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Jean Charest récrit l'histoire

Pour justifier la grande visibilité que le Canada s'assure en France grâce aux festivités entourant le 400e anniversaire de la ville de Québec, le premier ministre Jean Charest s'est adonné hier à une réécriture de l'histoire en affirmant que le Québec avait fondé le Canada. Cette conception s'apparente aux vues du premier ministre canadien, Stephen Harper, qui juge pour sa part que la fondation de Québec en 1608 marque celle de l'État canadien.

À Paris en cette deuxième journée de la visite de Michaëlle Jean, la France n'a lésiné ni sur les tapis rouges ni sur les flonflons pour accueillir la gouverneure générale du Canada. Rarement avait-on vu autant de personnalités à la réception donnée hier soir à l'ambassade du Canada pour saluer celle qui apparaît aujourd'hui en France comme la véritable ambassadrice des fêtes du 400e anniversaire de la fondation de Québec.

De ce côté-ci de l'Atlantique, tant à l'Assemblée nationale qu'à la Chambre des communes, on s'est interrogé sur le sens à donner à cet anniversaire.

Lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a signalé que «le gouvernement fédéral et la gouverneure générale partagent, en France actuellement, l'idée que le 400e anniversaire de Québec marque le début du Canada». Elle a demandé à Jean Charest de «corriger cette impression». Non seulement le premier ministre a refusé d'obtempérer, il en a rajouté: «On est fiers du fait que le Québec ait fondé le Canada, justement.»

Aux yeux du premier ministre québécois, il n'y a «aucune contradiction» entre la présence en France de la gouverneure générale, «qui, soit dit en passant, est du Québec», et la «relation directe et privilégiée» qu'entretient le Québec avec la France, une relation «qui ne changera jamais».

La ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, estime de son côté que le Canada a son mot à dire, en France ou ailleurs, à propos des fêtes du 400e parce qu'Ottawa a financé ces célébrations à la même hauteur que le gouvernement québécois.

Pauline Marois s'est pour sa part indignée du fait que «c'est la représentante de la reine d'Angleterre» qui va donner aujourd'hui le coup d'envoi des festivités du 400e anniversaire de Québec à La Rochelle. Le gouvernement du Québec y a dépêché le ministre responsable de la Capitale nationale, Philippe Couillard.

Le chef de l'opposition officielle, Mario Dumont, note que 2008, en raison du 400e, devait être «une année de renforcement» de la relation Québec-France. Or on assiste plutôt une «canadianisation» de cette relation, a livré au Devoir le chef de l'Action démocratique du Québec. Jean Charest «est emporté par le courant. Il a voulu avoir un ménage à trois; il se retrouve dans l'ombre de ce ménage à trois».

À la Chambre des communes, la question des Fêtes du 400e a fait l'objet d'un débat enflammé lors duquel le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a été hué et où le ministre des Transports, Lawrence Cannon, s'est fait traiter de colonisé. Accusant le gouvernement conservateur de récupérer ces fêtes à des fins politiques fédérales, Gilles Duceppe a déploré que ce soit une monarchie «ridicule», «archaïque», «antidémocratique» et «politiquement folklorique» qui représente Québec en France.

«La fondation de Québec est aussi la fondation de l'État canadien», a soutenu le premier ministre Stephen Harper. «La gouverneure générale est la successeure aujourd'hui de Samuel de Champlain, le premier gouverneur du Canada.»

Le chef libéral Stéphane Dion n'a pas manqué de se dissocier de Gilles Duceppe. «En tant que natif de Québec, je peux vous dire que je suis fier que la ville de Québec soit considérée comme le berceau des francophones de l'Amérique du Nord, des Québécois, des Canadiens français et de tous les Canadiens», a-t-il dit.

Après la période de questions, M. Dion a indiqué qu'il s'est «senti vraiment fâché» contre M. Duceppe. «Beaucoup de mes amis qui sont indépendantistes ne se reconnaîtront pas dans ce qu'il vient dire là», a-t-il avancé.

C'est en évoquant le 400e et le Canada multiethnique que Michaëlle Jean a rencontré hier les plus importants représentants de l'État français, des présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat au maire de Paris, Bertrand Delanoë. Clou de cette visite, la gouverneure générale a eu un court entretien d'une vingtaine de minutes avec le président Nicolas Sarkozy, qu'elle reverra à deux reprises aujourd'hui lors des cérémonies de la victoire de 1945 à Ouistreham et au cimetière canadien de Beny-sur-Mer.

«Je tiens vraiment à faire de cette célébration du 400e anniversaire de Québec un moment unique et festif», a-t-elle déclaré à sa sortie de l'Élysée. La gouverneure générale a plusieurs fois insisté sur le «vaste rayonnement du Québec dont nous sommes tellement fiers». Son époux, Jean-Daniel Lafond, a même vanté «ce pays, le Québec et le Canada, qui m'a apporté la part de plus-value dont j'avais besoin». Michaëlle Jean a accordé des entrevues à France 2, à Libération et au Figaro, qui mettent tous en évidence son parcours personnel. L'ambassadeur du Canada en France, Marc Lortie, n'a pas hésité à qualifier cette visite pour l'instant sans faille de «moment très fort» pour la relation du Canada avec la France.

