jeudi 26 novembre 2009 Dernière mise à jour 21h30


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Embedded avec l'Ontario

Lise Payette   6 juin 2008  Canada
Dalton McGuinty et Jean Charest
Photo : Agence Reuters
Dalton McGuinty et Jean Charest
L'expression a été inventée pour expliquer la situation dans laquelle se trouvaient les journalistes qui «couvraient» les guerres américaines récentes. On a dit d'eux qu'ils étaient «embedded» avec l'armée américaine et on a compris que leurs mouvements comme leurs papiers ne seraient jamais complètement libres, mais plutôt placés sous une sorte de «bienveillante surveillance» militaire qui se chargerait de leur bien-être, mais surtout veillerait à ce que leurs articles ne mettent pas les objectifs de l'armée en danger.

Le mot «embedded» était bien choisi car au fond, ce qu'il signifie vraiment, c'est que pour faire son travail, la presse doit un peu coucher avec l'armée. On partage le même lit, on est «embedded».

C'est à ce mot que j'ai pensé cette semaine quand j'ai vu débarquer le conseil des ministres ontarien à Québec. Comme Québécoise, je me suis sentie «embedded» avec l'Ontario. J'en ai été surprise même si je savais que le premier ministre Jean Charest est toujours prêt à s'«embedder» avec tout ce qui se dit canadien et qui s'enroule, sans trop d'états d'âme, dans la feuille d'érable. Mais je trouvais l'opération un peu grosse et je me suis dit que Lord Durham avait dû frétiller dans sa tombe.

Préoccupés que nous étions au Québec par la saga Bernier-Couillard sur fond de sécurité nationale, bien peu de Québécois se sont demandés ce que notre premier ministre était en train de faire avec tous ces ministres ontariens pour qui, la plupart du temps, un voyage au Québec est l'équivalent d'un voyage à Pigalle, ce qui leur permet de «prendre du bon temps» sans trop se soucier de leur image, comme le font les vendeurs de chars en congrès dans une ville étrangère.

Si j'ai bien compris, M. Charest, qui a des comptes à régler avec M. Harper mais qui n'a jamais réussi à le faire seul, a choisi de faire front commun avec le premier ministre ontarien Dalton McGuinty sur un certain nombre de dossiers, et ce dans l'espoir de déstabiliser Ottawa au nom d'un formidable fédéralisme qui unirait l'Ontario et le Québec comme des frères. Une sorte de retour du Haut et du Bas-Canada, rien de moins. Un vrai retour au point de départ d'un fameux malentendu dont nous payons encore le prix aujourd'hui.

Tout le monde aura compris, bien sûr, que l'Ontario est bien plus disposé à écouter les propos venus du Québec que jamais auparavant. Bien plus disposé à se montrer conciliant également parce que sa situation économique est terriblement fragilisée face aux géants de l'automobile américains qui ferment les usines ontariennes sans trop de ménagement et qui disent déjà que même si ça fait mal, ce n'est que le début.

La fulgurante montée du prix de l'essence remet tout en question. Même ce qui était acquis depuis toujours et qui nourrissait l'arrogance ontarienne depuis si longtemps. Le ton est en train de changer. Les Ontariens, pour survivre, ont besoin de faire des alliances.

L'Ouest canadien ne veut rien savoir de l'Ontario. Il suffit de parler de Toronto à Calgary pour savoir ce qu'on en pense dans l'Ouest. Les provinces maritimes ne veulent rien savoir de l'Ontario non plus, elle qui a toujours traité les provinces pauvres comme le Tiers-Monde avec un peu plus de mépris.

Les Canadiens de partout ont toujours affirmé que l'Ontario bénéficiait de plein de privilèges d'Ottawa car les deux gouvernements, souvent, n'en faisaient qu'un, et Ottawa donnait souvent l'impression d'être au service de l'Ontario. Si l'Ontario commence vraiment à souffrir, je le dis sans méchanceté, je crois que les autres provinces vont trouver que ce n'est que justice.

Si les autres ne veulent rien savoir, il reste le Québec. Celui de Jean Charest, ce caméléon qui change de couleur et d'opinion au gré des modes et qui est tout autant conservateur que libéral, selon les sujets à traiter ou les interlocuteurs. Est-il un vrai fédéraliste? Difficile à dire. Quand il fréquente les Français, il se donne des airs de souverainiste, mais il a toujours une position de repli dans sa poche. Quand il fréquente Ottawa, parfois il a l'air plus conservateur que Harper lui-même, mais il joue au libéral dès qu'il est rentré à Québec.

Stephen Harper pense qu'il traite avec un conservateur. McGuinty, lui, s'affiche avec un autre libéral. Il n'est pas exclus que Nicolas Sarkozy pense que Charest est celui qui va faire l'indépendance du Québec. Allez donc savoir ce qui se dit derrière des portes closes.

