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La trompette des conservateurs

Michel David   6 septembre 2008  Canada
La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a cru bon de mettre en perspective la nouvelle entente sur les infrastructures de 4 milliards qui liera Québec et Ottawa jusqu'en 2014.

«La moitié de cette somme commence [à être disponible] en 2010 [...] et il y a une partie qui est déjà en route. Donc, on va calmer nos ardeurs, parce que tout le monde va penser qu'il y a 4 milliards disponibles demain, et ce n'est pas ça», a-t-elle expliqué.

Du coup, le lieutenant de Stephen Harper au Québec, Lawrence Cannon, qui s'apprêtait à entonner un hymne à la gloire du «fédéralisme d'ouverture», responsable de cette entente «historique», a du mettre une sourdine à sa trompette.

Mme Jérôme-Forget aurait pu ajouter que le gouvernement fédéral et les provinces signent des ententes quinquennales sur le financement des infrastructures depuis des décennies. Même au plus fort de la guerre froide entre le PQ et les gouvernements de Pierre Elliott Trudeau ou de Jean Chrétien, on finissait toujours par s'entendre. C'est presque aussi automatique que le versement des pensions de vieillesse.

À la veille d'une campagne électorale, on peut comprendre le gouvernement Harper de chercher à transformer les vessies en lanternes, mais le Québec a simplement reçu la part qui lui revenait, ni plus, ni moins. Le fédéralisme est ainsi fait qu'une partie de nos impôts prend chaque année le chemin d'Ottawa pour permettre au fédéral de nous retourner l'argent en s'arrogeant un droit de regard sur son utilisation.

Mme Jérôme-Forget aurait sans doute vu les choses d'un oeil différent si c'était le premier ministre Charest qui s'apprêtait à déclencher des élections. Elle se serait alors félicitée d'avoir réussi à arracher ces milliards à la force des poignets. Pour le moment, elle doit plutôt commencer à penser à son prochain budget, et il serait fâcheux que tout un chacun s'imagine qu'elle a remporté le gros lot.

***

L'agacement de la ministre des Finances devant les fanfaronnades de M. Cannon peut s'expliquer autrement. Même si le premier ministre Charest s'est bien défendu de vouloir s'immiscer dans la campagne fédérale, il s'est toujours assuré qu'on comprenne que la présence d'un gouvernement conservateur à Ottawa ne lui déplaît pas. De son côté, après un court mais agaçant flirt avec Mario Dumont, Stephen Harper a réalisé qu'il misait sur le mauvais cheval.

Il faudrait toutefois que le premier ministre canadien démontre ses bonnes intentions autrement qu'à coup de trompette. À voir le message publicitaire dans lequel les ministres conservateurs du Québec se vantent de leurs réalisations, M. Charest doit avoir la désagréable impression de se faire rouler.

Malgré le supposé règlement du déséquilibre fiscal, le Québec fait toujours face à une impasse budgétaire que le ralentissement de l'économie risque de rendre encore plus problématique. Quant au «siège» à l'UNESCO, dont se gargarise Jean-Pierre Blackburn, il se limite à la présence d'un fonctionnaire québécois au sein de la délégation canadienne.

Il est vrai que la motion de la Chambre des communes reconnaissant l'existence d'une nation québécoise «au sein du Canada» a constitué une heureuse surprise, même si elle n'a qu'une valeur symbolique.

L'engagement le plus significatif que M. Harper avait pris dans son fameux discours de Québec, le 19 décembre 2005, était de limiter le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral. Cette limitation est également au coeur de la politique constitutionnelle du PLQ, telle que définie par le rapport Pelletier.

La proposition transmise par Ottawa l'an dernier constituait une véritable gifle pour le gouvernement Charest. En limitant le pouvoir de dépenser aux seuls programmes à frais partagés, qui sont tombés en désuétude depuis des années, elle ne visait qu'à consacrer la situation actuelle.

***

Réussir à faire enchâsser dans la Constitution canadienne une véritable limitation du pouvoir de dépenser, que le Québec réclame depuis plus d'un demi-siècle, serait un remarquable accomplissement pour M. Charest et assurerait l'adhésion du Québec à la fédération pour un bon moment.

