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Une décision économique

Jean-Robert Sansfaçon   20 août 2008  Canada
La seule centrale nucléaire en service au Québec, Gentilly-2, sera remise à niveau d'ici 2012 au coût de 1,9 milliard de dollars. Aurait-il mieux valu fermer ce réacteur compte tenu des investissements requis et des risques d'accident toujours présents avec ce genre de technologie?

Au tournant des années soixante-dix, le nucléaire avait la cote partout dans le monde, y compris au Canada. À cette époque, Énergie atomique Canada envisageait même de construire une trentaine de centrales pour Hydro-Québec le long du Saint-Laurent, entre Montréal et Rivière-du-Loup. Puis il y eut la montée en force du mouvement écologiste mondial qui avait fait du nucléaire l'objet principal de ses manifestations.

Peu de temps après avoir pris le pouvoir, en 1976, le gouvernement de René Lévesque décrétait un moratoire sur la construction de nouvelles centrales nucléaires, sans pour autant annuler le projet de Gentilly-2 dont l'inauguration eut lieu en 1983. Entre-temps, en 1979, un accident sérieux est survenu à Three Mile Island, en Pennsylvanie, qui a ajouté beaucoup d'eau au moulin des écologistes. Neuf ans plus tard, la catastrophe de Tchernobyl transforma la méfiance populaire en opposition systématique dans la plupart des pays occidentaux, lesquels cessèrent à peu près complètement de construire des centrales nucléaires.

Au Canada, les réacteurs CANDU conçus par Énergie atomique Canada limitée (EACL) ont aussi connu leur part de difficultés. C'est ainsi qu'en 1997, l'Ontario a dû fermer sept de ses dix-neuf réacteurs pour cause d'usure prématurée et de lacunes importantes au chapitre de la sécurité. Quelques-uns d'entre eux ont été remis à niveau depuis au prix d'investissements faramineux, mais les autres ont été fermés de façon définitive.

Aujourd'hui, faute de solution de remplacement, l'Ontario se tourne à nouveau vers le nucléaire et s'apprête à commander deux nouveaux réacteurs de 1000 mégawatts chacun.

Grâce à l'hydroélectricité, le Québec a pu échapper au mouvement. En revanche, nous avons dû accepter le fait que nos besoins en énergie exigeaient la mise en chantier de grands projets comme la Baie-James, et bientôt la Romaine, pour lequel des audiences publiques auront lieu cet automne.

Un peu de nucléaire, de gaz, d'éolien et beaucoup d'hydroélectricité, cette variété de mode de production assure une production à la fois stable, sûre, économique et relativement moins dommageable pour l'environnement que dans la presque totalité des pays industrialisés.

***

C'est dans ce contexte que se pose la question de savoir si la décision du gouvernement Charest de donner son aval à la réfection de Gentilly-2 est bonne ou mauvaise.

Sur le plan environnemental, la centrale de Gentilly ne produit aucun gaz à effet de serre, comme se plaisent à le répéter les dirigeants d'Hydro-Québec. Est-elle sécuritaire pour autant? Aucun accident majeur n'ayant été rapporté depuis son ouverture, il y a 25 ans, on doit répondre oui, tout en ajoutant que des fuites de liquide radioactif ont déjà été signalées à la centrale jumelle construite trois ans plus tôt à Pointe Lepreau, au Nouveau-Brunswick.

Le réacteur CANDU d'une puissance de 675 MW érigé dans le parc de Bécancour est ni plus ni moins sûr que les autres modèles de réacteurs qui sont en service dans le monde. Mais comme tous les CANDU canadiens, il n'a pas complété les trente années de fonctionnement prévues à l'origine. L'usure prématurée des tubes de force situés au coeur du réacteur a forcé la fermeture définitive de certains modèles en Ontario et la réfection avant terme des autres, dont Gentilly-2.

Sur le plan économique, en lui donnant une seconde vie, on amortit les infrastructures de base sur une période de cinquante ans au lieu de vingt-cinq, réduisant d'autant le coût de production de chaque kilowattheure. Une centrale neuve de dernière génération comme celles que l'Ontario s'apprête à commander coûte au bas mot six millions de dollars du mégawatt de puissance installée, alors qu'on envisage de payer un peu moins de la moitié pour la réfection de Gentilly-2, soit 2,9 millions du mégawatt. Cela devrait produire de l'électricité à 7,2 ¢ du kwh, selon Hydro-Québec, soit à un prix moindre que l'éolien et qu'une centrale hydroélectrique comme celle qu'on veut construire sur la rivière Romaine.

On aurait pu fermer Gentilly, mais il aurait fallu consacrer le même montant qu'à sa réfection. Ce faisant, le Québec aurait aussi perdu toute expertise dans une technologie qui, contrairement aux prédictions, semble reprendre du galon dans la plupart des pays qui craignent une rupture des approvisionnements en gaz et en pétrole. Même l'Allemagne revient sur sa décision d'abandonner le nucléaire, elle qui investit pourtant beaucoup dans l'éolien.

Dans les circonstances, sans être idéale compte tenu du risque, il faut convenir que la décision de rénover Gentilly est raisonnable.
 
