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Crise alimentaire - 50 millions de plus pour les pays pauvres

Alec Castonguay   1 mai 2008  Canada
Les États-Unis arrivent en tête de peloton avec une contribution de 1,1 milliard de dollars au Programme alimentaire mondial en 2007.
Photo : Agence France-Presse
Les États-Unis arrivent en tête de peloton avec une contribution de 1,1 milliard de dollars au Programme alimentaire mondial en 2007.
Ottawa — Deux mois après le cri d'alarme lancé par l'ONU, le Canada a délié les cordons de sa bourse hier pour contrer la crise alimentaire mondiale. Le gouvernement fédéral versera 50 millions de dollars supplémentaires cette année pour combattre la faim dans les pays pauvres, ce qui porte sa contribution totale à 230 millions pour 2008-09. Il s'agit d'une hausse de 28 % par rapport à l'an dernier. Le NPD et le Parti libéral jugent toutefois qu'un pays riche comme le Canada peut en faire davantage.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies réclame de toute urgence une somme de 755 millions $US pour fournir de la nourriture à 73 millions de personnes dans 78 pays. Le PAM a reçu 60 % de cette somme jusqu'à présent. La hausse vertigineuse du prix des produits alimentaires de base depuis un an ne permet plus à l'organisme onusien de remplir ses obligations. Par exemple, le prix du riz sur les marchés a bondi de 74 % et celui du blé, de 130 %.

Selon le PAM, 37 pays sont déjà confrontés à une urgence alimentaire qui a déclenché des «émeutes de la faim». En raison de la hausse des prix, le PAM ne peut fournir aujourd'hui que 60 % de l'aide apportée l'année dernière. La situation est particulièrement difficile pour le milliard d'humains qui vivent avec moins d'un dollar par jour.

Sur les 50 millions annoncés hier par Ottawa, 45 millions iront au PAM. Le Canada solidifie donc sa position de grand donateur en matière de sécurité alimentaire, puisqu'il est bon an, mal an parmi les cinq pays qui contribuent le plus au PAM. Pour 2008, Ottawa versera en tout 205 millions au Programme alimentaire mondial. L'an dernier, c'étaient 160 millions. Les États-Unis arrivent en tête de peloton avec une contribution de 1,1 milliard de dollars en 2007. Le PAM a reçu 2,7 milliards de dollars des pays donateurs l'an dernier.

Le gouvernement fédéral a demandé au PAM d'utiliser une partie de sa nouvelle contribution (10 des 50 millions) spécifiquement pour aider Haïti à surmonter la crise alimentaire. Cette somme servira à nourrir 350 000 Haïtiens.

Ottawa versera aussi cinq millions de dollars supplémentaires à la Banque de céréales vivières du Canada, un organisme basé à Winnipeg et dirigé par des congrégations religieuses de l'ouest du pays. Cet organisme, qui utilise entre autres les dons des fermiers canadiens pour alimenter les pays pauvres, recevra en tout 25 millions du gouvernement Harper cette année. Le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI), une association qui regroupe plus d'une centaine d'ONG, salue cette initiative, puisque la Banque de céréales vivières du Canada est un organisme «très efficace», selon le président du CCCI, Gerry Barr.

Une aide sans condition

Pour augmenter l'efficacité de son aide, le Canada modifie également sa façon de contribuer au PAM. Auparavant, Ottawa exigeait que son argent serve à acheter des denrées alimentaires au Canada à hauteur de 50 %. La nourriture achetée ici était ensuite redistribuée par le PAM ailleurs dans le monde. Lier le financement à une telle condition permettait d'aider indirectement les agriculteurs canadiens. En contrepartie, cela faisait augmenter les coûts de transport et empêchait les fermiers des pays pauvres d'en profiter.

Mais ce ne sera plus le cas. Toutes les sommes versées par le Canada serviront maintenant à acheter des produits alimentaires dans les pays en développement. Le PAM aura toute la marge de manoeuvre nécessaire. «Le Canada donnait l'image de vouloir s'aider lui-même avant d'aider les autres. Ce n'est pas ce qu'on veut. En déliant notre aide, le PAM pourra acheter des produits dans les pays en développement, ce qui réduira le transport, améliorera l'efficacité et sera beaucoup plus rapide. On pourra donc en acheter plus avec les mêmes montants», a soutenu la ministre de la Coopération internationale, Beverly Oda. Le Canada et les États-Unis étaient parmi les rares pays à encore imposer de telles restrictions au PAM.

