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Harper profite de la Fête nationale pour courtiser les Québécois

Alexandre Shields   25 juin 2008  Canada
Stephen Harper était dans la circonscription de Saint-Lambert, hier, où il a vanté les réalisations de son gouvernement.  M. Harper doit annoncer bientôt des élections dans deux circonscriptions de la région montréalaise.
Photo : Jacques Nadeau
Stephen Harper était dans la circonscription de Saint-Lambert, hier, où il a vanté les réalisations de son gouvernement. M. Harper doit annoncer bientôt des élections dans deux circonscriptions de la région montréalaise.
Le premier ministre n'a peut-être pas annoncé la date des élections partielles qui se tiendront en septembre dans deux circonscriptions montréalaises, mais Stephen Harper n'en était pas moins en campagne électorale hier, alors qu'il s'adressait à un parterre de partisans dans le comté vacant de Saint-Lambert, sur la Rive-Sud. Fête de la Saint-Jean-Baptiste oblige, il a surtout insisté pour dire que seuls les conservateurs sont de «vrais nationalistes».

«Les vrais nationalistes ne veulent pas bloquer l'avenir, ils veulent en ouvrir les portes plus grandes. Les vrais nationalistes ne veulent pas démolir, ils veulent construire. Nous sommes les vrais nationalistes», a-t-il lancé devant quelques centaines de personnes, dont plusieurs anglophones, réunis aux abords de l'aréna de Greenfield Park. Pour l'occasion, drapeaux du Québec et du Canada se côtoyaient.

M. Harper s'est ainsi lancé dans l'éloge du bilan de son gouvernement par rapport au Québec. Il a notamment souligné que c'est son parti qui a fait adopter aux Communes une résolution reconnaissant l'existence de la nation québécoise. Ce sont aussi les conservateurs qui ont donné une voix aux Québécois à l'UNESCO, a plaidé le premier ministre, disant avoir posé ce geste pour que «la nation québécoise puisse exprimer pleinement sa personnalité au sein de notre famille canadienne».

Il a également rappelé son «leadership» dans le règlement du déséquilibre fiscal, mais aussi dans le remplacement des Bourses du millénaire par un programme d'aide aux étudiants qui respecte davantage les compétences des provinces. Bref, a-t-il répété, il est un fervent défenseur du «fédéralisme d'ouverture». «Nous croyons en un Canada, fort, uni, indépendant et libre, avec un Québec confiant, solidaire, autonome et fier», a énuméré Stephen Harper, sous les applaudissements de la foule.

Il a d'ailleurs écorché au passage les positions défendues par les libéraux et les bloquistes quant au statut de la seule province francophone du pays. «Certains croient à un Canada uni, d'autres croient en une nation québécoise, mais seulement nous, les conservateurs, faisons la promotion de ces deux réalités fondamentales», a-t-il affirmé.

Fêtes du 400e anniversaire de Québec obligent, le premier ministre a rappelé qu'on célébrait aussi cette année le long parcours du fait français en Amérique. Cette langue a été «préservée avec tant de courage et de foi», a-t-il ajouté, quelques minutes après être arrivé sur place au son de la musique tonitruante d'AC/DC.

Deux élections partielles doivent se tenir en septembre, dans Saint-Lambert et dans Westmount-Ville-Marie. Sans en annoncer officiellement la date hier, le premier ministre s'est dit confiant de marquer des points dans cette région habituellement hostile aux conservateurs. «Cette région n'a plus besoin de députés qui font leurs valises pour aller à Québec parce qu'ils ne peuvent pas faire grand-chose pour vous à Ottawa», a-t-il laissé tomber, en référence au récent saut en politique provinciale du bloquiste Maka Kotto, qui était député de Saint-Lambert.

Le Bloc québécois détient Saint-Lambert depuis 2004. En 2006, Maka Kotto avait remporté 45 % des suffrages, loin devant les libéraux (23 %) et les conservateurs (20 %). Lors du scrutin qui approche, les conservateurs présenteront Patrick Clune. La circonscription de Westmount-Ville-Marie, un château fort libéral, a quant à elle été laissée vacante par le départ de la libérale Lucienne Robillard.

L'an dernier, Stephen Harper avait passé le 24 juin à Roberval, au Lac-Saint-Jean, là où une élection partielle devait avoir lieu trois mois plus tard. Le Parti conservateur a finalement remporté le scrutin.






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  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 25 juin 2008 05h06
    Harper au Québec
    « Ç'a change avec les discours à la Trudeau et à la Chrétien. Ç'est dommage pour les souverainistes, ils aimeraient beaucoup mieux la provocation.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mercredi 25 juin 2008 05h31
    Orgiaques bacchanales de foireux nationaleux.
    « «Les vrais nationalistes ne veulent pas détruire, ils veulent construire. Nous sommes les vrais nationalistes», dit le premier ministre du Canada ? Au malheureux constat du 24 juin 2008, à Québec, Stephen Harper mérite d'être félicité pour sa lucidité et la justesse de ses propos.

