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Taxe sur le carbone - Un plan «fou», estime Harper

Alec Castonguay   20 juin 2008  Canada
Ottawa — Le chef libéral Stéphane Dion a lancé hier en grande pompe un débat sur la fiscalité canadienne, qu'il veut rendre plus verte. Un virage majeur qui s'impose étant donné l'urgence des changements climatiques et la nécessité de rendre le pays moins dépendant du pétrole et du gaz, a-t-il soutenu.

Le chef libéral veut inciter les gens et les entreprises à changer leurs habitudes en déplaçant la charge fiscale, question d'utiliser simultanément la carotte et le bâton. Stéphane Dion fait ainsi un pari audacieux et tente d'attirer les autres partis politiques sur son terrain de prédilection: l'environnement.

«Confiant» et «optimiste», M. Dion s'est même dit prêt à débattre à la télévision de son plan Tournant vert avec le premier ministre. «Ce plan est raisonnable et je suis prêt à en débattre à la télé n'importe quand, a-t-il dit. [...] Les Canadiens apprécient les débats respectueux et j'espère que c'est ce qui se produira», a dit le chef libéral en conférence de presse.

De passage en Ontario hier, Stephen Harper a soutenu que le plan libéral est «fou» et qu'il ne faut pas croire M. Dion lorsqu'il affirme que sa politique serait fiscalement neutre. «La population n'est pas stupide», a-t-il dit.

La période de questions aux Communes a d'ailleurs été le théâtre d'une bataille de tranchées sur l'environnement hier. Le ton a monté à plusieurs reprises entre libéraux et conservateurs, ce qui laisse présager un affrontement épique sur le chemin électoral dans quelques mois.

Dans son discours prononcé hier matin devant une foule enthousiaste de députés, de sénateurs et de partisans, M. Dion est allé au devant des coups. «Nous, les libéraux, allons combattre la peur par l'espoir. Nous allons combattre les mensonges par les faits. Et nous allons combattre les attaques publicitaires à la mode républicaine par le courage à la canadienne», a-t-il lancé.

Selon lui, «la classe politico-médiatique sous-estime les Canadiens». «Ce n'est pas un plan complexe. On veut taxer moins ce qu'on veut plus, comme l'innovation et l'investissement, et taxer plus ce qu'on veut moins, comme la pollution et les gaz à effet de serre, a dit le chef libéral. Je sais que les Canadiens sont prêts à faire leur part pour être des citoyens du monde qui s'attaquent aux changements climatiques. Mais ils ont besoin d'aide et c'est ce qu'on va faire.»

Fiscalement neutre

Le plan Tournant vert s'étale sur 48 pages et trace avec précision la voie que le Parti libéral suivra s'il prend le pouvoir. La pièce maîtresse du plan libéral dévoilé hier est une taxe sur le carbone qui permettrait de récolter, après quatre ans d'une mise en place graduelle, 15,3 milliards de dollars par année. Environ le même montant (15,4 milliards) serait retourné aux particuliers et aux entreprises sous forme de baisses d'impôt, de prestations fiscales et de crédits remboursables. «Ce sera une loi, et la vérificatrice générale va s'assurer chaque année que c'est fiscalement neutre», a dit Stéphane Dion.

À terme, la taxe sur le carbone, qui s'appliquerait lors de la vente de gros aux entreprises, frapperait le diesel, le mazout léger et lourd, le kérosène, le gaz naturel, le propane, le charbon et les sables bitumineux. Chaque tonne de combustible serait taxée en fonction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) lorsqu'elle brûle. Les combustibles les plus polluants seraient donc davantage pénalisés. La taxe passerait de 10 $ à 40 $ la tonne de GES en quatre ans. Aucune nouvelle taxe ne serait appliquée à l'essence à la pompe et à l'hydroélectricité.