Le secrétaire d'État à l'Agriculture, Christian Paradis, a affirmé que le Canada, à titre de pays riche, «a la responsabilité d'aider les pays dans le besoin». La ministre Oda a toutefois été forcée d'admettre que les sommes supplémentaires serviront essentiellement à couvrir la hausse vertigineuse des prix des aliments et du transport. Bref, pour ce qui est de la quantité, il n'y aura pas plus de nourriture pour les résidants des pays pauvres. «On n'est pas en mesure d'augmenter sensiblement le tonnage», a-t-elle avoué.

Terri Toyota, directrice des relations avec les gouvernements au Programme alimentaire mondial, a affirmé qu'il est trop tôt pour savoir combien de tonnes de nourriture l'argent canadien permettra de livrer aux populations affamées. «On ne sait pas ce qui va arriver avec le prix des produits et combien on pourra en acheter», a-t-elle dit lors de la conférence de presse.

Des critiques

Les ministres du gouvernement Harper rejettent du revers de la main les accusations voulant que le Canada contribue au problème mondial avec sa politique d'utilisation de l'éthanol dans l'essence. Cette initiative favorise la production de biocarburant à partir du maïs, ce qui contribue à la rareté de cette céréale et fait grimper les prix. Le rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation, Jean Ziegler, estime que la transformation d'aliments en carburant est un «crime contre l'humanité».

Beverly Oda s'en défend. «Même quand nous aurons atteint notre objectif de mélanger 5 % d'éthanol dans le carburant d'ici 2010, il y aura encore 95 % des terres canadiennes qui seront destinées à la production de nourriture ou à l'exportation de la ressource. Notre approche sur les biocarburants est réaliste et équilibrée», a-t-elle soutenu.

Le prix du baril de pétrole, qui fait augmenter les coûts de transport, ainsi que l'intérêt des spéculateurs en Bourse pour les denrées alimentaires et les changements d'habitudes de consommation dans les pays émergents (notamment l'Inde et la Chine) sont autant de facteurs qui aggravent la crise actuelle, a soutenu la ministre Oda. À ses côtés, Terri Toyota, du PAM, était d'accord pour dire que le biocarburant à base de maïs n'est pas le seul responsable des problèmes actuels.

Le chef du NPD, Jack Layton, a plutôt critiqué le montant de l'aide canadienne annoncée hier. «On ne peut pas régler une crise de la faim avec un simple pansement. C'est trop peu, trop tard. Il aurait fallu des centaines de millions de dollars.»

Son de cloche similaire du côté du leader libéral. «C'est un strict minimum, a dit Stéphane Dion. On a dû faire pression sur le gouvernement pour qu'il consente enfin à bouger et, si [les conservateurs] n'avaient pas été aussi imprudents dans la gestion des finances publiques, le Canada aurait pu en faire plus.»

Le président du Conseil canadien pour la coopération internationale, Gerry Barr, salue les nouvelles sommes consenties par le gouvernement mais reproche à l'Agence canadienne de développement international (ACDI) de ne pas investir à long terme pour prévenir ce genre de crise alimentaire. «Au début des années 90, l'ACDI consacrait 20 % de son budget de développement à l'aide aux fermiers dans les pays pauvres. La proportion est passée à 5 % de son budget dans les dernières années. Il faut faire plus que seulement acheter des aliments, il faut aider à structurer la production alimentaire dans les pays pauvres pour qu'ils subviennent à leurs besoins», dit-il.






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  • Richard Desrochers
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 06h01
    dans un Québec souverain............
    « J'imagine qu'on aurait voulu faire mieux qu'Ottawa et que Pauline aurait exigé qu'on plante un drapeau du Québec en plein milieu de l'Afrique affamée avec l'écriteau: "Une autre réalisation du Gouvernement du Québec " Ou encore: "Québec sait faire". »

  • Simon Poirier
    Abonné
    jeudi 1 mai 2008 07h46
    En effet
    « je trouve vraiment dommage que le gouvernement Harper ait dilapidé tous nos surplus dans des réductions d'impôts, qui sont, il faut bien se le dire, le moyen le plus équitable de récolter des revenus, quoi que bien imparfait encore. Il est vrai que l'on aurait probablement pu en faire beaucoup plus en ayant eu ces surplus.
    Il est réellement dommage que notre gouvernement soit si protectionniste, et se refuse à investir dans le développement durable.Il faudrait vraiment qu'un gouvernement se décide à enfin investir dans ce but pour d'autres pays, ce n'est qu'en les aidant à se développer que l'on peut les aider à s'en sortir, et s'ils s'en sortent, il va de soi que dans une économie de marché, tous les pays seraient gagnants à faire du commerce avec eux. »

