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Affaire Bernier: un trou de cinq semaines

28 mai 2008  Canada
Ottawa — Cinq semaines un peu trop mystérieuses. Au lendemain des révélations de Julie Couillard concernant son ex-conjoint, le ministre déchu Maxime Bernier, les partis d'opposition à Ottawa ont réclamé des explications sur le temps qu'a mis la dame à restituer les documents gouvernementaux laissés chez elle.

La colline parlementaire fédérale était survoltée, hier, au lendemain de la démission fracassante de celui qui fut un temps considéré comme le dauphin du premier ministre Stephen Harper. Mais loin de calmer le jeu, la sortie de cabinet de M. Bernier a relancé toutes les conjectures sur les menaces potentielles posées à la sécurité nationale par ses fréquentations louches. Une enquête indépendante, en plus de la «révision» promise par le ministère des Affaires étrangères, est réclamée.

Les partis d'opposition doutent de la version officielle voulant que ce ne soit que dimanche que

M. Bernier a su qu'il avait oublié en avril des documents classés secrets chez son ex-copine, Julie Couillard, et qu'il n'en aurait informé son chef que le lendemain après-midi. Le Parti libéral, en particulier, sait par son passage au pouvoir que de tels documents sont souvent numérotés et étroitement surveillés. Le ministre qui les sort du bureau doit régulièrement rendre des compte à son entourage sur ce qu'il en fait.

Invité à le faire par le député bloquiste et ancien ministre péquiste responsable de la lutte contre le crime organisé, Serge Ménard, le ministre Peter Van Loan a déclaré solennellement que «le bureau du premier ministre n'a eu aucune information au sujet des documents avant hier [lundi]».

En entrevue au réseau TVA, Mme Couillard affirme que les documents gouvernementaux exposant la position canadienne face à l'OTAN en vue du sommet tenu à Bucarest ce printemps ont été laissés chez elle vers la mi-avril. Elle s'est dite «paniquée» d'avoir de tels documents à la maison, si bien qu'elle a contacté un avocat pour savoir quoi en faire. C'est ce dernier qui aurait très récemment restitué à l'État canadien les précieuses feuilles. Il se serait donc écoulé environ cinq semaines. Ce délai inquiète le député libéral Denis Coderre. «Quels gestes concrets ont été posés pour s'assurer que ces documents n'ont pas été photocopiés et distribués au crime organisé?»

Alors qu'il se trouvait à Paris pour son voyage officiel qui le mène justement dans quatre pays membres de l'OTAN, Stephen Harper a été interrogé sur ce point et s'est fait rassurant. «Nous n'avons aucune information indiquant que des documents ont circulé. Les documents ont été retournés au gouvernement du Canada. [...] Pour l'instant, nous n'avons aucune information suggérant que des secrets ont été découverts et que nos alliés ont des raisons de s'inquiéter.» Le premier ministre a affirmé qu'aucun des alliés du Canada membres de l'OTAN n'avait manifesté son inquiétude.

M. Coderre veut savoir comment M. Harper pouvait être si confiant. «Est-ce que le premier ministre est rassuré parce qu'il a eu la transcription des conversations captées par le micro que vous avez posé?» Il faisait référence au micro qui, à ce que prétend Mme Couillard, aurait été posé à son insu dans son sommier. Est-ce vrai, et si oui, qui l'a posé? Là encore, la question était sur toutes les lèvres à Ottawa. La Gendarmerie royale du Canada (GRC)? Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS)? Ou les Hells Angels eux-mêmes, pour qui Mme Couillard n'est pas une étrangère, ayant dans le passé fréquenté deux hommes qui gravitaient dans ce milieu? Encore là, Stephen Harper a répondu qu'il n'avait «aucune raison de croire que c'est vrai» et a martelé que le gouvernement canadien ne faisait pas ce genre de surveillance.

Le doute concernant la sécurité de Mme Couillard est d'autant plus grand qu'on ignore où elle travaille et pour qui. En effet, les Investissements Kevlar ont émis un communiqué de presse, hier, affirmant que «Julie Couillard n'est pas une employée d'Investissements immobiliers Kevlar et ne l'a jamais été». Le communiqué rappelle que, comme le prévoit la loi, une agente immobilière affiliée doit faire chapeauter ses transactions par un courtier immobilier pour en assurer la conformité. «C'est ce que Kevlar aurait fait si la situation s'était présentée, mais Mme Couillard n'a réalisé aucune transaction pour le compte de Kevlar. Julie Couillard n'a pas et n'a jamais eu de bureau dans les locaux d'Investissements immobiliers Kevlar, ce qui explique que les employés de l'entreprise ne la connaissent pas.»