 
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    20 août 2008 08 h 44
    Risque nucléaire raisonnable ?
    Bernanos écrivait que l'espérance est un risque. Les arguments de M. Sansfaçon tendent à me convaincre que le risque à Gentilly-2 serait raisonnable, compte tenu surtout que c'est la façon la plus simple pour le Québec de garder la main dans un domaine qui pourrait reprendre du galon un peu partout dans le monde. Ce n'est cependant pas là un besoin urgent chez nous pour qui l'hydroélectricité demeure la manne principale. Surtout que le ciel inclément de cet été nous a offert au moins de l'eau en abondance pour nos réservoirs hydroélectriques. Mais le choix de se garder une expertise dans plusieurs domaines n'est pas à dédaigner non plus.
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  • Stéphane Doré - Abonné
    20 août 2008 09 h 39
    Donnez-nous les 1.9 milliard et on va en faire des négawatts!
    Imaginez un moment la quantité faramineuse d'électricité économisé - via des mesures d'efficacité énergétique - que 1.9 milliard permettrait!!

    Avec une telle somme on pourrait rénover de fond en comble plusieurs dizaines de millier de maisons mal isolées.

    Évidemment, ça ne sert pas assez la grande entreprise, les firmes d'ingénieurs, etc.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    20 août 2008 10 h 27
    En Europe le nucléaire est préféré au charbon
    Nous sommes entourés de centrales au charbon en Ontario et aux États-Unis qui procurent des pluies acides dont un protocole vient de célébrer son 20ème anniversaire. Vous savez quand Mulroney et Reagan avait entonné le «When Irish eyes are smiling» !!!

    Le gouvernement Harper est un gestionnaire responsable. Alors, il vient de renouveler l'entente qui vise à éliminer ces centrales au charbon en premier lieu.

    Trois solutions de remplacement sont à la portée des administrateurs de ces centrales au charbon. Ils sont rendus à prendre des décisions pour l'avenir et l'environnement devenu un critère de plus. Nopus avons le choix entre:

    1- Le nucléaire moins polluant pour l'air mais ayant des déchets radioactifs qui peuvent être stockés sous terre dans le bouclier canadien sans risque. Mais les écolos sont contre même si en Europe ces groupemenents mondialement structurés trouvent que ca améliore le bilan énergétique.

    2- Le gaz naturel est une autre solution. Rabaska devient une alternative intéressante dans ce contexte. Il est environnementalement moins dommageable car il se dilue dans l'air et brûle entièrement sans fumée. Contrairement au propane, il n'est pas explosif et il s'agit de regarder les expériences en laboratoire sur le site de Rabaska pour constater qu'aucun dommage peut arriver lors de déversement accidentel et ce contrairement aux alarmes des opposants.

    3- Ériger de nouveaux barrages et là tu as la cohorte d'environnementaleux sur le dos y compris les autochtones.

    Trois solutions auqyuel s'opposent toujours ces envirommenteurs qui crient au loup à tout bout de champ pour empêcher les gouvernements de bouger. Après ils exigent de respecter Kyoto. C'est un paradoxe entre le principe de précaution, cher aux écolos, et la recherche de solutions environnementalement moins dommageables capables de baisser le bilan énergétique selon leur voeux. La quadrature du cercle, quoi !!!

    Le principe de précaution n'a jamais été créateur d'innovation car toute nouvelle recherche est immédiatement étouffée. Ainsi si Antoine Augustin Parmentier qui a popularisé la pomme de terre avait écouté les écolos du temps qui accusaient le tubercule d'être dangereux et empoisonné verrait-on des pommes de terre sur notre table? De nos jours, les organismes génétiquement modifiés (OGM) ont remplacé la pomme de terre et nombreux sont ceux qui craignent leurs effets nocifs sur la santé humaine, l'environnement, etc. On étend ces craintes infondées et non scientifiquement prouvées sur tout ce qui se passe : le transport, les activités publiques, les activités commerciales et industrielles, etc... «Pas dans ma cour» est devenu la pierre angulaire des opposants à toute activité pouvant générer des revenus. Vouloir abattre un système économique n'a pas meilleure recette à opposer, rien de rationnel. Ces gens travaillent à la décroissance économique consacrant le refus global de la société actuelle.

    S'il peut à première vue paraître rationnel d'interdire des activités risquées parce qu'on élimine ainsi les conséquences fâcheuses qu'ils pourraient avoir, c'est qu'on oublie qu'en refusant les biotechnologies et toutes autres découvertes innovantes, on se prive aussi de solutions pour survivre et vivre mieux.

    La précaution n'est pas forcément de bon conseil, surtout lorsque l'on sait que les comportements responsables n'ont pas besoin d'une nouvelle loi mais plutôt qu'on applique celles qui existent déjà. Le refus global des oppoosasnty conduit à une bureaucrastie écrasante qui fabrique des réglements à la tonne et sclérose toute initiatives. Selon ce principe nous devrions pas avoir de cellulaire, ni d'ordinateurs personnels. Voilà comment on fe<reine le développement nécessaire au mieux être des humains.

    Le courage n'est-il pas de revenir à des principes simples de responsabilité qui sans empêcher l'innovation, l'encadrent de sorte que les acteurs ont intérêt à adopter des comportements vertueux, notamment celui de ne pas contaminer le champ du voisin ? Il est encore temps de placer l'action gouvernementale sous le signe de l'innovation, de la responsabilité et des Parmentiers en tout genre. Il faut faire un choix et le gouvernement a fait son lit.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    20 août 2008 11 h 18
    Gentilly
    Bonne analyse monsieur Sansfaçon. Je crois que si le Québec se limite à Gentilly, c'est à dire un seul réacteur nucléaire sur son territoire, j'imagine que c'est acceptable.