  • Denis Gauthier
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 08h47
    Pas besoin d'être comptable agréé
    « Belle annonce. 50 millions. Wow!.
    Mais qu'en est-il du 0,3% du PIB que le Canada consacre à l'aide internationale, alors qu'il s'est engagé à y consacrer 0,7%?
    PIB canadien multiplié par 0,4%, c'est ce montant que le Canada devrait fournir à court terme pour contrer la crise alimentaire mondial. »

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 08h54
    Charité ou justice?
    « Ce n'est pas de la charité que ces pays ont besoin, mais que la concurence soit plus juste et que les pays riches cessent de tricher en subventionnant à tour de bras l'agriculture en amérique du nord et en europe!C'est ce que demandent les pays pauvres depuis des décennies...

    Alors soit on cesse les subventions et les producteurs des pays riches en subissent les contrecoups, ou soit on continue les subventions et les humains des pays pauvres continuent d'être affamés! On ne peut concrètement satisfaire à la fois les deux, ce serait vouloir le beurre et l'argent du beurre!

    Arrêter les subventions nuirait certe à nos producteurs de produits plus industriel, mais profiterait aux pays pauvres et aux consommateurs d'ici et ailleurs...Les décisions mondiales ne peuvent être prises seulement en considérant les producteurs des pays riches. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 1 mai 2008 09h37
    Si on consacrait autant d'effort qu'en environnement
    « Ce sont des miettes pour les affamés mais la grosse part du gâteau est pour des études en environnement, établir un pouvoir vert et instaurer des programmes pleins de fonctionnaires qui nous empestent la vie avec toute sorte de contraintes loufoques.

    Depuis plus de 10 ans notre ville faisait une troisième cueillette de l'herbe, des feuilles mortes et des résidus de jardins. On y ajoutait les branches cassées et l'éboueur avait un centre de compostage pour accueillir ces choses. Mais non le 1er juin prochain, les bien pensants de l'environnement nous obligent à faire de l'herbicyclage et du compostage chez soi, le tout subcventionné par nos taxes...

    Si on arrêtait de chercher à compliquer la vie des citoyens pour sauver la planète, peut-être qu'on aurait plus d'aide à offrir aux populations qui meureent de faim, de soif et d'absence de soins adéquats. N'est ce pas là l'urgence d'agir ?

    Mais non, on dépenses des milliards pour le climat peut importe que le monde crève. Nos dirigeants ont trop longtemps écouté le lobby vert, il est temps qu'ils reviennent sur terre et parlent des VRAIES priorités.

    L'arnaque kyotiste me fait de plus en plus penser au bogue de l'an 2000 où tous les ordinateurs devaient s'arrêter en même temps. Il y a eu beaucoup de gens qui ont empoché des $$$ pour cette hystérie collective infondée. Nous revivons la m^peme avec le climat...

    Voyez nos taxes à l'oeuvre sur un teraain du centre-ville de Montréal donné par l'hydro (évaluation: 1,3 millions) et Steven Guilbault les administrer : http://www.maisondeveloppementdurable.org/acceuil

    Tout ca est payé avec vos taxes pour remercier nos écolos de nous avoir conseillé d'utiliser des sa<s en plastiques à l'épicerie, de faire de l'Éthanol (usine de Varennes de 200 millions), de ne pas chasser les phoques qui mangent notre poisson, de préserver l'ours polaire nonobstant les gens qui meurrent, de faire du compostage chez soi même si ca pu et que ca émet du méthane qui produit 24 fois plus de GES que le CO2 et d'utiliser des fluocompactes pour sauver la planète... »

  • ntet mitond
    Inscrit
    vendredi 2 mai 2008 04h52
    Devenir terroriste pour eviter la faim ou rester chez soi et mourir de faim, que choisirez vous?
    « A première vue, on m'accusera tout de suite de soutenir le terrorisme car il est facile de trouver lecteur et même soutient financier et pour tant, les politiques commerciales et celles d'aide au développement sont en grande partie à l'origine des folies guerrières qui affectent le monde d'aujourd'hui. Avant de m'accuser, veuillez s'il vous pleut lire mon témoignage

    C.T.C.T.A
    le Conseil de transfert des connaissances
    et des technologies alternatives

    MESSAGE D'UN TEMOIN OCCULAIRE
    Je suis né en République démocratique du Congo, dans le village de Mutombw A Chibang, district de Kapanga, sous province du Lualaba, Province du Katanga.