«Embedded» à gauche, à droite, pour un jour, pour toujours. Un peu, beaucoup, à la folie. Qui est la vraie girouette nationale?






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Denis Pageau
    Abonné
    vendredi 6 juin 2008 05h51
    En réalité, vous complimentez monsieur Charest
    « N'est-il pas préférable,lorsquon est premier ministre, de travailler à faire des alliances? S'adapter en fonction du contexte c'est très bien. »

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    vendredi 6 juin 2008 07h20
    embedded syndicale signée PQ
    « André Boisclair disait ceci: fini le copinage avec les syndicats, les soupers bien arrosés etc. Réplique immédiate des syndicats et des lieutenants du Piquiou, disant que monsieur Boisclair était allé trop loin. Aveuglée par votre mépris de tout ce qui n'est pas QUébécois mur à mur, de ceux qui ne sont pas sociux-démocrates, anti américains et canadiens anglais, vous n'hésiterez jamais à rabaisser ceux qui souhaitent de bonnes relations Québec-et le reste du pays, qui soit dit en passant, vous paie une pension mensuelle gracieuseté de tous les contribuables, anglos ou francos. Dans le fond chère madame, vous auriez avantage et je sais que vous le souhaitez secrètement, que les Libéraux fédéraux reviennent au pouvoir, eux qui se sont toujours spécialisés à foutre le bordel dans les relations Québec Ottawa. Mais n'oubliez pas que le petit copinage PQ-CSN-FTQ-CSQ a coûté très cher aux contribuables Québécois, bien plus que les accolades de Monsieur Charest avec ses homologues des autres provinces. Jean Charest n'a aucune leçon à recevoir de vous quant à son appartenance à sa patrie du Québec, ce qui ne l'empêche pas de voir de bonnes choses venant du Canada. Comme votre pension chère madame, celle de Maka Kotto, celle de Gilles Duceppe et combien d'autres comme vous qui méprisent ce pays mais qui savent très bien en tirer profit. Mais si un jour votre p'tit Québec devenait souverain et que l'on devait émettre notre propre monnaie (monnaie de singe sur les marchés mondiaux), jurez- moi alors que vous ne demanderiez pas une dérogation tout juste pour vous, afin de pouvoir utiliser la monnaie du pays honni, juste pour vous assurer une sécurité. C'est vous madame qui couchez dans les autres lits quand cela fait votre affaire...... »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 6 juin 2008 07h23
    Québec 7, Ontario 0
    « Les temps sont durs pour les voisins des pays d'en Haut-Canada. Toute la semaine dernière la presse ontarienne a parlé de la "have not province", un terme péjoratif à Toronto l'Eldorado, jusque là réservé aux pauvres des pays d'en Bas-Canada, de Hull à Louisbourg, et qui pourrait bientôt échouer à la grande Ontario, mère si généreuse du non moins généreux Dominion britannique, plus meilleur pays au monde, envié de la planète entière au point d'y attirer des masses d'affamés venus goûter à la trépidante vie nocture des non moins trépidants Ontariens...

    C'est que, voyez-vous, la hausse de la piasse albertaine, tachée de cambouis et de sables bitumineux, fait mal autant aux Ontariens qu'aux Québécois et que la "manne" immigrante, venue jadis enrichir ce grand pays de poudrerie, ne l'enrichit plus depuis fort longtemps.

    Entre 1999 et 2006, l'Ontario a reçu des tonnes, des mégatonnes d'immigrants. En veux-tu, en v'là :

    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/migrt_poplt_imigr/602.htm

    1999
    Québec : 29,179
    Ont : 104,165

    2000
    Québec : 32,502
    Ont : 133,502

    2001
    Qué : 37,572
    Ont : 148,680

    2002
    Québec : 37,579
    Ont : 133,630

    2003
    Québec : 39,558
    Ont : 119,736

    2004
    Qué : 44,244
    Ont : 125 102

    2005
    Qué : 43,314
    Ont : 140,545

    2006
    Qué:44,681
    Ont : 125,917

    Entre 1999 et 2006, l'Ontario a donc reçu le nombre incroyable de 1,031,277 immigrants (c'est deux fois la population de la Terre-Neuve et du Labrador, plus que la population d'une cinquantaine de pays aux Nations-Unies !) contre un "modeste" 308,629 (autant que la population de l'Islande quand même !) pour le Québec.

    Dans la mythologie de "l'enrichissement par l'immigration" qu'on nous sert mur à mur, pareil apport de main-d'oeuvre, débordant d'énergie et bardée de diplômes, devrait permettre à l'Ontario de manger tout rond le pauvre p'tit Québec, xéno et si replié sur lui-même. Eh bien non Yolande !

