Menaces d'élections avant la rentrée parlementaire - Harper fait preuve d'arrogance, dit Layton
Photo : Pascal Ratthé
Le chef du NPD, Jack Layton, a annoncé hier l’appui de l’avocat civiliste Julius Grey et du philosophe Charles Taylor à la campagne de sa candidate Anne Lagacé-Dowson dans Westmount–Ville-Marie.
Le premier ministre Stephen Harper fait preuve d'arrogance en menaçant de déclencher les élections générales avant même la rentrée parlementaire, estime le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jack Layton.
De passage dans la circonscription de Westmount-Ville-Marie pour appuyer sa candidate Anne Lagacé-Dowson à l'élection partielle, Jack Layton a dit ne pas nourrir de grands espoirs quant à sa rencontre imminente avec le premier ministre. Stephen Harper entend rencontrer les différents chefs de partis au cours des prochains jours et envisage de déclencher les élections générales avant même la reprise des travaux parlementaires, prévue pour la mi-septembre.
«Si M. Harper respecte le processus parlementaire, il doit permettre au Parlement de se réunir. [S'il déclenche les élections avant la rentrée], cela montrerait que M. Harper ne comprend pas ce que c'est d'être un premier ministre, qu'il ne comprend pas ce que cela veut dire de vivre dans une démocratie parlementaire», a tranché M. Layton.
Qualifiant les stratégies conservatrices de «bluff» et de «tactiques de cour d'école», M. Layton a écarté du revers de la main les prétentions du premier ministre voulant que le Parlement se retrouve dans une impasse. «Regardons les faits: Stephen Harper a réussi à faire passer tout son programme, avec l'aide du Bloc puis des libéraux. [...] M. Dion a décidé de l'aider à rester au pouvoir pendant des mois, lors de 40 votes à la Chambre des communes», a ajouté M. Layton.
Cela dit, il suggérera néanmoins au premier ministre de travailler davantage avec les partis d'opposition pour faire fonctionner le Parlement. M. Layton cite en exemple le projet de loi sur les changements climatiques, largement modifié par les partis d'opposition, tant et si bien que le gouvernement ne souhaite plus l'appeler pour son adoption en troisième lecture. «[M. Harper] a une occasion en or, s'il veut la saisir. Mais je n'ai pas beaucoup d'espoir», a poursuivi le chef néo-démocrate.
Appuis importants
M. Layton était à Montréal hier pour dévoiler une brochette de personnalités qui appuient Anne Lagacé-Dowson dans sa lutte contre l'ex-astronaute Marc Garneau dans la forteresse libérale de Westmount-Ville-Marie. Parmi les appuis de l'ancienne animatrice de CBC, on compte l'avocat civiliste Julius Grey, qui avait lui-même songé il y a quelques mois à porter les couleurs néo-démocrates dans le comté. «Il faut absolument avoir un parti qui ne trahira pas la justice sociale. Je rêve depuis longtemps au jour où le NPD serait fort au Québec. Je pense que ce jour est arrivé», a déclaré M. Grey, qui n'exclut pas de se porter un jour candidat pour le NPD.
Le philosophe Charles Taylor, coprésident de la Commission sur les accommodements raisonnables, a lui aussi invité les électeurs à appuyer Mme Lagacé-Dowson. «Il faut qu'on envoie un message clair. Autrefois, le Canada était dans le peloton de tête pour les causes importantes, on a complètement perdu ce leadership international. C'est vraiment une honte, surtout devant des problèmes comme le réchauffement climatique», a soutenu M. Taylor, qui a déjà été candidat néo-démocrate à plusieurs reprises dans les années 1960.
Les électeurs de trois circonscriptions sont appelés aux urnes le 8 septembre. Dans Saint-Lambert, la bloquiste Josée Beaudin tentera de conserver le siège, devenu vacant depuis le départ de Maka Kotto au Parti québécois. La libérale Roxanne Stanner et le conservateur Patrick Clune lui font face. Dans Westmount-Ville-Marie, le libéral Marc Garneau tente de succéder à l'ancienne ministre Lucienne Robillard. Les libéraux essaieront aussi de maintenir le comté ontarien de Guelph dans leur giron.