«C'est vraiment une vraie fête d'être ici en France pour saluer l'amitié durable, longue, et qui s'approfondit entre la France et le Canada en raison d'une histoire que nous avons et d'une mémoire que nous avons en partage, et notamment par cette culture française qui est bien enracinée au Canada», a déclaré la gouverneure générale après son entretien avec M. Sarkozy. Michaëlle Jean a aussi abordé avec le président français la possibilité, lorsque celui-ci sera président de l'Union européenne, le 1er juillet prochain, que s'amorcent des négociations de libre-échange entre l'Europe et le Canada.

La soirée s'est terminée à l'ambassade où étaient réunis 350 convives, dont le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, la ministre du Logement, Christine Boutin, ainsi que les secrétaires d'État à la Fonction publique, André Santini, et à la Politique de la ville, Fadela Amara. Quatre autres ministres étaient attendus mais ne se sont pas présentés.

La gouverneure générale a remis l'Ordre du Canada au journaliste littéraire et animateur Bernard Pivot. «Voilà bien des honneurs», a déclaré l'ancien animateur de Bouillon de culture. «[...] Je connais beaucoup de Français qui auraient mérité l'Ordre du Canada plus que moi.» Michaëlle Jean et Bernard Pivot se connaissent de longue date. Michaëlle Jean avait déjà interviewé son ancien confrère. Ils ont aussi animé un spectacle ensemble. L'ancien animateur a conclu en plaisantant: «Je vous ai connue journaliste, je vous retrouve gouverneure générale!»

Par ailleurs, pour justifier l'absence de Jean Charest en sol français, son cabinet a fait valoir hier qu'il s'y rendra la semaine prochaine, du 16 au 19 mai, comme l'écrivait Le Devoir hier. Cette visite, décidée en mars, a fait l'objet d'un article dans un quotidien de la Gironde à la mi-avril.

Or, en choisissant de faire ce voyage, Jean Charest laisse en plan le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, qui débarque au même moment à Québec pour participer à la Rencontre internationale de la Francophonie économique (RIFE). Cette activité, orchestrée par la Chambre de commerce de Québec, réunit des dirigeants d'entreprises de toute la Francophonie. C'est Mme Gagnon-Tremblay qui remplacera le premier ministre pour le discours d'ouverture de la rencontre, a indiqué son attaché de presse, Damir Croteau.

***

Avec la collaboration d'Hélène Buzzetti






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Vos réactions

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  • Jean Dussault
    Inscrit
    jeudi 8 mai 2008 06h28
    tarabiscotage pour les nuls !
    « Bien sûr, en retirant les cours d'histoire ou en les vampirisant, on a beau remanier l'histoire comme bon nous sert!

    C'est le début d'un temps nouveau! »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    jeudi 8 mai 2008 07h08
    Une sacrée lancée!
    « Enfin ce 400e est lancé. Dans un beau brouhaha! Que de ballets diplmatiques! À voir se démener sur le sujet Gilles Duceppe à la Chambre dite des communes, ce dernier risque fort d'avoir une crise d'apoplexie. Quant à l'histoire, il est bien connu, pour le bonheur des politiciens et des historiens, qu'elle est toujours réécrite pour servir le présent. Heureusement que le Congrès eucharistique à être tenu à Québc en juin va pacifier tout ce beau monde! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 8 mai 2008 07h34
    Rayonner dans la dualité ? !
    « Il est écrit plus haut : «La gouverneure générale a plusieurs fois insisté sur le «vaste rayonnement du Québec dont nous sommes tellement fiers».

    Bien oui, le vaste rayonnement du Québec à travers elle, gouverneure générale du Canada qui rayonne actuellement de tous ses feux pour nous, en France.

    La meilleure vient de son compagnon, M. Jean-Daniel Lafond qui a déclaré «ce pays, le Québec et le Canada, qui m'a apporté la part de plus-value dont j'avais besoin».

    Nous avons eu la sainte Trinité comme religion, nous avons maintenant la sainte dualité comme pays "un deux dans un" parce qu'il parle de deux choses mais au singulier. Une autre affaire à expliquer. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 8 mai 2008 07h34
    La gouverneur général
    « M.Charest a bien fait de ne pas se rendre à Paris en même temps quemadame Jean. Il aurait été le deuxième violon, situation qui n'aurait pas été à l'avantage du Québec.

    Paul Lafrance
    Québec »

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 8 mai 2008 07h54
    "Des Sauvages" du Canada...
    « Messieurs les journalistes, est-ce que vous avez oublié que Samuel de Champlain, a écrit son premier ouvrage, suite à son premier voyage au Canada en 1603, et qu'il l'a intitulé, "Des Sauvages du Canada". Il savait donc très bien qu'il envisageait d'établir un jour une résidence quelque part au Canada. Sa première tentative fut en Acadie, en 1604. Et sa seconde, fut à Québec en 1608. Ceci est de l'histoire vraie... »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 8 mai 2008 08h04
    Harper et son copain Charest
    « C'est certain que le premier ministre Harper, avec l'aval de son ami fédéraliste et ancien conservateur Charest, tente de récupérer politiquement les célébrations du 400e anniversaire de la ville de Québec.

