Défense de l'Arctique - Les militaires canadiens font leur liste d'achats
Edmonton — Alors que le Canada se prépare à consacrer des milliards de dollars à la défense de l'Arctique au moyen de brise-glace et de ports en eau profonde, les militaires qui assureront cette défense ont dressé leur propre liste d'achats.
Des bottes chaudes seraient certainement appréciées. Tout comme des motoneiges en état de marche, des aliments qui ne gèlent pas et des pelles permettant de creuser le sol gelé.
Obtenues par La Presse canadienne, des évaluations internes d'une formation à la guerre hivernale donnée par les Forces canadiennes en mars dernier à Resolute, dans le Nunavut, dépeignent des militaires encore à se familiariser avec les notions de base du travail dans le Nord et vulnérables aux conditions climatiques extrêmes.
«De nombreuses choses ont fait leur apparition», a affirmé le lieutenant-colonel Marco Rancourt, commandant du Centre d'instruction supérieure en guerre terrestre des Forces canadiennes, à Trenton, en Ontario. «Il est difficile de mener des opérations dans l'Arctique», a-t-il ajouté.
Le cours vise à former les participants à diriger en toute sécurité les autres soldats qui prendront part aux opérations menées dans l'Arctique. Il sert également de répétition en vue de l'établissement à Resolute d'une école de formation à la guerre hivernale.
Cependant, des erreurs ont été commises avant même l'arrivée sur place des soldats et de leur matériel.
Les réservoirs d'essence des motoneiges ont été vidés de leur carburant avant leur transport, dans le but d'en diminuer le poids. De la condensation s'est toutefois formée à l'intérieur des réservoirs, ce qui a ensuite provoqué de nombreuses pannes, l'eau s'étant retrouvée mêlée à l'essence et ayant gelé, alors que la température à Resolute était de - 60 °C.
«Il est un peu compliqué de faire fonctionner des engins là-bas», a constaté M. Rancourt.
Il est également compliqué de faire la cuisine. Les soldats ont reçu des rations en sachet à faire réchauffer dans de l'eau bouillante. Elles se sont sans tarder retrouvées congelées.
Des bottes chaudes seraient certainement appréciées. Tout comme des motoneiges en état de marche, des aliments qui ne gèlent pas et des pelles permettant de creuser le sol gelé.
Obtenues par La Presse canadienne, des évaluations internes d'une formation à la guerre hivernale donnée par les Forces canadiennes en mars dernier à Resolute, dans le Nunavut, dépeignent des militaires encore à se familiariser avec les notions de base du travail dans le Nord et vulnérables aux conditions climatiques extrêmes.
«De nombreuses choses ont fait leur apparition», a affirmé le lieutenant-colonel Marco Rancourt, commandant du Centre d'instruction supérieure en guerre terrestre des Forces canadiennes, à Trenton, en Ontario. «Il est difficile de mener des opérations dans l'Arctique», a-t-il ajouté.
Le cours vise à former les participants à diriger en toute sécurité les autres soldats qui prendront part aux opérations menées dans l'Arctique. Il sert également de répétition en vue de l'établissement à Resolute d'une école de formation à la guerre hivernale.
Cependant, des erreurs ont été commises avant même l'arrivée sur place des soldats et de leur matériel.
Les réservoirs d'essence des motoneiges ont été vidés de leur carburant avant leur transport, dans le but d'en diminuer le poids. De la condensation s'est toutefois formée à l'intérieur des réservoirs, ce qui a ensuite provoqué de nombreuses pannes, l'eau s'étant retrouvée mêlée à l'essence et ayant gelé, alors que la température à Resolute était de - 60 °C.
«Il est un peu compliqué de faire fonctionner des engins là-bas», a constaté M. Rancourt.
Il est également compliqué de faire la cuisine. Les soldats ont reçu des rations en sachet à faire réchauffer dans de l'eau bouillante. Elles se sont sans tarder retrouvées congelées.
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