    Je persiste à croire quand même que la solution est l'hydroélectricité ; donc, la construction encore de barrages dans le grand Nord. Ce n'est pas parfait, mais c'est de très très loin la solution la plus écologique. (Vous ne parlez pas de l'immense problème des déchets nucléaires dans votre article).

    Je crois qu'Hydro Québec, dois aussi investir dans la recherche et la solution pour emmagasiner l'électricité produite par ses barrages. Comme vous savez, dans les heures non de pointe, Hydro Québec dévie l'eau des turbines pour ne pas produire trop d'électricité. Si Hydro Québec pouvait emmagasiner toute cette énergie perdue dans les heures non de pointe, elle pourrait vendre son électricité super propre à l'Ontario et à la Nouvelle-Angleterre.

    Ça serait très très bénéfique pour l'écologie et aussi financièrement pour le Québec.

    Hydro Québec aura t'elle l'intelligence, la présence d'esprit, l'agressivité nécessaire pour rendre possible la vente massive de son électricité en Ontario et aux États unis ? Peut-être !!

    Ça éliminerais en tout cas la construction de plusieurs dizaines de centrales nucléaires, de centrales au charbon et diésel, etc., en Ontario et au Nord-Est des États unis dans les années à venir...

    Ce n'est pas rien...
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  • Renaud Blais - Inscrit
    20 août 2008 12 h 11
    Pour une évaluation des coûts du Kw/H de l'éolien PAR HYDRO QUÉBEC
    "La décision de rénover Gentilly est raisonnable"
    Ma question: à partir de quel contexte ?
    Quand le contexte est envisagé seulement avec des arguments économiques, c'est un peu court, je dirais même TRÈS court.

    Ce que j'aurais aimé entendre, de la part d'Hydro, et aussi de M. Sansfaçon, c'est la réclamation d'études de coûts en comparant avec l'éolien.

    Je ne suis pas spécialiste, de l'énergie, ni ingénieur...
    Mais je suis un citoyen actionnaire d'HYDRO qui vote...

    J'aimerais, un jour savoir combien couterait le kilowatt/h
    si HYDRO QUÉBEC installait des éoliennes SUR et AUTOUR des barrages du Grand nord. Je veux dire que des éoliennes pourraient être installées autour des barrages du nord avec de nombreux avantages sur l'énergie éolienne privée.

    1- Hydro est propriétaire des barrages en question,
    2- Hydro n'aurait alors aucune nouvelle ligne de transmission à construire,
    3- HYDRO n'aurait aucun droit d'utilisation à payer,
    4- HYDRO, en présence de vent, pourrait économiser l'eau en fermant AUTOMATIQUEMENT les turbines, et inversement lorsque le vent est trop peu présent.

    Avec une telle étude nous, les citoyens actionnaires d'HYDRO, aurions du COMPARABLE. Du point de vue économique, le seul que connaissent une très grande partie des politiciens et journalistes, en place pour "faire la job de bras", de ceux qui les financent, les engagent et les rémunèrent... Ceci justement pour mettre en valeurs LEUR INTÉRÊT PRIVÉ, consistant à s'approprier de plus en plus une grande part des richesses de moins en moins collectives.

    Renaud Blais
    Actionnaire actif d'HYDRO QUÉBEC
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  • Pierre Véronneau - Inscrite
    20 août 2008 12 h 16
    Nucléaire ? Non Merci !
    M. Jean Charest
    Premier ministre
    Édifice Honoré-Mercier,
    3e étage&#8232; 835, boulevard René-Lévesque Est&#8232;
    Québec (Québec)
    G1A 1B4


    Objet : Fermez Gentilly-2 : Sortons le Québec du nucléaire

    Monsieur le Premier ministre,

    Il est grandement temps que le Québec sorte du nucléaire. Les Québécoises et Québécois se trouvent devant un choix de société à faire : doit-on soutenir le nucléaire ou sortir le Québec de l'ère nucléaire et mettre en valeur les énergies vertes ?

    À moins de dépenser 1 milliard 500 millions de dollars en réparations, le seul réacteur nucléaire en fonctionnement au Québec, Gentilly-2, sera mis au rancart en 2010. Hydro-Québec demandera l'accord de votre gouvernement plus tard cette année pour reconstruire Gentilly-2.

    Nous, soussignés, exigeons que Gentilly-2 soit fermée. Et cela pour quatre raisons : l'incohérence de la politique québécoise sur les déchets radioactifs, la remise en question du bien-fondé financier de la reconstruction de Gentilly-2, le choix des améliorations à la conception de la centrale requises dans l'éventualité d'une décision de procéder à la réfection du réacteur et, finalement, une comparaison des risques de l'énergie nucléaire versus les formes d'énergie plus propres et plus sécuritaires, comme la conservation et les énergies renouvelables.

    Nous, soussignés, en appelons aux élus de l'Assemblée nationale qu'ils s'assurent de la tenue d'un débat public sur l'avenir de la centrale nucléaire de Gentilly-2 et du nucléaire au Québec.

