Les critiques de Chrétien teintées d'hypocrisie, croit le premier ministre
Hamilton — Stephen Harper, premier ministre du Canada, a qualifié d'hypocrite la position de Jean Chrétien, ancien premier ministre libéral, qui l'a critiqué, lundi, pour sa décision de ne pas assister aux Jeux olympiques à Pékin, en Chine.
M. Chrétien estime que c'est une décision que le Canada pourrait payer cher.
M. Harper a rétorqué qu'il n'avait pas assisté aux Jeux olympiques par le passé et qu'il avait indiqué il y a déjà longtemps qu'il n'avait pas l'intention d'assister à ceux-ci. Il a ajouté qu'il avait beaucoup à faire au pays.
S'adressant aux membres de l'Association du Barreau canadien, lundi, M. Chrétien avait déclaré que, s'il était toujours premier ministre, il n'aurait «pas hésité une seconde» à assister aux Jeux de Pékin. La Chine est la deuxième économie en importance dans le monde à l'heure actuelle, et dans 50 ans elle sera la plus importante, a dit M. Chrétien. «En commençant par Diefenbaker, Trudeau et tous nous autres avons établi de très bonnes relations, relativement parlant, avec la Chine, et soudainement les ponts sont coupés.»
Hier, à Hamilton (Ontario), M. Harper a répliqué que Jean Chrétien n'avait lui-même assisté qu'à une seule édition des Jeux olympiques, ceux de l'été 1996 à Atlanta, pendant tout le temps qu'il a occupé le poste de premier ministre. Il considère donc que la position de M. Chrétien est teintée d'hypocrisie.
M. Chrétien a dirigé le Parti libéral pendant 13 ans et a été 10 ans premier ministre.
M. Harper a longtemps soutenu que sa décision de ne pas aller aux Jeux n'avait rien à voir avec la politique, mais qu'elle s'expliquait plutôt par un conflit d'horaire.
Le Canada a été représenté aux cérémonies d'ouverture du 8 août par David Emerson, le ministre des Affaires étrangères.
M. Chrétien affirme que les relations entre la Chine et le Canada se sont détériorées depuis que les conservateurs sont arrivés au pouvoir. «Comme Canadien, je déplore qu'on ait perdu notre position dans le monde.»
M. Chrétien estime que c'est une décision que le Canada pourrait payer cher.
M. Harper a rétorqué qu'il n'avait pas assisté aux Jeux olympiques par le passé et qu'il avait indiqué il y a déjà longtemps qu'il n'avait pas l'intention d'assister à ceux-ci. Il a ajouté qu'il avait beaucoup à faire au pays.
S'adressant aux membres de l'Association du Barreau canadien, lundi, M. Chrétien avait déclaré que, s'il était toujours premier ministre, il n'aurait «pas hésité une seconde» à assister aux Jeux de Pékin. La Chine est la deuxième économie en importance dans le monde à l'heure actuelle, et dans 50 ans elle sera la plus importante, a dit M. Chrétien. «En commençant par Diefenbaker, Trudeau et tous nous autres avons établi de très bonnes relations, relativement parlant, avec la Chine, et soudainement les ponts sont coupés.»
Hier, à Hamilton (Ontario), M. Harper a répliqué que Jean Chrétien n'avait lui-même assisté qu'à une seule édition des Jeux olympiques, ceux de l'été 1996 à Atlanta, pendant tout le temps qu'il a occupé le poste de premier ministre. Il considère donc que la position de M. Chrétien est teintée d'hypocrisie.
M. Chrétien a dirigé le Parti libéral pendant 13 ans et a été 10 ans premier ministre.
M. Harper a longtemps soutenu que sa décision de ne pas aller aux Jeux n'avait rien à voir avec la politique, mais qu'elle s'expliquait plutôt par un conflit d'horaire.
Le Canada a été représenté aux cérémonies d'ouverture du 8 août par David Emerson, le ministre des Affaires étrangères.
M. Chrétien affirme que les relations entre la Chine et le Canada se sont détériorées depuis que les conservateurs sont arrivés au pouvoir. «Comme Canadien, je déplore qu'on ait perdu notre position dans le monde.»
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