Au début du mois d'août, il a laissé entendre que les hésitations de M. Harper pourraient s'expliquer par le statut minoritaire de son gouvernement. Avant de lui accorder la majorité qu'il recherche, il vaudrait peut-être mieux s'assurer qu'il livrera la marchandise.

Dans son livre Harper's Team. Behind the Scenes in the Conservative Rise to Power, publié l'an dernier, le mentor du premier ministre canadien, Tom Flanagan, explique qu'il est très conscient de ce qui a causé la perte de Brian Mulroney. Certes, le PC avait balayé le Québec en 1984 et en 1988, mais M. Mulroney avait programmé sa propre chute en faisant naître des attentes auxquelles il était incapable de répondre. M. Charest peut témoigner que cette chute a été brutale.

Bien entendu, M. Harper souhaite remporter plus de sièges au Québec qu'en 2006, mais il ne veut pas d'une victoire à la Pyrrhus. Il n'entend pas seulement demeurer premier ministre, mais aussi jeter des bases permanentes, qui permettront au PC de remplacer le PLC comme parti naturel de gouvernement.

D'ailleurs, à en croire le dernier sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Globe and Mail, M. Harper n'a peut-être pas besoin de prendre des engagements trop contraignants. À peine 5 % des électeurs disent voir dans la défense des intérêts du Québec un enjeu important dans la campagne qui s'amorce.

C'est là tout le drame du Bloc québécois, qui est considéré — de loin — comme le plus apte à s'acquitter d'une tâche qu'à peine un électeur sur vingt juge prioritaire. Ces temps-ci, il vaut mieux jouer de la trompette, quitte à échapper quelques fausses notes.
 
 
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  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 6 septembre 2008 04h16
    Il ne faut pas non plus prendre des vessies pour des lanternes...
    Comme on peut le constater, même des chroniqueurs avertis, en plus d'entendre des trompettes, peuvent en arriver à être aveuglés par des entourloupettes politiques et finir par prendre des vessies pour des lanternes.

    Ainsi notre chroniqueur préféré se réjouirait que le gouvernement Harper ait fait reconnaître l'existence de la "nation québécoise" dans un Canada uni. Or ce n'est pas ce que la Chambre des communes a fait en le 27 novembre 2006. Ce jour là, la Chambre des Communes a adopté à une immense majorité (266 contre 16) la motion suivante: Que cette Chambre reconnaisse que les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni. Et sa traduction anglaise: That this House recognize that the Québécois form a nation within a united Canada.

    Depuis ce temps, plusieurs observateurs se sont empressés d'oublier que les principaux porte-parole des conservateurs et des libéraux ont affirmé formellement lors de ce vote que l'expression - les Québécois - utilisée en anglais comme en français, englobait tous les canadiens, où qu'ils habitent, qui s'appelaient autrefois les "canadiens" par opposition aux "anglais" ,plus tard "les canadiens-français", et maintenant les "québécois".

    Pour mémoire on peut relire les propos suivants, prononcés en pleine Chambre des communes à cette occasion:Voici ce que le Premier ministre du Canada a déclaré en déposant sa motion, le 22 novembre 2006: "Les Québécois savent qui ils sont. Ils savent qu'ils ont participé à la fondation du Canada, à son développement et à sa grandeur. Ils savent qu'ils ont préservé leur langue et leur culture unique, et qu'ils ont fait progresser leurs valeurs et leurs intérêts au sein du Canada. La vraie question est simple: les Québécoises et les Québécois forment-ils une nation au sein d'un Canada uni? La réponse est oui. Les Québécois et les Québécoises forment-ils une nation indépendante du Canada? La réponse est non, et elle sera toujours non."

    Voici ce que le Chef de l'Opposition, Stéphane Dion, a déclaré le 27 novembre:" Au sens ethnique, le Québec et le Canada ne sont pas des nations, mais les Canadiens français le sont, laquelle nation est principalement concentrée au Québec, mais présente patout au Canada."
    Et il a ajouté: Au deuxième sens du mot "nation", le sens étatique, le seul qui confère une existence juridique en droit international, c'est le Canada, et lui seul, qui est une nation.

