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La claque

Marie-Andrée Chouinard   31 mai 2008  Canada
Le commissaire aux langues officielles a choisi une semaine où le premier ministre Stephen Harper nage dans la controverse pour faire ses propres critiques: le gouvernement conservateur n'exerce pas le leadership nécessaire pour élever le bilinguisme au rang de «valeur». Et vlan!
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  • Claude Smith
    Abonné
    samedi 31 mai 2008 08h59
    Ca ne changera rien !
    « La nomination d'un juge bilingue et la reconduction du plan d'action sur les les langues officielles ne changeront rien à la réalité du biliguisme au Canada anglais. Quant au Québec, n'oublions pas que les fonds consacrés au bilinguisme par le fédéral ont aidé à combattre la loi 101. Deuxièmement, il est faux de prétendre que le Québec devient de plus en plus français. Par contre, il est vrai qu'une majorité de Québécois s'identifient encore au Québec plutôt qu'au Canada. Par exemple, nous fêtons beaucoup plus spontanément et chaleureusement notre fête nationale du 24 juin que la fête du Canada du 1 juillet.

    Claude Smith
    claude-françoise@videotron.ca »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 31 mai 2008 12h17
    La saga continue
    « Après de longues luttes :
    « Le premier timbre bilingue a été produit en 1927 ...
    Les billets de banque bilingues ont été mis en circulation en 1937...
    Le gouvernement fédéral émet ses chèques en français et en anglais depuis 1962.»
    (www.tbs-sct.gc.ca/pubs_pol/hrpubs/TB_A3/OLFI1-1F.asp)

    Maintenant, on doit se bat pour avoir des juges bilingues.

    Et il est toujours très de difficile de se faire servir en français chez Air Canada ...

    La saga de la reconnaisssance réelle d'un des deux peuples fondateurs et du fait français continue. On en est toujours là, à exiger des choses qui sembleraient aller de soi dans ce « plusse meilleur » pays du monde. »

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 31 mai 2008 15h31
    Durham avait raison
    « Lord Durham a écrit au milieu du XIXe siècle que le peuple français du Canada était irrémédiablement voué à l'assimilation, donc à la disparition. Ce dont il ne semblait pas se douter, c'est que les descendants des commerçants anglais d'après la conquête mettraient tant d'acharnement à provoquer ce dénouement. Si, comme le souligne Claude Smith (Ça ne changera rien), les Québécois fêtent plus spontanémenet et plus chaleureusement la Saint-Jean-Baptiste que la Confédération. on peut croire que ce penchant tient de plus en plus de la folklorarisation. Comment expliquer autrement qu'avec Harper, les Anglo-Canadiens aient pu récupérer à leur avantage le 400e anniversaire de la ville de Québec en envoyant la gouverneur général issue du Québec et auparavant citoyenne française se pavaner en France pour alimenter dans la mère-patrie le mythe de la survivance des parlants français hors Québec ?

    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    dimanche 1 juin 2008 08h27
    Pour une mobilisation des québécois derrière M. Fraser
    « Le bilinguisme au Canada est une condition essentielle pour la survie du Canada comme pays. Mais c'est aussi un élément important pour la survie et le rayonnement du français en Amérique du Nord. Malgré les mauvaises expériences que les québécois ont eu avec des Commissaires aux langues officielles, entre autre avec M. D'Iberville Fortier, ceux-ci doivent se regrouper derrière M. Fraser. Il tire dans la bonne direction. Anglophone originaire d'Ottawa, c'est probablement un descendant du clan écossais highlander Fraser. On attribue à ce clan une origine française, et une explication possible de son nom est la déformation du mot fraisier, dont trois feuilles illustrent le blason. Le clan Fraser a combattu avec les highlanders contre l'armée anglaise à la bataille de Culloden, mais s'est retrouvé sous les ordres du Général Wolfe aux plaines d'Abraham, avant de se porter à la défense du Canada contre les Américains en 1775. Les hommes du clan Fraser sont reconnus historiquement comme de bons combattants. M. Fraser entreprend un combat qui est à l'honneur de tous les canadiens, incluant les québécois, qui ont des origines écossaises, dont mes enfants, qui ont du sang écossais par leur mère. »