Lundi encore, Mme Couillard affirmait en entrevue être agente immobilière. Le site Internet de l'Association des courtiers et agents immobiliers du Québec (ACAIQ) ne lui associe aucun autre employeur potentiel que Kevlar. «Est-ce qu'elle est un prête-nom?», s'est demandé le député Coderre. Le Devoir révélait cette semaine que Mme Couillard a fondé une entreprise spécialisée dans la sécurité des aéroports et qu'elle avait déjà tenté d'obtenir des contrats dans les aéroports canadiens. Le ministre de la Sécurité publique a affirmé à cet égard, en réponse au Bloc québécois, que toutes les entreprises faisant de telles offres devaient se soumettre à des vérifications.

Pour clarifier toutes ces zones d'ombre, le Bloc québécois demandera au comité de la Sécurité publique de tenir des audiences et de convoquer Mme Couillard pour qu'elle réponde, cette fois, à toutes les questions sous serment. Le chef libéral Stéphane Dion réclame une enquête soit du Parlement, soit de la GRC.

Harper critiqué

Il a été impossible de savoir hier où se trouvait Maxime Bernier. À son bureau de circonscription, on nous renvoyait à Ottawa, où il a été impossible de parler à quiconque. Le message sur le répondeur du bureau parlementaire du député n'avait pas encore été modifié et invitait encore les gens à téléphoner à son bureau de ministre. Il n'était pas à la Chambre des communes non plus.

À la Chambre des communes, c'est surtout le jugement du premier ministre, qui a défendu Maxime Bernier jusqu'au bout, qui a été vertement critiqué. «Cinq heures avant que le ministre des Affaires étrangères ne démissionne, a rappelé le chef libéral, Stéphane Dion, le premier ministre a dit: "Je ne prends pas ces sujets au sérieux." En effet, il n'a pas pris ce sujet au sérieux, et cela révèle le déconcertant manque de jugement du premier ministre.»

Le gouvernement conservateur répète par ailleurs que la démission de M. Bernier n'a rien à voir avec le passé trouble de Julie Couillard. «Il importe peu que les documents aient été laissés dans un restaurant, chez un ami ou chez Mme Couillard, a lancé Peter Van Loan. C'était une grave erreur et le ministre a démissionné.»

Le départ de M. Bernier réduit le poids du Québec au sein du cabinet conservateur. Plus que quatre ministres en proviennent. À Québec, le premier ministre Jean Charest — lui-même issu de la famille conservatrice — s'est contenté d'affirmer que c'était «triste» pour M. Bernier. De son côté, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, s'est montrée plus loquace en soulignant la «position extrêmement problématique» de M. Bernier au regard de sa carrière politique. «Il a dû tirer la ligne lui-même» compte tenu du fait qu'il a oublié «des documents confidentiels chez une chérie qui, manifestement, n'est plus une chérie et qui a décidé de donner le document à une firme d'avocats.» La ministre est même allée plus loin en affirmant qu'«il est clair que cette personne-là a utilisé ce document pour mettre le ministre dans l'embarras». Pour le leader parlementaire de l'opposition officielle, Sébastien Proulx, c'est le poids politique du Québec qui vient de diminuer à Ottawa avec la démission de M. Bernier.

Avec la collaboration de Robert Dutrisac et Christian Rioux






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  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mercredi 28 mai 2008 05h51
    Des dessous vaporeux
    « Il est certainement difficile de démêler tous les dessous de l'affaire Maxime Bernier - Julie Couillard et ceux que l'on entrevoit laissent planer des zones obscures qui ne manquent pas d'attirer l'attention. Est-ce voulu, pour aguicher le chaland ou est-ce un moyen de distraire l'attention, de détourner le regard de sujets plus brûlants en laissant entrevoir des apparences prometteuses? Mais de quoi?

    Ce qui apparaît très clairement peut se résumer en quelques lignes. On a entendu des journalistes dire que Stephen Harper avait sacrifié son ministre des Affaires étrangères, auquel un bel avenir semblait promis. Mais ne serait-ce pas l'inverse? En donnant sa démission pour avoir oublié des documents confidentiels, M. Bernier conforte la position de S. Harper qui a toujours dit, et continue de le répéter, que cette démission n'a rien à voir avec les amours du ministre. Donc, M. Bernier protège son Premier ministre.

