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Bernier forcé de démissionner

27 mai 2008  Canada
Julie Couillard et Maxime Bernier. Le ministre des Affaires étrangères a démissionné hier.
Photo : La Presse canadienne (photo)
Julie Couillard et Maxime Bernier. Le ministre des Affaires étrangères a démissionné hier.
Ottawa — Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a été éjecté de manière spectaculaire du cabinet, hier soir, après s'être accusé lui-même auprès du premier ministre d'avoir laissé traîner dans un endroit non sécurisé des documents secrets. Stephen Harper a toutefois affirmé que ce départ n'était en rien relié aux révélations du Devoir selon lesquelles l'ex-conjointe au passé trouble du ministre, Julie Couillard, s'est intéressée à la sécurité des aéroports.

«J'ai dit que c'est une erreur très grave. On s'attend toujours du ministre à ce qu'il garde secrets les documents classifiés du gouvernement. C'est une responsabilité essentielle de n'importe quel ministre. Ce n'est pas [relié à] une question de son ministère ou ses responsabilités. C'est un devoir essentiel et il y a des précédents pour de tels incidents», a déclaré M. Harper au cours d'un point de presse impromptu tenu quelques heures avant qu'il ne s'envole pour l'Europe. Il a indiqué que M. Bernier avait constaté cette erreur dimanche soir et qu'il en avait averti son patron dans l'après-midi d'hier. Il a aussi indiqué qu'il y aurait «une révision» de cet incident.

Selon une source gouvernementale, il s'agissait d'un mélange de documents «privés et publics reliés au récent voyage du ministre à l'OTAN» à Bucarest ce printemps. Ces documents n'étaient pas de nature financière, nous confirme-t-on. Ils ont été laissés dans «une résidence privée».

En entrevue accordée au réseau TVA hier soir, Julie Couillard a confirmé que c'était à son domicile, environ à la mi-avril, que M. Bernier avait laissé ces documents. Elle les aurait donc eus en sa possession plusieurs semaines. Dans l'entrevue complaisante accordée au réseau télévisé, elle n'a pas eu à s'expliquer de ce délai. Cette information confirme par ailleurs que le couple se côtoyait jusqu'à tout récemment, alors que le bureau du premier ministre soutient depuis des semaines que la rupture est consommée.

M. Harper prétend que ce départ est sans rapport avec la controverse entourant les fréquentations de M. Bernier. «Cela n'a rien à voir avec la vie privée d'un ministre ou la vie d'un citoyen, dont 99 % [des récentes révélations] sont complètement déplacées.» Notons que le premier ministre n'a pas eu à dire s'il exigerait la démission d'un ministre qui aurait le malheur de laisser un document au domicile familial où habite son épouse...

Hier, Le Devoir révélait que non seulement Julie Couillard avait fréquenté dans le passé des personnes liées au crime organisé, mais qu'elle s'était intéressée à la sécurité des aéroports canadiens. Elle avait même fondé une entreprise en février 2005, Itek Solutions Globales.

Au cours d'un point de presse conjoint avec le président de l'Ukraine Viktor Iouchtchenko hier matin, M. Harper avait été invité à dire sur quoi son gouvernement s'appuyait pour affirmer que la sécurité nationale n'avait jamais été menacée par les fréquentations de son ministre des Affaires étrangères. Le gouvernement avait-il effectué une enquête de sécurité sur la dame et si oui, à quel moment?

Le premier ministre avait écouté la question sans sourciller, puis avait répondu: «Je n'ai pas l'intention de faire un commentaire sur une ancienne blonde d'un ministre. Ce n'est pas un sujet que je prends au sérieux.»

C'est d'ailleurs une source d'embarras pour M. Harper, car Julie Couillard a affirmé dans son entrevue que le ministre Bernier était au courant de ses fréquentations passées avec des hommes issus du milieu criminel. «Maxime était tout à fait au courant de tout», a-t-elle dit. À ce qu'elle sache, le ministre n'en a pas averti son chef. Elle s'est vantée par ailleurs d'avoir déjà soupé avec le premier ministre et d'avoir rencontré le président des États-Unis, George W. Bush, lorsqu'elle a accompagné M. Bernier à New York.

Les partis d'opposition se sont réjouis de cette démission, qu'ils réclamaient tous depuis longtemps. «C'est un peu surprenant, la façon dont ça survient. Il y a quelques heures à peine, M. Harper nous disait qu'il n'y avait pas de problème!», a lancé le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. Il se demande toutefois si le gouvernement ne tente pas de «faire diversion» pour s'éviter plus de questions.

«Il y avait toute sorte de questions légitimes qu'on pouvait se poser. Parce que les experts en sécurité vous diront que lorsqu'on est dans le crime organisé, on n'en sort pas facilement», a commenté le député libéral Denis Coderre.

