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Quelle stratégie?

Manon Cornellier   14 mai 2008  Canada
Des militaires au garde-à-vous devant un immense drapeau canadien, un parterre de notables, un podium orné d'une affiche bleu «conservateur» où on pouvait lire un futur slogan électoral — «Un Canada fort» — et un premier ministre encadré par son ministre de la Défense et un chef d'état-major populaire mais proche de la retraite. Stephen Harper n'a rien ménagé, lundi, pour dévoiler à Halifax ce qu'il a baptisé sa «stratégie de défense Le Canada d'abord».

La mise en scène n'a toutefois pas réussi à faire oublier qu'il n'y avait pas grand-chose de neuf dans cette annonce puisqu'on connaissait pratiquement tous les achats d'équipements militaires énumérés et totalisant 30 milliards de dollars. Ces biens ont déjà été achetés, commandés ou sont en voie de l'être. Quant à la promesse de hausser annuellement le budget militaire, et ce, pendant 20 ans, elle a l'intérêt de rappeler que la Défense, contrairement à d'autres ministères, a besoin de financement à long terme pour planifier ses opérations. Mais ce n'est que cela, une promesse, les futurs gouvernements pouvant changer de cap si ça leur chante.

Au bout du compte, cette prétendue stratégie de défense n'est qu'un plan glorifié d'acquisition pour les forces armées. Un exercice dont le ministère de la Défense a l'habitude puisqu'il produit des plans sur 20 ans sur une base régulière, lui qui doit maintenir et remplacer des équipements complexes qui ont une longue durée de vie.

Mais si on veut parler de «stratégie» de défense, il faudra repasser. Alors que les conservateurs se présentent comme les champions de la sécurité et des militaires, ils n'ont offert que quelques communiqués et deux discours, ceux du premier ministre Stephen Harper et du ministre de la Défense, Peter MacKay, pour préciser leur position. Aucun document de réflexion sur la réalité stratégique actuelle, les enjeux internationaux ou le lien entre les politiques étrangère et de défense n'accompagnait l'annonce, surtout pas un livre blanc capable de remplacer le substantiel énoncé de politique étrangère et de défense produit par le gouvernement Martin en 2005.

Dans les maigres documents remis, on parle du «futur environnement de sécurité», des «besoins futurs du Canada en matière de défense et de sécurité» et de «l'orientation donnée par le gouvernement», mais ça s'arrête là. On ne précise ou ne définit rien. Le premier ministre s'est contenté de quelques phrases brèves. Pour dire qu'il voulait renforcer la capacité des forces armées de défendre le Canada, de protéger ses citoyens et la souveraineté du Canada dans l'Arctique — le sujet sur lequel il s'est le plus étendu. Pour souligner la nécessité de respecter nos engagements en matière de sécurité continentale et de contribuer à la sécurité mondiale et aux efforts humanitaires. Il n'a développé aucun point.

Une phrase de son discours résumait finalement sa philosophie. «Si un pays veut être pris au sérieux par le reste du monde, il doit avoir la capacité d'agir.» Pour faire quoi? Cherchez la réponse. Il dit qu'il ne suffit pas que le Canada ait une opinion (laquelle?), il faut aussi qu'il soit entendu.

***

Cette façon de confondre engagements financiers, achats d'équipement et orientations politiques ne surprend pas de la part de ce gouvernement. En fait, depuis qu'il est au pouvoir, Stephen Harper utilise souvent les leviers financiers du gouvernement pour imprimer une orientation au pays. En agissant ainsi, il s'épargne d'avoir à exposer la logique derrière ses choix.

Cela était particulièrement flagrant lors de l'énoncé économique de l'automne dernier, qui était en réalité le vrai budget. C'est à cette occasion que les conservateurs ont annoncé des réductions massives de taxes et d'impôts. Du coup, ils ont imposé un virage philosophique, sinon idéologique, à l'appareil fédéral. Privé d'importants revenus, l'État canadien n'aura plus le choix de diminuer sa taille et d'être moins interventionniste. Et les prochains gouvernements, menottés par l'impopularité de toute hausse de taxes, ne pourront pas facilement y changer quelque chose.

Stephen Harper n'a pas vraiment caché son jeu puisqu'il a toujours privilégié un État minimaliste et des forces armées bien financées et bien équipées. Mais la politique publique n'est pas qu'affaire d'idéologie. Elle doit aussi reposer sur une analyse serrée de la situation qu'on cherche à corriger (surtout quand on voit les sommes en jeu) et avoir un sens pour les citoyens qui paient la facture. Pour cela, on doit l'expliquer et la justifier avec autre chose que des slogans. C'est cette responsabilité que Stephen Harper et son gouvernement ont esquivée lundi.

