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L'obstacle Dion est levé

2 septembre 2008  Canada
Stéphane Dion s’adressant à la presse après sa rencontre de vingt minutes avec Stephen Harper, hier, à Ottawa.
Photo : Agence Reuters
Stéphane Dion s’adressant à la presse après sa rencontre de vingt minutes avec Stephen Harper, hier, à Ottawa.
Ottawa — Stephen Harper avait dit vouloir rencontrer ses adversaires avant de décider de déclencher ou pas une élection automnale. Après à peine 20 minutes passées avec Stéphane Dion hier en fin de journée, c'est maintenant chose faite. Selon le porte-parole du premier ministre, celui-ci en est ressorti avec la conviction qu'aucun parti d'opposition à la Chambre des communes ne lui accorde plus sa confiance. Un déclenchement électoral cette semaine est maintenant inévitable.

Stephen Harper devrait se rendre chez la gouverneure générale d'ici dimanche prochain pour demander la dissolution du Parlement. Le scrutin aura alors lieu le mardi 14 octobre prochain puisque le lundi précédent est un jour férié. La Chambre des communes ne reviendra pas de son congé estival, et les quatre élections partielles que le premier ministre avait annoncées dans Westmount-Ville-Marie, Saint-Lambert, Guelph et Don Valley Ouest (Ontario) sont annulées.

L'organisation des traditionnels débats télévisés de mi-campagne entre les chefs de parti sera plus ardue puisque la leader du Parti vert, Elizabeth May, réclamera encore une fois d'y participer. La différence, cette année, c'est qu'elle compte maintenant un député à la Chambre des communes, l'indépendant Blair Wilson, de Colombie-Britannique, ayant accepté samedi de se joindre officiellement à elle.

Ainsi, Stephen Harper a rencontré le troisième et dernier chef de parti d'opposition hier, celui à propos de qui il disait entretenir le plus de doutes quant à son désir d'appuyer le gouvernement conservateur.

«Il n'a pas été possible de trouver un terrain d'entente», a déclaré Kory Teneycke, directeur des communications du premier ministre. Selon M. Teneycke, Stephen Harper a demandé à M. Dion «s'il pouvait lui garantir que le gouvernement pourrait rester en place jusqu'à l'automne 2009, et M. Dion n'a pas offert cette garantie.

Le premier ministre a alors demandé s'il pouvait lui garantir que tout en opposant les législations en principe, il continuerait à s'abstenir de voter contre afin que le gouvernement puisse rester en poste comme cela a été le cas au cours de la dernière année et demie, et M. Dion a refusé d'offrir cette garantie.»

Le chef libéral a trouvé ces demandes extravagantes. «C'est une farce! Jamais un gouvernement minoritaire n'a reçu de chèque en blanc d'aucun parti politique. Est-ce que le Parlement fonctionne? Oui. Est-ce que le gouvernement minoritaire a la certitude de pouvoir survivre? Non,t il ne l'aura jamais», a rétorqué M. Dion. «Jamais un gouvernement minoritaire n'a eu de certitude quant à son espérance de vie!», a-t-il insisté.

Tout en répétant que Stephen Harper n'avait pas réussi à trouver un terrain d'entente avec son adversaire sur la direction économique à donner au pays en temps d'incertitude, M. Teneycke a reconnu qu'à aucun moment le premier ministre n'avait fait de proposition formelle à Stéphane Dion en la matière. «Les visions économiques des deux chefs sont bien connues», a-t-il indiqué.

Pour M. Dion, il ne fait aucun doute que le pays basculera d'ici cinq jours en campagne électorale. «Oui, oui, on va en élection, il me l'a dit», a-t-il dit de Stephen Harper. «Je le savais de toute façon.»

Pour le chef libéral, un des enjeux de cette campagne sera la confiance. Il croit que les citoyens auront de la difficulté à faire confiance à un politicien ne respectant pas une loi qu'il a lui-même fait adopter, en l'occurrence celle instaurant des élections à date fixe. «La loi n'empêche pas les partis d'opposition de manifester leur manque de confiance envers le gouvernement au point de déclencher des élections. La loi empêche le premier ministre d'aller voir le Gouverneur général et de déclencher des élections à sa convenance. Il n'avait qu'à ne pas faire voter cette loi!» Selon M. Dion, une telle attitude envoie un très mauvais message aux citoyens. «Les citoyens doivent respecter la loi, et le premier ministre devrait montrer l'exemple.»