«C'est la gaffe qui a fait déborder le vase», a ajouté le chef du NPD, Jack Layton. M. Layton est le seul à ne s'être jamais intéressé à l'affaire Couillard.

Les trois partis réclamaient le départ de M. Bernier aussi pour d'autres erreurs commises par le ministre. On lui reprochait d'avoir publiquement suggéré que le gouverneur de Kandahar démissionne. Plus récemment, il avait promis d'expédier des hélicoptères en Birmanie par les nouveaux gigantesques avions de transports canadiens C-17. On a réalisé par la suite qu'aucun de ces quatre avions n'était disponible ni d'ailleurs adapté pour ce genre de cargaison. De manière générale, on reprochait au ministre son dilettantisme en matière internationale, illustrée par sa distribution de gâteaux Joe Louis aux soldats québécois en Afghanistan.

M. Harper n'a pas remanié son cabinet hier. Il a simplement demandé à son ministre du Commerce international, le transfuge libéral David Emerson, de prendre l'intérim aux Affaires étrangères. Josée Verner, quant à elle, aura la responsabilité de la Francophonie.

Les révélations du Devoir

Dans son édition d'hier, Le Devoir révélait que Julie Couillard a fondé en 2005 une entreprise spécialisée dans la sécurité des aéroports, Itek Solutions Globales. Sans apparente expérience dans ce domaine, Mme Couillard en est venue à s'y intéresser au contact d'un précédent conjoint, qui dirigeait l'Agence d'investigation et de sécurité D.R.P. Mme Couillard s'était impliquée dans cette entreprise, allant jusqu'à faire personnellement une présentation à l'Administration canadienne de la sûreté dans les transports aériens (ACSTA) pour obtenir un contrat. L'entreprise a offert ses services à deux reprises à l'ACSTA.

La première offre visait à implanter un système d'automatisation de décompte des passagers, et le second, un système d'identification des employés et de suivi d'emploi du temps. Le projet de contrôle des zones réglementées pour les employés d'aéroports n'était pas un de ceux-là, assure le porte-parole de l'ACSTA, Mathieu Larocque.

Selon ce dernier, les cahiers des charges obtenus par le couple Pépin-Couillard pour faire leur soumission «ne contenaient aucun document sensible relié à la sécurité des aéroports». Certaines de ces informations étaient mêmes disponibles sur le site fédéral d'appel d'offres, Merx.

Selon divers experts en matière de sécurité consultés, le cheminement de Mme Couillard justifiait toutes les inquiétudes. «Ce sont des clignotants rouges qui s'allument», explique en entrevue Michel Juneau-Katsuya, un ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et spécialiste des questions de sécurité. «On sait que des gens sont entraînés pour devenir des taupes et infiltrer des agences gouvernementales. Il y avait peut-être ici un plan qui était en train de se manigancer. On n'arrive pas à la sécurité par hasard. On ne s'improvise pas propriétaire de compagnie de sécurité. Et le fait qu'elle n'ait pas vraiment poursuivi ses activités depuis qu'elle n'a pas obtenu le contrat pour les aéroports fait augmenter les doutes.» Itek Solutions Globales a déjà eu au moins une employée, qui a affirmé au Devoir que l'entreprise n'avait jamais gagné d'argent.

Jean-Luc Marchessault, un consultant en sécurité et lui aussi ex-agent du SCRS, conclut qu'«elle faisait du travail de renseignement». Selon lui, «elle est la source de quelqu'un. En renseignement, on recrute des gens qui nous rapprochent de notre cible.».

Julian Sher, journaliste et auteur de deux livres sur les Hells Angels, n'est pas aussi catégorique, mais il estime lui aussi que toute cette affaire est bel et bien d'ordre public.

«Deux choses sont inquiétantes: il s'agit d'une entreprise qui fait affaire avec le gouvernement et dans le milieu de la sécurité des aéroports, de surcroît. On sait que c'est un milieu privilégié pour l'infiltration du crime organisé. Ça ne veut pas dire qu'elle est coupable de cela, mais c'est un autre feu rouge.»

Ironiquement, Mme Couillard a peut-être une entreprise de sécurité, mais elle a affirmé en entrevue à TVA hier avoir fait appel à des experts pour passer son domicile au peigne fin lorsqu'elle a cru être sous écoute. Ces experts ont conclu qu'elle avait déjà eu un micro sous son matelas.






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Vos réactions

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  • Raphaël Melançon
    Inscrit
    mardi 27 mai 2008 02h43
    Se mettre dans la peau des autres
    « Encore une fois, l'exagération, la partialité et le sensationnalisme des médias Nord Américains auront réussi à nous faire perdre un politicien de qualité. Certes, Maxime Bernier a-t-il fait quelques gaffes au cours des derniers mois, mais rappelez-vous de l'excellent travail qu'il a réalisé à titre de ministre de l'Industrie. Il était même vu comme le dauphin de Stephen Harper! Mais une fois de plus, les médias se sont ingérés dans la vie privée de nos politiciens, on a fouillé la vie de Maxime Bernier pour y découvrir un seul petit secret qui, une fois amplifié et médiatisé, aura forcé le départ du ministre Bernier.