De passage dans la circonscription de Westmount-Ville-Marie pour appuyer sa candidate Anne Lagacé-Dowson à l'élection partielle, Jack Layton a dit ne pas nourrir de grands espoirs quant à sa rencontre imminente avec le premier ministre. Stephen Harper entend rencontrer les différents chefs de partis au cours des prochains jours et envisage de déclencher les élections générales avant même la reprise des travaux parlementaires, prévue pour la mi-septembre.
«Si M. Harper respecte le processus parlementaire, il doit permettre au Parlement de se réunir. [S'il déclenche les élections avant la rentrée], cela montrerait que M. Harper ne comprend pas ce que c'est d'être un premier ministre, qu'il ne comprend pas ce que cela veut dire de vivre dans une démocratie parlementaire», a tranché M. Layton.
Qualifiant les stratégies conservatrices de «bluff» et de «tactiques de cour d'école», M. Layton a écarté du revers de la main les prétentions du premier ministre voulant que le Parlement se retrouve dans une impasse. «Regardons les faits: Stephen Harper a réussi à faire passer tout son programme, avec l'aide du Bloc puis des libéraux. [...] M. Dion a décidé de l'aider à rester au pouvoir pendant des mois, lors de 40 votes à la Chambre des communes», a ajouté M. Layton.
Cela dit, il suggérera néanmoins au premier ministre de travailler davantage avec les partis d'opposition pour faire fonctionner le Parlement. M. Layton cite en exemple le projet de loi sur les changements climatiques, largement modifié par les partis d'opposition, tant et si bien que le gouvernement ne souhaite plus l'appeler pour son adoption en troisième lecture. «[M. Harper] a une occasion en or, s'il veut la saisir. Mais je n'ai pas beaucoup d'espoir», a poursuivi le chef néo-démocrate.
Appuis importants
M. Layton était à Montréal hier pour dévoiler une brochette de personnalités qui appuient Anne Lagacé-Dowson dans sa lutte contre l'ex-astronaute Marc Garneau dans la forteresse libérale de Westmount-Ville-Marie. Parmi les appuis de l'ancienne animatrice de CBC, on compte l'avocat civiliste Julius Grey, qui avait lui-même songé il y a quelques mois à porter les couleurs néo-démocrates dans le comté. «Il faut absolument avoir un parti qui ne trahira pas la justice sociale. Je rêve depuis longtemps au jour où le NPD serait fort au Québec. Je pense que ce jour est arrivé», a déclaré M. Grey, qui n'exclut pas de se porter un jour candidat pour le NPD.
Le philosophe Charles Taylor, coprésident de la Commission sur les accommodements raisonnables, a lui aussi invité les électeurs à appuyer Mme Lagacé-Dowson. «Il faut qu'on envoie un message clair. Autrefois, le Canada était dans le peloton de tête pour les causes importantes, on a complètement perdu ce leadership international. C'est vraiment une honte, surtout devant des problèmes comme le réchauffement climatique», a soutenu M. Taylor, qui a déjà été candidat néo-démocrate à plusieurs reprises dans les années 1960.
Les électeurs de trois circonscriptions sont appelés aux urnes le 8 septembre. Dans Saint-Lambert, la bloquiste Josée Beaudin tentera de conserver le siège, devenu vacant depuis le départ de Maka Kotto au Parti québécois. La libérale Roxanne Stanner et le conservateur Patrick Clune lui font face. Dans Westmount-Ville-Marie, le libéral Marc Garneau tente de succéder à l'ancienne ministre Lucienne Robillard. Les libéraux essaieront aussi de maintenir le comté ontarien de Guelph dans leur giron.
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