    Cependant, s'il pensait attirer l'attention des médias, en envoyant Madame Jean inaugurer ces fêtes en France, c'est plutôt raté. Les divers des journaux français, que j'ai consultés, en parlent très peu, sinon pas du tout ! »

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    jeudi 8 mai 2008 08h56
    Colons hier...colons aujourdh'hui...colons demain ! Cécilien Pelchat (tahcl@cite.net)
    « On savait où Jean Charest portait ses allégeances,mais on ne savait pas jusqu'où il était prêt à aller pour le prouver;
    maintenant c'est fait.Pour lui,il aura beau dire et beau faire,c'est CANADA FIRST.Et dire qu'on élit ca pour gouverner notre peuple sans échine.Quelle tristesse !
    Cécilien Pelchat,St-Raymond. »

  • Michel Galarneau
    Abonné
    jeudi 8 mai 2008 08h59
    the flag on the hood
    « tout ça me rapelle certain jeux olympique.Dion qui baragoine n'importe quoi, jean Charet qui na jamais suivi un cour d'histoire... Harper tres heureux de vous prendre s pour des idiots et jen passe encore des meilleurs .Les français dans tout ça opportuniste comme les Britaniques. nous laisses tomber pour une deuxième fois, Lévy l,indépandance (guerre) des états de nouvel Agleterre. Non excuser moi pour la trois fois. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 8 mai 2008 09h03
    La position privilégiée de Québec
    « Benoît Pelletier ministre de l`insignifiance a résumé la question. Il ne faut pas avoir de chicane avec Ottawa. S`affirmer n`a pas frappé son cerveau celui-là. Charest, et sa ministre des affaires internationales Gagnon-Tremblay n`ont trouvé rien à redire du show Michaëlle Jean à Paris. La fierté de nos représentants souffre d`amnésie collective. Quel avenir nous attend! Les fédéralistes du Québec lèvent le voile sur leurs intentions et c`est pas trop prometteur pour le peuple québécois. »

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 8 mai 2008 09h07
    Encore les disciples de la guerre ethnique...
    « Heureusement l'immense majorité des citoyens est écoeurée de ces querres de mots à connotation ethniques, et cette guerre contre les anglophones "impurs"...ils ne veulent pas de cette société basée sur la race francophone-blanche que prĉhent les séparatistes...

    Je suis né et je vis à Québec depuis près de 58 ans, et je souhaite la bienvenue à TOUS pour fêter ma ville qui fut fondée par Champlain, mais préservée grâce à un anglophone Dufferin)qui a SAUVÉ la vieille ville contre les francophones qui voulaient la détruire pour imiter les américains dans la modernité...Ssns cet anglophones JAMAIS la ville serait devenu parti du patrimoine mondial de l'UNESCO!!C'est ça la réalité au-delà des idéologues ethniques...

    Ce sont les anglos qui fondé les premières bibliothèques, apporté le début des droits aux individus et la possibilité d'avoir un avocat pour se défendre, qui ont diminué (pas assez) la domination de la dictature catho, autorisé le théatre, amélioré énormément l'économie...Sans tous ces apports anglophones ma ville et mon pays n'aurait pas évolué aussi rapidement.

    Sous le régime français les individus n'avaient AUCUN droit,les arts et les bibliothèques etaient interdits, la domination catho était totale, l'économie minable et les administrateurs ultra corrompus...Je ne comprends pas les nostalgiques de cette époque, la langue est moins importante que toutes ces choses qui font la qualité de la vie!

    Je dois souligner aussi l'immense apport des irlandais au développement de la ville de Québec. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 8 mai 2008 09h09
    Quel ré écriture?
    « Les faits sont
    1. Québec a été fondé par les français 1608
    2. Ceci marque le début de la Nouvelle France
    3. Suivit de pas trop loin de la Nouvelle Angleterre
    4. Les Anglais conquiers la Nouvelle France 1759
    5. Une déclaration royale crée le territoire du Québec 1763
    6. Les francophones sont exclus de tous postes au gouvernement civil, non pas à cause de la langue mais parce qu'ils sont Catholique. S'ils veulent être nommés ils doivent prêter le serment du Test et d'abjuration
    7. Le territoire est une colonie Anglaise
    8. 1774 l'acte de Québec qui agrandit la province et confirme le fait français du Québec en plus de d'autre droit. Tout cela ce fait au grand dam des Britanniques du Canada et de la Nouvelle Angleterre.
    9. C'est à partir de 1805 que réellement débute les animosités entre francophone et anglophone. La raison principal est la religion et l'ensemble des droits accordés au francophone par la couronne d'Angleterre. Les Britanniques d'ici se sont vues abandonné un peu par l'Angleterre avec toutes les concessions accordé au francophones, eux qui avaient gagné et conquirent, se retrouvaient sous la juridiction des francophones qui contrôlaient presque toute la politique.
    10. il y a formation du Haut Canada et du Bas Canada 1791
    11. 1867 Union du haut et Bas Canada pour former le Canada.


    Vous voyez qu'il n'est pas faux de dire que la fondation de la ville de Québec est le début du Canada aussi.
    Et encor il Quand on célèbre un anniversaire d'une ville, c'est tout sont histoire qu'on célèbre. Et son histoire comprend, 151 ans de règne Français, 249 ans de règne Britannique. Donc tout a fait normal que La reine y soit représenté sur un pied égale.