    Au troisième sens du mot "nation", le sens sociologique, nous, les Québécois, sommes une nation, puisque nous formons, au sein du Canada un groupe assez vaste - près du quart de la population -, que nous avons la conscience de notre unité et la volonté de vivre en commun. En ce sens, c'est exact de dire que les Québécois et Québécoises forment une une nation au sein d'un Canada uni. Je voterai donc pour la motion qui nous est soumise."

    Les principaux lieutenants québécois du Parti au pouvoir, les ministres Lawrence Cannon et Maxime Bernier ont abondé dans le même sens.

    M. Cannon a dit en Chambre, le 23 novembre 2006: "Depuis 1792, quand le premier Parlement du Canada s'est réuni à Québec, jusqu'à nos jours, nous nous sommes appelés Canadiens puis Canadiens français et maintenant Québécois. Mais ce ne sont pas les autres qui nous ont nommés. Nous n'avons jamais demandé à nos partenaires des autres provinces qui nous étions."

    Et Maxime Bernier a déclaré le 27 novembre " Les Québécois savent qui ils sont. Ils savent qu'ils ont participé à la fondation du Canada, qu'ils ont aisé à façonner le pays dans toute sa grandeur. Notre motion est importante pour l'ensemble des Canadiens parce que c'est un geste de réconciliation. C'est important de reconnaître que les Québécois ont réussi à préserver leur langue et leur culture unique tout en faisant partie de la fédération canadienne." Et un peu plus loin, il ajoute: "Le présent débat porte seulement sur les Québécois en tant que nation, et non sur le Québec en tant que nation. La différence est énorme."

    Il me semble que l'on peut déduire de ce qui précède que si, un jour, une Cour devait se prononcer sur la valeur juridique d'une telle motion qu'elle se demanderait immédiatement ce qu'était l'intention des parlementaires en adoptant cette motion.

    Donc, si notre chroniqueur préféré allait y soutenir que les parlementaires canadiens ont reconnu "la nation québécoise" comprise dans les limites géographique du Québec, il ne convaincrait personne.













    Il a pourtant fallu moins de temps que cela pour que des personnages politiques et des journalistes déforment cette déclaration et soutiennent sur différentes tribunes que ce serait le Québec qui aurait été reconnu comme nation.

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 6 septembre 2008 06h52
    Le siège à l'UNESCO
    J'ai dénoncé, il y a 3 jours, dans Vigile et hier dans Le Devoir, la pub des Conservateurs où Blackburn a le culot de nous dire que le Québec a un siège à l'UNESCO. Mais j'attends toujours la réaction du Bloc sur le sujet!
    J'attends toujours la sortie du chef dénonçant cette pub où on prend des vessies pour des lanternes.
    Gilles, si tu veux survivre, va falloir que tu allumes un peu. On veut bien t'aider, mais grouille-toé le c...

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    samedi 6 septembre 2008 07h00
    Aïda et les sirènes
    Eh oui! Peut-on rêver plus belle ouverture pour une campagne électorale que d'emboucher la trompette. Se prenant sans doute pour Verdi, c'est ce que Stephen Harper et son représentant Cannon entendaient faire en faisant résonner un air aussi célèbre que les trompettes d'Aïda, mais pour nous jouer, à la façon de Strauss, une valse des milliards, pas moins de 4. Voilà qui fait du bruit et devrait réveiller les électeurs, comme la célèbre marche, d'autant qu'il s'agit d'infrastructures sur lesquelles on ne peut que valser d'aise.