En passant

Les conservateurs invoquent toujours le respect de la vie privée pour refuser de répondre aux questions concernant la liaison du ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, avec une jeune femme ayant eu, par le passé, des relations intimes avec deux membres des Hells Angels. Si le respect de la vie privée interdit de vérifier si cette liaison pose ou non un risque pour la sécurité, pourquoi, selon les normes du Conseil du trésor, évalue-t-on «les croyances personnelles et les relations» des hauts fonctionnaires à qui on veut accorder la plus haute cote de sécurité? Examiner les antécédents des proches d'un ministre ne serait pas différent. Son entourage doit déjà faire une déclaration financière afin d'éviter au ministre qu'il ne se retrouve en situation de conflit d'intérêts. Faire une vérification de sécurité, afin d'éviter que le ministre puisse être soumis au chantage, à l'embarras ou je ne sais quoi, relève de la même prudence. Ce que cette affaire révèle est le manque de clarté des procédures d'examen «des relations» des ministres, et c'est ce qui pose problème, davantage que les coups de coeur du ministre Bernier. Le gouvernement a le devoir de clarifier les choses au lieu de se servir de la protection de la vie privée comme paravent.

mcornellier@ledevoir.com
 
 
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  • Eric Deguire - Inscrit
    14 mai 2008 01 h 00
    La vision canadienne change, mais le contexte aussi
    La politique de défense véhiculée par les conservateurs de Stephen Harper marque évidemment une rupture dans la diplomatie canadienne depuis qu'elle a été conceptualisée par Lester B. Pearson. L'engagement de combat à Kandahar parle pour lui-même. Mais le fait que ce sont les libéraux qu'ils l'ont initié et qui ont appuyé sa prolongation jusqu'en 2011 montre peut-être un changement de philosophie pour le Canada entier. Il reste à savoir si l'appui qu'a accordé Stéphane Dion n'était que pour éviter une campagne électorale.

    L'annonce du Premier ministre quant à ces dépenses militaires est plutôt symbolique à court terme. Ces dépenses s'étalent sur vingt ans et ne se réaliseront certainement pas toutes. Les baisses de taxes et impôts octroyées par le gouvernement ainsi que l'augmentation des dépenses militaire montrent la vraie idéologie politique de M. Harper. En effet, le Premier ministre serait selon moi, à la base, un libertaire qui croit à un fort désengagement de l'État. Les glissements de pouvoirs vers les provinces et l'augmentation des transferts fédéraux correspondent parfaitement à ses valeurs et ont séduit le Québec d'ailleurs.

    Mais concrètement au niveau de la défense, ce sera le long terme qui déterminera l'impact de ce virage pour le Canada entier. Dernièrement, l'enjeu de la souveraineté dans l'Arctique deviendra crucial dans les années à venir avec les changements des besoins énergétiques. Et je crois que libéraux comme conservateurs défendront cette souveraineté dans l'Arctique dans les intérêts du Canada.
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  • Guy Gilbert - Inscrit
    14 mai 2008 07 h 08
    "Si un pays veut être pris au sérieux..."
    En tout cas, il n'y a plus de risque qu'on nous prenne au sérieux sur le plan de notre première ressource naturelle renouvelable - "La forêt". Cette ressource, pourtant essentiellement située sur des terres de propriété de l'état et sous responsabilité du gouvernement est passée de première source de revenu de l'état au début du XXième siècle, à dépense pour l'état.
    Le gouvernement s'est-il doté d'une capacité d'agir dans ce domaine? La santé de l'économie forestière, en profil perpétuel de dent de scie ne mérite-t-elle pas une vision à long terme de son développement différente de la réalité actuelle elle aussi? En quoi le fait de détourner l'argent de l'appui au développement économique de nos ressources renouvelables nous rendra plus crédible?
    S'est-on donné le bon outil en laissant totalement la gestion du développement industriel issus de cette ressource au secteur privé? On parle de refonte totale de la gestion forestière en ce moment, mais la vision intégrée vers le développement économique dans tout ça, où est-elle?
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    14 mai 2008 07 h 57
    Conservateur = pollution à l'ouest et guerre à l'est...yes sir !
    Le slogan de M. Harper pour se permettre de dépenser ce 30 Milliards de dollards canadiens. : ««Si un pays veut être pris au sérieux par le reste du monde, il doit avoir la capacité d'agir.»