    Ce que déplore la Marois c'est qu'il y a de l'harmonie et qu'il n'y a pas de conflit et de guerre des drapeaux, qui sont pour eux une source de support. Quand on ne peu pas gagner avec nos force économique on crée la zizanie et soulèvent les émotions, c'est tout ce que la Marois est bonne à faire.

    Bonne fête Québec, tu es pleine d'histoire »

  • Marc Lavallée
    Inscrite
    jeudi 8 mai 2008 09h20
    Vive le Quénadabec
    « Nos "planteux de flags" et nos clowns de services se dépassent. »

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    jeudi 8 mai 2008 09h36
    Un buffet de cons!
    « On a invité à un buffet de cons mes valeureux ancêtres Percherons qui ont fondé La Nouvelle-France! C'est d'une telle violence symbolique! »

  • Hubert Larocque
    Abonné
    jeudi 8 mai 2008 09h37
    1608: Fondation de Québec et du Québec.
    « Le sens des Fêtes du 400ième de Québec.
    M. Charest, en s'effaçant devant Ottawa, pour les fêtes du 400ième, trahit le Québec en un moment capital. Le fédéralisme , qui est la forme politique de l'assimilation, conduit tout droit à la confusion politique et à la folklorisation du Québec. On comprend que M. Charest ait grande difficulté à comprendre ce qu'il représente et n'éprouve aucune nécessité de le soutenir. Nous ne voulons pas lui jeter la pierre, puisque que sont des élections acéphales qui l'ont mis en place et qui ont consenti d'avance à l'humiliation présente. Si la fonction intellectuelle jouait son rôle au Québec, elle commencerait à former les citoyens à leur responsabilité nationale et aux conséquences de voter à tort et à travers. Au lieu d'une sondocratie ( de sondage) par le bas, nous serions gouvernés par des leaders capables de gérer nos affaires sans trahir nos origines et d'affirmer notre identité dans tous les détails de la vie sociale et politique.
    D'instinct, un vrai Québécois saisit l'importance de la fondation de Québec pour l'identité et la continuité de notre peuple. D'instinct, le Québécois, fidèle à l'Origine, refuse toute substitution à lui-même, toute représentation qui brouille la nature et le sens de cet événement fondateur. Le Québec n'a eu qu'une fondation, et c'est celle de 1608. Dès 1604, Marc Lescarbot a écrit que Champlain et ses compagnons étaient venus, ici, en Amérique, « provigner une Nouvelle-France » . Ernest Renan a défini qu'une nation, c'était un « principe spirituel ». Le « principe » qui donne au Québec son identité , sa singularité, sa légitimité, voire sa distinction d'avec la France-mère, c'est d'être une Nouvelle-France. Ni l'Autochtonie, ni la Conquête anglaise de 1760, ni les autres Américanités, ne participent en rien à notre fondation.
    Le fédéralisme du PLQ, l'égarement du PQ, l'anémie de l'ADQ, la trahison de l'intelligentsia subventionnée n'ont d'autre principe que cet oubli, cet embrouillement de notre vérité. Restaurer l'image et le sens de nos origines, voilà la vocation des Fêtes du 400ième.!
    Hubert Larocque, Gatineau. »

  • Robert Côté
    Abonné
    jeudi 8 mai 2008 10h07
    ASSEZ C'EST ASSEZ!
    « Le Canada est un pays souverain. Le Canada s'appelait Canada avant 1760! J'en ai assez que l'on traite les fédéralistes de colonisés. Les colonisés seraient pas ceux qui rêvent encore de la Nouvelle-France? À voir comment la France a regardé et regarde encore ses anciennes colonies et ses DOM, je préfère de loin nos institutions... Merci Robert Côté
    Montréal. »

  • Michel Simard
    Abonné
    jeudi 8 mai 2008 10h34
    Heureusement que les Anglais sont là pour prendre soin des épais de francophones
    « Je suis toujours sidéré d'entendre ces pseudo-fédéralistes cracher sur les francophones et nous assurer que nous sommes une race inférieure dont les merveilleux anglo-saxons doivent prendre soin comme des enfants. Pas étonnant qu'ils n'ont que le suicide collectif à petit feu à nous proposer. Il n'y a que ceux qui désirent vivre qui existent; alors les Québécois n'existent pas.

    Par ailleurs, ce sont les Terre-Neuviens qui seront heureux d'apprendre que le Canada n'a rien à voir avec l'exploration de Cabot en leurs terres, bien avant les péripéties de Samuel de Champlain. »

  • Karine Brassard et Gabriel Danis
    Inscrit
    jeudi 8 mai 2008 10h35
    M. Michaud, est-ce possible de tourner les coins encore plus ronds ?
    « Vos accusations gratuites sont ridicules. Impossible de questionner le détournement de ces célébrations sans passer pour un raciste ? Franchement, quel est le rapport ? Le raciste est celui qui considère sa race supérieur à une autre. À lire votre propos sur l'immense contribution des Anglais et des Irlandais à la ville de Québec (alors que les Français étaient corrompus, incapables, etc.) c'est plutôt vous qui faites preuve de racisme...
    Vraiment, votre commentaire n'est vraiment pas pertinent avec le sujet discuté. »