Les libéraux reconnaissent que les gens devraient payer plus cher dans certains domaines, notamment le chauffage d'une maison si celle-ci est alimentée au mazout ou au gaz. Par exemple, il en coûterait entre 200 $ (mazout) et 266 $ (gaz) de plus par année pour chauffer une maison moyenne, selon les calculs libéraux. Une bonbonne de propane pour le barbecue coûterait 1 $ de plus à remplir. Le prix de certains produits confectionnés avec du pétrole (plastique et caoutchouc) augmenterait aussi.

«Tout véritable plan de lutte contre les changements climatiques doit accroître les coûts de l'énergie, a avoué M. Dion. C'est pourquoi nous n'allons pas laisser les citoyens se débrouiller seuls. On va compenser les familles par des allégements fiscaux.»

Baisses d'impôt

Les entreprises profiteraient de baisses d'impôt et d'incitatifs totalisant 4,2 milliards, alors que les citoyens recevraient 11,2 milliards de dollars. Les grandes compagnies verraient notamment leur taux d'imposition général diminuer, tout comme les petites entreprises.

Pour les citoyens, les libéraux modifieraient à la baisse les taux d'imposition pour tous ceux qui gagnent moins de 123 000 $ par année. Les libéraux affirment qu'une famille de quatre personnes avec un revenu annuel de 60 000 $ paierait 1300 $ de moins en impôts grâce à leur plan. Un célibataire sans enfant avec un revenu de 50 000 $ recevrait 337 $.

Toutes les familles recevraient 350 $ par enfant en vertu d'une nouvelle prestation fiscale universelle. Pour ceux qui ne paient pas d'impôt, les libéraux ont prévu des mécanismes, notamment un crédit pour l'emploi. Les personnes vivant en région rurale recevraient également 150 $ par année en compensation.

Stéphane Dion fait d'ailleurs un lien entre son plan et la lutte contre la pauvreté. «Les Canadiens avec des revenus faibles ou moyens recevront plus en baisses d'impôt que le coût de la taxe», a-t-il soutenu.

Le plan vert des libéraux sera bonifié en campagne électorale, a promis M. Dion. Des incitatifs à l'achat de voitures moins énergivores verront le jour, tout comme une aide à la rénovation des maisons et la création d'un système d'échange de crédits d'émission de GES, souvent appelé Bourse du carbone.

Le chef libéral estime que sa taxe sur le carbone et l'ensemble des mesures qui seront dévoilées plus tard permettront de diminuer les GES de 20 % d'ici 2020 par rapport à 1990.

Des attaques

Stéphane Dion a dû s'expliquer hier sur sa volte-face, lui qui était contre une taxe sur le carbone pas plus tard que l'année dernière. «J'évolue dans ma pensée. Dans les derniers mois, beaucoup de spécialistes et d'économistes sont arrivés à la conclusion que c'est l'approche à adopter», a-t-il dit, notant au passage que le Québec et la Colombie-Britannique ont déjà imposé une taxe sur le carbone.

Les conservateurs affirment quant à eux que les entreprises vont inévitablement refiler la facture aux citoyens. «Quand les politiciens regardent votre portefeuille et disent que c'est pour votre bien, alors attention!», a soutenu le député et ministre conservateur Jason Kenney.

Pour sa part, le NPD estime que les libéraux font fausse route avec leur stratégie. Selon le député Thomas Mulcair, une taxe n'est pas aussi efficace qu'un marché d'échange de crédits de gaz à effet serre. «Ça va créer une bureaucratie monstre et ça ne donnera pas un sou pour des solutions vertes», tranche-t-il.

Du côté du Bloc québécois, on juge le plan «plutôt faible» parce que la Bourse du carbone arrivera plus tard alors que c'est le meilleur mécanisme, a dit Gilles Duceppe.

Plusieurs grands groupes environnementaux ont bien réagi hier à l'annonce libérale, notamment Greenpeace, l'Institut Pembina et la Fondation David Suzuki. «C'est un pas dans la bonne direction. Il faut absolument mettre un prix sur le carbone pour s'attaquer aux changements climatiques», a dit Dale Marshall, analyste à la Fondation David Suzuki.