    A l'époque il n'y avait ni eau potable ni électricité, ni route, ni moyen de transport fiable. Aujourd'hui rien n'a changé. La quasi-totalité des habitants vivent de l'agriculture traditionnelle et de pêche archaïque.
    Le monde occidental nous était inconnu. Tout ce que nous connaissions de ce monde se limiter à la présence des missionnaires et à l'histoire de la colonisation Belge.

    A l'époque il n'y avait qu'une seule école secondaire dans mon district ne comptant que la première et la deuxième année. Il y avait en tout quatre centres du cycle primaire sur l'ensemble du territoire. Mon village n'avait que les classes de première et deuxième année du primaire. Nous parcourions plus de cinq kilomètres chaque matin et chaque soir pour aller à l'école dans un des centres du district

    À la fin du cycle primaire, on devait se rendre dans un centre pour y passer un examen d'admission en première année secondaire de la seule école secondaire qui existait dans le district.

    Mon village se situe à la frontière du Kasaï Orientale, province voisine du Katanga où l'on n'avait pas besoin d'un examen d'admission en secondaire après son cycle primaire.
    A l'insu de mes parents, je me suis rendu dans la province voisine pour m'y inscrire dans une école catholique de la place. Après mon secondaire, je me suis rendu à Lubumbashi capitale de la province du Katanga où l'on pouvait trouver la seule université de la province. Je fus admis à l'université de Lubumbashi, la seule existant dans la province.

    C'est là que j'ai appris qu'il existait des programmes d'aide au développement et des bourses d'étude que l'occident octroyait aux Congolais. C'est là aussi que j'ai appris qu'il y avait présence des casques bleus au Congo dont parmi eux des Canadiens.

    Là mon cochaimare a commencé. Je commençais à me demander pour quoi mon village n'a jamais reçu une part de ces aides et bourses. Ma curiosité m'a crée quelques ennuis et je me suis retrouvé malgré moi, réfugié en Zambie, pays voisin. Un heureux hasard m'a conduit au Canada. Ce Canada qui est devenu ma seconde patrie. Je me suis inscris à l'Université d'Ottawa et j'ai reçu un double baccalauréat en sociologie et management publique. Malgré ça, je continuais à mes poser les mêmes questions. J'ai passé beaucoup de temps à essayer de comprendre le processus, les motivations et les priorités du Canada pour les questions d'aide au développement en Afrique. J'ai lu un certain nombre des projets conçus par les ONGS et le gouvernement canadien.

    J'ai compris que bien que conçus avec les meilleurs intentions du monde, la plupart des projets ne répondaient pas et ne répondent toujours pas aux besoins des majorités des congolais qui vivent dans des campagnes et dont la seule source de revenus est l'agriculture encore pratiquée dans sa forme archaïque. Beaucoup d'ONG elles mêmes actrices sur le terrain critiquent aujourd'hui les méthodes actuelles d'intervention. Malheureusement, ces critiques n'apportent pas toujours des solutions pratiques.

    Aujourd'hui je ne me pose plus la question de savoir pour quoi les miens n'ont jamais bénéficié des projets d'aide au développement. J'ai finalement compris que la vision occidentale des problèmes des communautés en milieu rural au Congo et en particulier ceux dans mon village sont basés sur des modèles qui ne cadrent pas avec les réalités du milieu. Tenez par exemple : Ici pour faire un projet, il y a des protocoles incompréhensibles pour la plupart des communautés rurales. Ces communautés ne sont souvent pas intégrées aux différents projets et leurs besoins ne sont pas ceux des communautés urbaines. Ici on parle des objectifs, des buts, des missions, d'études de faisabilité et d'autres procédés aussi complexe que les projets eux mêmes.

    Mon village, comme l'ensemble des villages du Congo vivent dans un environnement où n'existe aucune infrastructure de base telle : eau courante, électricité, routes, hôpital ou clinique médicale. Il n'existe ni usine ni manufacture.