    Avec tout ça, il pourrait, en notre nom, attaquer l'Islande qui pourrait peut-être avoir de sombres plans cachés envers le Canada "une attaque préventive". Il a déjà les sous-marins pour caler quelques bateux de pêche , quelques avions pour y débarquer des troupes et plein de fusils à répétition et même, des mitraillettes pour ceux qui ne s'enlèvreront pas de leur chemin.

    On agit ou on n'agit pas. Go, go, go. les nonos ! Vive l'armée, vive le respect humain !
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  • Michel Lauzon - Inscrit
    14 mai 2008 08 h 26
    ALENA, PSP vers le North American Union. Et Mulroney ?
    Ce que je dit ici est conforme aux positions du Parti de l'Action Canadienne.

    Peter McKay prétends ne jamais avoir connu Karlheinz Schreiber! Il suffit de fouiller sur Internet pour se rendre compte qu'il ment. Il refusais de donner le prix des Léopards 2 allemands, on parie que Schreiber, vendeur d'armes et ex-espion allemand lui a graissé la patte ?

    Il n'y aura pas d'enquête pour ne pas qu'on comprenne comment ça fonctionne.

    John Manley et Paul Desmarais travaillent à définir le PSP. Notez que Desmarais est le mentor de Mulroney qui travaille encore pour lui en même temps qu'il est président du CA de Quebecor (pauvre information).

    Depuis le sommet secret du PSP de Montébello un flic américain peut traverser la frontière armé et venir arrêter n'importe qui à condition d'être encadré par la GRC qui n'a pas besoin de mandat.

    Ceux qui sont sur le PSP ont plusieurs points en commun. Ils sont pour le guerre et donc contre Kyoto qui signifie la paix, la démocratie et une sérieuse remise en question au sujet de notre impossible système économique.

    Ces gens contrôlent les médias et télécoms, désinforment à tour de bras et sabotent activement Kyoto et la démocratie. Maurice Strong, le père des accords de Kyoto, ex président emeritus de Power Corp., a été décrit comme étant "un mélange entre Machiavel et Raspoutine" et mis à la porte de l'ONU pour avoir reçu 1 million de Sadam hussein dans la fraude de 10 Milliards du programme "Pétrole contre Nouriture".

    Le travail du PSP est secret, et ils nous engagent en se cachant de la démocratie et ce sans respecter les constitutions des 3 pays engagés.

    Le bût c'est le North American Union qui est déjà en construction. Les nouveaux logos des militaires US ne montrent plus la carte des USA mais celle du continent en une seule couleur, sans aucun pointillé car il n'y aura plus de frontière.

    Une monaie, un gouvernement, une armée qui servira aussi de police ! Ce sera le "New World Order" annoncé par Bush Sr, Rockefeller & al.

    La loi HR-1955 permetra au gouvernement de coller une étiquette de terroriste à n'importe qui osera dénoncer le gouvernement (!) pour ensuite le faire taire manus militari.

    Les mega banquiers Sionistes planifient cela depuis très longtemps, c'est écrit dans "Les Protocoles de Sion" qui datent d'avant 1897.

    Visitez le site du Parti de l'Action Canadienne. Ce n'est pas un parti de gauche, c'est le seul parti qui dénonce les faux attentats terroristes du 11 Sept 2001, dénonce l'endettement du Canada (qui emprunte du papier pour imprimer du papier), dénonce le PSP, le NAU, le NWO.

    Le monde ne fonctionne absolument pas comme on le prétends, la démocratie n'existe pas, même Duceppe vote pour la guerre tandis que Dion fait semblant d'être un cass de bain selon les instructions du proprio de son parti : le Sioniste Paul Desmarais.

    Je jure avoir vérifié tout ce que dit ici plusieurs fois de façon ISO-9001 avec une logique mathématique stricte.

