Les rouges talonnent les bleus
Les frasques conservatrices des derniers mois ont fait reculer légèrement le Parti conservateur au Québec au bénéfice des néo-démocrates et des libéraux, ces derniers étant maintenant au coude à coude avec l'équipe de Stephen Harper. Quant au Bloc québécois, bien que toujours en tête, il fait du surplace après avoir vu ses appuis s'éroder depuis les élections de 2006.
Comme tend à le démontrer un sondage Léger Marketing-Le Devoir, le Bloc québécois mène avec 31 % des intentions de vote après répartition des indécis. Le Parti conservateur recueille 24 % des appuis contre 23 % pour le Parti libéral du Canada. Le Nouveau Parti démocratique suit avec 16 % des intentions de vote. Le Parti vert arrive loin derrière avec 6 %.
Pour les conservateurs, il s'agit d'une perte de 5 points de pourcentage par rapport au sondage Léger Marketing d'avril dernier. Le recul se fait surtout sentir du côté de l'électorat féminin, dont les intentions de vote étaient à 25 % et dégringolent à 18 %.
À l'inverse, les libéraux ont quelque peu progressé depuis deux mois, passant de 21 % à 23 % d'appuis. Quant à la hausse constatée au NPD, elle est de 4 points de pourcentage.
De son côté, le Bloc demeure dans une position relativement stable depuis plusieurs mois. Au scrutin de janvier 2006, le parti de Gilles Duceppe avait obtenu 42 % des suffrages. Par la suite, la perte de vitesse du Bloc a été constante pour s'établir à 31 % depuis avril.
«La situation est loin d'être rose pour le Bloc québécois. En région, les conservateurs grignotent lentement les appuis bloquistes. Les intentions de vote exprimées laissent voir que le Parti conservateur peut espérer y prendre des sièges. C'est la même chose pour les libéraux sur l'île de Montréal. En plus, c'est un peu tout le monde qui profite des embûches des conservateurs sauf le Bloc québécois», constate le sondeur Christian Bourque de Léger Marketing.
Ce coup de sonde a été réalisé entre les 11 et 15 juin auprès de 1000 Québécois à travers la province. La marge d'erreur se situe à 3,1 %, 19 fois sur 20.
C'est dans la région de Québec que le PC établit son meilleur score avec 40 % d'appuis, comparativement à 16 % pour le PLC et 28 % pour le Bloc. Sur la scène provinciale, les électeurs de la région de Québec semblent délaisser l'Action démocratique de Mario Dumont qui a des accointances avec les conservateurs, selon les résultats du sondage Léger Marketing publiés hier par Le Devoir. L'ADQ a vu ses appuis fondre à Québec, passant de 30 % en avril dernier à 21 %. Ce sont les libéraux de Jean Charest qui bénéficient du recul adéquiste. Le PQ connaît également une baisse à Québec de 4 points de pourcentage.
Ce sont aussi les électeurs de Québec qui sont les plus satisfaits (63 %) des conservateurs dans leur façon de mener les affaires de l'État canadien. Dans l'ensemble de la province, c'est la moitié de la population (48 %) qui se dit satisfaite du gouvernement Harper.
Ainsi, les révélations concernant les liens controversés entre l'homme d'affaires Karlheinz Schreiber et l'ancien premier ministre conservateur Brian Mulroney ou l'affaire Bernier-Couillard impliquant le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, et son ex-amie de coeur, Julie Couillard, une femme ayant eu des fréquentations dans les milieux du crime organisé, semblent n'avoir eu aucun effet.
«Il semble que, dans la tête des gens, l'affaire Schreiber n'était qu'une "scandalette" puisque cela impliquait l'ancien premier ministre Brian Mulroney. Pour l'affaire Bernier-Couillard, elle a été interprétée comme un fait divers, un phénomène de chambre à coucher. D'ailleurs, depuis deux semaines, c'est devenu l'affaire Couillard; on a évacué le ministre», analyse M. Bourque.
À travers tout ce brouhaha, «les libéraux retrouvent tranquillement leur aplomb dans les intentions de vote», souligne M. Bourque. Le score du PLC s'améliore de trois points dans la grande région métropolitaine tout comme dans la région de Québec. La hausse des intentions de vote en leur faveur se fait surtout sentir dans le centre du Québec, où les appuis passent de 12 % à 20 %.
Le chef libéral Stéphane Dion apparaît toutefois comme un boulet pour son parti alors que seulement 14 % de la population estime qu'il représente une solution de rechange crédible comme premier ministre. Stephen Harper arrive en tête avec 25 % en tant que personnalité pouvant assumer le mieux les fonctions de premier ministre. Il devance ainsi Jack Layton (22 %) et Gilles Duceppe (21 %). Quant à Elizabeth May du Parti vert, elle ferme la marche avec un maigre 3 %.
Chez l'électorat non francophone, ce qui inclut une très large part des personnes issues de l'immigration, Stéphane Dion déclasse ses adversaires. Il marque des points et devance même Stephen Harper (29 %), Jack Layton (15 %) et surtout, Gilles Duceppe (5 %).
Pour ce qui est de l'effet néo-démocrate que tendent à démontrer les résultats de l'enquête, il se concentre essentiellement à Montréal. C'est là où le parti de Jack Layton a réussi à faire élire Thomas Mulcair dans Outremont lors des élections partielles de l'automne dernier. Il faut également souligner que le NPD semble particulièrement apprécié par les jeunes électeurs. Dans la catégorie des 25 à 34 ans, l'appui a doublé en deux mois, se situant aujourd'hui à 28 %.