  • Bernard Desgagne
    Abonné
    lundi 2 juin 2008 12h32
    Avoir le courage de ses convictions
    « Madame Chouinard,

    Il va falloir que vous expliquiez à vos lecteurs comment vous pouvez conclure votre éditorial en suggérant à M. Harper d'en faire davantage pour le bilinguisme. Vous écrivez pourtant ceci dans les paragraphes précédents:

    «force est d'admettre que le rêve d'un bilinguisme inscrit au chapitre des valeurs n'est qu'un cuisant échec. Un pur fantasme. Une chimère!»

    «Combien de ces bilans négatifs sont-ils tombés dans la même fatale indifférence?»

    «Les mêmes taches maculent encore le dossier du bilinguisme, le réduisant à l'état de fiction.»

    Soyez logique. Vous ne pouvez pas écrire que 40 ans de bilinguisme officiel et des milliards de dollars n'ont rien donné tout en réclamant que l'on poursuive dans la même veine, en injectant encore plus d'argent.

    Est-il encore trop révolutionnaire pour un éditorialiste du Devoir de dire simplement que, compte tenu de l'expérience et des nombreuses études sur la question linguistique, le bilinguisme doit être fondamentalement remis en question.

    En fait, puisqu'il y a une langue qui est minoritaire et qui a tendance à disparaitre en Amérique du Nord, et non pas deux, la politique du bilinguisme devrait être tout simplement remplacée par une politique d'appui à la langue française dont le Québec devrait être le principal maitre d'oeuvre.

    Il me semble aussi qu'un éditorialiste du Devoir devrait avoir le courage de dire ce que l'on ne lira jamais dans les pages éditoriales d'aucun autre journal du Québec, à savoir qu'une telle transformation de la politique linguistique est impossible dans le régime fédéral actuel et que l'avenir du français passe nécessairement par l'indépendance du Québec.

    Je sais que vous le pensez, mais il commencerait à être temps que vous et vos collègues ayez le courage de l'écrire sans craindre de passer pour de dangereux extrémistes. »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    mercredi 4 juin 2008 23h06
    Bonne analyse, mais quelle solution boiteuse, Mme Chouinard!
    « Bonjour,

    En efffet, Mme chouinard quelle belle analyse et constats d'échecs du CLO depuis 35 ans!
    *
    Se sont succédés au CLO : Keith Spicer ; Max F. Yalden ; D'Iberville Fortier ; Victor C. Goldbloom ; Dyan Adam et Graham Fraser.
    Ils ont tour à tour dénoncé le manque de volonté politique des gouvernements successifs : ont ils tous eu tort depuis 35 ans?
    Officiellement non!
    Mais dans les faits ils savent pertinemment que c'est une nomination politique(à des amis) pour faire croire aux francophones que le Canada veut leur bien...
    *
    En vous lisant j'ai eu l'impression que vous nous décriviez un organisme mis en place.... pour donner au TEMPS le temps de faire son oeuvre! Une coquille vide, un attrape-nigaud!
    *
    Est-ce dire que les francos du ROC sont d'une patience incommensurable?
    Donc, qu'eux aussi savent la vérité, mais que pour ne pas perdre le financement du Canada ils doivent être patient jusqu'à ce qu'ils meurent...assimilés!
    *
    Et vous concluez très très bizarrement, comme le souligne avec justesse M.Desgagné, que nous devons presque garder espoir...

    Comment logiquement peut-on en arriver à cette conclusion Mme Chouinard?

    Voulez-vous dire que l'on devrait espérer la nomination dans 3 ans d'un 7ème commissaire, 40 ans plus tard, qui lui réussirait?

    Il n'est jamais trop tard pour mettre votre poing sur la table.

    Vous avez le droit à une reprise! Même à deux... »

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