    Entre 1999 et 2006, le PIB per capita au Québec a augmenté de 28,4% (36,968$/28,786$) alors qu'il n'augmentait que de 23,5% ( 43,902$/35,547$) en Ontario (tableau 4.3)

    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/TSC/pdf/chap4.pdf

    2000
    Qué : 6,2
    Ont : 6,1

    2001
    Qué : 2,4
    Ont : 1,1

    2002
    Qué : 3,6
    Ont : 3,5

    2003
    Qué : 3,2
    Ont : 1,9

    2004
    Qué : 4,1
    Ont : 3,5

    2005
    Qué : 3,1
    Ont : 2,7

    2006
    Qué : 3,0
    Ont : 2,7

    Le Québec a clanché l'Ontario à chaque année depuis le début du 21e siècle : Fleur de lys 7, Maple leaf 0.

    Entre 1999 et 2006 donc la production individuelle de chaque Québécois a crû de 4,9% de plus que celle de l'Ontarien, pourtant boostée aux puissantes hormones universelles, et si ouverte sur le monde !!! Si la production du Québécois avait crû au même rythme que celle de l'Ontarien, c'est de 1418$ de moins riche qu'on serait ! (36,968- (28,786 x 1,235)) Voilà pour ceux qui pensent que l'immigration enrichit une province !

    L'immigration n'enrichit pas une province ni un pays, sinon ça se saurait et tout le monde en ferait venir à pleins charters ! (le reste de l'humanité n'est quand même pas cave !). C'est la richesse qui attire les immigrants ce qui n'est pas du tout du tout la même chose. Mais ça c'est une autre histoire ; on y reviendra. »

  • Guy Gilbert
    Inscrit
    vendredi 6 juin 2008 07h29
    Les couples
    « Vous savez madame payette, les couples ne sont jamais parfaitement assortis. On favorise même les spécificités. C'est pourtant notre plus solide base de société pour construire un futur solide.

    C'est vrai, l'Ontario ne s'est pas toujours bien conduite, ni avec le Québec, nis avec ses autres voisins. Je suis même persuadé qu'on ne reviendrait pas très enthousiasmés d'une enquête auprès des ontarions moyens par rapport à leur perception du Québec. Faut-il pour cela fermer les yeux sur les choses adéquates à faire pour consolider notre futur?

    Je partage votre opinion concernant la curieuse gestion politique caméléon de monsieur Charest. Mais là, je pense qu'il a vraiment fait une bonne chose pour notre avenir.

    Nous connaissons les motifs de l'entêtement de monsieur Harper par rapport aux objectifs environnementaux. Cet entêtement n'apportera rien de bon aux canadiens.

    Guyglb@aol.com »

  • Guy Verville
    Abonné
    vendredi 6 juin 2008 07h49
    Jean Charest, la face cachée des Québécois
    « Qui est la vraie girouette nationale? Les Québécois peut-être? À lire votre description de Charest, je n'ai pu m'empêcher d'y voir le simple reflet dans lequel se mirent les Québécois. »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 6 juin 2008 07h58
    Bien trouvé !
    « Oui, Charest, c'est un caméléon doublé d'une girouette. Le premier change de couleur politique, la seconde de direction selon le vent politique. Robert Bourassa l'envierait.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 6 juin 2008 08h02
    Ontario-Québec, o.k. pour une vraie confédération !
    « Le Bas-Canada devait réaliser une confédération "États souverains qui délèguent certains pouvoirs à un organisme central" avec le Haut-Canada en 1867 mais, il s'est fait avoir dans ses négociations, qui ont résulté en une fédération de provinces "redevables au fédéral", pouvoir central suprème qui peut même invalider les lois de SES provinces. Messieurs Trudeau et Chrétien, full-fédéralistes anglophiles purs et durs, n'ont pas corrigé l'affaire quand ils ont "pondu" une autre constitution en 1982 en la rapatriant.

    Les Canadiens, incluant nos politiciens qui continuent de nommer le Canada, une CONFÉDÉRATION, devraient lire la défénition de ce mot dans leurs dictionnaires pour rectifier leurs discours.

    Si nos "premiers" Charest et McGuinty voulaient réaliser une vraie confédération, BINGO !, nous n'aurions plus peurs d'être minorisés par les autres provinces. Le gouvernement central ne serait plus leur boss.