  • Robert Parenteau
    Inscrit
    jeudi 8 mai 2008 10h43
    Et l'Amérique, que diable!
    « Et pourquoi nos tonitruants histrions pancanadiens ne proclament-ils pas que Québec est le fondateur de l'Amérique française, y compris les USA, alors? Qui a peuplé la Nouvelle-Angleterre? Qui a découvert toute l'Amérique au-delà du Mississipi? Pourquoi simplement fondateur du Canada? »

  • Vincent de Grandpré
    Inscrit
    jeudi 8 mai 2008 11h10
    Dûr à cuire
    « Des mois et des années que j'enrage contre ces bouffons pire que je n'aurais souhaité qu'ils soient. Que disent-ils maintenant? Il semble que la France ait fondé le Canada. Voici donc. Au lieu de se contenter d'accepter l'histoire, les anglais et leurs supports la réécrive à leur avantage. Qu'ont-ils à oublier? Les massacres des amérindiens? Le commerce sauvage des fourrures qui a tenu les premières nations en otage? La guerre? L'assimilation? Les incendies criminels contre les institutions démocratiques au Québec? L'esclave soumis?

    Alors voici qu'il se rabattent sur la plus belle image en Amérique, la nôtre, celle d'un petit peuple devenu grand. Voici qu'il vont la salir. Voici qu'ils m'écoeurent plus que jamais. Les français ont fondé le Canada? Foutaises ! Si tel était le cas, le fait français imposerait le respect. Selon leur thèse, ne sommes nous pas les «anciens»? Les «fondateurs» de ce Canada?

    On veux nous faire passer pour des gentils, pour que nous soyons bon-enfant, pour que nous fêtions. La fête, cette année, se fera au détriment de cette image de marque qui nous caractérise depuis la présence du Dominium Britannique - nous sommes un peuple qui se vend. Qui se vend lui-même à qui pais le mieux.

    Le site Internet des fêtes du 400ième est déplorable. Visitez MonQuébec ou MyQuebec pour comprendre à quel point on se moque bien de la présence française en Amérique.

    Comment osent-ils prétendre à la fondation du Canada par le Québec et par ricochet par la France si dans leurs écrits, dans les faits et dans les moeurs, l'utilisation des noms d'ici par les anglophones ne manquent pas de faire ressortir la grossièreté des propos qui sont présentement tenus par le premier ministre.

    Tout comme Jean «John» Charest l'a fait en 2003, le cirque s'est mis en route au détriment de la nation à coup de mensonges, d'insolences et de «réécriture» des faits.

    Regarderons-nous encore passer le train en ruminant comme des imbéciles? »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    jeudi 8 mai 2008 12h01
    Basta les lamentations! Revenez sur terre!
    « À lire certains commentaires, c'est à croire que leurs auteurs sont humiliés, bafoués, traînés dans la boue, écartelés et, pourquoi pas, sodomisés...
    Cessez les lamentations, Messieurs, revenez sur terre!
    Nous sommes en 2008 et, que vous le vouliez ou non et quelle que soit la force de votre désir de vous séparer de ces maudits Anglais, le Québec est une province du Canada, jusqu'à preuve du contraire!
    Et la ville de Québec est assurément le point de départ de la grande aventure qui mène au Canada que nous connaissons aujourd'hui. C'est donc normal que la gouverneure générale soit en France et c'est tout aussi normal que le fédéral soit impliqué.
    Quant à la Marois, elle tente une fois de plus de faire du populisme de bas étage.
    Enfin, bizarre quand même que ces mêmes auteurs soient prêts à se tourner vers ce que bon nombre de Québécois appelaient hier même les « maudits Français »!
    Faut savoir ce que l'on veut, foutreva! »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    jeudi 8 mai 2008 12h03
    Cacophonie
    « "La ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, estime de son côté que le Canada a son mot à dire, en France ou ailleurs, à propos des fêtes du 400e parce qu'Ottawa a financé ces célébrations à la même hauteur que le gouvernement québécois." Rien n'est plus révoltant que d'entendre ces paroles. Autrement dit, ils se laissent acheter. Madame Gagnon-Tremblay donne son aval pour l'argent? Pour NOTRE argent, que ce gouvernement colonialiste utilise pour "nous sauver" de la faillite, condition qu'il a lui-même mis en place après 1995 en inventant l'odieux "déséquilibre fiscal" qui n'est qu'un autre moyen de tenir le Québec en laisse. Ces scandaleux excédents budjétaires sont les sommes dont est privé le Québec, qui aurait dû aller à l'éducation, la santé et les services sociaux. C'est du vol ! Étrangement,les étrangers sont plus au fait des idées tordues de ce système.Le cinéaste Michael Moore, à ma plus grande surprise, l'a affirmé à Toronto l'an dernier : le système de santé québécois peine à survivre parce que le fédéral ne fait pas sa part comme dans les autres provinces.Toute la planète le sait !

    On n'a pas besoin non plus de l'opinion du chef libéral :«Beaucoup de mes amis qui sont indépendantistes ne se reconnaîtront pas dans ce qu'il vient dire là» Non ,mais il prend les vessies pour des lanternes ! Quels sont ses "amis indépendantistes" ? Jean Chrétien ? Guy Bertrand ? Jean Charest ? Dommage que le ridicule ne tue pas.