    La politique québécoise sur le stockage des déchets de combustible irradié
    L'approche du Québec en ce qui a trait aux déchets de combustible usé est incohérente. On tolère la production de déchets radioactifs, mais on ne prend aucune responsabilité pour la gestion à long terme de ceux-ci. On présume qu'ils seront enfouis dans une autre province.

    En 1985, le gouvernement Bourassa a déclaré qu'il ne tolérerait pas qu'on enfouisse des déchets (hautement radioactifs) de combustible irradié sur le territoire du Québec ou près de ses frontières. Lors des audiences du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) en 2004, votre gouvernement a réitéré cette politique . Dans son rapport de 2005, le BAPE recommandait au gouvernement du Québec de clarifier sa position sur la gestion à long terme de ses déchets de combustible irradié .

    La filière nucléaire génère des déchets radioactifs mortels de très longue durée. La production continue de ces déchets toxiques est une aberration dans une société qui s'est engagée dans la voie du développement durable et la protection de l'environnement. Nous partageons l'avis du BAPE : votre gouvernement doit clarifier sa position sur la gestion à long terme des déchets de combustible irradié avant toute décision touchant l'avenir de Gentilly-2.

    L'absence d'un plan d'Hydro-Québec pour ses déchets radioactifs autres que le combustible irradié
    La centrale de Gentilly-2 produit non seulement des déchets de combustion, mais aussi des déchets très variés dits « faiblement ou moyennement radioactifs », comme par exemple des vadrouilles contaminées ou des composantes de réacteur. Ces déchets demeurent toxiques pendant des centaines de milliers d'années. Au cours des audiences du BAPE en 2004, les groupes écologistes ont exposé le fait qu'Hydro-Québec n'avait aucun plan pour la gestion pour ce type de déchet .

    Le BAPE a donc demandé à Hydro-Québec de proposer « une solution réaliste et acceptable socialement », ce qu'elle n'a pas fait. Le BAPE a aussi recommandé à votre gouvernement de prendre position sur le stockage à long terme des déchets radioactifs autres que le combustible irradié . Ni Hydro-Québec, ni votre gouvernement n'a répondu à ces recommandations.

    Les Québécoises et Québécois devraient être mis au fait de toutes les conséquences de l'énergie nucléaire avant que votre décision ne soit prise sur le sort de Gentilly-2. Nous vous invitons à exiger d'Hydro-Québec qu'elle donne suite à la requête du BAPE et présente un plan « techniquement réalisable et socialement acceptable » pour ces déchets avant toute prise de décision sur le sort de Gentilly-2. De plus, le gouvernement du Québec devrait faire connaître sa position sur la gestion à long terme de ces déchets.

    Arguments financiers contre la réfection de Gentilly-2
    Hydro-Québec prétend que la reconstruction de Gentilly-2 est rentable malgré le fait que le coût estimé du projet soit passé de 845 millions $ en 2002 à 1,5 milliard $ aujourd'hui. Chez nos voisins de l'Ontario, les impressionnants dépassements de coûts des projets de réfection nucléaire démontrent bien que même l'estimation révisée d'Hydro-Québec est trop optimiste.

    Tant le BAPE que le ministère des Ressources naturelles ont affirmé que les prévisions des coûts établis par Hydro-Québec devraient être scrutées et validées . En 1994, le BAPE recommandait que les études économiques et techniques portant sur la réfection de Gentilly-2 devaient être rendues publiques .

    Nous sommes aussi de cet avis. Les estimations de coûts d'Hydro-Québec pour la réfection de Gentilly-2 devraient être soumises à un audit externe. Ni Hydro-Québec, ni votre gouvernement n'ont indiqué selon quelles modalités se ferait la validation financière du projet. Votre gouvernement devrait s'assurer que les estimations de coûts établies par Hydro-Québec pour la réfection de Gentilly-2 soient indépendamment et publiquement scrutées par un tiers parti, le Vérificateur général, par exemple.

    La réfection de Gentilly-2 : transparence et sûreté nucléaire
    Suite à l'accident de Tchernobyl et aux événements du 11 septembre 2001, on ne permettrait pas la construction d'un réacteur semblable à celui de Gentilly-2 à cause de ses défauts de conception et de sa vulnérabilité aux attaques terroristes. Nous sommes inquiets qu'Hydro-Québec et la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) limitent les améliorations à la sécurité afin de limiter les coûts de la réfection proposée.

    Une part importante des coûts de reconstruction de Gentilly-2 est attribuable aux améliorations nécessaires pour rendre la centrale sécuritaire plus près des normes en vigueur. Hydro-Québec n'a toujours pas entamé l'Évaluation intégrée de la sûreté (EIS) exigée par la CCSN et nécessaire pour l'octroi du permis de réfection. Cette évaluation nécessite une comparaison de la centrale de Gentilly-2 aux centrales modernes et la détermination des mesures correctives à y apporter en prévision du prolongement éventuel de sa vie utile. La réalisation de ces améliorations peut augmenter de façon importante le coût de réfection d'une centrale.

    Le fait qu'Hydro-Québec n'ait pas encore réalisé cette EIS soulève des doutes sur la précision des coûts avancés pour la réfection de Gentilly-2. Hydro-Québec a tout avantage, financièrement, à réduire le coût de reconstruction de Gentilly-2 en limitant l'ampleur des améliorations en matière de sécurité.