    L'Union européenne est en route vers une vraie confédération. Voilà la solution pour le Québec qui devrait rallier de plus en plus de provinces canadiennes qui passent le plus clair de leur temps à se plaindre du gouvernement d'Ottawa. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 6 juin 2008 08h24
    Qui est la vraie girouette nationale?
    « Le PQ bien entendu. Charest ne pose aucun problème si ce n'est qu'il est insignifiant. Vous avez remarqué l'étrange silence politique de Parizeau, Bouchard, Landry, Boisclair? Comme si la cause souverainiste qu'ils voulurent défendre au nom des québécois étaient une affaire de "job" non d'idéal. Ce n'est pas girouette ça? On n'a jamais vu de vrais politique abandonné si vite un idéal. On dit ça en français de l'opportunisme. Pour l'heure madame Marois parle "politique" mais sitôt qu'elle partira et sera remplacée par un nouvel employé à la cause, elle se taira elle aussi. En somme ils abandonnent les québécois à leur sort puisqu'ils ne se battent plus pour l'idéal. Un combat de longue haleine et nécessitant une foi sincère de combat quoitidien. Pourquoi ont-ils abandonné? En passant, Lord Durham avait vu des situations forts pertinentes quand aux strucutures de la mentlaité moderne québécoise. Une analyse objective serait intéressante à ce sujet. »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    vendredi 6 juin 2008 08h32
    Francos-hors-Québec?
    « Les francos-hors-Québec ne savent plus depuis longtemps ce que c'est que de vivre en français. Ils sont depuis cent ans obliger de quémander leurs services en français et des 4% appelés francophones, il n'en reste que 2.5% qui parlent la majorité du temps le français à la maison. Certains de ces francos sont même menacés de morts s'ils osent demander un peu de biliguisme dans leur ville. Même à Gatineau (Québec), des francophones depuis longtemps doivent exiger qu'on les serve en français et maintenant, c'est la ville qui les oblige à demander des services en français. Voilà où nous mène le rêve de la nouvelle Union du Haut et du Bas Canada de John-James "Durham"-Charest. »

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 6 juin 2008 09h01
    Unis et verts;Bravo!
    « J'applaudis l'initiative du Québec et de l'Ontario de s'unir pour un Canada plus vert.Ça me fait penser aux états de nouvelle angleterre qui s'unissent pour une politique verte. Dans les deux cas les provinces et états vont plus loin que les gouvernements fédéraux présents.Cette situation changera peut-être si aux USA les démocrates sont élus, et si au Canada les Libéraux sont élus...mais en attendant ce serait IRRESPONSABLE que les provinces ou états ne s'unissent pas pour compsenser l'irresponsabilité des partis fédéraux au pouvoir.Bravo M.Charest et McGuinty

    Est-ce qu'aux USA le Vermont s'indigne que son gouvernement s'unisse avec un état voisin pour mieux protéger l'environnement? Mme Payette fait vraiment de la "petite politique" ultra mesquine et ethnocentriste! La cause de la protection de l'environnement est INFINIMENT plus importante que les mesquineries ethnocentristes, et les chicanes de clôtures...qui nous rapelle les discours des curés contre les méchants anglos protestants..bla blab bla ..Ah le radottage... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 6 juin 2008 09h17
    Félicitations M. Jacques Noel !
    « D'accord avec votre bonne analyse.

    Nos gouvernements forcent pour augmenter l'immigration quand ils pensent que ça va favoriser leur réélection...point, pas parce qu'ils pensent que ça va être bon économiquement pour notre économie.

    Si c'était une plus grande population qui apportait la richesse, la Chine et l'Inde n'auraient que des millionnaires comme citoyens, ce qui est le contraire. »

  • Nadeau Béa
    Inscrite
    vendredi 6 juin 2008 09h26
    Physionomiste vous êtes et gentille de suroît!
    « La description d'un caméléon est amusante...n'empêche que ces transformations subites sans trop de chirurgies esthétiques coûtent cher à l'économie québécoise de plus en plus déguisée (nous aussi on va en avoir de toutes les couleurs style harper-conservateur indébranchable!)au détriment des liens sauvegardés de notre francophonie ontarienne encore minoritaire.
    Bon cinéma au lit à tous!! »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 6 juin 2008 09h39
    Les immigants, toujours les immigrants.
    « Ça se passe très bien en Ontario et à Toronto en particulier. J'adore y être et si on devait refaire l'histoire et empêcher de recevoir des immigrants, il n'y aurait que des amérindiens en Amérique. Alors? On a 90 000 ans de nomadismes avant qu'on se mette à penser tardivement à s'arrêter là où on accumulait les tombes des aïeux. On était des chasseurs et des errants comme les amérindiens pendant des millénaires avant de creuser le sol comme des paysans agriculteurs et de voir son père enfoui parce qu'on l'avait inhumé. Enterrer son père quelque part nous donne-t-il le droit de possèder son lieu de repos? Les immigrants sont gens libres comme quiconques. Il est vrai comme l'écrivit Wang Fou-tche (1619-1692): "Tous les êtres du monde se prêtent un mutuel appui sauf les hommes." Rien n'a changé depuis cette remarquable constatation. »

