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Compressions budgétaires dans la culture - Les artistes organisent leur riposte

Alec Castonguay   20 août 2008  Canada
Depuis le début de la nouvelle année financière, le 1er avril dernier, le gouvernement Harper a mis la hache dans 12 programmes, pour un total de 40,2 millions de dollars.
Photo : Agence Reuters
Depuis le début de la nouvelle année financière, le 1er avril dernier, le gouvernement Harper a mis la hache dans 12 programmes, pour un total de 40,2 millions de dollars.
Les artistes et les organisations culturelles à travers le pays préparent une riposte d'envergure pour protester contre les compressions du gouvernement Harper dans les programmes culturels. Ils promettent un automne chaud aux conservateurs. D'après les nouvelles informations obtenues par Le Devoir, pas moins de 12 programmes totalisant 40,2 millions de dollars ont été abolis par Ottawa dans le secteur de la culture depuis le 1er avril.
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  • Jean-Paul Le Bourhis
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    mercredi 20 août 2008 10h45
    À boulets rouges...
    « « Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver ! » est réputé avoir un jour dit Hermann Göring, paraphrasant une réplique cinglante d'une pièce de théâtre - Schlageter - écrite par Baldur von Schirach, chef des jeunesses hitlériennes.

    Même si la tentation du régime autoritaire semble titiller certaines cervelles brûlées du présent gouvernement, on ne peut heureusement pas amalgamer les effluves délétères qui en émanent aux exhalaisons mortelles du fascisme. Cela dit, la tentation semble bien forte, chez les incultes indécrottables qui se sont glissés dans la garde rapprochée des intimes du pouvoir, de sortir le hachoir à viande (surnom donné autrefois à une mitraillette à multiples canons), de bourrer son chargeur de balles de caoutchouc, et de tirer dans le tas afin d'envoyer au tapis pour le compte les ambassadeurs culturels, ces "bibittes à poils" trop visibles dont la présence aux quatre coins du monde fait grincer des dents l'interminable procession de nos parangons de vertu.

    Paupières closes, ils s'avancent, nos pingres tartuffes, vers le jardin d'Éden où batifolent ces divines naïades dont ils rêvent en douce avec l'espoir inavouable de tâter leurs jolis seins que leur vertu, tant qu'ils sont de ce bas-monde, leur interdit même de voir... enfin de visu... je veux dire en chair et en os... bon d'accord, sans os... ( quand je pense qu'il existe encore des pays où on peut se mériter le fouet pour avoir écrit une paragraphe comme ça!)

    Churchill avait compris que la culture était le tout premier et indispensable rempart de l'homme civilisé contre la tentation barbare. Là commence et se termine d'ailleurs la civilisation. N'est-ce pas la vision que défendent au péril de leur vie et en notre nom nos valeureux soldats?...

    Permettre au plus grand nombre de se laisser toucher par notre - pardon, nos cultures, devrait faire partie de nos priorités absolues. Cela coûte quelques maigres sous, bien sûr. Et alors ?... »

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