Certains voudraient toutefois aller encore plus loin. «Nous croyons que le plan libéral pourrait être sensiblement renforcé», a dit Arthur Sandborn de Greenpeace.






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  • Dominic Pageau
    Abonné
    vendredi 20 juin 2008 01h01
    Plan de lutte au changement climatique? Bullshit
    « Premièrement, le gaz carbonique n'est pas un gaz polluant. Deuxièmement, il n'est pas responsable des changements climatiques qui ne sont que des changements cycliques.

    Le passé, peu importe l'échelle l'échelle(100 ans, 1000 ans, 1 millions d'années) démontre que si il y a un liens entre le taux de CO2 et la température, il à l'opposé de ce qu'on veut nous faire croire, la température fait varier le taux de CO2 et non l'inverse.

    Je suis contre cette taxe, et encore plus contre les bourses de Carbone dont Al Gore est actionnaire. »

  • Fabien Tremblay
    Inscrit
    vendredi 20 juin 2008 06h13
    Changement de cap M. Dion ?
    « M. Dion change son fusil d'épaule et parle maintenant de taxer les GES. Pourquoi ce changement de cap ? Est-ce une demi-mesure, une première étape pour attraper les prochaines élections ?

    Je trouve cela dommage de discuter d'une solution frileuse alors que toutes les forces de l'opposition semblent d'accord pour une solution plus ambitieuse. Est-ce que la stratégie c'est de gagner le pouvoir tout seul ? Cela peut être également le fait que les autres forces de l'opposition ne présentent pas un plan d'action aussi clair.

    Est-ce la solution, donner le pouvoir absolu à M. Dion en espérant qu'il renvienne à ses idées de départ ? Il dit qu'il a changé d'idée car plusieurs spécialistes et des provinces vont dans ce sens. Quels sont les autres spécialistes qu'il écoute et dont il ne parle pas ?

    Je crois que l'enjeu est davantage de parler d'élections que de parler d'environnement. Si c'était de l'environnement dont il était question, il y aurait vote sur la proposition et peut-être une meilleure proposition. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 20 juin 2008 08h38
    Dion, Imbu de lui-même mais sans écho dans le population
    « Il ne faut pas se surprendre que ce paon nous propose une révolte financière. Dion ne passe pas la rampe et devient provocateur. La recette lui réserve une surprise de taille aux prochaines élections générales. Les citoyens sont beaucoup plus sages qu`il ne le prétend. Prétentieux et narcissique Dion se cognera à un mur. Et les Libéraux passeront leur tour pour un autre quatre ans, sous un autre chef plus crédible; avec un score d`intelligence émotive et intuitive plus développé. »

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 20 juin 2008 09h10
    Enfin un espoir
    « Enfin un candidat premier ministre, et surtout d'un parti qui a des chances de gagner, pour qui l'environnement n'est pas qu'un voeux pieux! Mais est-ce que les canadiens sont aussi vert qu'ils le prétendent dans les sondages? La prochaine élection nous le dira. Je ne voterai pas pour le Parti Vert comme à la dernière élection, car ça aiderait les conservateurs à rester au pouvoir...et serait catastrophique pour l'environnement au Canada.

    J'invite tous les gens qui croient comme moi à l'importance de l'écologie, à appuyer M.Dion et lui donner la chance de nous démontrer ce qu'il peut faire en tant que le premier premier ministre pro-environnement!! L'espoir de changement aux USA c'est Obama, ici c'est M.Dion par rapport à l'environnement.Mais au bout du compte ce seront les citoyens qui décideront, autant aux USA qu'au Canada... »

  • Richard DÉCARIE
    Inscrit
    vendredi 20 juin 2008 09h24
    Élections générales dès cet automne
    « Le "réchauffement climatique" politique à Ottawa, oblige le Parti libéral du Canada (PLC) à déclencher des élections générales dès l'automne prochain et ce, afin de sauver (ou de contribuer à l'extinction de) " l'ours Dion " ! Le leadership de Stéphane Dion est à l'image de son positionnement politique : vide de sens et d'impact.