    Michel Lauzon, ing.
    Candidat du PAC
    Expert en reverse-engineering politique & Undercover
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  • Serge Manzhos - Inscrit
    14 mai 2008 09 h 01
    oui, l'armee
    Dans le monde de made in China et du prix a la pompe a Montréal qui suit la fréquence des attentats contre Shell en Afrique, j'espère que de plus en plus de canadiens comprennent finalement qu'il n'est plus possible de vivre selon ses valeurs comme avant, sans devoir de se donner de la force physique pour protéger son mode de vie, comme on a fait ici depuis de ciecles, la géographie aidant. Ce temps la est révolu pour toujours. Aujourd'hui le Canada a une chance en or de devenir une puissance énergétique aussi que technologique pour faire valoir ses intérêts, pour protéger ses valeurs et enrichir ses citoyens, aussi changeantes que ses valeurs ont-elles la possibilité de devenir.
    On a la chance d'habiter un pays qui a et les terres agricoles, et les minéraux, et l'eau. Il faut être naïf jusqu'à stupidité pour penser qu'on est assez protégé comme çà dans un monde de milliards d'habitants qui commence a manquer de tout.
    Les forces armées sont depuis un bout de temps un point faible de ce pays. Il y a urgence de les mettre a jour, d'acheter de nouveau matériel, d'engager d'autres soldats, de travailler avec nos allier - oui, les EU en premiers - pour se garantir une certaine sécurité.
    Je suis pas mal sur que le gouvernement conservateur ne le fait pas de façon idéale. Mais il le fait au moins, pas assez, mais plus que les gouvernements précédants et aussi avec une idée simple mais vraie - essayons tout simplement d'être plus fort sur la scène international.
    Et surtout ce ne sont pas 'documents de réflexion' ni des 'livres blancs' du honteux gouvernement Martin auxquelles il faut veiller. La recette est simple: acheter plus de materiel, engager plus de soldat, préparer les mieux en participants dans des opérations a travers le monde ou nous protégeons nos interets. Méfiez vous de pundits de débats publics et de livres blancs - ils vont toujours débattre quant tout le monde essuyera ses pied sur eux. Je ne veux pas que le Canada ait ce sort.
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    14 mai 2008 11 h 04
    La liberté à la carte
    Ne savez-vous donc pas chère Manon que la bible de droite est un ensemble disloqué voire disfonctionnel ?

    Il s'agit d'une sorte de promotion de la liberté opportuniste et à la carte.

    Non interventionnisme et darwinisme économique, mais la liberté de conscience, de parole, d'opinion est limitée par sa propre morale, avec promotion du créationnisme en prime.

    La sécurité et la peur servent également beaucoup ces gens pour limiter la liberté. Leur logique militariste, policière et punitive pour tout réparer découle de cela.
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  • Gerry Pagé - Inscrit
    14 mai 2008 12 h 17
    Journalisme d'endoctrinement!
    Vos chroniques, entre autres et en particulier celle de ce jour, versent dans la désinformation, puisque vous nagez dans les eaux troubles de la partisanerie journalistique visiblement commanditée. Vous et nombre de vos collègues scribes en êtes rendus à former une jungle du pouvoir parallèle, une opposition destroy systématique, sans avoir à passer aux tamis et filtres de l'électorat. Je ne vous en tiens pas rigueur et je perdrais mon temps à vous en faire grief, puisque « l'autre Pierre Falardeau», votre consoeur et plumologue Lise Payette, le fait beaucoup plus outrageusement et insidieusement que vous n'avez osé le faire, jusqu'à ce jour. Vous n'êtes pas sans avoir remarqué, non plus, que votre collègue Bernard Descôteaux, monsieur Vigile, a pris grand soin de cadenasser sa chronique de ce mercredi 14 mai 2008, intitulée «Sur la corde raide»; chronique qui se veut une grosse accolade à Madame Marois, une tape dans le dos du minoritaire inoffensif et une botte au «Q» de l'ADQ qu'il méprise de toutes ses mèches. Du véritable journalisme de caserne et feuilleton de poudrière.

    Que vous aimiez haïr Stephen Harper ou du moins que vous sembliez y prendre un certain plaisir, ce sont, «amours - haines - et plaisirs», votre lot et votre confession (religion). Et, vous n'êtes surtout pas la seule. Mais, que vous profitiez de votre «statut particulier» pour tenter de diffuser des contenus qui s'apparentent à des procès d'intention, à des procès sommaires d'une gratuité qui frôle la diffamation et soulève l'ire des critiques, c'est abusif et corrosif. Vous et vos semblables soulevez effectivement l'ire des critiques qui n'écrasent pas les bornes de l'objectivité et de l'impartialité, si féroces soient leurs critiques dont l'objectif est d'informer et d'amener les lecteurs ou les spectateurs à réfléchir, à réviser les fondements de leurs opinions, à s'interroger et à interroger leurs gouvernants, c'est à dire ceux et celles qui croient pouvoir écrire notre histoire à notre place. C'est donc aux frais de votre crédibilité que vous faites ce que vous ne me semblez pas avoir les moyens de faire. À ce chapitre, vous et vos semblables êtes les seuls à devoir dormir avec votre conscience et il est discrètement et encore silencieusement grandissant, le nombre de ceux qui jamais je ne voudront partager l'oreiller de vos idées reçues et de vos préjugés propagateurs.