  • martin dubois
    Abonné
    vendredi 6 juin 2008 09h55
    excellent texte !
    « Quelle verve vous avez ces temps-ci madame Payette !
    Votre description est d'une grande justesse.
    Force est cependant de constater que beaucoup de québécois se laissent aveugler par ces belles démonstrations artificielles. Si l'Ontario se rapproche du Québec, c'est dans l'espoir de contrôler davantage notre économie(comme si ce n'était déjà pas suffisamment le cas !)
    Le seul partenaire qui en profitera est l'Ontario, of corse. Trouver de nouvelles façons de nous exploiter, voilà le véritable sens de cette rencontre où Jean Charest n'est qu'un faire-valoir (un autre !)
    La vente de feu de nos acquis économiques ne fera donc que s'intensifier. Il y a tellement d'ignorants au Québec qui confondent des vessies avec des lanternes.
    Heureusement qu'il y a encore des centaines de milliers d'entre nous qui voient clair... »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    vendredi 6 juin 2008 09h58
    Vous faites de la petite politique
    « Chère Madame Payette, vous aviez plus de profondeur quand vous étiez en politique active. Si, enfin, les deux provinces centrales arrivent à amorcer une ébauche de front commun, de ce qui pourrait ressembler un jour à une véritable confédération, vous voilà à parler de «coucherie» politique (embedded). Les dés roulent présentement pour l'Ouest et l'Est. Reste au Centre de s'allier plutôt que de se déchirer. Quel mal y a-t-il là ? À moins de chercher à tout prix la petite bête noire...

    En passant, vous auriez dû assister aux dictées de Bernard Pivot. L'accord des participes passés, c'est le seul, mise à part ma maîtresse d'école du primaire, qui expliquait clairement et simplement la règle universelle. Quel que soit l'auxiliaire ou les verbes pronominaux, il s'agit de tourner la phrase autrement. Vous écrivez : «...bien peu de Québécois se sont demandés». C'est une faute. Vous l'aviez pourtant trois lignes plus haut : «Je (vous, féminine) me suis dit...» Le «se» qui précédait votre «demandés» a le même sens que le «me» qui précède «dit» : pas de complément direct : «se sont demandé», quand on tourne la phrase autrement veut dire : «ont demandé à soi-même», tout comme «je me suis dit» signifie : «j'ai dit à moi-même». Indirect, ma chère que je n'ai pas appelée (direct)Lise. À bonne «entendeure» salut ! »

  • Émilie Robichaud
    Abonnée
    vendredi 6 juin 2008 10h20
    Que trop d'effort
    « Je trouve toujours que c'est un peu ridicule d'utiliser un mot anglais ("embedded") pour faire plus "cool" ou alors pour que ça choque plus alors qu'il n'a aucun lien dans le contexte. "Embedded" a un sens proche de "inclus" ou "incorporé", rien à voir avec l'interprétation farfelue donnée dans le texte.
    Si le but était de trouver un prétexte pour faire un lien avec la guerre en Irak ou donner une autre connotation douteuse, en bout de ligne il ne reste qu'un texte maladroit dont les fils (et la hargne?) paraissent beaucoup trop. Le point de vue est intéressant (que l'Ontario n'a pas d'amis et que Jean Charest est un caméléon) mais le véhicule n'est franchement pas à la hauteur. »

  • Vincent de Grandpré
    Inscrit
    vendredi 6 juin 2008 10h31
    La Clique mercantile
    « Pas trop étonnant.. Jean Charest est au service de la clique mercantile fédéraliste qui se trouve en majorité au Québec et en Ontario. Celle là même qui a probablement organisé le Love-In de 1995 à Montréal. Celle là même qu'on peut discerner sur leur site web. Les 100 plus grosses entreprises canadians. Pour la position de Jean Charest, visitez http://www.ceocouncil.ca/fr/corporate/national.php et réfléchissez un peu, je crois que ça peut éclairer. Alors, tout comme pour le double salaire du premier ministre, je repose la question : Quels intérêts sert-il une fois au pouvoir ?? Le site du CCCE est instructif quant aux directives de gouvernance publique et privée qui découlent d'intérêts économiques avec les états unis... Vraiment enrichissant comme ressource.

    Pour ma part, la girouette est limpide du moment qu'on saisit que le premier ministre galipote avec l'élite d'affaires et qu'à partir de là il a la liberté d'agir à sa guise et de ne pas s'attirer les embrouilles avec les géants d'affaires, ce qui lui assure l'immunité des vacheries que ces gens sont capable de faire.

    En tout respect pour chacun, l'histoire nous apprends qu'il n'y a pas d'amis dans le monde mercantile quand il s'agit de faire du profit sur le dos d'une population à moitié naïve.

