Josée Verner refuse de se prononcer sur le bilinguisme des juges à la Cour suprême
Québec — La ministre des Langues officielles, Josée Verner, refuse de dire si elle favorise la nomination d'un juge bilingue à la Cour suprême.
Le gouvernement fédéral a mis sur pied un processus visant à trouver un remplaçant au juge Michel Bastarache pour siéger au plus haut tribunal du pays et, depuis, les pressions se multiplient pour que ce nouveau juge maîtrise les deux langues officielles du pays.
Invitée à se prononcer sur cette question hier, à l'occasion d'un point de presse à Québec, la ministre Verner s'est défilée, disant qu'elle préférait ne pas intervenir dans le choix du magistrat.
«Je vais laisser le processus en cours se faire, se suivre», a-t-elle déclaré quand on lui a demandé s'il était nécessaire d'être bilingue pour accéder au poste de juge à la Cour suprême du Canada.
Mme Verner a même avoué son ignorance quant au mécanisme de sélection des candidats mis en place par son gouvernement en vue de nommer le successeur au juge Bastarache, parti à la retraite.
«Si ma mémoire est fidèle, le processus a été lancé soit au début de la semaine ou à la fin de la semaine dernière. Il faudrait que je prenne davantage d'information sur le processus», a-t-elle admis, ne voulant visiblement pas s'étendre sur la question.
En fait, c'est mercredi que le ministre de la Justice, Rob Nicholson, a indiqué que le gouvernement compilerait une liste de candidats au poste laissé vacant par le juge Bastarache.
Cette liste sera ensuite examinée par un comité de sélection composé de cinq députés: deux conservateurs, un libéral, un bloquiste et un néo-démocrate. Ce comité réduira alors la liste à trois candidats, et c'est le premier ministre Stephen Harper qui se réservera le choix final.
Au cours des dernières semaines, à la fois le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, les partis d'opposition à la Chambre des communes de même que l'Assemblée nationale ont joint leur voix pour exhorter le premier ministre Harper et les parlementaires fédéraux à privilégier un candidat capable de maîtriser le français et l'anglais.
De plus, le projet de loi du député libéral Denis Coderre, qui exige que les juges de la Cour suprême du Canada soient bilingues, ne rencontrera pas d'obstacle de la part des autres partis d'opposition.
Le 21 mai, à l'unanimité, les trois partis représentés à l'Assemblée nationale adoptaient une motion affirmant que la maîtrise de la langue française devait être une condition «préalable et essentielle» à la nomination d'un juge de la Cour suprême du Canada. Cette motion a été transmise au Parlement d'Ottawa.
Jeudi, le commissaire aux langues officielles dénonçait dans son rapport annuel le manque de leadership et de vision du gouvernement Harper en matière de protection des langues officielles, particulièrement en ce qui a trait à la langue de travail.
M. Fraser déplorait aussi le retard du gouvernement à faire connaître sa stratégie sur les langues officielles, celle du gouvernement précédent étant échue depuis le 31 mars dernier.
Comme elle le fait depuis des semaines, la ministre Verner a répété hier qu'une annonce était «imminente» dans ce dossier.
«On est convaincus qu'on a une bonne stratégie. On est convaincus que les communautés vont être contentes», a-t-elle ajouté.
Le gouvernement fédéral a mis sur pied un processus visant à trouver un remplaçant au juge Michel Bastarache pour siéger au plus haut tribunal du pays et, depuis, les pressions se multiplient pour que ce nouveau juge maîtrise les deux langues officielles du pays.
Invitée à se prononcer sur cette question hier, à l'occasion d'un point de presse à Québec, la ministre Verner s'est défilée, disant qu'elle préférait ne pas intervenir dans le choix du magistrat.
«Je vais laisser le processus en cours se faire, se suivre», a-t-elle déclaré quand on lui a demandé s'il était nécessaire d'être bilingue pour accéder au poste de juge à la Cour suprême du Canada.
Mme Verner a même avoué son ignorance quant au mécanisme de sélection des candidats mis en place par son gouvernement en vue de nommer le successeur au juge Bastarache, parti à la retraite.
«Si ma mémoire est fidèle, le processus a été lancé soit au début de la semaine ou à la fin de la semaine dernière. Il faudrait que je prenne davantage d'information sur le processus», a-t-elle admis, ne voulant visiblement pas s'étendre sur la question.
En fait, c'est mercredi que le ministre de la Justice, Rob Nicholson, a indiqué que le gouvernement compilerait une liste de candidats au poste laissé vacant par le juge Bastarache.
Cette liste sera ensuite examinée par un comité de sélection composé de cinq députés: deux conservateurs, un libéral, un bloquiste et un néo-démocrate. Ce comité réduira alors la liste à trois candidats, et c'est le premier ministre Stephen Harper qui se réservera le choix final.
Au cours des dernières semaines, à la fois le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, les partis d'opposition à la Chambre des communes de même que l'Assemblée nationale ont joint leur voix pour exhorter le premier ministre Harper et les parlementaires fédéraux à privilégier un candidat capable de maîtriser le français et l'anglais.
De plus, le projet de loi du député libéral Denis Coderre, qui exige que les juges de la Cour suprême du Canada soient bilingues, ne rencontrera pas d'obstacle de la part des autres partis d'opposition.
Le 21 mai, à l'unanimité, les trois partis représentés à l'Assemblée nationale adoptaient une motion affirmant que la maîtrise de la langue française devait être une condition «préalable et essentielle» à la nomination d'un juge de la Cour suprême du Canada. Cette motion a été transmise au Parlement d'Ottawa.
Jeudi, le commissaire aux langues officielles dénonçait dans son rapport annuel le manque de leadership et de vision du gouvernement Harper en matière de protection des langues officielles, particulièrement en ce qui a trait à la langue de travail.
M. Fraser déplorait aussi le retard du gouvernement à faire connaître sa stratégie sur les langues officielles, celle du gouvernement précédent étant échue depuis le 31 mars dernier.
Comme elle le fait depuis des semaines, la ministre Verner a répété hier qu'une annonce était «imminente» dans ce dossier.
«On est convaincus qu'on a une bonne stratégie. On est convaincus que les communautés vont être contentes», a-t-elle ajouté.
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