    Une inévitable campagne électorale en 2009 force les libéraux à planifier le départ de Stéphane Dion. Ce dernier se doit donc de mordre à l'attrayant hameçon " taxe sur le carbone ". La caisse du PLC est loin d'être aussi garnie que celle du Parti conservateur. Une campagne électorale précipitée permettra à Dion de montrer ce dont il est capable comme chef - c'est à dire très peu et rien au Québec. Ainsi, les équipes Ignatieff et Ray auront les coudées franches pour une course au leadership dès le printemps 2009.

    Cependant, la nouvelle " Taxe Dion " est une monumentale erreur stratégique puisque Stéphane Dion devra convaincre les contribuables - surtaxés et écorchés vifs par le prix indécent du pétrole - de voter pour une surtaxe... sur le carburant. Effectivement, tout le monde sait que les entreprises vont inévitablement refiler la facture aux citoyens... apparemment pour leur propre bien !

    Si Stéphane Dion ne déclenche pas d'élection l'automne prochain, ses chances de passer l'hiver sur sa confortable banquise vont fondre comme glacier au soleil. " L'ours pas l'air " Dion est donc coincé et son plan " Tournant vert " - quel nom ridicule, tourner en rond étant une piètre image en politique - représentera bientôt... la pelouse synthétique recouvrant sa tombe politique.

    M. Harper, préparez-vous à être réélu minoritaire dès cet automne, mais avec un volontaire recul au profit du Bloc au Québec.

    M. Ignatieff, préparez dès maintenant votre campagne de course au leadership, principalement au Québec abandonné par Stephen Harper, perdu par Stéphane Dion et inaccessible pour Bob Ray.

    Bon été à tous... je crois que la viande " d'ours pas l'air " sera prisée des BBQ ! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 20 juin 2008 09h45
    Le carburant de M. Dion pour la prochaine élection
    « M. Dion carbure au carbone depuis qu'il n'est plus membre du gouvernement centralisateur Libéral "Chrétien-Martin" qui était centré, avec les commandites, à combattre les "séparatissssss" québécois qui voulaient casser le beau Canada "coast to coast". »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 20 juin 2008 10h03
    On taxe déjà trop
    « Il y a déjà une taxe d'accise qui hausse indûment le prix à la pompe et Stéphane Dion, l'effroyable HULK, nous garanti qu'ajouter une nouvelle taxe, ne participera pas encore à une flambée des prix à la pompe. Mais on nous prend pour des imbéciles!!!

    Dans le texte publié sur le site du parti libéral on dit ceci: «Aucune nouvelle taxe ne sera perçue à la pompe, puisque celle-ci est déjà soumise à une taxe d'accise équivalant à 42 dollars par tonne de dioxine de carbone.»

    Le Ministre Béchard nous avait dit la même chose que sa taxe sur le carbone ne se réflèterait pas à la pompe mais force nous est de constater le contraire. La taxe Dion-Greenpeace doublera la taxe d'accise et aura comme conséquence de rendre le pétrole hors de prix ou de faire déménager les pétrolières vers des cieux plus cléments, tel l'a déjà dit le grand patron de Deutch-Schell dans une article paru dans Le Devoir. Voici un extrait:

    «M. Van Der Veer a déclaré qu'il fallait uniformiser les règles du jeu au point de vue du respect de l'environnement et s'assurer que tous les pays les suivent. Sinon, des compagnies comme Shell auraient peu d'intérêt à investir dans des mesures dispendieuses de réduction d'émissions polluantes, puisqu'elles pourraient tout simplement déménager dans un pays voisin qui n'a pas adopté des normes aussi sévères.»