    1608 est la fondation du Québec, la fête des Québécois. Le canada fut fêté en 1967. Qu'il attende l'an 2067. Nous sommes plus que dégoûté de ce Canada, qu'il débarasse au plus sacrant.Nous devrions peut-être songer à organiser une vraie fête parallèle POUR LES QUÉBÉCOIS seulement et les vrais amis du Québec. Une fête de la conscience de la vérité et de la confiance en l'avenir souverainiste inéluctable du Québec.

    Jean-Marie Francoeur »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 8 mai 2008 12h03
    @ Michel Galarneau
    « La bonne expression venant directement de M. Jean "à ce moment ici" Chrétien, qui en est l'auteur est : Le flail su'l hood, ce qui est la verson française de : the flag on the hood que les anglos ne doivent pas connaître du tout. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    jeudi 8 mai 2008 12h36
    J'ai lu toutes les réactions des lecteurs
    « Celle qui m'a le plus frappé en rapport avec le 400e anniversaire de la ville de Québec, Jean Charest, Gouvernement, Québec (province), Québec (ville), est celle-ci
    (La gouverneur général- par Paul Lafrance).

    Je tiens cependant à ajouter que:
    La première erreur ne revient pas à la France mais aux ignorant de l'histoire qui à l'ouverture du 400 ième n'ont pas dit un mot sur Camplain le fondateur de Québec et du Canada.
    La deuxième erreur vient des clounes qui se croient représentés par madame Michaël Jean, cette dernière agit comme ceux-ci, dommage pour la Reine cette grande dame.
    La troisième erreur seulement est attribuable à la France qui recoit en grandes pompes la gouverenur représentante de la Reine d'Angleterre qui n'a rien à faire avec ce sujet. »

  • François Caron
    Abonné
    jeudi 8 mai 2008 12h47
    Enterrement de troisième classe
    « Subitement, à Paris, France, le 07 mai 2008 est trépassée l'idée de l'État du Québéc comme foyer du fait français en Amérique, en l'absence de rares et dispersés amis.

    Ont présidé à son trépas la péripatéticienne vice-royale du pays envahisseur représentante désignée du dominion du Bonhomme PlayMobil, le nabot intellectuel circonstanciellement animateur amateur de la République Française, son sous-fifre législatif et, non le moindre, notre régent Patapouf One-&-A-Half.

    Prière d'assister sans autre invitation à son enterrement de troisième classe à Quebec City le 03 juillet prochain, en présence des mèmes thaumaturges satisfaits de leur basse besogne.

    Nous vous remercions de ne pas envoyer de fleurs, mais des dons à la Fondation Robert-Bourassa du Parti Libâral du Québec seront très appréciés pour perpétuer la mémoire de ce peuple pusillanime et velléitaire mort sans se défendre de ses cousins avorteurs de pays, castrateurs d'émancipation, exploiteurs, impérialistes, capitalistes et néo-colonialistes.

    Honte à la République Française qui nous abandonne inlassablement, déshonneur et déchéance aux colonisés de l'intérieur que nous avons l'insigne malheur de laisser nous rerpésenter à cette mascarade funéraire. »

  • Ernesto Sanchez Cortés
    Abonné
    jeudi 8 mai 2008 15h11
    Changement de propos ...
    « S'il y a un 400e c'est de la Ville de Québec et personne ne conteste ça. Si on veut élargir le propos, c'est de la Nouvelle-France qu'il s'agit et non du Québec qui est une création du XXe siècle. Et les premiers immigrants francés étaient conscients qu'ils arrivaient au Canada et qu'ils étaient Canadiens comme "le Canadien errant" chanté par Félix Leclerc ou "Les Anciens Canadiens" de Philippe Aubert de Gaspé (1863). Alors, qui fait de la récupération politique ?


    Les Anciens Canadiens. Philippe Aubert de Gaspé. 1863. »

  • André Bissonnette
    Abonné
    jeudi 8 mai 2008 15h30
    à Claude Archambault
    « "voici les faits
    1.Québec a été fondé par les français en 1908."
    Absolument vrai et c'est cela qu'on fête au 400e

    Le Canada n'a pas été fondé par l'acte d'union (en passant c'était en 1840) il a été fondé en 1867 250 ans plus tard.

    Vous êtes comme le Charest, en train de ré-écrire l'histoire.
    Je n'aime pas écrire "le Charest" mais je fais comme vous avec "la Marois"
    Manque flagrant de savoir-vivre. »

  • Ernesto Sanchez Cortés
    Abonné
    jeudi 8 mai 2008 16h07
    Le monde à l'envers ...
    « S'il y a un 400e anniversaire, c'est de la fondation de la Ville de Québec qu'il s'agit et non DU Québec, qui est une création politique du XXe siècle. Car, la fondation de la Ville de Québec renvoie à la Nouvelle-France et non au Québec d'aujourd'hui.

    Les premiers immigrants français étaient conscients qu'ils n'étaient plus en France lorsqu'ils débarquaient "chez les sauvages en Canada" et ceux qui étaient martyrisés par les bons soins des autochtones devenaient les "saints martyrs canadiens". Les lettrés eux-mêmes ne l'entendaient pas autrement, à preuve "Les Anciens Canadiens" de Philippe Aubert de Gaspé (1863) et Félix Leclerc n'était pas en reste, lui, qui chantait "Un Canadien errant" comme d'autres (avant un match, par exemple) entonnent le « Ô Canada, terre de mes aïeux » ...