Les verts mêlent les cartes

Samedi, Stephen Harper avait également rencontré le chef du NPD, Jack Layton. La rencontre de 40 minutes s'était soldée par la même conclusion. «Je lui ai demandé d'adopter une approche constructive avec un vrai leadership parce qu'il y a des enjeux très importants maintenant», avait déclaré M. Layton, en citant le ralentissement économique et la vague de cas de listériose au pays. M. Layton avait soutenu que le premier ministre n'avait montré aucune «flexibilité».

«Il est clair que Jack Layton n'a pas confiance dans la direction retenue par le gouvernement», avait d'ailleurs déclaré Kory Teneycke à l'issue de l'entretien. Vendredi, le scénario avait été pour ainsi dire identique au terme d'une rencontre entre M. Harper et le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.

En déclenchant un scrutin cette semaine, M. Harper annulera les quatre élections partielles qu'il avait lui-même annoncées. Le taux de participation au vote anticipé, qui se déroulait ce week-end, a d'ailleurs été très faible. Un autre débat est aussi à prévoir: celui concernant la participation de la leader du Parti vert aux débats télévisés.

Samedi, Elizabeth May a annoncé, toute rayonnante, que le député indépendant Blair Wilson avait accepté d'endosser les couleurs de son parti, ce qui fait de lui le premier député vert à siéger à la Chambre des communes.

M. Wilson a été élu en janvier 2006 sous la bannière libérale, mais il a été expulsé du caucus de Stéphane Dion quand Élections Canada a fait enquête sur ses dépenses électorales. M. Wilson a souligné samedi qu'après huit mois d'enquête, l'organisme de surveillance des élections l'avait blanchi. En juillet dernier, M. Wilson exprimait encore le désir de rejoindre les rangs libéraux.

Lors de la dernière élection, les verts avaient eu beau dénoncer leur exclusion sur tous les tons, les réseaux de télévision n'avaient pas accepté leur participation. Pour admettre un chef à cet événement, plaidait le consortium des médias qui l'organise, il faut avoir au moins un député élu.

En conférence de presse, Mme May a indiqué qu'il n'y avait donc plus de raison pour refuser sa présence. «Le consortium des médias a un pouvoir extraordinaire, a-t-elle reconnu samedi. Mais nous respectons désormais tous les critères qu'ils nous ont imposés.»

Il y a toutefois loin de la coupe aux lèvres. Pour l'instant, seul Stéphane Dion accepte la participation d'Elizabeth May. Les conservateurs et bloquistes s'y opposent, tandis que les néo-démocrates sont silencieux.

«Cet homme s'est fait élire comme libéral. Ce n'est pas parce qu'il vire capot que cela ferait en sorte que les verts puissent participer aux débats», a expliqué Frédéric Lepage, porte-parole du Bloc québécois.

«On ne peut pas avoir sur l'estrade un leader qui a déjà soutenu la candidature d'un autre leader et signé un accord de coopération électorale», a pour sa part soutenu Dimitri Soudas, porte-parole du premier ministre Harper. Mme May et M. Dion ont en effet conclu un pacte de non-agression l'an dernier par lequel les libéraux s'engagent à ne pas présenter de candidat contre Mme May dans la circonscription de Central Nova (représentée pour l'instant par le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay). En échange, Mme May s'est engagée à appuyer Stéphane Dion comme premier ministre.

***

Avec La Presse canadienne






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  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mardi 2 septembre 2008 01h30
    Où est l'honnêteté politique?
    « En voulant à toute force déclencher des élections, Stephen Harper montre son vrai visage, celui d'un politicien au petit pied, soucieux de ses intérêts personnels et non de ceux du Canada, comme il le devrait.

    En fait, il fait preuve d'une rare malhonnêteté politique comme on n'en trouve pas d'exemple chez les chefs de gouvernement fédéraux. Il affirme d'une part que le Parlement ne fonctionne pas, tout en faisant état d'un bilan glorieux de ses réalisations. S'il a tant de réalisations à mettre à son actif, c'est que tout fonctionne bien à la Chambre des communes, peut-être pas exactement comme il le voudrait, mais il est à la tête d'un gouvernement minoritaire.

    Il joue la comédie de la consultation des chefs des partis d'opposition, mais il ne s'agit que d'une comédie, puisqu'il ne fait aucune proposition pour trouver un terrain d'entente et que d'avance il a décidé de déclencher des élections. C'est de la tartuferie. Lorsque Stéphane Dion déclare : ««C'est une farce! Jamais un gouvernement minoritaire n'a reçu de chèque en blanc d'aucun parti politique. Est-ce que le Parlement fonctionne? Oui. Est-ce que le gouvernement minoritaire a la certitude de pouvoir survivre? Non, il ne l'aura jamais. Jamais un gouvernement minoritaire n'a eu de certitude quant à son espérance de vie », il a parfaitement raison.

