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Les chiffons rouges

Michel David   8 mai 2008  Canada
Il y a des jours où on s'ennuie presque de Bernard Landry. Soit, l'ancien premier ministre avait ses défauts, mais il n'aurait jamais laissé le gouvernement Harper détourner le sens des célébrations du 400e anniversaire de la fondation de Québec sans réagir vigoureusement.
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  • Lan-Anh Vuong - Abonnée
    8 mai 2008 04 h 47
    Peut-on en finir avec les politesses!
    Peut-être l'épisode des chiffons rouge n'était pas des plus élégantes, mais il avait au moins eu comme mérite de replacer le débat ou il devrait se situer: une bataille politique.

    En acceptant de plus en plus l'empiètement du fédéral dans ses champs de compétence, en acceptant que la diplomatie canadienne "puisse dire ce qu'elle veut bien" quand elle est chez nous, en se ridiculisant sur la scène internationale, en réécrivant l'histoire, j'ai l'impression que nous sommes rentrées dans nos terres jusqu'à ce qu'on nous oublie et que l'on disparaisse.

    Que l'on jette tous ces drapeaux hors de Québec, que l'on interdise d'entrée la représentante de la reine, comme on l'a fait avec la reine elle-même il y a 40 ans.

    Soyons sérieux et que l'on cesse un peu les politesse!
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  • Sébastien Paquin Charbonneau - Abonné
    8 mai 2008 07 h 56
    Nés pour une province
    Depuis quelques semaines, M. David s'insurge devant ce qu'il qualifie lui-même de résignation et de soumission du Québec dans plusieurs dossiers. Il a même constaté que les Québécois semblent « nés pour une province ». Après avoir vilipendé et sermonné tout ce qu'il rencontre comme « pur et dur », les avoir réduits à une quantité négligeable et s'être attardé avec émotion aux 45 % des péquistes qui veulent baisser la tête plutôt qu'aux 55 % qui aimeraient bien la relever, le voilà qui s'ennuie de Bernard Landry. Amusant!
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  • claire dufour - Abonnée
    8 mai 2008 09 h 16
    Bernard, tu nous manques...
    ...Dans ta façon de nous défendre face aux ingérences d'Ottawa. Et Pauline Marois dans tout cela, que dit-elle? Que fait-elle? C'est à peine si on L'entend.
    JE crie ma détresse face aux évènements, je hurle mon impuissance.
    Vous avez très bien traduit, M.David, ce que nous ressentons.
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  • Charles-O Roy - Abonné
    8 mai 2008 09 h 18
    ''Champlain premier gouverneur du Canada''
    C'est ce qu'a affirmé Stephen Harper hier en chambre:

    ''La fondation de Québec est aussi la fondation de l'État canadien. La Gouverneure générale est la successeure aujourd'hui de Samuel de Champlain, premier gouverneur du Canada.''

    Après, ils reprochent au Bloc de vouloir récupérer la fête à leur fins...

    Mais quel cirque...
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  • Marc A. Vallée - Abonné
    8 mai 2008 09 h 26
    Lieu de rencontres
    Il est vrai que la confédération canadienne a été fondée en 1867. Mais le Canada s'est construit comme pays, fondé sur le contrôle du fleuve St-Laurent, dans un long processus d'affirmation contre les États-Unis, processus qui a finalement substitué l'influence américain à l'influence britannique à la fin de la Première Guerre mondiale. Dans cette histoire, que représente la ville de Québec? Québec représente le lieu où tout cela a commencé, le lieu de toutes ces rencontres, parfois douces, parfois violentes.
    Les Québécois ne sont qu'une partie d'un grand manège, qu'ils ne contrôlent qu'en partie.

    Mme Jean, en mentionnant les francophones du reste du Canada, ne fait que souligner qu'il existe une diapora en dehors du Québec, qui a aussi besoin d'être alimentée par la culture française. Ce n'enlève rien au fait, qui est concret, ce n'est pas de l'histoire, que le Québec concentre la majorité des francophones de l'Amérique du Nord.
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  • quintalg - Abonné
    8 mai 2008 09 h 32
    "Ça fait rien"
    Si Jean Charest n'est pas en France pour le lancement des fêtes du 400e c'est qu'il n'y est pas invité.

    Tout s'achète selon Monique, même la fierté d'être une nation.

    "Ca fait rien" comme dit la publicité de Desjardins. C'est là que nous mène le marketing politique ... il ne peut qu'y avoir qu'une seule fierté au CANADA.

    Donc en toute logique, c'est que le chef de la nation n'est pas à Québec... Il faut gober ça...

    Au fond, Charest ne mérite même pas d'y être. J'ai la nausée d'avoir des chefs de nation qui réclame de n'être plus rien et prêt à gober n'importe quoi pour rester "chef"...