«C'est la première fois depuis les années 60 que le NPD a un porte-parole fort, efficace et crédible au Québec», rappelle Christian Bourque pour qui le printemps politique fédéral, malgré des soubresauts autour de Bernier-Couillard, a été suffisamment calme pour ne pas avoir «d'impact sur la bannière conservatrice».
Comme tend à le démontrer un sondage Léger Marketing-Le Devoir, le Bloc québécois mène avec 31 % des intentions de vote après répartition des indécis. Le Parti conservateur recueille 24 % des appuis contre 23 % pour le Parti libéral du Canada. Le Nouveau Parti démocratique suit avec 16 % des intentions de vote. Le Parti vert arrive loin derrière avec 6 %.
Pour les conservateurs, il s'agit d'une perte de 5 points de pourcentage par rapport au sondage Léger Marketing d'avril dernier. Le recul se fait surtout sentir du côté de l'électorat féminin, dont les intentions de vote étaient à 25 % et dégringolent à 18 %.
À l'inverse, les libéraux ont quelque peu progressé depuis deux mois, passant de 21 % à 23 % d'appuis. Quant à la hausse constatée au NPD, elle est de 4 points de pourcentage.
De son côté, le Bloc demeure dans une position relativement stable depuis plusieurs mois. Au scrutin de janvier 2006, le parti de Gilles Duceppe avait obtenu 42 % des suffrages. Par la suite, la perte de vitesse du Bloc a été constante pour s'établir à 31 % depuis avril.
«La situation est loin d'être rose pour le Bloc québécois. En région, les conservateurs grignotent lentement les appuis bloquistes. Les intentions de vote exprimées laissent voir que le Parti conservateur peut espérer y prendre des sièges. C'est la même chose pour les libéraux sur l'île de Montréal. En plus, c'est un peu tout le monde qui profite des embûches des conservateurs sauf le Bloc québécois», constate le sondeur Christian Bourque de Léger Marketing.
Ce coup de sonde a été réalisé entre les 11 et 15 juin auprès de 1000 Québécois à travers la province. La marge d'erreur se situe à 3,1 %, 19 fois sur 20.
C'est dans la région de Québec que le PC établit son meilleur score avec 40 % d'appuis, comparativement à 16 % pour le PLC et 28 % pour le Bloc. Sur la scène provinciale, les électeurs de la région de Québec semblent délaisser l'Action démocratique de Mario Dumont qui a des accointances avec les conservateurs, selon les résultats du sondage Léger Marketing publiés hier par Le Devoir. L'ADQ a vu ses appuis fondre à Québec, passant de 30 % en avril dernier à 21 %. Ce sont les libéraux de Jean Charest qui bénéficient du recul adéquiste. Le PQ connaît également une baisse à Québec de 4 points de pourcentage.
Ce sont aussi les électeurs de Québec qui sont les plus satisfaits (63 %) des conservateurs dans leur façon de mener les affaires de l'État canadien. Dans l'ensemble de la province, c'est la moitié de la population (48 %) qui se dit satisfaite du gouvernement Harper.
Ainsi, les révélations concernant les liens controversés entre l'homme d'affaires Karlheinz Schreiber et l'ancien premier ministre conservateur Brian Mulroney ou l'affaire Bernier-Couillard impliquant le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, et son ex-amie de coeur, Julie Couillard, une femme ayant eu des fréquentations dans les milieux du crime organisé, semblent n'avoir eu aucun effet.
«Il semble que, dans la tête des gens, l'affaire Schreiber n'était qu'une "scandalette" puisque cela impliquait l'ancien premier ministre Brian Mulroney. Pour l'affaire Bernier-Couillard, elle a été interprétée comme un fait divers, un phénomène de chambre à coucher. D'ailleurs, depuis deux semaines, c'est devenu l'affaire Couillard; on a évacué le ministre», analyse M. Bourque.
À travers tout ce brouhaha, «les libéraux retrouvent tranquillement leur aplomb dans les intentions de vote», souligne M. Bourque. Le score du PLC s'améliore de trois points dans la grande région métropolitaine tout comme dans la région de Québec. La hausse des intentions de vote en leur faveur se fait surtout sentir dans le centre du Québec, où les appuis passent de 12 % à 20 %.
Le chef libéral Stéphane Dion apparaît toutefois comme un boulet pour son parti alors que seulement 14 % de la population estime qu'il représente une solution de rechange crédible comme premier ministre. Stephen Harper arrive en tête avec 25 % en tant que personnalité pouvant assumer le mieux les fonctions de premier ministre. Il devance ainsi Jack Layton (22 %) et Gilles Duceppe (21 %). Quant à Elizabeth May du Parti vert, elle ferme la marche avec un maigre 3 %.
Chez l'électorat non francophone, ce qui inclut une très large part des personnes issues de l'immigration, Stéphane Dion déclasse ses adversaires. Il marque des points et devance même Stephen Harper (29 %), Jack Layton (15 %) et surtout, Gilles Duceppe (5 %).
Pour ce qui est de l'effet néo-démocrate que tendent à démontrer les résultats de l'enquête, il se concentre essentiellement à Montréal. C'est là où le parti de Jack Layton a réussi à faire élire Thomas Mulcair dans Outremont lors des élections partielles de l'automne dernier. Il faut également souligner que le NPD semble particulièrement apprécié par les jeunes électeurs. Dans la catégorie des 25 à 34 ans, l'appui a doublé en deux mois, se situant aujourd'hui à 28 %.
«C'est la première fois depuis les années 60 que le NPD a un porte-parole fort, efficace et crédible au Québec», rappelle Christian Bourque pour qui le printemps politique fédéral, malgré des soubresauts autour de Bernier-Couillard, a été suffisamment calme pour ne pas avoir «d'impact sur la bannière conservatrice».
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