Tournée européenne - L'entourage du premier ministre commet un impair diplomatique
L'annonce, fausse, d'un changement de politique de l'Italie en Afghanistan met Harper dans l'embarras
Photo : Agence Reuters
Le premier ministre Stephen Harper et son homologue britannique, Gordon Brown, à qui il a rendu visite hier. La veille, M. Harper avait discuté avec le président italien, Silvio Berlusconi, à Rome, et, suivant cette rencontre, l’entourage du premie
Londres — Moins de 72 heures après la démission de son ministre des Affaires étrangères, le gouvernement du Canada se retrouve une nouvelle fois dans l'embarras sur la scène internationale à cause d'une bourde commise par l'entourage du premier ministre Stephen Harper.
Des représentants canadiens ont en effet fièrement annoncé aux médias hier matin, à Rome, que le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, avait décidé de modifier les conditions d'engagement de ses troupes en Afghanistan à la suite de sa rencontre de mercredi soir avec M.Harper.
Quelques journalistes ont eu le temps de transmettre l'information à leur salle de nouvelles en Amérique du Nord avant le décollage de leur avion pour Londres.
Le hic, c'est que l'information rapportée était fausse. Les responsables du bureau du premier ministre avaient mal compris une dépêche de l'Agence France-Presse annonçant que Berlusconi réfléchissait à la possibilité d'assouplir les règles en vigueur pour les quelque 2500 militaires de son pays participant à la mission de l'OTAN.
D'après les responsables canadiens, ces règles interdisent entre autres aux soldats italiens de participer à des opérations nocturnes, de faire des attaques préventives ou de se déployer hors des provinces de Kaboul et de Hérat.
La porte-parole de M. Harper, Carolyn Stewart-Olsen, a donc été forcée de corriger le tir. Quelques minutes après le décollage, elle a précisé aux journalistes que la position de M. Berlusconi a certainement évolué mais qu'il n'a pas encore fait connaître sa décision.
L'empressement de l'équipe Harper à corriger son erreur d'interprétation était tel que les journalistes ont été exceptionnellement autorisés à utiliser le téléphone satellite de l'avion gouvernemental pour rappeler leurs patrons au Canada.
Les premières informations transmises par l'équipe du premier ministre n'avaient heureusement pas encore été diffusées par les grands réseaux. Ces derniers ont toutefois fait leurs choux gras de cette nouvelle gaffe aux répercussions internationales.
Cette erreur a contribué à assombrir le voyage éclair de M. Harper en Europe, déjà entaché par le parfum de scandale entourant la démission du ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier, lundi soir.
Les circonstances de son départ et les détails de sa relation avec Julie Couillard, qui font les manchettes au pays depuis quelques jours, ont eu des échos dans la presse européenne. Au cours des derniers jours, plusieurs quotidiens, dont Le Monde (France), Le Figaro (France), The Times (Angleterre) et Corriere della Sera (Italie) ont rapporté l'affaire.
Stephen Harper devait quitter hier soir le Vieux Continent, où il a passé trois journées bien remplies à discuter d'environnement et de commerce transatlantique avec ses homologues de quatre pays.
Pendant son séjour, il n'a répondu aux questions des médias canadiens qu'à une seule occasion, à Paris. Il n'a fait aucun commentaire sur la plus récente gaffe de son équipe.
Des représentants canadiens ont en effet fièrement annoncé aux médias hier matin, à Rome, que le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, avait décidé de modifier les conditions d'engagement de ses troupes en Afghanistan à la suite de sa rencontre de mercredi soir avec M.Harper.
Quelques journalistes ont eu le temps de transmettre l'information à leur salle de nouvelles en Amérique du Nord avant le décollage de leur avion pour Londres.
Le hic, c'est que l'information rapportée était fausse. Les responsables du bureau du premier ministre avaient mal compris une dépêche de l'Agence France-Presse annonçant que Berlusconi réfléchissait à la possibilité d'assouplir les règles en vigueur pour les quelque 2500 militaires de son pays participant à la mission de l'OTAN.
D'après les responsables canadiens, ces règles interdisent entre autres aux soldats italiens de participer à des opérations nocturnes, de faire des attaques préventives ou de se déployer hors des provinces de Kaboul et de Hérat.
La porte-parole de M. Harper, Carolyn Stewart-Olsen, a donc été forcée de corriger le tir. Quelques minutes après le décollage, elle a précisé aux journalistes que la position de M. Berlusconi a certainement évolué mais qu'il n'a pas encore fait connaître sa décision.
L'empressement de l'équipe Harper à corriger son erreur d'interprétation était tel que les journalistes ont été exceptionnellement autorisés à utiliser le téléphone satellite de l'avion gouvernemental pour rappeler leurs patrons au Canada.
Les premières informations transmises par l'équipe du premier ministre n'avaient heureusement pas encore été diffusées par les grands réseaux. Ces derniers ont toutefois fait leurs choux gras de cette nouvelle gaffe aux répercussions internationales.
Cette erreur a contribué à assombrir le voyage éclair de M. Harper en Europe, déjà entaché par le parfum de scandale entourant la démission du ministre des Affaires étrangères Maxime Bernier, lundi soir.
Les circonstances de son départ et les détails de sa relation avec Julie Couillard, qui font les manchettes au pays depuis quelques jours, ont eu des échos dans la presse européenne. Au cours des derniers jours, plusieurs quotidiens, dont Le Monde (France), Le Figaro (France), The Times (Angleterre) et Corriere della Sera (Italie) ont rapporté l'affaire.
Stephen Harper devait quitter hier soir le Vieux Continent, où il a passé trois journées bien remplies à discuter d'environnement et de commerce transatlantique avec ses homologues de quatre pays.
Pendant son séjour, il n'a répondu aux questions des médias canadiens qu'à une seule occasion, à Paris. Il n'a fait aucun commentaire sur la plus récente gaffe de son équipe.
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