    Ce serait ça, son fédéralisme et son cheval de bataille déguisé. Vivement le texte d'opinion. Merci madame Payette. »

  • Jean François Carrière
    Abonné
    vendredi 6 juin 2008 10h48
    La cassette (bis)
    « Comment rester indifférent à un tel étalage de nostalgie canadienne française vs les "maudits anglais". Vous devriez savoir que la politique exige dans certains cas la formation d'alliances stratégiques afin de mettre un peu de poids à nos requêtes. Cette alliance, spontanée certes et peut-être choquante aux yeux des anciens et autres nationalistes ethniques, à tout de naturel: l'Ontario et le Québec partage plusieurs similitudes du point de vue économique, social, politique et (oui, oui) culturel. Dans le cas qui nous occupe, l'environnement et le secteur manufacturier est au centre des préoccupations de ces deux provinces. L'environnement est au coeur des préoccupations des Québécois et des Ontariens, et le Gouvernement fédéral n'en fait qu'à sa tête. Ensuite la situation économique mondiale est telle que les économies manufacturières de ces deux provinces vivent des jours très difficiles (parlez en aux travailleur de GM à Oshawa)sans qu'Ottawa lève le petit doigt. Au-delà de notre position sur le débat constitutionnel, une telle alliance demeure souhaitable et tout à fait pertinente. Un peu de pragmatisme s'il vous plaît Madame Payette.
    Jean-François Carrière »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    vendredi 6 juin 2008 11h30
    Dis-moi qui te gouverne...
    « ... et je te dirai qui tu es! M. Charest représente assez bien l'ambigüité des Québécois, tout comme les Lévesque, Trudeau, Parizeau, Chrétien et autres. La démocratie a de ces fantaisies qui font qu'il est difficile pour un leader politique d'avoir une vision d'avenir qui soit entièrement appuyée par les électeurs, particulièrement dans des sociétés multiculturelles comme les nôtres.

    Les Québécois dits « de souche » peuvent penser qu'ils ont une identité et une culture assez fortes pour être embrassées par les nouveaux venus mais cela est loin d'être certain, particulièrement compte tenu du contexte nord-américain. D'un autre côté, le Québec, quoiqu'il advienne, a intérêt à bâtir des alliances avec le plus de partenaires possible, notamment ses voisins immédiats, pourvu qu'il n'y perde pas son identité.

    Les canadiens des autres provinces ne sont pas les ennemis des Québécois francophones, loin de là. Le temps des guerres et des batailles rangées est fini depuis longtemps et s'il ne faut pas oublier le passé - qui est garant de l'avenir - il est aussi important de lire la situation telle qu'elle est aujourd'hui au début du XXI ième siècle et il est peut-être préférable d'accepter que beaucoup de Canadiens ont les mêmes aspirations que les Québécois.

    Finalement, plusieurs provinces canadiennes se rendent compte que le carcan fédéral risque de nuire à leurs intérêts à moyen et long terme. Cette « vache sacrée » de fédération n'est ultimement pas immuable et il n'est pas dit que le Québec ne trouvera pas quelques alliés dans les autres provinces qui voudraient changer les choses. Dans le contexte de la mondialisation et des changements climatiques où nous sommes tous terriens et tous dans le même bateau, l'intérêt commun pourrait faire changer bien des choses. À défaut d'un message clair du peuple québécois, l'ambigüité risque de durer longtemps à moins que l'ambigüité elle-même soit ce message clair! »

  • Jean-Yves Grenier
    Abonné
    vendredi 6 juin 2008 11h56
    Vraiment pas fort... Mme Payette
    « Ce n'est certes pas du grand journalisme. »

  • Danny Garant
    Abonné
    vendredi 6 juin 2008 12h19
    Confédéralisme
    « Je suis désolé Mme Payette, je ne partage pas du tout votre opinion sur cette affaire. Dalton McGuinty et Jean Charest on fait exactement ce que tous gouvernements libéraux provinciaux ont fait avant la seconde guerre mondiale : faire un front commun contre Ottawa. Ils ont fait mieux. Ils ont procéder à un échange bilatérale en vue de faire consensus, au lieu de rester chacun sur leur pont avec le gouvernement fédéral. C'est l'esprit d'une confédération. Le partage. Et sans partage, il n'y a pas d'évolution. Isolé, on ne peut évoluer et cette société à besoin d'évoluer pour continuer à s'épanouïr. Que vous plaigniez de l'arrogance d'autrefois du l'Ontario, soite. Mais que vous choisissiez de les punirs alors qu'ils tendent la main en appelant à l'aide ne démontre que votre faiblesse. Car seul les faibles ne pardonne pas. Les forts transforment leurs ennemis en partenaires car ils savent pardonner aux moments oppurtuns. »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 6 juin 2008 12h43
    Où sont vos filles spirituelles Mme Payette?
    « Hier le ministre du Travail a traité la femme enceinte d'un député d'opposition de "grosse". Pas un mot à matin de nos féministes

    La semaine passée, un député libéral a comparé la sortie de VLB contre la reine-nègre à quelqu'un qui prend un arme et s'en va dans une école pour y faire quelque chose!!! Lorsqu'on sait que le quelque chose c'est la plus grande tuerie de l'histoire du Québec et que toutes les victimes étaient des femmes on mesure l'énormité de qu'il a dit. Pas un mot de nos féministes