    Mais Stephen Harper ou L. Cannon, n'ont sans doute pas lu jusqu'à la fin le livret d'Antonio Ghislanzoni mis en musique par Giuseppe Verdi. Il est vrai qu'il compte quatre actes et que Harper et ses collègues se voient sans doute déjà sur la route de la gloire, en la pavant à coup de milliards. Que faire alors de quatre actes, si l'on peut terminer le spectacle en un seul?
    Dommage, car la au bout de sa voie triomphale, Aïda meurt, sombre présage. La valse des milliards pourraient bien ressembler à la Valse triste de Jean Sibelius, puisque la ministre des Finances du Québec, madame Monique Jérôme-Forget, a déjà fait trébucher le danseur Cannon en précisant que la valse des milliards ne se jouerait pas demain.
    Car il est bon de lire attentivement la partition qui se joue, sans n'en retenir que le titre qui peut induire en erreur celui qui ne lit que celui-ci. Le chant des sirènes électorales retentit, il ne faut surtout pas s'y laisser prendre. Les sirènes avaient la faculté de séduire les hommes par leurs voix mélodieuses et de captiver leur attention pour assouvir leur appétit et les dévorer. Quel beau programme pour une campagne électorale!
    Mais l'électeur ne doit pas se laisser séduire par l'air des trompettes électorales et le chant de leurs sirènes Après tout, ce n'est que du vent.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 6 septembre 2008 12h55
    Ce n'est que du vent.....
    "C'est là tout le drame du Bloc québécois, qui est considéré -- de loin -- comme le plus apte à s'acquitter d'une tâche qu'à peine un électeur sur vingt juge prioritaire. Ces temps-ci, il vaut mieux jouer de la trompette, quitte à échapper quelques fausses notes." (Michel David)

    Le Bloc, dont la devise est:"Diviser pour régner" ne fait que fausser la donne et il n'a plus sa raison d'être sur le plan fédéral.

    Nous n'avons pas besoin d'eux pour défendre les intérêts du Québec. La mission en revient au PQ qui est beaucoup plus légitimé pour le faire, en tant que parti ayant déjà accédé au pouvoir; ce que Gilles Duceppe avait bien compris lorsqu'il a voulu faire le saut à Québec et dégommer Mme Marois, pour protéger ses arrières, sachant que son parti est voué à l'extinction, à plus ou moins brève échéance.

    Nous réalisons, qu'à défaut de mieux, le Bloc constitue une vache à lait pour plusieurs députés en place où aucune compétence spécifique n'est requise; ce parti constitue pour ces derniers une alternative, bien rémunérée, sur le plan du marché du travail et on comprend que son chef veuille s'y cramponner dans l'attente d'une meilleure opportunité de carrière.

    C'est la raison pour laquelle d'aucuns espèrent que cette campagne électorale constituera pour eux le "Chant du cygne" et le dernier concerto de trompette...

  • roger montreal
    Abonné
    samedi 6 septembre 2008 13h09
    Le plus grand menteur comme gouvernement /HARPER/
    Comme dans toutes les choses que se gouvernement /HARPER/ fait ,il faut regarder tous les mots, car ce sont toujours des demis vérités .
    Oui tous les gouvernements mentent parfois, mais je n ai jamais vu un homme menteur et hypocrite comme HARPER, tous ses paroles ou motions sont des demies vérités, en plus de bafouer ses propre lois /loi de financement des partis ,loi sur la date des élections etc.
    ROGER MONTREAL

  • Linda Hart
    Inscrite
    samedi 6 septembre 2008 15h33
    Deux attrape-nigauds : La nation québécoise et l'UNESCO
    D'accord avec vous, M. Noël, la patente de l'UNESCO se limite à autoriser un fonctionnaire québécois à prendre son café dans le corridor. Cela nous fait une belle jambe, n'est-ce pas ?

    Merci à M. Paquet pour sa brillante démonstration de l'absolue insignifiance de cet attrape-nigaud de la nation québécoise au Québec, au Canada et à Tombouctou, enchâssée dans un beau grand Canada fort et uni. Lorsque tout le monde vote en faveur d'une telle motion, il est facile de comprendre qu'on l'a au préalable vidée de toute espèce de substance.