    Les «vrais nationalistes» étaient partout ailleurs que dans la Capitale nationale, à l'occasion des cascades de truanderies et des cavalcades d'inepties que patronnent les poisseux organisateurs montréalais des bacchanales annuelles de la Saint-Jean, à Québec. Ces soûleries et débauches, qui n'ont absolument rien de patriotique ni de quoi que ce soit d'autre qui pourrait servir de repère à l'identification de la fierté et à la démonstration de la noblesse d'un peuple à la stature singulière et à l'allure distinctive.

    Après l'orgiaque tsunami des soûlons hâbleurs, des accros crâneurs et des toxicos casseurs qui ont déferlé et se sont stupidement déchaînés sur ce que le Joyau du Patrimoine mondial a de beau et d'élégant, d'architecturalement unique et d'exceptionnellement raffiné, la Saint-Jean 2008 a marqué un point de rupture définitive et de non-retour formel, au seul regard de l'expression identitaire de la fierté et du nationalisme qui ne peuvent se construire et se développer qu'avec des Québécois qui se distancient de tous ces fiers-à-bras, de ces forts-en-gueule et de ces primates de brousses qui envahissent annuellement la Capitale.

    Le 24 juin 2008, au matin, la Cité de Champlain avait l'air d'un écoeurant dépotoir à ciel ouvert, d'un gros Rabaska polluant la vue et empuantissant l'atmosphère devenue irrespirable. De beaux espaces encombrés de loques humaines et de relents pestilentiels qui donnent une image nauséeuse et un avant-dégoût du pays que hurlent, que sacrent et que dégueulent ces hardes de guenilleux voyous, pelotonnés dans les drapeaux de notre fierté, devenus les bleus torchons souillés des boues et des crottins de leurs stupides dérapes, de leurs cochonneries et de leur sulfureux idéal niaisement patriotard. Une insupportable manif d'arriérés et d'intoxiqués délinquants, inconscients de la parade qu'ils font de leurs délires, de leur inconduite et de leur grossières indécences dont on ne peut plus tolérer ni la présence, ni le déploiement, ni l'étenderie, ni les lendemains nauséeux !

    CE SONT CES EMPILAGES DE DÉCHETS ET CES TAS DE LOQUES HÉBÉTÉES QUI JONCHAIENT QUÉBEC, «CE PITIÉVILLE NATIONAL DU 24 JUIN», QUE PHOTOGRAPHIENT ET FILMAIENT LES TOURISTES DU 400e ... Quelle promotion !

    Depuis 2008, le 24 juin est devenu et demeurera le souvenir de la déchéance honteuse de cet amalgame de malotrus ignares, de mufles sans espoirs, de butors sans savoir-vivre, de rustres sans savoir-faire et de gougnafiers sans savoir-être, qui débarquent par troupeaux à Québec, y vomir les dégueulasseries de leur démence et y faire le vide des vessies de leur nationalisme de lanterne.

    Même si le ciel s'est déchaîné pour tenter bien inutilement de les décrotter, rien n'y fit. Les citoyens de Québec ne s'y retrouvent plus, ne s'y reconnaissent plus et, très majoritairement, ils n'en veulent plus de cette grosse Florida d'épais passeurs! C'est donc et définitivement au ZOO D'ORSAINVILLE, désaffecté d'animaux respectables, qu'il faudra orienter et encager ces hordes d'abrutis qui prennent Québec pour l'Arche de Noé et qui convertissent les Plaines d'Abraham en tripots de beuveries, en bécosses pour incontinents, en champs de bagarres et en savanes d'orgies.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Jacques_Morissette
    Abonné
    mercredi 25 juin 2008 05h58
    On dirait que M. Harper porte les mêmes habits usés de Georges W. Bush.
    « Pour le meilleur et pour le pire, monsieur Harper est au Canada ce que Georges W. Bush est au USA. En bref, ils ont tous les deux les mêmes styles d'appâts réducteurs, sur leurs hameçons rouillés de politiciens. »

  • Claude Gendron
    Abonné
    mercredi 25 juin 2008 07h36
    Le Québec, société française en Amérique du Nord ?
    « L'anglo-canadian Stephen Harper décide pour nous que la nation québécoise ne peut s'épanouir que dans la fédération Canadian. Nous sommes-nous seulement posé la question de fond ? Voici ce que j'en pense.