    Bravo, Messieurs Peladeau, Desmarais et autres! Un autre coup de maître. Mais que feriez-vous si on découvrait que la femme que vous aimez le plus au monde a déjà été en lien avec des amis des Hells? Cette histoire n'a pas fait une criminelle de Julie Couillard, une jeune entrepreneure pleine d'avenir avant que les médias ne détruisent sa vie. A-t-elle tué un homme ou vendu de la cocaïne? Fut-elle membre des Rock Machines ou de Al-Qaida? NON. Elle a simplement eu le malheur de tomber en amour avec Maxime Bernier. L'affaire Julie Couillard n'est pas un scandale, c'est une machination.

    Il est tout de même drôle de voir comment l'attention médiatique fut retenue envers cette femme innocente et sans histoire, alors que des centaines de criminels et autres pédophiles se sont vus réserver une simple petite rubrique en page 72 du journal, juste à côté de la nécrologie et de l'horoscope, avant de passer subito presto aux oubliettes. Eux qui courent incognito les rues de Montréal méritent un bien plus sévère châtiment que Mme Couillard pour les atrocités qu'ils ont commises.

    Après avoir vu comment les médias traitent la vie privée de nos politiciens QUI SE DÉVOUENT AU BIEN-ÊTRE DE LA POPULATION CANADIENNE, on se demande toujours pourquoi les gens de qualité, les grands penseurs de ce monde, refusent de se lancer en politique. Ils veulent tout simplement vivre leur vie en paix, loin, bien loin des journalistes sans merci... et avec raison.

    Pensez-y à deux fois avant d'agir ainsi à l'avenir, amis journalistes. Il est parfois juste de se mettre dans la peau des autres...

    Raphaël Melançon
    Joliette. »

  • Jean-Guy Dagenais
    Abonné
    mardi 27 mai 2008 06h03
    Une enquête
    « Il faut maintenant passer à l'enquête. Quelqu'un quelque part doit prendre ses responsabilités. À partir d'une rumeur nous en sommes aux révélations. Il faut creuser le dossier et arrêter de prendre les contribuables pour des innocents. »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mardi 27 mai 2008 06h35
    Finita la comedia
    « Ainsi, la tragi-comédie est terminée et les acteurs de la pièce, journalistes et ténors politiques, peuvent aller se rhabiller et passer à autre chose, après le dénouement de cette série politico-policière. Mais le dénouement n'est pas celui prévu dans le scénario d'origine par les protagonistes de l'affaire.

    Comme dans les tragédies antiques, la conclusion du spectacle tient à un Deus ex machina, si l'on peut reprendre cette expression du vocabulaire théâtral qui s'applique à une personne qui arrive, d'une façon impromptue, à la fin de la pièce et par qui le dénouement s'effectue, un rôle tenu par le premier ministre tenant lieu de la divinité qui, dans le théâtre grec, entrait en scène pour résoudre une situation désespérée. On le sait, l'expression peut être étendue à toute résolution d'histoire qui ne suit pas la logique interne de l'histoire mais permet de conclure la pièce de la manière désirée mais pas forcément prévue.

    « Dans le langage courant, l'expression s'applique aussi à un élément qui arrive par surprise et qui résout un problème bloqué jusque là. On peut donc dire d'une personne qu'elle est le deus ex machina si elle vient arranger un problème au dernier moment. » Cette explication s'applique parfaitement à la situation. Et le personnage central de la pièce a ainsi disparu, d'une manière non prévue, en mettant fin à la représentation. Les spectateurs peuvent s'en aller en applaudissant ou en maugréant, selon leur humeur. Les critiques et les commentateurs peuvent ranger leur plume, trempée parfois dans le vitriole, et passer à autre chose. Il y a bien d'autres sujets qui peuvent retenir leur attention. FIN »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 27 mai 2008 06h50
    Le Martin Luther King de la Beauce! "ENCORE, ENCORE, ENCORE"
    « "ENCORE, ENCORE, ENCORE"

    Comme l'apôtre américain de la non-violence, on a enregistré le Jos Louis de St-Georges au lit! lol "ENCORE, ENCORE,ENCORE"
    ------
    Autres révélations du Juliegate:

    Elle a été plus respectée par les Hell's que par les policiens.
    Elle n'a pas trahi son pays (donc elle est fédéraliste comme les Hell's...)
    Elle a soupé avec André Arthur! (Il ne s'en est pas vanté!)
    Bernier lui a demandé un mandat d'un an! Un an ma pitoune
    ------
    La fille a des problèmes avec la langue de Molière:
    -un magnétophone pour un micro
    -l'instinct de femme pour l'intuition de femme
    -la bonne endroit
    -c'est t'ivident »