    Dans une lettre adressée au Conseil d'administration d'Hydro-Québec en 2007, Greenpeace faisait état de ses préoccupations par rapport aux mises à jour en matière de sécurité; celles-ci pourraient être réduites au minimum par le promoteur afin de limiter les coûts. Greenpeace y demandait aussi qu'Hydro-Québec « précise quand et comment le public pourra examiner et commenter l'étendue et les conclusions de son évaluation de sécurité ainsi que les mesures proposées pour faire la mise à niveau des installations dans l'éventualité d'un prolongement de la vie utile de Gentilly-2 . Hydro-Québec n'a pas répondu directement à cette requête.

    Nous sommes préoccupés par la politisation de la CCSN, suite au congédiement de sa présidente, Linda Keen, par le gouvernement fédéral. Celui-ci prétend que sa décision de la congédier était fondée sur sa gestion de la prétendue crise des isotopes médicaux. Nous sommes d'avis qu'elle a été congédiée plutôt à cause de l'insatisfaction de l'industrie nucléaire suite à l'application par Madame Keen des standards de sûreté internationaux aux centrales nucléaires canadiennes.

    Dans un tel contexte, nous ne sommes pas confiants que la CCSN surveillera la reconstruction de Gentilly-2 de manière rigoureuse et indépendante, avec toute la rigueur nécessaire. Nous craignons que les préoccupations d'intérêt public, comme la sûreté, soient subordonnées aux intérêts financiers du promoteur.

    Nous demandons donc au gouvernement de s'assurer qu'il y ait une évaluation publique indépendante des améliorations requises en matière de sûreté pour prolonger la vie utile de Gentilly-2.

    Conclusion
    Hydro-Québec doit décider plus tard cette année si elle a l'intention de procéder à la reconstruction de Gentilly-2 au coût de 1,5 milliard de $ ou à sa mise au rancart. C'est de facto une décision portant sur l'avenir nucléaire du Québec.

    Une décision si importante ne devrait pas être laissée uniquement entre les mains du conseil d'administration d'Hydro-Québec. En fait, l'avenir du nucléaire au Québec est un choix de société qui doit nécessairement être l'objet d'une enquête publique et d'un débat en règle à l'Assemblée nationale.

    Nous demandons que les préoccupations que nous avons soulevées dans cette lettre, soit la planification de la gestion des déchets nucléaires tant hautement que faiblement radioactifs, la nécessité d'une analyse indépendante du bien-fondé économique de la reconstruction de Gentilly-2, et l'assurance que le besoin de minimiser les coûts de reconstruction ne compromette pas la sûreté, soient toutes débattues publiquement à l'Assemblée nationale.

    En effet, un véritable débat permettant de comparer les risques et les coûts de l'énergie nucléaire avec ceux des énergies douces établira, à notre avis, que la solution est claire : le Québec doit se retirer du nucléaire et fermer la centrale de Gentilly-2. Pour remplacer cette énergie, qui représente moins de 3% de notre bilan énergétique, le Québec pourrait accélérer son développent de l'énergie verte.

    Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Premier ministre, nos salutations les meilleures.

    Les soussignés :
    William Amos
    Conseiller juridique
    Eco-Justice

    André Belisle
    Président
    Association Québécoise de Lutte contre la Pollution Atmosphérique

    Nathalie Boudreault
    Zéro nucléaire, comité de citoyens de Champlain

    Brenda Brochu
    President
    Peace River Environnemental Society

    Morag Carter
    Directrice, Programme des changements climatiques
    Fondation David Suzuki

    Marilyn Crawford
    Community Coalition Against Mining Uranium

    David Coon
    Directeur général
    Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick

    Kay Cumbow
    Citizens for Alternatives to Chemical Contamination (Michigan)

    Pierrette Doucet
    Responsable
    Coalition Citoyens de Mékinac

    Thérèse Duval
    Responsable
    Les Jardins de la Cité

    Dr. Michael Dworkind
    Professionnels Santé Responsabilité Nucléaire

    Gordon Edwards
    Président
    Regroupement pour la surveillance du nucléaire

    Pierre Ferron
    la Coalition pour le Québec des régions, section Mauricie

    Michel Fugere
    Mouvement Vert Mauricie

    Normand Gagnon
    Responsable
    Association contre le Port Méthanier

    Priscilla Gareau,
    Directrice
    Réseau québécois des groupes écologistes

    Philippe Giroul
    Responsable
    Groupe d'Action pour Restauration du Lac St-Pierre

    Daniel Green
    Président
    Société pour Vaincre la Pollution

    Gaston Hogue
    Porte parole
    Coalition verte de Trois-Rivières

    Jean Jasmin
    Directeur général
    Chute libre

    Marcel Jette
    Regroupement des travailleurs et travailleuses
    Accidentes du nucléaire

    François Lapierre
    Porte parole
    Association de Protection de l'Environnement
    des Hautes-Laurentides
    Estelle Lacoursière,
    Présidente
    Groupe d'éducation relative à l'environnement

    Rick Lindgren
    Acting Executive Director and Counsel
    Association canadienne du droit de l'environnement

    Céline Martin
    Action Re-buts

    Robert Litzler
    Président
    Association québécoise pour la promotion de l'Éducation relative à l'environnement

    Erick Lafleur
    AmiEs de la Terre de Québec

    Jacques Levasseur
    Président
    Association Pour Protection Environnement Lévis