    Alors, qui sont ceux qui, en dépit des anachronismes, réécrivent l'histoire pour faire de la récupération politique ? »

  • Ian De Valicourt
    Abonné
    jeudi 8 mai 2008 16h55
    Québec : le nom d'une ville nord-américaine
    « S'en est fini de la nation québécoise. Quelle différence y a-t-il entre nous et le reste des Nord-Américains ? Une langue qui s'érode doucement dans notre métropole culturelle ?... Un esprit qui se meurt dans nos écoles qui nivèlent par le bas?.. . Une fierté politique qui reconnait enfin la valeur de notre chef d'État qui à des couilles ? Enfin, les succès politiques du Parti Libérale au Québec et des conservateurs à Ottawa prouvent bien notre aliénation collective aux valeurs nord-américaines.
    C'est vraie après tout Michael Jean n'est qu'un symbole, elle incarne non pas tant la représentante de la Reine d'Angleterre que le symbole d'une nation devenue une véritable province - c'est-à-dire un pays vaincu. Un pays vaincu par l'argent et l'apathie. »

  • Bern Latrimouille
    Inscrit
    jeudi 8 mai 2008 17h09
    Le Fédéral démasqué
    « Le Parti Québécois n'avait qu'à être patient et montrer un profil bas en attendant l'erreur des fédéralistes ! Non mais franchement !... Harper croit-il un instant qu'il vient de gagner des votes québécois par la voie de la désinformation. Pour la première fois depuis les années soixante dix, j'ai constaté l'unanimité à la radio de Radio-Canada des personnes qui ont conspué cette réécriture de l'histoire. C'est odieux ! »

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    jeudi 8 mai 2008 17h51
    1760 : fondation du Canada
    « Le Canada n'a été fondé ni en 1608, ni en 1867, mais en l760, lorsque les Anglais ont vaincu les Français sur les plaines d'Abraham, mettant fin à la Nouvelle-France. C'est cette dernière qui a été fondée en 1608. Tant qu'à faire remonter la création du Canada à 1608, pourquoi ne pas remonter jusqu'au Viking Leif Ericson, qui est venu au Labrador en 990?

    Henri-B. Boivin »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 8 mai 2008 18h37
    Nous sommes «faits forts» et capables d'en prendre.
    « À force de nous placer, de nous coincer et de nous maintenir en mode réaction/ébullition, les médias de l'interprétation, de la transformation et de la manipulation démagogique qui visent la désinformation systématisée, accréditée et commanditée, ces poussahs de la quatrième colonne du pouvoir, sont à la veille de nous confiner à l'inaction, cette étape qui précède la végétation, nous poussant dans les chambres des gazes de l'intoxication que diffusent écrans déversoirs et la paperasse dépotoir de l'intoxication, de la suffocation collective et de l'annihilation massive. De toute façon, c'est ce que commanditent les parvenus et occupants des loggias du pouvoir envahisseur, cette armée d'une mondialisation spéculative et des plus tordue. C'est ce que commandent ces spécialistes de la dictature grossièrement pomponnée et grotesquement maquillée d'une démocratie dégoulinante et faisant l'objet permanent d'une jactance scabreuse. Ces pions se camouflent sous la couverture d'inepties sans précédent, toutes placées sous les protectorats des libertés et des droits exclusifs de l'immunité et de l'impunité.

    Que notre frisé bourgeois gentil homme national se soit absenté de Paris pour y laisser briller de tous ses feux la presque reine d'un pays qui se réclame du blanc français pour faire mieux paraître le bleu délavé et un rouge souillé dont aucun lessivage ne vient à bout, ça tient du grand théâtre d'une comédie bouffe que ce gradué de l'école des pitreries nationales joue à «théâtre fermé» ...

    Par ailleurs, sous le regard hagard de Max Gros Louis qui semblait faire office de totem et sous le regard hébété du médecin et ministre malgré lui, ce parachuté qui représente la Capitale, bien malgré nous, et qui semblait y faire office de feuillage, il allait donc de soi que le micro sans fil de notre Podium municipal s'appliquait à y planter des arbres, «à la mode de chez-nous» et à des coûts que l'on est mieux de ne pas connaître. Ça tient du cinquième versant de l'actuelle culture hébergeant l'autocratie politique du pays, de la nation et de la cité. C'est du vaudeville spectaculaire, dans la pure tradition du folklore que célèbrent joyeusement asticots de la coterie du 400e anniversaire des aristos et de leurs intimes, cet occasion rêvée des joyeusetés des apprentis et autodidactes de la collection des m'as-tu-vu et des pompeuses grosses besaces et voyantes sacoches, qui virevoltent et fricotent goulûment aux crochets de subventions royales qui voltigent dans les centaines de millions de piastres gratuites, pigées dans les poches des dociles surtaxés et des silencieux surimposés. Malgré tout, rien ne sert d'en faire un plat, puisque nous sommes très loin d'une première ...

    Ça ne donne absolument rien de réagir et de se mettre dans des états tels que notre carrure finit, à tout coup, par en prendre de méchants coups. De toute façon, ça fait des lunes que tous les indicateurs les plus sérieux émettaient des signaux et tentaient de faire comprendre au «peuple des achetés» qu'ils devraient prévoir amener leur lunch et accepter de voir Céline Dion et le Grand Aznavour, entre autres, à l'aide de télescopes ou préférablement en reprise, alors que les gommés auront accès à un bar de gracieusetés pour y apaiser leurs soifs, jouiront de confortables sièges, de chaufferettes et de toitures parapluie rétractables, prévenant les humeurs de Miss Météo, ces humeurs que «le peuple fait fort» a l'habitude de subir et de sublimer et avec lesquelles il a le génie de si bien composer et de si joyeusement vivre.