    Mais, là ne s'arrêtent pas les flux de votre outrecuidance. Sans frapper, vous défoncez très grossièrement la porte de la chambre à coucher de Maxime Bernier. Voilà un comportement de grossière et de révoltante indécence. «En passant», cet «En passant» dont vous précédez si laconiquement votre dernier paragraphe, de quoi vous mêlez-vous? Comment pouvez-vous vous abaisser au point de rejoindre «bec sec» Dion et «langue sale» Duceppe? À quelles bondieuseries jouez-vous, en feignant ignorer le Bill Omnibus? Avec un tel excès de voyeurisme, n'êtes-vous pas à la veille de réclamer que les bobettes de Madame Couillard soient passées sous les loupes vérificatrices de Sheila Fraser ou sous les manipulatrices observations des robots de la GRC? Je ne me souviens pas vous avoir lue, au sujet des cigares juteux que suçotait l'interplanétaire Bill Clinton ou au sujet de qui se trouvait en compagnie de Boisclair, alors qu'il se poudrait le nez.

    La critique est une activité de l'esprit et cette activité spécifique est résolument associée au processus de la rationalité, au regard des divers parcours de l'activité humaine. Critiquer est un art et une science. En cette matière, vous me semblez suivre la mouvance d'une certaine émergence journalistique qui se voue à l'influence programmée et à d'endoctrinement orchestré, ces influx et reflux des sondeurs, entre autres, ces fabricants des imaginaires et des fabulations qui tiennent lieux de fonds de scènes et de trompe-l'oeil, auxquels les tacticiens et praticiens improvisateurs des théâtres de marionnettes, commandités par les médias, ont recours.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec
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  • Simon Garneau - Abonné
    14 mai 2008 15 h 30
    Souveraineté
    Les mêmes personnes qui affirment que la souveraineté du Canada n'a pas de prix et qu'il faut donc s'armer pour la défendre nous déclarent que la souveraineté est un concept dépassé pour le Québec. Et dire qu'il y a des « nonos » pour les croire les yeux fermés, quelle incohérence!
    Simon Garneau
    Québec
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  • Roland Berger - Abonné
    14 mai 2008 15 h 54
    Un art et une science
    Gerry Pagé : « La critique est un art et une science. » Dieu qu'il lui faudra une longue pratique de cet art et de cette science avant de pouvoir nous servir une critique sérieuse et objective. Savoir écrire ne suffit pas.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Hoe Bee - Inscrit
    14 mai 2008 21 h 56
    Manon aime tu ton Pays
    il fait de son mieux vous savez comment les journaliste son canibal, histoire de M Bernier et son ex ces quoi l idée que la police face son job et lui quil baise qui y veut. Pour la sécurité du pays on repasera... tout ca va finir que les contribuables vont payé la note des avocats et le règlement financier pour la Madame, avoir été célèbre plusieurs jours pour des miliers de dollard! je ne connais pas son job mais si elle est serveuse cela ne nuira certainement pas derrière le bar! est-elle comptable?, bref nos députés mangue sérieusement de dicernement en chambre public.
    Bravo Gerry Pagé pour tes observations qui fond plein de sens pour moi les journaliste fond un travail
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  • Gerry Pagé - Inscrit
    14 mai 2008 22 h 51
    2 + 2 = 4.
    À l'examen sommaire et diagonal de votre ponte de ce jour, Monsieur Berger, vous laissez, depuis le temps, le lectorat sur son appétit. Est-ce là votre compréhension, plutôt ténue et délayée, de l'art et de la science qui sont reliés et ficelés serré aux constructions littéraires de l'esprit critique? Votre magistrale dissertation de ce 14 mai 2008, me semble d'inspiration tout à fait caucasienne et votre toux littéraire europoïde n'a d'effet tertiaire que celui de rappeler que «le phénomène existe», à Saint Thomas comme partout ailleurs.

    Si, par hasard, vous avez fréquenté peu importe le Fanshawe College ou le Central Elgin C.I., ne vous souvient-il pas que 2+2=4, en Ontario comme au Québec, chez les blancs comme chez les aborigènes, chez les protestants comme chez les catholiques, chez les habitants de Jumbo City comme chez ceux de la Cité de Champlain.

    Monsieur Berger, j'émets des opinions, rien de plus et je ne les vends pas. Un point, c'est tout. Si ça dépasse vos moyens, continuez à chercher, au Dolorama des graffitis ou dans n'importe quelle vente de garage, de Saint Thomas, de London ou d'ailleurs, les quelques vocables de vos contorsions phraseuses.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec
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  • Chryst - Abonné
    16 mai 2008 21 h 11
    Stratégie reposant sur l'usage de la force
    L'usage de la force crée inévitablement d'autres injustices. On voudrait s'aligner sur nos voisins qui sont loin d'être des enfants de coeur. L'histoire le démontre.
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