    Claude Martel
    Directeur
    Sierra Club Québec

    Sharon McGettigan
    Athabasca Bioregional Society

    Carmen Mélançon
    Responsable
    Ligue des citoyens du Secteur Beaurivage Shawinigan

    Karel Ménard
    Directeur général
    Front Commun Québécois Gestion Écologique Déchets

    Jérôme Normand
    Directeur général
    ENvironnement JEUnesse

    Éric Notebaert
    Professionnels Santé Survie Mondiale

    Christian Simard
    Directeur général
    Nature Québec

    Annie Roy
    Directeur général
    Action Terroriste Socialement Acceptable

    Anne-Marie Saint-Cerny
    Responsable
    Fondation Rivières

    Derek Stack
    Directeur général
    Union Saint-Laurent Grands Lacs

    Shawn-Patrick Stensil
    Responsable de la campagne énergie
    Greenpeace

    Stuart Trew
    Organisateur régional (Ontario-Québec)
    Le Conseil des Canadiens

    Yves St-Laurent
    Porte-parole
    Collectif National Stop au Méthanier
    Coalition Rabat-joie

    Sidney Ribaux
    Coordinateur générale
    Équiterre

    Norman Rubin
    Director of Nuclear Research
    Energy Probe

    Jean-Guy Vaillancourt
    Coordonnateur
    Groupe de Recherche en Écologie Sociale


    --------------------------------------------------------------------------------


    D'autre adhésions :
    William Amos
    Conseiller juridique
    Eco-Justice



    Morag Carter
    Directrice, Programme des changements climatiques
    Fondation David Suzuki


    Michel Fugere
    Mouvement Vert Mauricie


    Philippe Giroul
    Responsable
    Groupe d'Action pour Restauration du Lac St-Pierre


    Marcel Jette
    Regroupement des travailleurs et travailleuses
    Accidentes du nucléaire


    Estelle Lacoursière,
    Présidente
    Groupe d'éducation relative à l'environnement


    Robert Litzler
    Président
    Association québécoise pour la promotion de l'Éducation relative à l'environnement


    Christian Simard
    Directeur général
    Nature Québec


    Shawn-Patrick Stensil
    Responsable de la campagne énergie
    Greenpeace


    Norman Rubin
    Director of Nuclear Research
    Energy Probe



    André Belisle
    Président
    Association Québécoise de Lutte contre la Pollution Atmosphérique


    Gordon Edwards
    Président
    Regroupement pour la surveillance du nucléaire



    Normand Gangon
    Responsable
    Association contre le Port Méthanier


    Gaston Hogue
    Porte parole
    Coalition verte de Trois-Rivières


    Jean Jasmin
    Directeur general
    Chute libre


    Erick Lafleur
    AmiEs de la Terre de Québec


    Claude Martel
    Directeur
    Sierra Club Québec


    Sidney Ribaux
    Coordinateur générale
    Équiterre


    Yves St-Laurent
    Porte-parole
    Collectif National Stop au Méthanier
    Coalition Rabat-joie



    Nathalie Boudreault
    Zéro nucléaire, comité de citoyens de Champlain


    Pierre Ferron
    la Coalition pour le Québec des régions, section Mauricie


    Priscilla Gareau,
    Directrice
    Réseau québécois des groupes écologistes


    Jean Jasmin
    Directeur général
    Chute libre

    François Lapierre
    Porte parole
    Association de Protection de l'Environnement
    des Hautes-Laurentides



    Rick Lindgren
    Acting Executive Director and Counsel
    Association canadienne du droit de l'environnement


    Céline Martin
    Action Re-buts


    Derek Stack
    Directeur général
    Union Saint-Laurent Grands Lacs


    Stuart Trew
    Organisateur régional (Ontario-Québec)
    Le Conseil des Canadiens


    D'autre adhésions :


    Brenda Brochu
    President
    Peace River Environnemental Society


    David Coon
    Directeur général
    Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick


    Thérèse Duval
    Responsable
    Les Jardins de la Cité


    Jacques Levasseur
    Président
    Association Pour Protection Environnement Lévis


    Karel Ménard
    Directeur général
    Front Commun Québécois Gestion Écologique Déchets


    Annie Roy
    Directeur général
    Action Terroriste Socialement Acceptable


    Marilyn Crawford
    Community Coalition Against Mining Uranium


    Pierrette Doucet
    Responsable
    Coalition Citoyens de Mékinac


    Dr. Michael Dworkind
    Professionnels Santé Responsabilité Nucléaire


    Sharon McGettigan
    Athabasca Bioregional Society


    Jérôme Normand
    Directeur général
    ENvironnement JEUnesse


    Anne-Marie Saint-Cerny
    Responsable
    Fondation Rivières


    Kay Cumbow
    Citizens for Alternatives to Chemical Contamination (Michigan)


    Thérèse Duval
    Responsable
    Les Jardins de la Cité


    Daniel Green
    Président
    Société pour Vaincre la Pollution


    Carmen Mélançon
    Responsable
    Ligue des citoyens du Secteur Beaurivage Shawinigan


    Éric Notebaert
    Professionnels Santé Survie Mondiale


    Jean-Guy Vaillancourt
    Coordonnateur
    Groupe de Recherche en Écologie Sociale



    --------------------------------------------------------------------------------


    CC : M. Mario Dumont , Action Démocratique Québec
    Mme Pauline Marois , Parti Québécois
    Mme Françoise David et M. Amir Khadir, Québec Solidaire
    M. Guy Drainville, Parti Vert du Québec
    Conseil d'admistration d'Hydro-Quebec
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  • Jean TURGEON - Inscrit
    20 août 2008 12 h 28
    L'avenir est au nucléaire
    Cela ne fait aucun doute. Mais justement ! Ne serait-il pas temps alors d'envisager, sérieusement cette fois, des mesures de contrôle dans cette industrie, pour la sécurité et le stockage des déchets radioactifs ? N'oublions pas que notre gouvernement fédéral a dernièrement désavoué son propre organisme de contrôle. Cela vous inspire confiance à vous ?