  • La Boissonnière André
    Inscrit
    mardi 27 mai 2008 08h08
    P'tit cours de journalisme à tous ces scribouilleurs du monde politique mensonger !
    « De prime abord, Bravo madame Hélène Buzzetti pour votre excellente contribution journalistique sur l'à-propos d'un mauvais ministre, sans jugement ni loi ni toit, sous la gouverne de Stephen Harper, le plus méprisant qui soit en terme d'honnêteté politique jamais donné au Canada depuis bien des lustres. Il n'est pas surprenant que Maxime Bernier - en raison de ses vieilles accointances partisanes familiales liées au mouvement politique des conservateurs depuis plusieurs décennies qui proviennent de la Beauce - soit mêlé à cette dérive politique majeure et des plus contemporaines. Quand la fin justifie les moyens, les valeurs profondes, ancestrales et immanentes "fou le camp comme" le disait si bien l'illustre penseur, Jacques Grand' Maison.
    N'est-ce pas là la grandeur de cette enquête journalistique en cours menée de main de maître par Mme Buzzetti ? Le journalisme au Québec s'en porterait mieux si nous avions davantage de journalistes de la trempe de cette professionnelle du journalisme qui met au-dessus de sa personne les valeurs qui font de notre peuple, un monde meilleur, puis bafouées trop souvent par notre gent politique de ramassis d'hommes et de femmes qui laissent au placard ces mêmes valeurs ancestrales pour le confort d'une vie politique sans scrupules. La nature même de cette noble profession qu'est le journalisme commande de la vision, de la rigueur et le désir profond de vigilance sur nos institutions sociales de toutes sortes. L'institution politique et parlementaire n'est pas en reste quoi que peuvent en penser tous les scribouilleurs de notre peuple. Il va sans dire que la démocratie s'en porte mieux lorsque nos journalistes font leur job correctement.
    Pour ceux et celles qui veulent du divertissement culturel qui nourrit l'intellect je vous invite à lire cette trilogie Millénium, du Suédois Stieg Larsson, pour se rappeler ce qu'est le journalisme d'enquête mais surtout d'apprendre la dure leçon que vivre en société la vie n'est pas toujours une promesse d'un jardin de roses comme l'illustre si bien ce grand journaliste et auteur Larsson qui raconte comment justement le crime organisé fonctionne et jusqu'où les moyens peuvent justifier sa fin.
    Et Vlan ! dans les dents de tous ceux et celles qui ne font que rêver à un jardin de roses en vivant au quotidien dans nos sociétés modernes. À trop rêver et ou dormir bon peuple, la criminalité organisée occupe l'espace laissé vacant par notre manque de vigilance sur les valeurs ancestrales défendues jusqu'à ce jour qui donnent tout leur sens à notre humanité. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 27 mai 2008 08h26
    Première impression
    « Julie Couillard retourne les documents en sa possession par personne interposée, avocat avec expertise dans le domaine de la sécurité. Et pourquoi ne pas permettre à Maxime de les récupérer? Il me semble qu`il y a calcul ici. Julie n`est pas sans histoire. Ses relations avec des criminels ne peuvent être ignorées en prétendant la virginité. L`écoute électronique à sa résidence présument d`un risque à la sécurité. Faire une recherche par des spécialistes du domaine du contre-espionnage me semble verser dans l`averti et non pas l`innocence. Conférence de presse à TVA sous rémunération verse dans le sensationnalisme bien orchestré. Les circonstances me porte à croire qu`il y a une expertise de complot dans ce décors. Il faudrait fouiller plus loin dans le dossier du cahier de charges de la sécurité des aéroports, lors de la soumission transmise par Julie et sa compagnie. Hell`s Angles, Rockers et trafic illégal ne versent pas dans l`innocence à première vue. »

  • Edmond Pauly
    Inscrit
    mardi 27 mai 2008 08h36
    Un coup bien orchestré
    « M. Bernier dérange le monde militaire qui veut continuer leur présence de combat en AFghanistan. Il a dénoncé le problème de base en Afghanistan, qui est la corruption de tous les leaders politiques de ce pays démembré. Le sud du pays est désorganisé et contrôlé par le Pakistan. Nos soldats ne pourront jamais y amener la paix et la reconstruction et risquent inutilement leur vie. Leur présence serait plus utile en Afrique: le Darfour, le N-E de la RD du Congo.
    Il fallait trouver un faux problème pour le forcer à démissionner. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 27 mai 2008 09h02
    Qui ça ?
    « M. Bernier a renié sa jolie copine pour tenter de sauver son poste de ministre et M. Harper a renié M. Bernier, un ami, pour sauver son poste de premier-ministre.