    Le message est clair, il faut que le mouvemnent soit mondial sinon nous allons tuer notre propre économie, ce a quoi vont applaudir les groupes écolos qui nous parlent de décroissance. Un groupe s'est même risqué à le définir. Pour les AmiEs de la Terre, le même groupe qui poursuit le gouvernement Harper pour respecter intégralement le protocole de Kyoto qui coûterait 200 milliards en 4 ans soit obliger le gouvernement à consacrer la moitié de son budget pour de la fumisterie médiatisée. Voici donc leur définition de la décroissance prise sur leur site:

    «Un prolongement de la simplicité volontaire vers le socio-politique. Un mouvement de restauration de la biosphère et de la vie sociale qui implique :

    1. Une meilleure satisfaction des besoins immatériels et matériels de l'être humain.
    Cet objectif part du constat que l'extension des rapports marchands à toutes les sphères de l'activité humaine pervertit les éléments les plus profonds de notre existence. La satisfaction de besoins immatériels tels que l'appartenance, l'estime de soi et l'accomplissement ne peut s'accomplir par l'achat de biens de consommation. Ces besoins nécessitent plutôt des biens relationnels (éducation, culture, relations humaines harmonieuses, etc.) auxquels il faut faire une place beaucoup plus grande, notamment dans le domaine du travail. À ce niveau, la décroissance implique aussi l'élimination des rapports de domination et, plus globalement, de l'impérialisme.

    2. Une baisse à moyen et à long terme de la production, en tant qu'activité économique.
    Il s'agit bel et bien d'une décroissance économique. Il ne s'agit pas d'un ralentissement de la croissance économique illimitée, ni d'une croissance zéro. Si l'idée de la décroissance se réalise dans une société donnée, il arrivera un point critique où la taille de l'économie ne sera plus disproportionnée.

    Pourquoi la décroissance ?

    Le paradoxe écologique
    La croissance économique illimitée met en danger l'équilibre des individus et de la biosphère terrestre (en termes de pérennité des richesses naturelles et de qualité de l'environnement). La notion d'empreinte écologique nous fournit une illustration : la planète Terre fournit à chacun des 6 milliards et plus d'êtres humains que nous sommes un nombre moyen de 1,8 hectares pour la satisfaction de nos besoins. Le mode de vie nord-américain ( 7 à 10 hectares) ou occidental ( 3à 5 hectares chez les européens) utilise une trop grande quantité d'hectares par rapport à ce qui est disponible . Par conséquent, il n'est pas possible que tout le monde adopte ce mode de vie.

    Le paradoxe des retombées économiques
    Une idée dominante présentement est qu'il faut sans cesse créer plus de richesse : au lieu de partager la « tarte », il aut travailler ensemble à la faire grossir pour que tout le monde ait plus et chacun assez. Or, à l'échelle de la planète, il apparaît que c'est toujours la même minorité qui a plus alors qu'une très grande majorité n'en a jamais assez pour satisfaire ses besoins. Il y a amplement de richesses pour satisfaire aux besoins de tout le monde; il n'est pas nécessaire d'en créer sans cesse davantage. Il faut simplement que les ressources soient mieux distribuées.

    Source: comité de décroissance des AmiEs de la Terre

    Autrement dit, on rejette la société actuelle pour en faire une de la simplicité volontaire, un genre de communisme où tout le monde serait pauvre et indigent. Faut surtout pas profiter <de la richesse que nous donne l'exploitation des sables bitumineux et des ressources soumarines "off Shore" au large de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Écosse. Faut surtout pas exploiter les réserves de gaz naturel sous nos pieds de Drummondville à la gaspésie. Non, faut être des mendiants...

    J'ai lu dans le Journal des Affaires de cette semaine une réflexion qui me laisse songeur. La voici: «Pour le moment vouloir limiter notre consommation d'énergies à base d'hydrocarbure, c'est nous condamner à devoir lui substituer des éenrgies beaucoup moins efficaces, largement subventionnées et plus coûteuses.»

    Pour moi, c'est tourner le dos à nos réserves gazières et pétrolières et vivre la décroissace. On se tournera alors vers l'éthanol tout aussi polluant et affamant des populations entières, le tout en construisant comme à Varennes, des usines subventionnées à 100% qui vont polluer nos cours d'eau et notre air pour fabriquer de l'Éthanol. On sait qu'à Varennes l'usine en construction utilise la taxe sur le carbone communément appelée "Taxe Béchard-Guilbault".