    On nous annonce une économie importante sur le coût de production du kwh... Soit ! Mais d'abord, cela reste à voir ; ensuite, tout cela coûtera d'autant moins cher qu'on ne semble pas vouloir investir sérieusement dans la gestion des déchets. Alors ?... Eh bien, moi, j'ai pas confiance... Et vous ne laisseriez pas non plus vos enfants jouer avec des allumettes. Pourquoi feriez-vous confiance à des élus ?
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  • Gilbert Belzile - Inscrit
    20 août 2008 12 h 47
    Comme Robert Bourassa avait raison!
    Monsieur Sansfaçon, votre article bien documenté sur la rénovation de la centrale nucléaire Gentilly-2 m'a fait penser à le comparer au projet Hydroélectrique de La Baie James lancé en 1971 par Robert Bourassa.
    Aussi je suis allé sur le site de Wikipedia pour me rémémorer l'historique du grand projet de La Baie James.
    Le projet original (phase 1) a été lancé en 1971. La Grande 2 (LG 2)renommée Centrale Robert Bourassa fut inaugurée en octobre 1979. LG 3 le fut en 1982 et LG 4 en 1984.Il a fallu 14 ans pour compléter la phase 1. La puissance de cette installation était de 10800 mégawatts (MW).
    Actuellement, les 7 centrales hydroélectriques du complexe La Grande, construites entre 1974 et 1996 ont une capacité installée de 16000 mégawatts (MW).
    C'est la puissance de 24 centrales nucléaires Gentilly-2 qui coûteraient 96 milliards $ si j'utilise vos chiffres.
    Au coût de construction, il faut ajouter le coût du combustible Uranium et les énormes frais d'entretien tous les 25 ans.
    Il semble évident que l'hydroélectricité, lorsque faisable est le choix à privilégier.
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  • François Beaulé - Abonné
    20 août 2008 12 h 50
    Tchernobyl; Ontario, Québec: gestion du risque des vieux réacteurs CANDU
    Petit détail: La catastrophe de Tchernobyl est survenue 7 ans après l'accident de Three Mile Island et non pas 9, soit au printemps 1986. Le coeur d'un réacteur a fondu, puis une explosion chimique a répandu des substances radioactives sur de larges territoires qui ont causé la mort directement ou par cancer de très nombreuses personnes.

    Si l'Ontario a fermé quelques-uns de ses réacteurs CANDU, que fera-t-elle des autres? A-t-elle pris la même décision qu'Hydro-Québec de doubler la durée de leur exploitation en les rénovant?
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  • Christian Filion - Abonné
    20 août 2008 13 h 03
    Pourquoi ne pas produire des isotopes pour le médical en même temps?
    Je trouve que cette remise à niveau est vraiment censé.
    Mais j'aimerai du même souffle augmenter notre indépendance vis à vis de la centrale de Chalk River qui produit les isotopes radio actif pour les traitements médicaux.
    Est-il possible d'inclure cette possibilité dans la mise à niveau?
    Je peux facilement imaginer tous les avantages médicaux, de recherche et financier pour le Québec.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    20 août 2008 13 h 05
    Monsieur Lafond vous me rejoigneez
    J'ai déjà énoncé la découverte du MIT sur le nanocondensateur qui permet d'enmagasiner l'énergie dans des batteries miniaturisées pour diverses utilisations. Cette recherche était au départ pour permettre aux ordinateurs portatifs d'avoir une autonomie plus longue. Mais déjà le secteur automobile s'en est emparé pour les full-cell batteries qui accompagnent la technique de l'hydrogène. Pourquoi le centre de recherche d'hydro ne se dirigerait pas dans cette direction justement pour optimiser les barrages actuels? L'idée n,est pas saugrenue et encore le génie de l'homme innove pour survivre sur cette planète tout en la r4espectant.

    On sait tous que la nuit, les barrages ouvrent les galeries de dérivations pour éviter que les turbines tournent au Max pour rien. Si on pouvait enmagasiner ce surplus dans une batterie et s'en servir au moment voulu ou la revendre sur le marché, on aurait moins besoin de construire d'autres barrages pour faire face à l'augmentation de la demande cear la production des barrages deviendrait à 100%.

    Les éoliennes c'est beau mais ca dévisage le paysage et ca marche quand il y a du vent (25% du temps) et c'est pas nécessairement en période de pointe alors il faut suppléer avec de l'électricité non éolienne. Encore là c'est tisser une toile d'araignée de fils électriques encore plus grande sur le Québec pour relier ces parcs éoliens.