    Lorsque le PM a a traité Mme Carbonneau de "p'tite madame". Aucune réaction des féministes. Aucune réaction non plus lorsqu'il a traité une députée péquiste de "maudite chienne"

    Mme Payette: où sont vos filles spirituelles? »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    vendredi 6 juin 2008 13h07
    Si Lévesque et Parizeau avaient cédé devant leurs "petits amis"?
    « @Richard Desrochers,

    L'abonné(du Devoir) que vous êtes, ne semble n'avoir rien retenu de la modération et des analyses de qualité de ce Journal indépendant! Le Devoir appartient à ses lecteurs.
    Gesca appartient à Paul Desmarais. Donc...
    *
    À la lecture du Devoir, vous auriez dû évoluer vers une plus grande ouverture d'esprit à la Montoya(hihi), lui, au moins n'est pas d'une partisannerie enfantine! Lui, au moins, il apporte des arguments qui peuvent à l'occasion se défendre.
    Mais vous...
    *
    Je vous ferai remarquer pour terminer que le PLQ depuis Bourassa, a signé des conventions collectives pro syndicales les plus irréalistes compte tenue de nos capacités de payer!
    C'est pourquoi toutes les années de déficit allant jusqu'à 6 milliards(1994) sont apposées du sceau Libéral.
    *
    Et on nous sérine(La Presse) que L'économie est une force du parti libéral...Pourtant tous les faits démontrent le contraire...
    L'irresponsabilité fiscale est la marque de commerce du PLQ, et encore aujourd'hui -- ex: réduction d'impôt de 5G en 5 ans, sans parler des 10 dossiers sur lesquels ce gouvernement contribue depuis 2003 à la déconstruction du Québec! À l'exemple d'ailleurs de la désorganisation civile engendrée
    par les désastreuses défusions!

    Qui en parle aujourd'hui? Pourtant c'est à la base de tout cet immobilisme décrié par tous!

    Faut vraiment être partisan pour ne pas voir que c'est seulement sous le règne souverainiste que le Québec avance!

    Nommez-moi les décisions structurantes pour faire avancer le Québec sous les administrations Libérales?

    En tous les cas, les "petits amis" du PQ y ont goûté en maudit en 1982!!
    Avez-vous pensé quelles en serait les conséquences sur les finances publiques si Lévesque et Parizeau avaient cédé devant leurs "petits amis"? »

  • Yves A. Delvallé
    Inscrit
    vendredi 6 juin 2008 13h35
    divisez pour croupir!
    « Encore une fois nous avons devant nous la pauvre expression d'une des tenantes du Non sous toutes ses formes!
    quel dommage tant d'obscurantisme!
    Aveuglée par un sectarisme proverbial, l'ex miinistre du PQ
    (petit québec) fait la démonstration-si besoin était- de la négation à tous prix!!
    Dieu Merci ces tristes sires ne sont plus au pouvoir! »

  • Jean-G. Lengelle
    Inscrit
    vendredi 6 juin 2008 15h30
    Profondément stupide, et encore plus profondément stupide.
    « Quand est-ce que Le Devoir nous libérera de ce Trissotin en jupons? »

  • Claude Poulin
    Inscrit
    vendredi 6 juin 2008 16h41
    Cet esprit que ne sert pas sa cause
    « Madame Payette se demande si Jean Charest est un vrai fédéraliste? Voilà un parfait exemple de cet esprit de dérision qui frise le mépris. Cette dame qui ne sait pas retenir ses humeurs devrait se rappeler que cet esprit, dans le présent comme dans le passé, ne sert pas sa cause. Claude Poulin Québec/Sillery »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 7 juin 2008 12h08
    Les immigrants, toujours les immigrants.
    « Encore du copier-coller, hors-propos, à la façon ti-père montoya... »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    samedi 7 juin 2008 13h18
    Quel triste personnage cet abonné qui se nomme Lengellé!
    « @Jean-G. Lengellé

    ..« Quand est-ce que Le Devoir nous libérera de ce Trissotin en jupons? »

    Désabonnez-vous espèce d'"OSTROGHOT"!

    Les hommes ne sont pas fiers de vous! »

  • Michel Savard
    Inscrit
    samedi 7 juin 2008 16h38
    Parlant de girouette !
    « Depuis plus de 40 ans, nous avons au Québec un parti qui a proposé tour à tour et selon que le vent lui semblait favorable :

    -la souveraineté-association (avec ou sans trait d'union),
    -l'indépendance,
    -la séparation,
    -la souveraineté,
    - un premier référendum avec une question on ne peut plus
    ambigüe,
    - le beau risque,
    -l'affirmation nationale,
    -l'indépendance sans partenariat,
    -l'indépendance avec partenariat,
    -un deuxième référendum avec une question pas plus claire
    que lors du premier,
    -la promesse d'un 3e référendum dépendant des conditions
    gagnantes (Bouchard),
    -la promesse d'un 3e référendum dans les 1000 jours (Landry),
    -la conversation nationale à la sauce Pauline
    -et finalement, l'indépendance sans référendum !