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    samedi 6 septembre 2008 15h43
    Excellente et fine analyse..sur un sujet secondaire ; Mais quand c'était important on devait s'en remettre à Vastel !
    Bonjour M.David,

    Sur ce sujet(infrastructures) un peu secondaire et automatique -- comme les pensions de vieillesse, dites-vous -- vous avez réussi à faire une analyse fine ; qui a débordé sur la pub des Conservateurs : toutes nos Promesses tenues ; déficit fiscal réglé ; «siège» à l'UNESCO ; et la fameuse Nation québécoise!
    -
    Comme vous le dites si bien : déficit fiscal suposémemt réglé ; faux siège à l'Unesco ; et la plus importante promesse, non tenue, celle de se retirer de nos champs de compétences - pour le Québec, la plus importante!
    Pour ce qui est de la Nation (une heureuse surprise, dites-vous) vous auriez avantage à lire le texte de Georges Paquet -- qui lui a fait ses classes -- comme départ à une toute autre analyse, qui débouche sur une arnaque autrement plus machiavélique que celle de l'Unesco!!!
    -
    Il serait peut-être temps à l'instar de feu M. Vastel -- le seul avec Facal et Foglia (plus québécois que les québécois) à se tenir debout sur le projet de loi 195 -- que vous disiez la vérité sur cette fausse Nation si « exclusive » comme le sous-entend si bien M. Paquet.

    Moi, je l'affirme comme lui : c'est une arnaque digne de Tsan Tsu (Jean-Charest) ; vous vous rappelez les 5 milliards pour se faire élire en 2003, le tout supporté par 5 économistes fédéralistes menteurs? Même arnaque, encore!!!

    En effet, les fédéralistes ne cessent de dire que les ouverainistes Québécois ne sont pas inclusifs mais sont très heureux d'une Nation qui reconnait que, seuls les canadiens- français sont une Nation au Québec!
    Résultat : ils divisent les québécois en excluant de cette Nation tous ceux qui ne sont pas de souche ; donc, tous les allophones qui, de ce fait se sentent rejeté!

    DIVISER POUR RÉGNER, voici le nouveau slogan des fédéralistes.

    Habile et démoniaque! Et les allos se laissent manipuler ; c'est vrai qu'ils ne demandent que ça ; puisqu'ils sont canadiens avant tout!

    Et nos chroniqueurs se taisent... Pourquoi?

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    samedi 6 septembre 2008 16h24
    M. David : Ma foi, vous ne lisez pas votre propre journal !!!
    M.David,

    ........«il vaut mieux jouer de la trompette, quitte à échapper quelques fausses notes...» dites-vous!

    Oui, c'est vraiment votre cas!

    M. Harper, les ministres et députés conservateurs québécois et même le PLQ sont tous morts de satisfaction devant l'analyse inespérée qui les conforte. Incroyable!

    Si j'étais un député Bloquiste, je serais en maudit...

    Le faites vous exprès encore une fois, à l'exemple du projet de loi 195 ?

    Qu'est-ce qui me prend, vous dites-vous?

    Voici ce qui vous auriez dû écrire s'il faut vous faire un dessin!
    ...........« En effet, le sondage de ce matin(Le Devoir-The Globe and MailL) nous apprend ceci: les répondants estiment à 58 % que le Bloc québécois est le parti qui défend le mieux les intérêts du Québec à Ottawa, soit trois fois plus que les libéraux (18 %) et quatre fois plus que les conservateurs (13 %). Le NPD doit se contenter de 3 %. (Kathleen Lévesque, vendredi 5 septembre)
    -
    Mais non! Vous avez préférez prendre une statistique la plus démotivante : «..... À peine 5 % des électeurs disent voir dans la défense des intérêts du Québec un enjeu important dans la campagne qui s'amorce. »

    Je comprendrais si cela venait de Gesca mais du Devoir! Eux, cela fait longtemps qu'ils se sont relevés les manches à l'image de André Pratte...

    On ne vous en demande pas autant, mais juste de rapporter les faits(statistiques).

    Ma foi, vous ne lisez pas votre propre journal?

    Expliquez-nous...