    Verrons nous arriver la taxe "Dion-Greenpeace" ? Si on en croit le battage médiatique et le sourire des écolos qui en demande encore plus, on est en droit de se demander si ce fléau nous atteidra un jour. Seigneur, éloignez de moi ce calice...

    Ici au Canada, un des pays les moins pollués de la planète, les environnementaleux ont l'oreille de nos dirigeants politiques et l'aval de nos médias, même si on taxe déjà trop. Ils en profitent pour nous faire gaspiller nos taxes à tout venant et en créer d'autres...

    On est rendu à taxer l'air que l'on respire et bientôt l'eau que l'on boit. Vive le bogue climatique de l'an 2100 qui tout comme l'arnaque du bogue de l'an 2000 où tous les ordinateursd devaient stopper en même temps. Celà ne s,est pas produit mais certains sont devenus millionnaires en exploitant la crédulité des gens tout comme aujourd'hui avec le réchauffement climatique!!! Ca doit être pour ca qu'on a l'été le plus froid depuis des décennies et l'hiver le plus neigeux (un record de 540 cm à Québec), on réchauffe... »

  • Stéphane Doré
    Abonné
    vendredi 20 juin 2008 10h34
    Unidimensionnel et monochromatique
    « Le plan des libéraux est unidimensionnel car il ne s'attaque aux gaz à effet de serre qu'avec un seul instrument; lequel pourrait avoir une certaine efficacité contre certaine forme d'émission mais aucune effet versus d'autres.

    Pourquoi ne pas aussi viser des normes de consommation de carburant pour automobiles, camions, etc? Genre une norme escalier pour les autos de particulier qui partirait disons de 8L/100kms en 2009, pour arriver à 5L/100kms en 2015 et - pourquoi pas - 3L/100kms en 2020. Bien sûr cette norme devrait s'appliquer à tous les segments de véhicule de particulier, contrairement à ce qu'on fait les américains sous l'administration Clinton, qui avaient exclue les camionnettes et les hybrides... hahaha "Good job Bill!!"

    Les normes pour le bâtiments sont haussées périodiquement par les régies de bâtiment, mais pourquoi ne pas prévoir de meilleures subventions afin de mieux isoler les vieilles maisons, diminuer l'utilisation du chauffage au bois polluant - à ce propos les normes canadiennes sont très en deçà des normes américaines pour ce qui est des émissions -, convertir d'avantage de systèmes de chauffage vers des énergies propres comme le solaire passif, la géothermie, etc? Les libéraux sont peut être trop peu éduqués pour connaître ces possibilités...

    De plus, les gaz à effet de serre ne représentent qu'un des aspects du problème, plus large, de la pollution et la détérioration de l'environnement. Il reste les autres polluants atmosphériques - notemment le SO2 et l'ozone troposphérique -, la gestion des déchets, la surexploitation des sols et la destruction de la biodiversité.

    Alors en ce sens le plan libéral est très monochromatique également, et ne voit qu'une couleur du problème; en cette couleur n'est pas dans des tons de vert, désolé. »

  • Gilbert Belzile
    Inscrit
    vendredi 20 juin 2008 10h37
    Une taxe qui va contribuer à mettre notre écononie K.O.!
    « Le pétrole bat record après record, ces dernières semaines... et, la sanction ne se fait pas atttendre, les prix montent, l'inflation fait son oeuvre