    En n'acceptant pas la situation dans laquelle les électeurs l'ont placé, S. Harper se moque de la démocratie et il la bafoue d'autant plus qu'il ne respecte pas une loi qu'il a lui-même fait adopter, et qui instaure des élections à date fixe. Et aucune raison objective ne justifie le viol de cette loi par S. Harper. La encore, S. Dion a raison lorsqu'il ajoute : «La loi n'empêche pas les partis d'opposition de manifester leur manque de confiance envers le gouvernement au point de déclencher des élections. La loi empêche le premier ministre d'aller voir le Gouverneur général et de déclencher des élections à sa convenance. Il n'avait qu'à ne pas faire voter cette loi!»

    Si nous avions un chef d'État digne de ce nom, c'est-ç-dire élu par les électeurs canadiens et doté des pouvoirs réels d'un vrai chef d'État, et non un chef d'État fantomatique, il refuserait de dissoudre la Chambre des communes, en disant à S. Harper de respecter sa loi. Il n'en sera rien puisque la gouverneure n'a pas de pouvoirs pour ce faire.

    Ce que S. Harper cherche certainement à faire, c'est aussi de couper court aux travaux du comité qui s'occupe des dépenses électorales des Conservateurs, dans lesquelles Élections Canada voit des manoeuvres frauduleuses.

    Bref, S. Harper, en déclenchant des élections que rien ne justifie, en ne respectant pas sa parole, en contournant la loi qu'il a fait adopter, et en justifiant cette démarche par des propos fallacieux, fait preuve de la plus grande malhonnête. Politique jamais observée dans un régime démocratique, mais qui ressemble à ce que l'on a pu voir ou peut encore voir ailleurs, dans des pays qui n'ont pas la réputation démocratique du Canada.

    Il faut espérer que les électeurs refusent d'accorder leur confiance à ce politicien de basse classe, car il ne la mérite pas. «Les citoyens doivent respecter la loi, et le premier ministre devrait montrer l'exemple», de dire Stéphane Dion. Il y a dans les manoeuvres de S. Harper suffisamment de motifs pour le rejeter aux oubliettes lors de ces élections on ne peut plus partisanes et inutiles. Il ne faut pas prendre les électeurs pour des naïfs qui acceptent n'importe quoi de la classe politique, les yeux fermés Cette époque est révolue et il est on ne peut plus souhaitable que S. Harper s'en aperçoive et en fasse les frais. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 2 septembre 2008 08h24
    Pourquoi pas deux débats?
    « Deux débats en francais et deux en anglais
    Deux débats avec les 5 chefs et deux débats seulement avec Harper et Dion, seuls aspirants réels à la couronne. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 2 septembre 2008 10h22
    Qui veut vraiment de nouvelles élections ?
    « Mis à part Harper lui-même, impatient comme jamais d'avoir une majorité de députés, et quelques journalistes, qui trouvent qu'il ne se passe rien à Ottawa, personne ne souhaite de nouvelles élections fédérales.

    De plus, en décidant de violer sa propre loi sur les élections à dite (selon celle-ci le prochain scrutin devrait plutôt avoir lieu en octobre 2009) pour former au plus vite un gouvernement majoritaire, le « vertueux » Harper, qui aime tant prêcher aux autres le respect des lois de l'ordre, nous montre qu'il n'est qu'un opportuniste comme bien d'autres politiciens.

    Finalement, quelle idée saugrenue de tenir ce scrutin au même moment que les présidentielles américaines ! Vous verrez, bien des gens, qui n'ont pas le temps de suivre attentivement la politique, seront un peu mêlés. Je ne serais pas surpris d'entendre certains électeurs d'ici se demander s'ils peuvent aussi voter pour Obama, plutôt qu'Harper ou Dion ! »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mardi 2 septembre 2008 10h58
    Tartufferie!
    « Certains partis, y compris le Bloc, s'opposent à la présence des Verts lors du débat des chefs de partis à la télé... C'est donc que les Verts leur font peur!!! On trouve toutes sortes de prétextes pour les empêcher de participer. Que le député ait été élu Libéral et ait viré capot par la suite n'est pas nouveau et les Conservateurs sont assez familiers avec ça quand on songe à David Emerson et Belinda Stronach!