    On est ici dans le "reniement" comme dans le Nouveau testament quand St-Pierre "pas la ministre", dans jardin des oliviers, qui disait du Christ : Je ne le connais même pas "pour tenter de sauver sa peau".

    Les temps changent mais l'humain ne change pas trop, ça a l'air. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 27 mai 2008 09h06
    Une histoire très médiatisée pour combler un vide !
    « D'accord le ministre Bernier a accumulé bien des gaffes et sa petite amie a déjà eu des liens avec le milieu peu fréquentable des motards. Cependant, si les médias leur accordent autant d'attention, n'est-ce pas aussi un peu parce qu'il ne se passe actuellement rien d'autre sur la scène politique fédérale ? »

  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 27 mai 2008 09h46
    Le point faible des hommes..
    « Comme le disait le scientifique Henri Laborit, on ne peut croire en la liberté tant qu'existeront les...ormones! Tous les hommes sont suceptibles de tomber sous les charmes d'une femme séduisante et bonne amante...et d'oublier la logique..sauf les hommes à mini-libido..et les gais!

    Combien d'entre nous se seraient mariés sans un quelconque but sexuel...? Le sexe c'est plus fort que le fric...comme motivation humaine! Peu d'homme veulent devenir riches,ou avoir du pouvoir, mais tous veulent une bonne vie sexuelle..et parfois on a à en payer le prix... »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 27 mai 2008 11h00
    L'hommerie mensongère a «tassé» un homme vrai.
    « Le Devoir semble si excité de l'issue de l'affaire «Bernier vs Couillard», que tout lecteur, le moindrement critique, en est à se demander pourquoi. Le Devoir et grand «ami» du bloquiste Gilles Duceppe qui fulmine et domine, dans l'art du jaspinage auquel ce feuilleton a donné lieu, n'est-il pas tout aussi heureux que soulagé de l'issue tout aussi anti-conservatrice que anti-fédérale, du lundi 26 mai? Le Devoir qui revendique les primeurs et les clameurs dans la juteuse inspection à la loupe de la chambrette des amourettes de Monsieur Bernier et de Madame Couillard, que le matelas de la dame ou tout autre confort ait été mis sous écoute ou non, ne pouvait trouver, dans cette affaire, aucun autre intérêt que celui d'appuyer l'ami Gilles Duceppe qui a déclenché toute cette chasse aux sorcières et avec laquelle il était à la veille de s'étouffer. Disons que, dans cette pressante affaire pressée, les canaux du pouvoir ont ouvert les écluses. Maxime Bernier fut inondé. Mais, serait tout aussi naïf que bougrement niais, celui qui s'imagine l'avoir noyé. Le Beauceron connaît la débâcle dont la rivière, par définition, se remet, reprend et suit toujours son cours «normal»! Gille Duceppe et ses complices finiront par apprendre, que «on ne crée pas la noirceur de toutes pièces, pour hurler, passer incognito et faire accroire aux loups»!

    Par ailleurs, se souvient-on avoir entendu Duceppe initier une telle arnaque, quand le Québec a appris que son grand ami Boisclair se procurait et consommait de la cocaïne, alors qu'il était ministre dans un gouvernement incendiaire dont l'artillerie lourde ciblait le ROC et sa Capitale, jouant quotidiennement du canon, mais sans nécessairement vérifier l'état ni l'équilibre de ces éméchés préposés aux mèches? Cette poudre n'est-elle pas un des plus puissants explosifs de la dépendance du complexé, mais aussi, le plus lucratif des commerces que gère le milieu criminalisé? Où se procurait-il ce psychotrope du culot et du toupet, de l'insolence et de la dominance? Sans nécessairement oublier des documents chez ses partenaires sexuels, oubliait-il, «un coup poudré», ses devoirs de réserve, de retenue et de discrétion, en regard du tas des affaires de l'État dont il avait la charge? Dans le cas d'un proche, Duceppe n'a-t-il pas alors opté pour l'opportuniste aphasie qui sert habituellement et si bien sa cause de bloqueur tout azimut et sa mission d'emmerdeur public?