    En même temps, en ayant démissionné, il devait couper l'herbe sous le pied de l'Opposition, qui réclamait à cor et à cri la démission du ministre. C'est chose faite et l'Opposition était censée perdre des munitions et la tension créée à la chambre des communes par la liaison douteuse du ministre devait retomber. De plus, le moment choisi paraissait opportun, quoiqu'on en dise, puisque le Premier ministre se trouvant en Europe, la soupe chaude avait le temps de refroidir avant son retour. Les déclarations en clair-obscur de Julie Couillard semblent perturber quelque peu cette « stratégie ».

    Par ailleurs, si la démission de Maxime Bernier n'a rien à voir avec une liaison amoureuse suspecte, mais relève d'une faute professionnelle, celui-ci peut se retrouver en bonne position si ses électeurs lui font toujours confiance lors de la prochaine élection, ce qui semble être le cas, et l'ex-ministre pourrait retrouver un portefeuille, comme celui de l'Industrie, où il s'est déjà comporté honorablement. Il ne commettra plus l'erreur incriminante et le tour est joué. Donc, en retour de sa démission qui le protège, S. Harper protège à son tour l'avenir potentiel de Maxime Bernier, au cas où le parti conservateur serait reporté au pouvoir.

    Est-ce inimaginable d'envisager une telle stratégie? Il y a trop de coïncidences, que la presse n'a pas relevées en se centrant plutôt sur les lacunes des déclarations de J. Couillard, que l'on peut légitimement se poser des questions sur le déroulement de cette opération, qui semble trop bien orchestrée pour être purement accidentelle. L'avenir nous donnera-t-il une réponse? Pour l'instant, ce sont les dessous de madame Couillard dans son histoire qui retiennent l'attention. On verra ce qui en sortira. »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    mercredi 28 mai 2008 06h02
    La politique et les politiciens...
    « La politique est trop sérieuse pour la laisser aux mains des politiciens.

    Ce que l'on voit à Ottawa comme à Québec, nous incite à perdre confiance aux politiciens et à nous désintéresser de ce domaine. Peut-être que M. Dion pourrait nous redonner coonfiance en eux mais son parti avec les commandites nous posent beaucoup de questions sur l'intégrité de ces hommes publiques. A entendre un Denis Coderre se pavaner à la radio ou la télévision, nous écoeure. »

  • andré michaud
    Inscrit
    mercredi 28 mai 2008 08h25
    Les motivations de Julie?
    « Pourquoi Mme Couillard quand elle a trouvé le document ne l'a pas remis à M.Bernier, et a contacté un avocat à la place? Règlement de compte amoureux? »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 28 mai 2008 08h27
    Questions des sépulcres blanchis
    « On peut résumer ces questions de l'opposion par : À travers M. Bernier et sa jolie ex-copine, on veut vous descendre, vous Conservateurs, pour prendre votre place. Nous, on est pas comme vous, des pécheurs et des pas bons, on est pleins de bonnes intentions...amen.
    Signé : La corporation des sépulcres blanchis d'Ottawa inc qui n'ont rien de mieux à faire tout en était grassement payés. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 28 mai 2008 08h39
    Nous y voilà
    « Tant de questions viennent à l`esprit. Les citoyens sont plus clairvoyants que leurs dirigeants. L`opacité politique et du pouvoir tend à faire perdre la logique de l`honnêteté à trop de grosses têtes comme Trudeau, Chrétien, Mulroney, Harper et bien d`autres collègues sans valeur essentielles. Le pouvoir ultime corrompt de façon ultime après tout. »