    Allons retournons sur le bord du St-Laurent,là où tout à commencé. La saison des "Crapets soleil" est ouverte, à défaut de Roi Soleil! (pierre-jules@hotmail.com)
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  • Jean-Guy Dagenais - Abonné
    8 mai 2008 09 h 38
    La France abandonne le Québec
    Ben oui ! Le président de la République de France pourrait être le premier a être hué en sol québécois.
    Son premier discours chez nous sera important dans la mesure où il refera l'équation du ''non ingérence, non indifférence''.
    Peut-on présumer de la suite ? L'horizon n'est pas joli-joli.
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  • Hubert Larocque - Abonné
    8 mai 2008 09 h 42
    La lumière de 1608.
    Même réduit aux marges des médias, ne faut-il pas réaffirmer l'essentiel?
    Le sens des Fêtes du 400ième de Québec.
    M. Charest, en s'effaçant devant Ottawa, pour les fêtes du 400ième, trahit le Québec en un moment capital. Le fédéralisme , qui est la forme politique de l'assimilation, conduit tout droit à la confusion politique et à la folklorisation du Québec. On comprend que M. Charest ait grande difficulté à comprendre ce qu'il représente et n'éprouve aucune nécessité de le soutenir. Nous ne voulons pas lui jeter la pierre, puisque que sont des scrutins acéphales qui l'ont mis en place et qui ont consenti d'avance à l'humiliation présente. Si la fonction intellectuelle jouait son rôle au Québec, elle commencerait à former les citoyens à leur responsabilité nationale et aux conséquences de voter à tort et à travers. Au lieu d'une sondocratie ( de sondage) par le bas, nous serions gouvernés par des leaders capables de gérer nos affaires sans trahir nos origines et d'affirmer notre identité dans tous les détails de la vie sociale et politique.
    D'instinct, un vrai Québécois saisit l'importance de la fondation de Québec pour l'identité et la continuité de notre peuple. D'instinct, le Québécois, fidèle à l'Origine, refuse toute substitution à lui-même, toute représentation qui brouille la nature et le sens de cet événement fondateur. Le Québec n'a eu qu'une fondation, et c'est celle de 1608. Dès 1604, Marc Lescarbot a écrit que Champlain et ses compagnons étaient venus, ici, en Amérique, afin de « provigner une Nouvelle-France » . Ernest Renan a défini qu'une nation, c'était un « principe spirituel ». Le « principe » qui donne au Québec son identité , sa singularité, sa légitimité, voire sa distinction d'avec la France-mère, c'est d'être une Nouvelle-France. Ni l'Autochtonie, ni la Conquête anglaise de 1760, ni les autres Américanités, ne participent en rien à notre fondation.
    Le fédéralisme du PLQ, l'égarement du PQ, l'anémie de l'ADQ, la trahison de l'intelligentsia subventionnée n'ont d'autre principe que cet oubli, cet embrouillement de notre vérité. Restaurer l'image et le sens de nos origines, voilà la vocation des Fêtes du 400ième.!
    Hubert Larocque, Gatineau.
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  • Réal Ouellet - Abonné
    8 mai 2008 10 h 30
    Champlain gouverneur
    Je surmonte ma nausée pour préciser que Samuel de Champlain n'a jamais porté le titre de gouverneur de la Nouvelle-France. C'est de l'invention pure de la part d'un Canadian errant...
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    8 mai 2008 10 h 37
    Inculture
    M. Charest lit Kipling, pas mauvais au demeurant et il a le droit. Cependant, nous avons le droit nous aussi de constater que beaucoup de gens voient en cet auteur une glorification de l'impérialisme. Les qualités littéraires de Kipling échappent sans doute à M. Charest qui ne s'illustre pas par la virtuosité et la créativité de sa langue, plutôt de bois et sans lustre.

    Il doit sans doute, comme beaucoup d'anglophiles, voir l'impérialisme britannique comme salvateur du jacobinisme qui aurait sûrement entraîné le Canada de Champlain vers une forme de totalitarisme.

    De là son équation d'historien amateur improvisé de Champlain égale fondateur du Canada d'aujourd'hui.

    Quant à moi, je rectifie le tir pour déclarer que les fondateurs du Canada sont les amérindiens. Allez expliquer cela au chez Max Gros-louis.

    Même si la tentation est forte de choisir le père de Colomb, par exemple, qui ayant en quelque sorte fondé son fils ...