    Toute cette affaire n'est qu'une histoire de bobettes qu'ont voulu lessiver les angéliques puritains et les prudes voilées qui ont sauté sur cette occasion médiatiquement rock'n'roll, publiquement inhabituelle et privément halloweeneuse, faut-il reconnaître, pour porter les masques «King Size» couvrant les visages à deux faces qui sillonnent les corridors du politique et les antichambres de leurs souteneurs médiatiques. Dans l'Omerta libérale des sales commandites, n'y avait-il pas quelques parrains dont la souvenance obligée est encore et sera toujours menottée à l'oubliance bloquée? Faudrait-il alors déduire que Le Devoir, Duceppe, Coderre et autres métros insulaires mettent leurs gants blancs, quand il s'agit de certaines collusions maffieuses qui chambrent avec l'omnipotence du pouvoir majoritairement accablant et qui se logent dans les abris de l'immunité et de l'impunité dont se bardent les politiques autocrates, alors que le même quotidien et ces mêmes gens se ferrent des gants de boxe fourrés, lorsque, pour relever la cote ou se faire un petit capital politique, les oppositions majoritaires et le «médium» de leur soutenance, s'en prennent, becs et ongles, à une girouette/marionnette que l'on imagine issue du théâtre des Anges de l'Enfer, ces anges dont le fantôme, toutefois, hante leur imaginaire, titille l'oeil voyeur de leurs caméras fouineuses, allume le micro de leurs appétences et intrusions innommables, fantôme qu'ils accusent sans preuves, quitte à les fabriquer ultérieurement, avec l'aide de la gendarmerie perquisitionneuse? Si le document oublié chez Madame Couillard, est le «beau prétexte» ayant servi la cause des bérets blancs démocrates, celle des pattes blanches bloquistes et celle des sépulcres blanchis libéraux, je verrais bien Le Devoir repérer le fil d'Ariane d'Ottawa et remonter le cours de tous les documents ou celui de toutes les secrètes indiscrétions dont nombre de partenaires sexuels de la gomme politique et leurs oreillers, ont été tout aussi témoins et bénéficiaires qu'héritiers et attributaires ... Ce sont nos voisins, le blanchi «Bill» et sa noircie «Monica», cet Homme et son Péché, une autre des Belles Histoires du Pays d'en bas, qui doivent en rigoler leur saoul!

    Gênant parce que démesurément loufoque, tout ça n'est que grosse poutine, largement fromagée par Le Devoir et opportunément larvée par certains «Médias de Marais», que les oppositionnistes, en mal de diversion, se sont fourrée dans le gosier jusqu'à s'en gaver, à défaut de pouvoir se taper le gros steak commandité de leur boulimique voracité.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Élizabeth Allard
    Inscrite
    mardi 27 mai 2008 11h50
    Bouffon néophyte!
    « "La sagesse est fille de l'expérience" (Léonard de Vinci)
    Cette citation résume parfaitement la cause des gaffes de Maxime Bernier et le pétrin où il entraîne son chef et le parti conservateur. Le manque flagrant de connaissance des dossiers de cet important ministère, le manque de tact, de jugement et d'intérêt ont fait de Maxime Bernier un bouffon sans talent! »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 27 mai 2008 11h52
    Un livre des «maximes» au plus vite
    « Il serait intéressant de publier une somme, comme les «Chrétienneries» ou les «Perronismes» de toutes les gaffes de notre ange déchu.

    Cela nous éclairerait sur son héritage laissé à Bernard Landry. »

  • Mario Laprise
    Abonné
    mardi 27 mai 2008 12h03
    Deux de pique
    « Stephen Harper est un politicien rusé qui se veut le MAÎTRE absolu de son cabinet. En nommant M. Bernier au poste que l'on sait, il voulait séduire les électeurs du Québec. Or, nommer un deux de pique à un poste névralgique ne peut que faire la preuve du manque de jugement du P.M. Il devait bien savoir qu'un deux de pique ne peut agir qu'en 2 de Pique.

    Bien fait pour M. Harper. «Qui crache en l'air...»

    Mario Laprise »

  • Pierre-E. Paradis
    Inscrit
    mardi 27 mai 2008 12h52
    Afghanistan, drogue, aéroports : plus qu'un simple fait divers
    « Il est notoire que l'aéroport PET est infiltré par les bandes criminalisées, que la drogue transite par les aéroports, et que 90% des opiacées (héroïne, etc.) proviennent du sud de l'Afghanistan.

    M. Bernier, aussi intègre fût-il, s'est laissé entraîner naïvement au centre d'une énorme controverse, où trop de "feux rouges" s'allument pour que le public puisse continuer de lui accorder sa confiance. »

  • François Caron
    Abonné
    mardi 27 mai 2008 13h13
    Corvette bleue torpillée et coulée par un sous-marin rouge ?
    « Ou avons-nous affaire à une Arsène Lupin de génie bien de chez-nous ?

    Cette femme sortie du lümpenproletariat à la force du poignet et qui se présente sous des dehors respectables est-elle vraiment ce qu'elle prétend être, c'-à-dire une simple agente d'immeubles sans trop de listings qui multiplie les entreprises louches pour bien vivre des pertes d'entreprise remboursées généreusement par nos agences de l'impôt ?

    Il semble que cette personne semble très bien se débrouiller dans la magouille trouble et les coups fourrés où la police, comme les chiens, peut avoir beaucoup de flair mais souffre d'une myopie volontaire ou non, commandée ou non.