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 6 septembre 2008 19h10
    L'horreur du vieux choix électoral entre rouge et bleu
    Plus qu'il y aura des députés fédéraux du Québec comme la dite madame Verner qui en tant que ministre du patrimoine dénué de scrupules appliquera des politiques dignes des réformistes albertains au Québec: genre supprimer des fonds d'assistance aux artistes québécois qui seraient tentés par un nouveau Refus Global. Les députés du Bloc Québécois démontreront leur utilité qu'ils soient 50 ou 25 à la chambre des communes afin de dire non à une représentation fausse de nos intérêts décidés à Ottawa, Calgary ou Toronto.

    Ce message vaut non seulement pour les fédéralistes, lecteurs du Devoir mais vaut aussi pour un M.David qui victime d'un certain conformisme propre au journalisme des années 2000 nous inflige ces vérités officielles dont la première marque est celle de leur caractère discutable.
    Et puis monsieur David, méfiez vous donc des sondages, de leurs questions et réponses contradictoires, de la façon que les questions sont formulées. Sans parler de ces échantillons qui dépassent rarement 1,000 ou 1,200 personnes.

    D'ailleurs, ce qui m'empêche d'être un passionné réel de l'actualité politique c'est bien ce traitement médiatique standard de celle ci. Toutes ces conventions, ce formatage médiatique de la politique qui tente de nous faire croire par exemple à "l'utilité" de politiciens ternes et finis comme Harper et Dion et de leurs partis qui balancent soit entre le néoconservatisme U.S autocratique ou soit le libéralisme multiculturel d'engendrement de ghettos.

    Appréciation de ma part pour les souverainistes blogueurs du net qui ne capitulent pas devant le rouleau compresseur d'une "actualité normale" d'aujourd'hui qu'on voudrait nous rentrer dans la gorge.

    Jamais de toute ma vie, je ne voterai rouge libéral ou bleu conservateur, ces fausses alternances traîtresses qu'ont connus mes grands parents et arrières grands parents depuis le début de la confédération britannique de 1867. Les seuls libéraux qui me tiennent à coeur sont ceux de Louis Joseph Papineau et ça fait longtemps. Et qu'on ne me parle pas non plus des conservateurs ultramontains catholiques d'ici ou de ceux orangistes de Toronto du 19ème siècle et des successeurs duplessistes unionistes à Québec.

    Précisément ces conservateurs à la sauce Dumont ou Harper viennent de loin afin de nous enterrer sous une tonne de préjugés dans le but de nous les faire partager. Parce que c'est cela dans les tripes être un conservateur dans le sens du dictionnaire, par le biais d'une morale hypocrite qui ne respecte pas notre nature souhaiter nous infliger des pratiques d'exclusion et de discrimination fondé sur des préjugés immémoriaux. La bouillie McCain à la sauce Bush qu'Harper tente de nous injecter à petites doses faut reconnaître contre soi, même si ça fait mal que c'est du poison qu'on essai de nous mettre dans nos têtes.

    Précisément, gens de la capitale, vous ouvrirez vous les yeux sur les conséquences sociales de votre alignement conservateur. Vous votez pour les réformistes albertains!

    Rappelons nous un passage fort du Moulin à images de Robert Lepage: le rappel de cette parole: "vous êtes pas tannés de mourir bandes de caves".

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 7 septembre 2008 04h55
    Pourquoi pas les deux nations?
    Si on voulait bien prendre le temps de lire et de comprendre ce que nos leaders politiques et certains analystes disent et écrivent, on mettrait un peu moins d'énergie à dénoncer et un peu plus à proposer. Ainsi, on découvre avec clarté que la reconnaissance par la Chambre des commmunes que les Québécois forment une nation au sein du Canada uni n'apporte rien au moulin des souverainistes, et même qu'il en distrait ou qu'il en amuse plusieurs.

    Cependant, ce qu'il serait possible d'extraire de positif de cette résolution n'a été que très peu abordé. Il n'est pas impossible de penser que Stephen Harper ait songé à ressusciter la théorie des "deux nations" fondatrices qui était chère à Robert Stanfield: La nation canadienne-française et la nation canadienne-anglaise.

