éliminer les abus de pouvoirs actuels et de faire diminuer considérablement le cynisme des lecteurs.

    Seul désavantage - si ça en ait un - oublié les gouvernements majoritaires.

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    samedi 6 septembre 2008 16h07
    @Monsieur Michaud
    Il faut être réaliste, il y a de la place pour d'autres partis que celui des libéraux. Il leur faudra simplement négocier une alliance, mais avec quelqu'un de l'intelligence de M. Dion, il leur sera très facile de négocier un accord raisonnable... Enfin si les libéraux veulent le pouvoir bien entendu. Je crois personnellement qu'au Québec, le seul parti représentatif des québecois est le parti qui en a fait son nom. Je considère donc que vos conseils s'addressent surtout à l'électorat du reste des canadas...

  • André Marsan
    Abonné
    samedi 6 septembre 2008 16h30
    Harper militariste
    Comment se fait-il que l'on ne parle pas plus souvent de la tres grande difference entre les liberaux et les conservateurs de W Harper?
    Les depenses militaires sont la grande difference. Notre W canadien de Calgary, filiale de Houston , Texas, s'enligne systematiquement sur W . Si on avait mis les ressources militaires additionnelles des conservateurs au service de l'ecologie, l'education, la sante , etc. notre pays serait different.

  • andré michaud
    Inscrit
    samedi 6 septembre 2008 17h51
    @Patrick Lepine
    C'est votre droit de voter Bloc et d'ainsi favoriser directement les conservateurs et la direction de "droite": chacun ses valeurs en démocratie...

    Il semble que vous donnez plus de valeur à l'ethnicité qu'aux valeurs sociales qui seront au pouvoir concrètement, et c'est aussi votre droit même si je ne partage pas votre critère ethnique..qui me semble plus tenir de l'idéologie nationaliste que du réalisme politique, car nous faisons encore parti du Canada et nous aurons à subir les conséquences de la réélection majoritaire des conservateurs.

  • Dauphin_fou
    Inscrit
    samedi 6 septembre 2008 18h02
    Merci de publier...
    D'ordinaire, les textes de Mme Hébert ne sont qu'un parfum affriolant pour qui est dans la panade (non-abonnés du Devoir). Mais aujourd'hui je vis un certain paroxisme politique. Wouuhahahah!

    Merci de publier ces excellents textes.

  • Charles-Eugène Bergeron
    Inscrit
    samedi 6 septembre 2008 23h49
    Défilade éhontée des fédéraux face aux minières canadiennes dans les pays pauvres
    L'actuel dégonflement de la bulle boursière des matières premières est en toile de fond de l'imminente campagne électorale fédérale. Selon de plus en plus d'économistes éminents, l'avenir est à une économie écologique, une société de conservation et de restauration en lieu et place d'une société de consommation et de dégradation des ressources. L'humanité n'a qu'une seule terre en partage avec les autres formes de vie. Le gouvernement fédéral ne prend pas cela au sérieux, dans un insoutenable « déni de l'évidence » - Le groupe pop Mes Ayeux n'aurait pu trouver meilleur titre pour un de leur dernier hit !

    Le développement durable dans le secteur minier semble surréaliste, utopique, mais un jour ou l'autre, face aux dommages aux eaux, aux terres, aux forêts, aux sols arables, aux biotopes et aux communautés humaines, il faudra bien internaliser dans le prix des métaux, des pierres précieuses... et de l'énergie, les mesures indispensables de mitigation et de compensation dans les contrées étrangères et des régions canadiennes dévastées.

    Avec leurs fonds de pension et de placements et leurs actions en bourse les canadiens sont tous complices de ces lamentables situations. Malgré 201 000 signatures en 2007 réclamant encore avec Développement et Paix la mise en place d'un Ombudsman, le cortège des impacts de l'exploration, de l'exploitation et de l'abandon des sites miniers a beau faire scandale, il continue. Le virage de la responsabilisation sociale des minièers canadiennes aurait beau prendre une décennie, l'industrie et les marchés s'ajusteront. Il est vital de commencer quelque part et maintenant. L'affermissement de son leadership mondial dans le secteur minier, est un enjeu de bonne réputation, de progrès économique à long terme pour le Canada, voire de souveraineté et de sécurité nationale et internationale.

    Exigeons aux personnes en tête des partis et aux candidats dans nos circonscriptions aux prochaines élections fédérales, de se prononcer sur la responsabilisation sociale des entreprises extractives et surtout aux élus et aux fonctionnaires fédéraux d'avoir le courage de faire leurs devoirs à compter du 15 octobre prochain.

    Charles-Eugène Bergeron

    Source :
    Charles-Eugène Bergeron
    Bénévole de Développement et Paix au conseil diocésain de Québec
    Membre délégué des conseils diocésains de Baie-Comeau, Chicoutimi et Québec
    au Conseil national de l'organisme

    Adresse : 210 A Chemin Royal
    Saint-Laurent-de-l'Île-d'Orléans, QC
    G0A 3Z0
    Tél. : 418 829 0247
    Courriel : ceberger@sympatico.ca

  • Adrienne Tremblay
    Inscrite
    jeudi 11 septembre 2008 13h27
    campagne électorale canadienne
    Madame Hébert,
    Se pourrait-il qu'une certaine affinité pour ne pas dire une entente inavouée.... entre conservateurs américains et canadiens, ait amené Monsieur Harper à déclencher des élections avant le 4 novembre, pour donner le" ton" et aider en quelque sorte la campagne d'un éventuel président conservateur aux Etats-Unis? "Asinus asinum fricat".
    Dans l'éventualité d'une victoire, raison de plus pour courir aux urnes!

    Adrienne Tremblay, 919 avenue des Érables #6, Québec G1R 2M6
    tremay@videotron.ca

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