    De dire qu'elle se complaît dans la fraude serait un pas que je n'oserais franchir, mais un esprit supérieurement intelligent tourné vers le mal et le gain personnel et qui réussit brillamment à s'en sortir à tout coup dénote d'une propension à la filouterie et la déception doublé d'un esprit malin et malsain, assimilable à celui d'un psychopathe antisocial.

    Ses fréquentations passées de criminels notoires ne lui nuisent peut-être plus, mais elles semblent encore lui servir et elle semble avoir appris beaucoup à leur contact, développant un esprit d'affaire et de protection personnelle borderline criminel.

    Sans compter que ce genre de fréquentations fait contact, comme les bulles de savon, en surface d'autres milieux, notamment politiques.

    Sa mention en entrevue d'avoir été "loyale à [son] pays" trahit en bonne partie ses allégeances fédâralistes, curieusement les mêmes qu'ont affichées ses anciens amis dans un moment crucial de l'existence du Québec à la fin du siècle dernier.

    Donc, pourquoi, dans ses nouvelles fréquentations, disons politiques, n'aurait-elle pas eu une commande pour miner la crédibilité, déjà sensiblement effritée, d'un dépité de campagne plus connu pour son esbrouffe et sa manie du m'as-tu-vu que ses qualités de politicien et ses capacités de jugement, ciblé depuis longtemps par un parti fédâral quelconque comme maillon faible de l'honni gouvernement du BonHommePlayMobil Harper ?

    Ce dernier acte manqué de Bernier était le prétexte tout trouvé pour le BonHommePlayMobil Harper de se débarasser de cet encombrant gaffeur qu'il a fait la lui-même la gaffe de nommer à un poste névralgique du gouvernement, vu l'extrême faiblesse du reste de sa députation.

    La faiblesse du blindage du cuirassé conservateur est de plus en plus exposée et le CapitainePlayMobil Harper devra bientôt saborder ce vaisseau qui fait virer la société constamment à droite, mais à force de tourner en rond, on finit toujours par revenir à gauche, n'est-ce pas ?

    Er de cette manière, finirons-nous par rattrapper toutes les Julie Couiilard et ses semblables pour leur montrer leur véritable rang dans une société juste ?... »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 27 mai 2008 13h28
    Dangereux.
    « Les médias font dans la police. On le sait que la ligne est ténue entre médias, police et moraline. Attention à l'inconscient journalistique qui s'exprime là par jalousie, envie ou on ne sait quoi. Bermier a offert une fin politique à un fait divers qui ne l'était pas...Dangereux et malsain. Pourquoi tant insister que ce soit une affaire plus publique que privée à ce point? Pourquoi tant chercher des complices pour confirmer ses propos? Où sont le preuves? Les suppositions ne sont pas des preuves. Qui est l'ennemi possible ou supposé? Rien là-dessus. Dangereux pour la démocratie cette attitude à vouloir transformer un fait divers en problème politique sans que nous y comprenions quoi que ce soit. Bizarre. Mme Buzzetti devrait nous éclairer sur ses intentions journalistiques afin que nous la prenions au sérieux. Les suppositions de disent rien et les extrapolations sont bonnes pour les propos tenus dans des bars à l'heure du 5 à 7 non dans un journal d'information. Lacan se retourne dans sa tombe. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 27 mai 2008 14h24
    Lorsqu'on nous prend pour des valises....
    « Max démissionne parce qu'il a laissé une valise importante chez Julie. Or Julie nous apprend que le Max avait laissé ladite valise à la mi-avril (avant la tempête médiatique donc) et que ses avocats l'ont retournée à qui de droit. Bref, tant le ministère que le bureau du PM (qui sait tout!) le savaient. Pendant toute la crise entourant les révélations sur le passé de Julie, le PM était donc au courant de l'histoire de la valise.

    Or voilà qu'il demande la démission du Max deux heures à peine avant que Julie révèle l'histoire à Paulo Laroque (qui soit dit en passant n'a vraiment pas posé les vraies questions, entre autre sur la première rencontre et les micros). Pire encore, Harper vient de dire à Paris qu'il n'y avait rien là, que la valise contenait rien d'important.
    Est-ce qu'on nous prend pour des valises?

    ------
    A noter la savoureuse remarque de Monique Forget sur "sa chérie". Sacrées bonnes femmes! Toujours en train de bitcher.. »

  • Jacquelin Ouellette
    Inscrit
    mardi 27 mai 2008 14h27
    Bernier forcé de démissionner
    « Je suis surpris de voir que la majorité des médias semblent avoir gobé les affirmations de Mme Couillard???