    Non la solution vient de l'enmagasinement de l'énergie et d'une distribution mieux coordonnée. Monsieur Lafond vous me rejoignez, il ne reste qu'à l'hydro à s'y intéresser et à orienter ses recherches en ce sens...
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  • Sylvain Guilbault - Abonné
    20 août 2008 14 h 25
    Autre alternative
    On prend mille chômeurs et on les fout sur des vélos stationnaires. Bien sûr les vélos sont branchés à des dynamos qui génèrent de l'électricité. On les paie $500 par semaine et à ce rythme on peut les payer pendant 76 ans avec 2 milliards de dollars. Une autre option est 3000 personnes avec trois quarts de travail de 8 heures par jour pendant 25 ans.
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  • rodolphe bourgeoys - Inscrit
    20 août 2008 14 h 42
    oui au nucleaire
    Sauf rares exceptions, il y a des risques, incluant pour la santé, à tout. Le risque posé par le nucléaire est très médiatisé parce que LORSQU'IL arrive quelque chose avec le nucléaire, c'est très médiatisé et parfois impossible à cacher et très spectaculaire. Par contre, la pollution atmosphérique aussi tue des gens, raccourci l'espérence de vie de tous et réduit notre santé et notre vitalité même dans l'immédiat. Il est beaucoup plus difficile de faire du sport à l'extérieur maintenant qu'il y a 50 ans, ce qui rend en plus, rend les activités sportive plus dissuasives pour ceux ayant besoin de se convaincre de s'y mettre, réduisant les chances qu'ils fassent du sport de façon assidue, ce qui nuit à leur santé cardio-vasculaire à long terme. La pollution affecte aussi jusqu'au contenu de nos aliments. Certaines des substances émises ont un effet oestrogène, ce qui affecte la fertilité etle squellette, surtout des hommes. L'athsme et les allergies augmentent aussi. La couche d'ozone s'est amincie et il y a maintenant plus de cancers de la peau et de cataractes. Les gaz à effets de serre, problème plus évidemment lié au choix du nucléaire, affectent jusqu'au climat causant un nouveau problème connu comme "éco-réfugiés". En fait, certaines pays-iles vont même disparaître ! Le réchauffement climatique signifie que le désert va s'étendre dans les régions sèches pendant que la pluie et l'humidité vont s'accroitrent dans les régions humides. Dans les déserts, c'est le problème de la famine. Dans les régions humides, ce sont les inondations, glissements de terrain et les maladies transmises par les insectes piqueurs (plus il pleut, plus ceux-ci se reproduisent).

    Bref, quand on sous-pèse tout, je me demande si le nucléaire a vraiment affecté la santé de davantage de gens que ses concurrents.
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  • Roch Langlois - Abonné
    20 août 2008 22 h 16
    Gentilly 2, un bon pari ?
    Pour avoir oeuvré pendant une dizaine d'année à la construction de CANDU, j'approuve à 100% la décision des dirigeants d'Hydro-Québec. Si nous laissons aller le nucléaire à l'Ontario (Une partie de nos taxes, impôts, (fédéral) va au développement de cette forme énergie) quel avenir réservons-nous à nos techniciens, à nos ingénieurs, à nos physiciens, du "Know-How" de cette forme d'énergie ? Même si on couvrait entièrement le Québec d'éoliennes, de panneaux solaires, jamais ces produits pourraient (avec efficacité) remplacer, l'hydroélectricité et l'énergie nucléaire.
    Les écolos, les verts, ces vendeurs de catastrophes ont les mêmes talents à deviner l'avenir que les "tireuses" de cartes, à la boule de cristale ternie et embrouillée.
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  • Jacques Lafond - Abonné
    21 août 2008 12 h 27
    À Monsieur Sylvain Guilbault
    Se servir de l'effort des gens qui font de l'exercice pour produire de l'électricité !! Les idées les plus ''folles'' peuvent finalement s'avérer les plus intéressantes. Les citoyens du Québec, au lieu de payer pour aller au gym, seraient payés pour utiliser ces appareils qui seraient branchés sur dynamo et produirait de l'électricité.

    Il pourrait même y avoir un programme que chaque individu serait ''monitoré'' et que le salaire versé serait en fonction de l'obtention ou de la progression vers un poids santé...

    Ça ferait bouger les nombreux gens qui ne bougent pas en tout cas, et ça produirait de l'énergie... pas si bête...
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  • François Beaulé - Abonné
    21 août 2008 12 h 29
    L'uranium, ressource épuisable
    Le pétrole est une ressource non-renouvelable. Nous savons qu'au rythme de consommation actuel il ne reste de pétrole que pour quelques décennies.

    Certains croient que l'uranium peut constituer une source d'énergie pouvant remplacer les combustibles fossiles. La réalité est que les ressources en uranium sont limitées elles-aussi. Plus le recours à l'énergie nucléaire se multiplira dans les prochaines années, plus nous épuiserons la ressource uranium.

    Cela fait des décennies que des physiciens cherchent à rendre opérationnelle la fusion nucléaire sans succès. Si la tendance se maintient, nous pourrons reléguer ce projet au musée des mythes scientistes de la modernité. Si les scientifiques arrivent un jour à domestiquer la très sauvage énergie de fusion nucléaire, ce sera par le développement de technologies très différentes de celles utilisées pour la fission nucléaire.
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