    Dans la foulée de la Fête nationale du Québec, ne serait-il pas opportun de nous poser la question que voici : « Quelles que soient leurs origines, leur culture originale, leur situation sociale, leurs opinions et options politiques, etc., bref leurs différences, les Québécoises et les Québécois souhaitent-ils établir solidement une société de langue et de culture françaises en Amérique-du-Nord ? » (À noter qu'ici, « français » ne réfère pas à citoyenneté.)
    La fête de la Saint-Jean-Baptiste, qui évoque l'histoire et le patrimoine des premiers Européens à s'installer ici, est devenue aujourd'hui la « Fête nationale des Québécois » et regroupe tous les citoyens et toutes les citoyennes de ce territoire, sans exception ni exclusion.
    Oublions un moment que nous sommes riches, pauvres ou entre les deux, que nous sommes fédéralistes, tenant à l'adhésion au Canada, ou indépendantistes (séparatistes, disent certains), souhaitant la création d'un État entièrement autonome et membre à part entière des Nations-Unies. Demandons-nous simplement ce que nous voulons comme société à compter d'aujourd'hui dans ce vaste territoire qu'on appelle, depuis la « confédération » canadienne, le Québec.
    Répondons simplement par « Oui » ou « Non », même si d'aucuns souhaitent y ajouter un « mais » ?
    Si l'on répond « Non », alors pourquoi continuer de rêver et de nous entredéchirer ? Pourrait-on songer à certains... accommodements ? Arrêtons de gaspiller nos énergies. Let's join the party... and make money. Arrêtons de chialer.
    Si l'on répond « Oui », alors, dans un deuxième temps, demandons-nous comment y arriver. Compte tenu de ce que nous sommes, de nos richesses spirituelles, culturelles et matérielles et de ce que nous souhaitons, avons-nous plus de chances de nous épanouir et de rayonner dans la fédération canadienne ou dans le concert des Nations ? C'est la réflexion que nous devrons faire rationnellement et en toute objectivité dans un deuxième temps, quitte à suspendre le débat en cours pour nous concentrer sur l'essence même du sujet.
    Je ne suis qu'un simple citoyen qui reconnaît les limites de ses connaissances, mais qui pense que le moment est venu de nous poser la question en toute honnêteté. J'ose intuitivement. Qu'en pensent nos penseurs et les autres gens ordinaires comme moi ?
    Quant aux politiciens, je les invite à se taire, à observer, regarder et écouter pour le moment. Ne mêlons pas la politique à une question fondamentale; elle suivra dans le cadre de la stratégie à mettre au point après mûre réflexion. Je laisse à plus compétents que moi le soin de formuler la question.

    Claude Gendron
    Rosemère »

  • Claude Smith
    Abonné
    mercredi 25 juin 2008 08h36
    Du vent!
    « Depuis que M. Harper a décrété que nous formions une nation, ce que nous savions déjà,
    rien de concret nous a été proposé pour appuyer cette déclaration. Quant à la voix à l'Unesco, nous la perdons dès que nous nous dissocions de la position du Canada. Il n'y a rien de surprenant à cela puisque ce qui importe c'est d'avoir un Canada fort, uni, indépendant et libre. Le reste, c'est de la frime.


    Claude Smith
    Claude-Francoise@videotron.ca »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mercredi 25 juin 2008 13h24
    Superbe verve Gerry Pagé.
    « Il faut ici saluer la sublime verve de M. Gerry Pagé. Gâtés sommes-nous de savoir qu'il y a des esprits dignes d'intérêt et dont la puissance d'écriture vaut bien le prix du meilleur écrivain. Écrivain tout court car sa maîtrise et ses métaphores langagières nous permet de mieux réaliser ce que langue signifie. Il sait être à l'honneur du français et va contre toute espérance dans la lignée de Kafka lorsque ce dernier nous écrivit à propos des "insultes": "Toute insulte démantèle la plus grande invention de l'homme: la langue." M. Gerry Pagé, je vous salue et vous dis merci, un merci accompagné de Rimbaud qui lui aussi, vous salue:
    "Elle est retrouvée.
    Quoi ? - L'Eternité.
    C'est la mer allée
    Avec le soleil."
    Merci. »

  • Suzanne Bernard
    Abonnée
    mercredi 25 juin 2008 13h46
    Fête légale
    « M. Harper se drappe du nationnalisme Québécois ....

    Tout le Québec de par la loi, est obligé de respecter la loi
    de la fête nationnale peut importe si la majorité des employers d'une entreprise desire prendre congé le lundi en
    place du mardi. (très fortes amendes)

    Le respect de la nation même pour un organisme fédéral aurait
    été de livrer mon courrier lundi alors que j'étais au
    travail et non la journée de la fête nationale.

    Situation legal (sic) mais politiquement débile. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mercredi 25 juin 2008 17h18
    Fête populaire
    « Monsieur Gerry Pagé, l'homme au deux citoyennetés, l'une canadian par son prénom et l'autre canadienne par son discourt se désole de la foire des jeunes sur les plaines. Il faut lui rappeler que la Saint-Jean est une fête populaire d'un État qui n'en est pas un. C'est donc la population qui fête sa survivance et non son État-nation avec son armée et tout le protocole de fierté d'un pays libre. Il y a un geste à poser avant d'en arriver à La Fête de la naissance du pays Québec.

    Claude L'Heureux, Québec »

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