    A en croire les différents experts, nous aurions dépensé plus de la moitié des réserves connues, et il en serait de même pour le gaz. C'est la théorie du Peak Oil.
    Les découvertes sont de moins en moins importantes alors que la demande et la consommation ne cesse de croître.
    Les prix s'ajustent à la situation,quel sommet atteidront-ils? Chacun peut y aller de sa prédiction.
    Il va nous falloir vivre avec moins de pétrole, et il coûtera plus cher. Nous allons donc devoir changer notre mode de vie et diversifier très fortement nos sources d'énergie.Celà va couter très cher à notre économie pour nous adapter à la nouvelle situation.
    Avons-nous besoin d'une taxe additionnelle,celle du carbone de monsieur Dion pour massacrer encore plus notre économie et nous rendre moins compétitifs dans une économie mondiale?
    Serions-nous à ce point masochiste? »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 20 juin 2008 10h52
    Original
    « Le moins qu'on puisse dire, c'est que le plan Dion n'est une copie carbone d'aucun autre plan vert, de quelque parti qu'il vienne.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Jean-Paul Gosselin
    Inscrit
    vendredi 20 juin 2008 14h13
    La Californie...
    « En 2006, le gouverneur actuel de la Californie, Arnold Schwarzenegger, a signé une loi qui a des dents en ce qui a trait aux émissions de GES. Cette loi, AB 32, exige que les émissions de GES de la Californie soient ramenées au niveau de 1990, et ce, en 2020, soit une réduction de 25%. On applique le «Cap-and-Trade», ce qui est différent de la bourse de carbone, n'est pas une taxe, et finalement ne s'applique pas au dépend de la croissance économique.

    Peut-être devrions-nous nous en inspirer au Canada ...

    À lire dans la revue TIME, édition du 28 avril 2008 : How to Win The War On Global Warming.


    «Cap-and-Trade»:

    http://www.ucsusa.org/publications/catalyst/page.jsp?itemID=27226959 »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 20 juin 2008 14h25
    @ M. Michaud
    « S.v.p. ne pas placer M. Obama dans la même phrase avec M. Dion comme il ne faut pas prendre des pommes pour des oranges. Un est un candidat noir "métissé" et charismatique qui inspire et aspire à la présidence des États-Unis et l'autre, 3 ième mousketaire à la suite des Trudeau et Chrétien, aspire à devenir premier-ministre du Canada avec l'environnement après avoir participé au pire gouvernement Libéral canadien en ce domaine. »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    vendredi 20 juin 2008 15h39
    La plan Dion ne sert que Kyoto rien d'autre pour l'environnement
    « l'Importance de l'Écologie au détriment qu'est-ce que cela veut dire. Ignorer la pollution de l'air du sol et de l'eau des produits chimiques, la déforestation, désertification etc. Refaire les devoirs et expliquez les enjeux véritables. »

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    vendredi 20 juin 2008 18h22
    Ils ont tous des plans fous
    « Le «tournant vert» du PLC de Stéphane Dion ressemble à un tournant de taxes et de manipulations politiques, où ce sont les politiciens qui décident de nos choix. Avec un prix le baril de pétrole et du carburant de près de 1,50$ le litre, pas besoin du gouvernement. Déjà les changements se font sentir.

    Le plan Dion est de la copie, mais en plus petit, d'un récent rapport de la Fondation David Suzuki et des mesures adoptées en Colombie-Britannique. On veut nous passer un laxatif en nous promettant un bon repas de rabais fiscaux et d'autres bonbons.

    Trois problèmes :

    1. Les gouvernements n'ont jamais été de bons juges des choix individuels, et ils ne peuvent pas l'être.

    2. Ce tournant... de transferts ne peut qu'occasionner des dépenses inutiles, et il est faut de prétendre que tout va être remis aux consommateurs et payeurs de taxes. Déjà, dans le plan Dion, certains groupes sont privilégiés.

    3. Et enfin, l'argument ultime, il n'y a aucun fondement à cette politique de réduction du CO2 et nous savons que si réduction il y a, elle ne peut avoir qu'un effet minime sur la température.

    Réveillez-vous, il y a d'autres priorités. Même le plan Harper se fonde sur les mêmes fausses prémisses et déjà l'exploration pétrolière est ralentie en raison de ces politiques sans fondement.

    Il y a d'énormes réserves non exploitées de pétrole et de charbon en Amérique du Nord et il faut bien se mettre les deux pieds sur terre et réaliser que nous aurons besoin de pétrole encore pour longtemps. Les voitures électriques en sont encore au stade expérimental. Même les hybrides ont des coûts cachés aux consommateurs !

    Yvon Dionne »

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