    C'est un évènement triste et facheux pour M. Harper et encore là, les médias et l'opposition s'acharnent à un point qu'il perdent toute crédibilité (dumoins avec moi). »

  • vincent myette
    Inscrit
    mardi 27 mai 2008 14h43
    Ouf! Je suis consterné.
    « La réaction de la majorité des lecteurs me consterne totalement. Je pense que plusieurs sont très naïfs et qu'à force de leur servir dans d'autres médias du pré-digéré simplifié à outrance, on a finit par rendre une bonne partie de la population totalement incapable de porter un jugement réfléchi et lucide.

    Je m'explique. Il me semble plus qu'évident que monsieur Bernier était totalement au-dessus de ses compétences. On appelle ça le syndrome de Peters. Ses multiples gaffes ne sont pas le fruit de l'imagination des journalistes!!! Les gens qui accusent les journalistes d'avoir détruit un homme bon qui voulait le bien de la population sont complètement partisans ou totalement aveugles et mal renseignés. Point.

    Et puis cette Julie Couillard est absolument suspecte. Pensez-y: combien de gens ont côtoyé des gens liés aux Hell's et qui, de surcroît sont morts prématurément? Ajoutez à cela cet intérêt ponctuel pour la sécurité des aéroport (qu'elle ne mentionne pas en entrevue, il va sans dire), son visible respect pour les motards (elle a bien dit en entrevue qu'elle se sentait plus en sécurité avec eux qu'avec des politiciens!!!!!!), et la rapidité avec laquelle elle s'est liée à Maxime Bernier (là encore, en entrevue elle l'a bien expliqué. En moins d'une semaine, ils étaient "proches").

    Je trouve que tout est là pour avoir de sérieux doutes et de pousser l'enquête sur elle encore plus. Si l'histoire du micro est véridique, on peut facilement penser que les services secrets canadiens (ou d'autres pays) étaient eux, très inquiets de ses réelles intentions.

    Ce ne sera pas la première fois que ce genre d'histoire arrive. Certaines ne sortent pas au grand jour. Le crime organisé a essayé (et peut-être réussi) d'infiltrer l'État. Je l'ai entendu de la bouche d'une personne qui était plus que bien placée pour en témoigner.

    Je pense que Maxime Bernier par ses gaffes dignes d'un amateur a prouvé qu'il ne connaissait rien à la politique étrangère, et avec l'affaire Couillard a démontré qu'il n'est tout simplement pas futé. Il s'est laissé avoir par une femme qui a utilisé ses charmes et son intelligence pour obtenir de l'information.

    Cette histoire de document retourné est risible! Elle a eu le temps de le scanner et de l'envoyer à autant de personnes qu'elle le voulait! Voyons!

    BRAVO au Devoir qui n'est pas tombé dans l'entrevue complaisante comme monsieur Larocque de TVA l'a fait, tout excité qu'il était d'avoir une exclusivité.

    Je souhaite que l'enquête se poursuive car c'est une sujet sérieux et capital qui nous rappelle qu'avant de s'exciter inutilement sur les méchants terroristes qui se cacheraient partout autour de nous, il y a le puissant crime organisé qu'on a laissé aller trop longtemps sans agir. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 27 mai 2008 15h49
    Coup fourré
    « Le chef de la diplomatie canadienne, Maxime Bernier, a participé dans le coup fourré récent qui a relégué les liens du Québec auprès du gouvernement français, suite à la visite de la Gouverneur-générale Michaëlle Jean. Sa destitution réduit l`influence du Canada auprès de ces mêmes dirigeants français, car ils devront se méfier. Le retour du balancier n`aura pas pris trop de temps à se manifester, à la grande surprise des faussaires. »

  • Ginette Bertrand
    Inscrite
    mardi 27 mai 2008 17h58
    Histoire de bobettes?...
    « Si ce n'est vraiment que ça, raison de plus pour qu'un ministre occupant un poste aussi névralgique débarrasse le plancher. »

  • Claudette Deshaies
    Inscrite
    mercredi 28 mai 2008 12h39
    Bobettes, sécurité et pain quotidien
    « Il faut être bien naif pour ne voir qu'une question de bobettes dans l'affaire Couillard-Bernier. Sécurité-pègre-infiltration ne relèvent pas que des polars. Evidemment, la presse, je devrais dire "Le Devoir" aurait eu plus de crédibilité si ses journalistes avaient fait les mêmes gorges chaudes quand la vie privée d'André Boisclair a révélé des failles d'importance dans la conduite à laquelle on s'attend d'un honnête citoyen pour ne pas dire d'un ministre.. Mais, comme dirait l'autre, le "deux poids, deux mesures" semble tellement justifiable selon la cause. En attendant, j'aimerais bien savoir quel est l'intérêt réel de la jolie dame en matière de sécurité. Et comment gagne-t'elle vraiment son pain quotidien, si elle le gagne!

    Claudette D.
    Sarnia, On. »

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