    Qui sont les vraies girouettes, madame Payette ? Il est vrai que lorsque l'on est "embedded" avec le PQ comme vous l'êtes, il est vraiment préférable de chercher la paille dans le parti adverse que de voir la poutre dans le parti qui vous colle à la peau ! »

  • martin dubois
    Abonné
    dimanche 8 juin 2008 10h32
    vous faites réagir !
    « Mme Payette, c'est quand même incroyable combien vous dérangez les fédéralistes ! Excellent !
    Ces pauvres sont au pouvoir partout, la majorité des chroniqueurs sont à leur solde, mais ils en veulent encore plus !
    Ils ne seront satisfaits que le jour où tout le monde pensera pareil à eux, et évidemment ça n'arrivera pas. Afin de protéger leur sensibilité à fleur de peau et leur frustration perpétuelle, ils pourraient se contenter de lire les chroniques qui les flattent dans le sens du poil ! (et Dieu sait qu'il y en a des tonnes !) Mais non, ils sont incapables de supporter la contradiction, la dissidence, le désaccord. Et pourquoi sinon parce qu,ils ont peur d'avoir tord ? Et c'est justement pourquoi je préfèrerai toujours notre mouvement souverainiste, qui malgré ses divisions, aura toujours un sens critique plus aiguisé que ces moutons fédéralistes qui suivraient jusqu'en enfer n'importe quel marionnette, en autant que cette dernière se lève le matin en crachant sur les souverainistes. Cette absence de respect envers le 40% à 50% de la population qui est souverainiste, voilà le seul et unique poison du Québec. Ce sont ces fédéralistes méprisants qui nous ont toujours empêché d'avancer, qui vendaient les nôtres aux soldats anglais en 1837, et qui continuent leurs basses-oeuvres aujourd'hui. Depuis 1995, ces fédéralistes méprisants n'ont de cesse de se servir de notre défaite pour nier notre droit inaliénable à poursuivre notre quête d'un pays. Leurs stratégies sont toujours les mêmes : nous faire taire ou nous mépriser. Ils se tirent pourtant dans les pieds, car à chaque fois qu'ils émettent leurs messages hostiles, (comme certains de ceux qui ont répondu à cet article) ils nous démontrent, à nous souverainistes, pourquoi il faut persévérer : pas seulement pour un pays, mais aussi pour faire triompher le Québec de la couardise.
    Continuons le combat, et cessons de nous taire devant ces perroquets des hauts-pouvoirs, devant ces champions de la dépendance ! Continuez Mme Payette ! »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    lundi 9 juin 2008 22h01
    Garder le cap
    « À Michel Savard: c'est vrai que le PQ tergiverse et manque de courage face à la question nationale (convaincre une majorité à prendre son avenir en main). Mais c'est aussi vrai que les fédérastes de votre genre gardent le cap sur le déni de ce que nous sommes, à savoir un peuple à la merci d'un autre. Ça donne d'autres couleurs telles celles du 400e. Tout sauf le bleu. Allez donc vous faire voir avec Céline.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 16 juin 2008 06h37
    Le vrai visage des souverainistes
    « Madame Payette confirme par ses propos le vrai visage des souverainistes. D'un côté, ils prétendent vouloir s'ouvrir sur le monde, et de l'autre côté, ils dénigrent tout ce qui peut ressembler à une entente avec un autre gouvernement. Ce que vous voulez, c'est un repli du Québec sur lui-même, à moins bien évidemment, que ce soit une ouverture sur des pays faibles comme Haiti, sur lesquels nous pourrions avoir une ascendence. Vous avez peur de tout gouvernement dont l'influence ou la situation financière serait plus forte que celle du Québec. Vous voulez jouer, mais seulement si on vous laisse gagner. Vous vous sentez persécutés si vous ne tenez pas le haut du pavé. Vous êtes des 'losers' qui n'osent pas affronter ceux qui vous semblent plus forts. Heureusement, il y a des hommes comme M.Charest qui ne craint pas de jouer dans les grandes lignes et d'y retirer son épingle du jeu.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Michel Savard
    Inscrit
    mardi 17 juin 2008 13h43
    D'accord avec vous, M. Lafrance.
    « Vous dites que les souverainistes sont des "losers"? Pas surprenant! Même leur chef vénéré a été qualifié de la sorte. Martin Bisaillon a écrit, en 2004, un ouvrage sur René Lévesque intitulé : Le Perdant.
    Que dire de plus !
    M. Bisaillon a cependant constaté qu'au Québec, la critique de René Lévesque était un sujet pratiquement tabou ! »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
33 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009