  • Charles-O Roy
    Abonné
    mercredi 28 mai 2008 08h40
    Et si...
    « Et si Mme Couillard occupait le même emploi que Carole Devault à l'époque? Le cas échéant, faudrait savoir ce que ses employeurs cherchait auprès de son derner conjoint... »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mercredi 28 mai 2008 09h34
    Explications...
    « "Pour clarifier toutes ces zones d'ombre" on amerait savoir quel est le rapport entre les organisations cirminelles avec la sécurité du Canada? Quel ennemi aurait intérêt à connaître les failles de la sécurité du Canada? Cette mise au clair nous aiderait à comprendre les enjeux. Est-e que nous pourrions en savoir plus sur ce le "passé trouble de Julie Couillard" et pourquoi est-il si trouble? Il y a des Hells Angels qui ont de la famile au Québec, non criminalisée, alors faudra-t-il incriminer ces familles sous prétexte qu'elles fréquentent leurs rejetons devenus bandits. Il y a plein de gens au Québec qui traitent avec les hells, c'est une institutio publique cette organisation alors? Je ne comprnds pas. La subtilité de réflexion du premier commentaire me fait pencher sur la teneur de son observation plus politique et plus sujet à intérêt journalisque plutôt qu'une chasse aux sorcières dont on ne comprend pas l'acharnement si brut et sans preuves... »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mercredi 28 mai 2008 10h50
    Le cirque!
    « La version gouvernementale ne tient pas debout. Comme celle de Julie Couillard. Ça sent la manoeuvre pour se débarasser d'un ministre gaffeur. Une enquête indépendante pourrait tirer la chose au clair. Pourquoi ne pas la greffer sur l'enquête à venir(?) relative à l'affaire Mulroney-Schreiber... Élargir la piste du cirque! »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 28 mai 2008 12h05
    Le « contenant » et le « contenu »
    « Harper avait été impressionné par Maxime Bernier (sa fière allure, sa jeunesse et sa personnalité dynamique). En fait, il le considérait un peu comme son dauphin pour le Québec. De plus, en le nommant au poste très important de ministre des Affaires étrangères, Harper voulait démontrer aux électeurs francophones qu'ils avaient une place de choix dans son cabinet, que l'un d'entre eux pouvait occuper de très hautes fonctions dans son gouvernement.

    Le seul hic avec M. Bernier est qu'avec le temps le « contenu » s'est avéré moins intéressant que le « contenant » ! »

  • Max Roujeon
    Abonné
    mercredi 28 mai 2008 13h23
    Tout le monde passe à côté du vrai problème!
    « La question n'est pas comment ça se fait que J. Couillard a attendu 5 semaines ...? Etc.
    Où comment ça se fait que M. Bernier a oublié les docs...?
    Les conservateurs doivent pouffer de rire, ils nous laissent aller dans la mauvaise direction, je ne serai pas surpris qu'ils aident à faire dévier la conversation hors du terrain «à risque». Les journalistes eux même se ruent et tournent le dos à la bonne question à poser...C'est :
    Pourquoi M Bernier a apporté ces documents avec lui en allant voir J Couillard?
    Après, on verra pourquoi il les a oubliés et laissés chez elle 5 semaines alors qu'ils n'étaient plus ensemble elle et lui, depuis des lustres...
    Vaut mieux toujours commencer par le commencement.
    Pardonnez moi mais, une boite de condoms m'eut paru plus adéquate pour la rencontre, qu'une liasse de documents ultra secrets non, si le Maxime avait des idées de reprendre avec son ex? Car il l'a dit et redit, il ne la voyait plus depuis longtemps...
    Alors, pourquoi avoir apporté les documents qui firent l'objet «de quelque chose» puisqu'on les oublia là bas?
    C'est pas comme si la valise au complet fermée au cadenas (comme dans les bon vieux James Bond) avait été oubliée.
    En tout cas, la face de l'hypocrisie conservatrice nous l'avons en pleine face!
    Harper, ne vient plus donner des leçons de morale à quiconque et ton Stockwell Day itou.
    Quand on veut gouverner, faut respecter tous les électeurs. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mercredi 28 mai 2008 13h38
    Sacré bordel!
    « Au point où on en est, le passé sans avenir politique de dame Julie Couillard ne m'intéresse pas plus que le présent de l'imparfait Stephen Harper, le futur antérieur du dépassé Stéphane Dion et le passé indéfini de Jack Layton. Par contre, force nous est de constater, à défaut de vouloir l'admettre, que les Québécois ont l'exceptionnelle et très vilaine habitude d'être, d'agir et de voter CONTRE, à propos de tout comme de rien. Contre le Canada = la gang à Duceppe et le paquet d'inconséquences qui s'y collent. Contre Bernard Landry = la gang à Charest et le paquet d'inconsciences qui s'y collent. Contre Ann Bourget = la gang à Labeaume et les insignifiances qui s'y collent. En un Jour Z, où les «Zoinzoins» du Québec sauront ce qu'ils veulent, nous risqueront de connaître un meilleur sort. N'ont pas nécessairement tort, ceux qui nous répètent qu'on a ce qu'on mérite! Mais 4 ans, c'est bougrement long... Reste à imaginer ce que Chrétien a pu nous leurrer et nous beurrer des deux bords, pour qu'on l'endure pendant plus de 10 ans. En bout de ligne, les Commandites ne sont-elles pas le lamentable résultat d'un long pourrissement? En plous, ne sera-t-il pas toujours utile et sage de se rappeler que cette pourriture de commandites a une signature «MADE IN QWÉBEC».