    En vérité ils ont peur de la présence des Verts et veulent prendre tous les moyens pour les empêcher de participer au débat. Le Bloc craint que sa chasse-gardée au Québec s'érode encore plus si les Québécois qui ne sont pas Conservateurs voient dans les Verts une alternative intéressante. Comme électeur, je veux savoir ce que les Verts ont à offrir et je veux qu'ils participent au débat pour avoir toute l'information dont j'ai besoin lors du jour du scrutin. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 2 septembre 2008 17h17
    Un grand ménage d'automne ?
    « Si le Canada et chacune de ses composantes provinciales devaient se retrouver dans «l'oeil de l'ouragan DION», lors des prochaines élections fédérales, ce serait désespérément la catastrophe. Pour le Québec et le ROC, le seul fait d'imaginer à la tête du Canada, DION qui n'a remporté l'investiture qu'avec 54.7% des votes, IGNATIEFF l'intello et le plus faux des Trudeau, TRUDEAU l'ampoulé soi-disant héritier de Pierre Elliott, RAE l'ex-totem démocrate ontarien, CODERRE le nombriliste tribun et baladeur touriste de l'Afghanistan et tous les acteurs et profiteurs du Scandale des Commandites et al, C'EST L'INSOMNIE, À COUP SÛR. Malheureusement, dans les circonstances, c'est ce qui résulterait d'un vote aveuglément émotif CONTRE Stephen Harper, comme le recherchent et le souhaitent les pachas incendiaires d'un certain monde du domaine des arts, passés maîtres dans l'art de gueuler et de crâner.

    Au Québec, par ailleurs, un vote pour la formation de Jack Layton, c'est un vote perdu. C'est un effet secondaire de la morosité et de la désespérance absolue. Passons.

    Au Québec, par contre, un vote pour le BLOC, c'est une contribution obstinée et aveugle au néant politique, social, économique et culturel du Québec, entre autres ; c'est une butée et timbrée négation du véritable caractère et de la particulière distinction des Québécois qui ont très majoritairement évolué, dans la correction de leurs dépendances et qui maîtrisent presque toutes les ficelles de leur affirmation nationale. Penser «bien faire», en votant pour le clan DUCEPPE, tient de la tautologie. C'est croire dans le périssable et le futile. Dans e niaisage et le virage en rond. Depuis son fondateur Bouchard, ce CLAN PROVINCIALEMENT RÉGIONAL est l'illustration de l'opportunisme abuseur de la naïveté québécoise des années 60 et la consécration des béatitudes de la délinquance et de la marginalité que nourrit le CONTRISME PLURIEL. Alors que ces pompistes font leur plein de salaires et de pensions, à même les pompes du pays qu'ils veulent mettre à sac et à sec, les électeurs siphonnés et sous l'effet des vapeurs gazeuses d'un intégrisme séparatiste éculé, en font les frais. Beurrés et leurrés à tours de bras, les électeurs régionaux, les «contristes» et «pancartistes» inconditionnels, ne semblent pas réaliser que les bloquistes de DUCEPPE, se gavent des argents du fédéral et se foutent éperdument de leur gueule, alors que le Québec est acculé à la MURAILLE DU RÉSULTAT BLOQUISTE NUL. Avec le BLOC, les GAINS DU QUÉBEC SONT NULS. En termes clairs, on paye grassement ces profiteurs à la petite semaine, à ne rien faire autre que de parlotter, que de jacasser, que de manger les micros de leur invisibilité. C'est devenu un vaudeville dégradant.

    C'est le Parlement de Québec, que cette gang des rues d'Ottawa doit squatter. Oui, c'est à Québec, qu'ils doivent venir faire la démonstration de leur intelligence pratique et de leur leadership national. C'est avec Pauline Marois que Gilles Duceppe doit apprendre à TRAVAILLER. À Ottawa, le BQ = 0, à l'infini. Ce clan apolitique fut et est demeuré un avorton des frustrations et du claquage de porte du transfuge Lucien Bouchard qui est passé du parti conservateur de Mulroney, au Bloc qu'il a fondé, pour finir au PQ qu'il a effondré. Faisons un effort de souvenance ! Que sont devenus les putschistes du 23 mai 1990, Lucien Bouchard, François Guérin, Gilbert Chartrand, Benoît Tremblay, Nic Leblanc et Louis Plamondon ? Quels acquis ont-ils inscrits au palmarès de l'avancement et de la flamboyance du Québec ? NIET. RIEN. ZÉRO. Le temps n'est-il pas venu, pour le Québec, de se débarrasser définitivement des parasites qui vivent au crochet des structures politiques québécoise et canadienne ?