    J'admets qu'il est bien tard pour fouetter ce vieux cheval, mais il ne serait pas impossible de trouver dans cette voie des arguments intéressants. Ainsi, si les deux nations étaient reconnues formellement, donc à égalité de statuts et de droits, les canadiens-français pourraient par ce biais retrouver un droit de veto en politique fédérale, que le Gouvernement du Québec pourrait se charger d'articuler. On pourrait peut-être y trouver du réconfort pour ceux qui constatent et déplorent le déclin du poids démographique des francophones en Amérique du Nord et celui du poinds économique et démographique du Québec dans la fédération canadienne.

    Avec un peu d'imagination on pourrait sans doute dépasser le réflexe du veto et proposer des initiatives politiques, économiques et culturelles favorables aux francophones et aux Québécois.

    Je ne voudrais pas être accusé de pelleter des nuages, mais il me semble que des analystes, des chroniqueurs et des universitaires pourraient pousser un peu plus loin cette idée.

  • Paul Verreault
    Inscrit
    dimanche 7 septembre 2008 09h31
    Notre argent
    Et il ne s'agit que de l'argent des Québécois. C'est d'autant plus choquant quand il est question du déséquilibre fiscal et de la caisse d'assurance chômage car dans de cas c'est du vol...
    Pour ce qui est de l'UNESCO, ce n,est pas un siège, c'est un pouf pour reposer les jambes du Canadian qui parle en notre nom

  • Jacques Lafond
    Abonné
    dimanche 7 septembre 2008 18h38
    Jean Charest
    Mon bon Monsieur David. Dans votre texte, vous écrivez:

    ''Réussir à faire enchâsser dans la Constitution canadienne une véritable limitation du pouvoir de dépenser, ... , serait un remarquable accomplissement pour M. Charest... ''

    Je peux vous assurer, Monsieur David, que vous rêvez en couleur quand vous dites ça. Monsieur Charest n'est aucunement intéressé à limiter le pouvoir de dépenser d'Ottawa. Monsieur Charest est de la même trempe que les Trudeau, Chétien, Dion, etc.

    Monsieur Charest ne veut rien savoir du Québec, et il a été placé là, et a accepté d'être premier ministre du Québec, pour faire du Québec une province comme les autres, et une province bilingue (donc, une province à prédominance anglophone).

    C'est un homme très compétent et talentueux, mais c'est un VENDU, un VENDU, comme le Québec en a jamais connu comme premier ministre ...

    Le pouvoir de dépenser, Ottawa va le garder avec Charest, croyez moi. Et bien pire encore ...

  • Linda Hart
    Inscrite
    dimanche 7 septembre 2008 22h04
    Les Conservateurs ou le Bloc
    Vous voulez remplacer le Bloc par quoi Mme Chouinard ?

    Par le joyeux groupe des conservateurs, parce que comme tous ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, vous voulez le pouvoir ? Quel pouvoir le Québec a-t-il jamais eu à Ottawa chère madame ?

    Le Québec a gagné plus avec le PQ et le Bloc qu'avec tous les autres partis réunis.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    lundi 8 septembre 2008 11h25
    À Madame Linda Hart
    Je ne comprend pas, Madame Hart, que vous et tant d'autres au Québec, ne capitalisent pas sur les deux réalités suivantes:

    - Le Québec n'a jamais signé la constitution canadienne
    - Le Québec a été reconnue par la chambre des communes comme une Nation.

    Pour moi, tout est clair. Le projet de souveraineté association de notre très cher René Lévesque est maintenant une réalité.

    Je me demande pourquoi les Québécois continuent à agir en peuple dominé, à demander la permission à Ottawa pour tout, à attendre qu'Ottawa décide du vrai sens et de valeur réelle de la reconnaissance de la Nation Québécoise, etc.

    C'est à nous les québécois de mettre nos culottes et d'affirmer simplement et fermement notre indépendance, et d'agir en fonction de ça.

    Le siège à l'UNESCO, le Québec doit l'exiger de l'UNESCO, et de la communauté internationale, et pas d'Ottawa.

    Faut arrêter d'agir en dominé, en colonisé, en enfant. Un adulte qui veut quelque chose, va le chercher. Ce n'est pas différent pour un pays, pour une nation ...

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