    Mais, contre mauvaise fortune et infortune à tendance continue, ayons bon coeur et bel esprit. On aura vite fait d'oublier la promotion quasi royale dont la pierre angulaire de l'ÉCHEC 2008, Pierre Boulanger, fut gratifiée par la machine de l'ingénierie libérale du «pushing» et du favoritisme et surtout de ne jamais demander de bilans fourrés, leur permettant de dorer le volume de leur mépris absolu à l'égard de ceux et de celles dont ces gangs de grands boulevards se foutent éperdument. Non merci et passons à autre chose. On est fait assez fort pour laisser derrière nous l'imagerie coloriée d'un fiasco national noir sur blanc et de laisser les ratées de 2008 s'empiler sur les tas des endettements de l'incompétence et de l'irresponsabilité, sur les tas du Scandale des Commandites, sur les tas du Scandale des pots de vin sous enveloppes signées Schreiber, sur le cumul de tous les tas de forfanteries, de hâbleries et de maffieux bluffs dont Rabaska, par exemple, n'est qu'une pointe de l'iceberg de l'ingouvernance libérale. Le Québec aura longtemps dans sa mémoire, ces foireuses orgies de grosses piastres qui n'auront servi qu'à graisser quelques précieux-ridicules de la colonie du Plateau et quelques autres têtards de la confrérie Bouchard, entre autres. À ceux-là et à celles-là, évidemment, s'ajoute la liste des politiciens les plus futés, celle des leurs et de tous ceux et celles des libéraux opportunistes qui contribuent à la caisse vorace, une caisse programmée secrètement, pour doubler, dans le privé (probablement un avorton du PPP) le chétif revenu du chef et actuel PM, cette même caisse très reconnaissante, quand «l'horloge» des accointances politiques sonne les heures de l'obligeance.

    Le show du 31 décembre 2007 et le premier trimestre de QUÉBEC 2008 ont suffisamment sonné de glas pour donner, sans contredit, le ton de ce qui ressemblera aux Grands Voiliers 1984 dont les bouchons de la circulations devaient normalement aller de Québec à Drummondville ... Même que le Manège, cette merveille d'architecture du 19e et joyau de notre patrimoine militaire a lâché prise et s'est éteint, sous les feux d'une rage encore inexpliquée ...

    À l'instar d'un grand nombre d'honnêtes et de braves citoyens québécois «faits forts», j'ai l'intention de célébrer ma joie de vivre, de me rappeler les heureux souvenirs du temps passé et de peaufiner mes projets à venir, tout en souhaitant que 2009 arrive au plus sacrant. Oui, je me ferai un sandwich santé et j'irai le déguster sur les Plaines où l'on célébrera un sympathique 100e anniversaire, en ces paradisiaques espaces de la convivialité citoyenne. J'irai certainement assister à la grandiose fresque historique que la CCBN et la France ont conjointement orchestrée et me régaler des concerts plein air, variés et de grande qualité, auxquels l'accès est gratuit, au bucolique Pavillon Edwin Bélanger, de la fin juin à la fin août. Comme le plus grand nombre des fiers citoyens de la Capitale, je prendrai plaisir à faire la promotion de nos savoirs, de nos savoir-vivre, de nos savoir-faire et de nos savoir-être typiquement québécois, en étant attentif et en saluant les visiteurs qui viennent prendre quelques photos certes, mais qui viennent aussi et surtout à Québec pour bien saisir la juste mesure de notre carrure et de notre stature nordiques, pour également prendre le pouls de ces incorruptibles et jovials francophones dont la plupart sont bilingues et dont le nombre des polyglottes s'accroît jour après jour. Notre pouls étant la fidèle traduction de nos battements de coeurs dont ils garderont un souvenir intarissable.

    «Un chance qu'on s'a» et vive le Québec de tous ceux et de toutes celles qui se sont libérés de tous les foutus complexes de persécution et d'infériorité.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 8 mai 2008 23h21
    Sortir le Canada du Québec.
    « Oui, vous avez bien lu, il est grand temps de sortir le Canada du Québec. »

  • Marie-Pierre Gendreau
    Inscrite
    vendredi 9 mai 2008 01h02
    Le Canada est le Québec!
    « (ou le Québec est le CAnada!)
    Nous les Habs Go! Les Premiers Canadiens-français. Nous et aussi les Autochtones. Nos valeurs autochtones, chrétiennes, attitudes françaises, influences assimilatrices anglaises qui sont devenues ce CAnada-anglais que sont les autres provinces canadiennes, et qui sont aussi très démocratiques, état de droit.
    Et nous seront toujours la nation québécoise, reconnue.
    Nous pourrons toujours leur en reconnaître, toutefois, la très grande force d'acceptabilité. Ce système constitutionnel fédéraliste. Et de l'histoire constitutionnelle monarchique anglais de la Magna Carta.

    Québec, 400 ans,et tellement plus.

    (Excellent article! Merci) »

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