    À voir où son rendus et en sont rendus les Lucien Bouchard, les Michel Gauthier, les Jean Lapierre, les Stéphane Tremblay et tant d'autres à venir, ne devrait-on pas examiner de près et beaucoup plus attentivement que jamais, le NOWHERE dans lequel on est engagé avec les Raymond Gravel, les Gilles Duceppe et les autres co-célébrants grassement payés à ne rien faire d'autre que de brailler devant les constats de leur impuissance et de leur stérilité, devant le mur de leurs lamentations, ces lamentations paumées devenues une risée nationale, de l'Atlantique au Pacifique et au-delà? À voir où sont rendus et en sont rendus les Chrétien, les Martin et tant d'autres, ne devrait-on pas examiner très attentivement et deux fois mieux qu'une, le cul-de-sac dans lequel s'imaginent très niaisement pouvoir nous entraîner les Stéphane Dion, Denis Coderre et autres arrivistes incohérents et nombrilistes criards du marché des quétaineries libérales?

    Tous comptes faits, en ce nouveau millénaire de tous les espoirs déçus, la politique de l'Amérique du Nord attire dans ses loggias autant de mal foutus ignares, d'incapables insignifiants, de goons et de bums qu'en attire et en accueille la NHL, dans ses vestiaires. Sauf que dans le hockey des millionnaires, personne n'a besoin des enveloppes putassières d'un Schreiber pour neutraliser ses insécurités et récompenser ses obligeances.

    Bref, tant et aussi longtemps que les politiciens seront bardés d'immunité et d'impunité; tant qu'ils seront royalement exempts de responsabilité et d'imputabilité ultime, bienvenus les naïfs et les missionnaires tous genres; bienvenus surtout les tordus et les escrocs, tous azimuts.

    Au moins, une junte militaire de hauts dégradants gradés ne nous regarde pas crever de faim. C'est pire à Kaboul et au Darfour. Même si on n'a de moins en moins de gazoline dans le réservoir, on a encore du beurre à mettre sur notre pain. On est à la veille de ne plus souhaiter que demain nous soit un jour meilleur, j'en conviens. On se contente d'espérer qu'il soit moins pire, si possible et, malgré tout, on se compte chanceux ...

    Alors rions, chantons, dansons, c'est le 400e, sacré bordel !

    Gerry Pagé
    Ville de Québec

    N.B. Même si je ne partage pas toutes les opinions de Michel Lebel, je salue son retour sur ce forum Le Devoir.com que tentent de s'approprier certains desperados du genre Nicolas St-Gilles qui s'est vu publié, après avoir épandu, sur Monsieur Lebel, les coulis fumants de ses putasses incontinences, le dimanche 18 mai 2008, à 18 :00, tout juste avant que ce goinfre de l'injure n'avale la poutine et le gros hot dog de son éducation lacunaire, de son impéritie extraordinaire et de son inculture grabataire, orgie d'incontinences pour laquelle le graffitiste de ruelle, Jean Dunois, a sorti le goupillon de ses ablutions blanchisseuses habituelles, «congratulant» son alter ego, avec la préciosité tout aussi empressée qu'empesée qu'on lui connaît, au vu et au su approbateur de la direction. »

  • Claudette Deshaies
    Inscrite
    mercredi 28 mai 2008 18h30
    sépulcres blanchis, bobettes et sécurité
    « Hier encore il s'en trouvait un certain nombre pour ne voir dans l'affaire Couillard-Bernier qu'une affaire de bobettes. Sécurité-pègre-infiltration ne relèvent pas que des polars. Evidemment, la presse, je devrais dire "Le Devoir" aurait eu plus de crédibilité si ses journalistes avaient fait les mêmes gorges chaudes quand la vie privée d'André Boisclair a révélé des failles d'importance dans la conduite à laquelle on s'attend d'un honnête citoyen pour ne pas dire d'un ministre.. Mais, comme dirait l'autre, le "deux poids, deux mesures" semble tellement justifiable selon la cause!?! Il reste que j'aimerais bien savoir quel est l'intérêt réel de la jolie dame en matière de sécurité. Comment gagne-t'elle vraiment son pain quotidien, si elle le gagne et..ce n'est pas parce que l'homme responsable du dossier sécurité a démissionné que nous pouvons nous sentir protégés d'influences indues.
    Claudette Deshaies
    claudettedeshaie@hotmail.com »

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