    Si, un jour, le QUÉBEC devait devenir autre chose qu'une république de bananes, autre chose qu'un pot à brasser les emmerdes de Pierre Falardeau et al, c'est-à-dire une NATION, brillant de tous ses feux au sein de l'ONU, c'est AU QUÉBEC, À QUÉBEC LA CAPITALE NATIONALE et nulle part ailleurs, que la proclamation de l'ÉTAT DU QUÉBEC, se fera. Et, elle ne se fera surtout pas avec les Luck Mervil, avec les Dan Bigras, avec les Éric Lapointe et autres gauchos fringants et parvenus frondeurs et crâneurs des plateaux de l'industrie métropolitaine des m'as-tu-vu qui mordent à pleines dents la main canadienne qui subventionne le cumul de leurs richesses. Elle se fera par LE PARLEMENT DU QUÉBEC et avec LA POPULATION DU QUÉBEC, qu'Ottawa et le ROC soit d'accord ou non. Ce jour de MATURITÉ INCONTESTÉE n'est pas arrivé et les sangsues du bloc ne font que saigner le Québec. Ils auront largement contribué à vider le PROJET DE SOCIÉTÉ de RENÉ LÉVESQUE du peu qu'il lui reste des énergies du siècle dernier. À la limite, c'est devenu un appendice qui gêne la libre circulation de l'idéal québécois et qui bloque impunément les progrès du Québec. Et, c'est d'un tel appendice morbide qu'il faudrait urgemment se départir, une fois pour toutes et dès les prochaines élections fédérales. À bien y penser, c'est la forme la plus vicieuse et la plus scandaleuse du «BES» institutionnalisé.


    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 2 septembre 2008 19h06
    Creuser sa propre tombe
    « A quoi sert de faire trop de débats? Dion aura suffisamment d`un débat en anglais pour faire la preuve de sa perfidie. Des questions courtes se transformeront en déluge de mots sans signification. Déjà qu`il sera en minorité au Québec il sera la cause de sa perte dans le reste du Canada. Car petit Dion ne connaît pas la technique de la phrase punch. »

  • Richard Dupuis
    Inscrit
    mardi 2 septembre 2008 19h24
    À bien y penser, pourquoi un débat?
    « D'aucuns disent que Stephen Harper viole la loi qu'il a fait adopter, soit celle des élections à date fixe. S'il se permet d'aller de l'avant, et de dissoudre le Parlement, c'est qu'il y a sûrement des "circonstances exceptionnelles", et l'une des plus évidentes, à mes yeux, c'est qu'il ne peut pas prédire pendant combien de temps encore les Libéraux de Stéphane Dion vont rester assis sur leurs mains. Mais au fond, les Conservateurs vont aller en élections tout simplement parce qu'ils ont complété leur "carnet de promesses", et qu'ils veulent en faire approuver un nouveau par le peuple.

    Quant à la question de la présence de la chef des Verts, lors d'un éventuel débat télévisé, il faut commencer par se demander à quoi sert réellement un débat télévisé? À part de faire connaître aux canadiens qui est le meilleur "live debater", je ne vois, dans les débats des chefs de partis, qu'un "show" de gros chiens, qui tentent de démontrer lequel jappe le plus fort.

    Je vote depuis près de 30 ans, et franchement, jamais un débat des chefs ne m'a fait changer d'opinion, au moment où je me suis retrouvé seul dans l'isoloir. Il existe de nombreuses façons de savoir pour qui voter, lors d'une élection. Avec l'avènement d'internet, on peut consulter les programmes des partis directement sur leurs sites web respectifs. Avec le temps, on peut comparer les partis qui ont déjà pris le pouvoir, et leur rendement, autant en termes de promesses remplies que de gestion efficace de l'argent des contribuables. Ne reste plus, aux citoyens, qu'à se bouger les fesses et à exercer leur devoir de démocratie.

    Et en terminant, je répondrai à monsieur Racle que si l'honnêteté politique ne se trouve pas chez Stephen Harper, les Libéraux sont très mal placés pour donner des leçons d'honnêteté politique à qui que ce soit; le scandale des commandites, ça vous dit quelque chose? Quant au Bloc, au NPD, ou encore aux Verts, aucun de ces partis n'a l'expérience du pouvoir, et particulièrement le Bloc, pour qui c'est mathématiquement impossible. Aussi, ils sont très mal placés, eux aussi, pour se montrer meilleurs que les autres. J'en prends pour preuve l'ADQ, sur la scène québécoise; autant, avant la dernière élection, ils étaient prêts à tout changer, autant maintenant, il représentent une opposition toute docile, tellement que les Libéraux de Jean Charest font ce qu'ils veulent, à l'Assemblée Nationale. »

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