    Voyez-vous la logique infernale dans laquelle notre historien en herbe (en avait-il fumé au moment de sa déclaration ?) nous plonge ?
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  • roger montreal - Abonné
    8 mai 2008 11 h 33
    Vous rêvez; SARKOSY le grand ami du président de POWER ....ca ne changerait rien
    Lorsque le président de POWER CORPOR.. est le grand ami M.SARKOSY, vous ne pensiez pas que le QUÉBEC ,et ses dirigeants resteraient aux beau fixe avec la FRANCE.
    Vous rêvez mes amis ,vous pensez que le président de POWER... va se rende en France, pour aider son ami SARKOSY a se faire élire ,les fédéralistes ne profiteront pas de cette belle occasion.
    Lorsque M .DESMARAIS a reçu sa décoration en FRANCE qui était présent en FRANCE /CHAREST/
    CHAREST remonte dans les sondages, voyez revenir son arrogance d autrefois et ses idées fédéralistes .
    M,HARPER fait la meme chose, pourquoi les sondages sont bons pour lui aux QUÉBEC, alors prenons nos responsabilités, disons leurs que nous voulons êtres respectés.
    POINT FINAL
    ROGER MONTREAL
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  • Albert Descôteaux - Abonné
    8 mai 2008 11 h 53
    heureux colonisés...
    C'est quoi cette manie de toujours vouloir se disputer l'approbation des Français? Même 400 ans plus tard, on se comporte en parfaits colonisés.

    On devrait prendre exemple sur les Brésiliens, les Péruviens ou les Colombiens, qui ne se comportent pas de la sorte envers leurs "mère-patries" respectives, au contraire.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    8 mai 2008 12 h 10
    Monsieur Net
    Monsieur Net n'est pas seulement sale, il est menteur en plus.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    8 mai 2008 12 h 22
    Québec colonisé
    Le Québec est colonisé par le Canada.

    400 ans pour en arriver là!

    Québec, quand donc rompreras-tu tes chaînes?

    Quand donc seras-tu vraiment solidaire et chasseras-tu ce gouvernement libéral qui n'a été élu que grâce à la division des francophones.
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  • Claude Desjardins Claude Desjardins - Abonné
    8 mai 2008 13 h 37
    Qu'importe les chiffons
    Bernard aimait déchirer sa chemise en public. Espérons que Pauline ne fera pas de même....
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  • Sylvain Pagé - Abonné
    8 mai 2008 16 h 04
    Les chiffons rouges
    Il est déconcertant de constater que depuis 400 ans,l'inimitié entre Anglos et Francos se perpétue en sol d'Amérique, bien que la forme varie selon la recette du jour. Le comble est atteint ,lorsqu'on confie à une Antillaise, une Black comme diraient les Français,le soin de représenter le Canada melting pot auprès du pays de Jeanne d'Arc.
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  • Chryst - Abonné
    8 mai 2008 17 h 13
    Simple question de dignité
    La question du Québec sera résolue quand nous cesserons de plier l'échine et que nous aurons suffisamment de fierté
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  • Jean Desjardins - Abonné
    8 mai 2008 17 h 48
    La source du problème...
    La source du problème de l'ingérence du Fédéral dans les affaires Québécoises ne se trouve pas plus dans la trahison manifeste du PLQ et de Jean Charest que dans l'incurie du PQ ou de l'ADQ. Il s'agit tout simplement de la conclusion naturelle d'une défaite identitaire et de l'apathie générale qui sévit dans la population du Québec. Qu'on le veuille ou non ! Une population qui a jeté l'éponge et qui n'en finit plus de s'aliéner et de se déshonorer dans sa passion pour l'immobilisme tranquille...

    En effet, il me semble qu'il appartiendrait à l'ensemble de la collectivité franco-québécoise, et non pas aux seuls politiciens de l'opposition et aux journalistes, de se lever debout, de ruer dans les brancards et de demander des comptes à Charest et à ses collaborateurs insensibles à l'identité Québécoise et ...vendus à leur 'réélection à tout prix'. Mais n'y comptons pas !

    Quel peuple de dégénérés et de pleutres nous sommes devenu, au fil des générations ! Y compris dans le choix de nos gouvernants...

    Il est plutôt cocasse que, devant un tel désastre, ce soit un chroniqueur (observateur de la scène politique) comme monsieur David qui doive monter aux barricades pour tenter de redonner un peu de tonus à notre peuple de mollusques. Si ça continue comme ça, même André Pratte et Lysiane Gagnon vont devoir se mettre à la même tâche... Désolé, monsieur David, mais je suis de plus en plus convaincu que les Québécois ont atteint le point de non-retour d'une assimilation pure et simple !

    Même avec la renaissance de Bernard Landry, on ne pourrait pas y changer grand chose. Notre chien est bel et bien mort... Quel triste héritage nous allons finalement laisser à nos petits-enfants.

    Et dire que, cet été, la grande majorité insouciante des Québécois hissera fièrement (Eh, oui ! On en est pas à une contradiction près...) son petit drapeau fleurdelisé afin de fêter le Jour des Patriotes et afin de souligner en grandes pompes le 400e anniversaire de la ville de Québec, pardon..., de la fondation du Canada ! Plus j'y pense, plus je crois que ce 400e deviendra finalement l'enterrement 'première classe' de notre peuple conquis et déchu !

    En tout cas, c'est bien parti pour ça...

    Jean Desjardins
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  •  
  • Bernard Mailhot - Abonné
    8 mai 2008 19 h 21
    Perte
    Que vous avez du temps à perdre !

    Bernard Mailhot
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