    Les seules ressources disponibles sont l'abondance des terres agricoles, des centaines des cours d'eau et des forets. Toutes ses ressources sont sous exploitées et le sont faites d'une façon archaïque et ne donnent pas aux populations des revenues convenables pour prétendre à un quelconque développement.

    Le problème de mon village tout comme celui des autres villages du Congo est claire et n'a besoin d'aucune étude de faisabilité au modèle occidental. Le problème est sans doute le manque des infrastructures de base. Nous ne pouvons pas envisager un quelconque développement sans nous attaquer au problème des infrastructures de base.

    IL n'y a pas manque des ressources, il y a cependant, manque des connaissances et des outils nécessaires pour exploiter ces ressources et les développer. C'est là le vrai défi.
    Comment aider ces populations à développer les ressources existantes pour créer leurs propres richesses. C'est se défi que nous voulions relever en créant le Conseil de transfert des connaissances et des technologies alternatives (LE C.T.C.T.A).


    Vous m'avez accueilli comme immigrant. Vous m'avez par la suite octroyé la nationalité canadienne. Je suis très fier d'être membre de ce merveilleux pays que vos aïeux ont bâti pour vous et que vous continuer à bâtir pour les progénitures avenir.

    Le Canada a grande réputation de générosité envers les pays du tiers monde. Mon pays, la République Démocratique du Congo fait parti des bénéficiaires de cette générosité. Cette générosité vient des vos ancêtres, agriculteurs, marchants, architectes, pécheurs, tradition que vous avez su bien garder et que vous continuer à perpétuer pour les générations futures.

    Je vous l'ai déjà dis, je suis né en République Démocratique du Congo. Mon village s'appelle Mutombw à Chibang., Dans le territoire de Kapanga, district du Lualaba, province du Katanga. Toute ma famille y vit encore. Je ne peux amener toute ma famille ou mon clan au Canada sans parler de tout mon village. Le Canada ne peut pas le faire non plus. Ce merveilleux pays a été bâti à partir de ses ressources naturelles, notamment la terre.

    Mon village dispose de beaucoup d'espace vert, terres fertiles, cours d'eau remarquables, mais ne dispose d'aucun moyen d'exploitation. Il n'y a ni eau courante, ni électricité, ni routes praticables.

    Mon village et mon territoire n'ont pas besoin d'aide humanitaire comme telle, parce qu'il n'y a pas manque des ressources. Il n'y a pas des calamités naturelles. Ce dont mon village et mon territoire ont besoin c'est d'un appui de base pour qu'ils obtiennent les moyens et les capacités nécessaires pour créer leurs propres richesses.

    Je suis témoins oculaire de leurs besoins, je suis né parmi eux et j'ai grandi parmi eux. Grace à la magie des novelles technologies, on trouve aujourd'hui des téléphones cellulaires même dans les villages sans électricité. Il y n'a deux dans mon village et je eu l'occasion de parler à mon oncle et voilà ce qu'il m'a dit. « Cher neveu, pourquoi ne demande-tu pas &#1233; tes amis blancs de nous envoyer quelques vieux tracteurs au lieu des vieux habits. Tu sais qu'avec ça, nous pouvons cultiver beaucoup des maïs et de manioc et nous acheter nos propres habits ». Nous pouvons aussi avoir de l'argent pour construire nos routes, avoir un hôpital et beaucoup des choses.
    Voici comment mon oncle a réagi quand je lui ai demandé comment la famille a apprécié les habits que je leur ai fait parvenir par le biais d'une ONG américaine.

    Ça c'est un besoin qui ne figure presque jamais dans les différents projets concoctés pour l'Afrique. Certes les medias ne se spécialisent que dans la présentation de catastrophes, des cas de famine, de la corruption des leaders politiques, rarement ils ne parlent des efforts des milieux des associations qui n'ont besoin de plus que ce quelques machines que les canadiens-canadiennes n'utilisent plus.

    En fait, mon village et mon district peuvent facilement sortir de leurs conditions actuelles de vie s'ils reçoivent des dons de machines plutôt que des biens de consommations.


    Voici comment se présente la longue liste des besoins élaborée avec les membres de mon village et de mon district.
    Equipements de ferme (tracteurs et accessoires)
    Semences.
    Equipements pour construction et entretien des routes (tracteurs et accessoires)
    Equipements de minoterie et boulangerie.
    Equipement pour fabrication des briques
    Equipements d'imprimerie
    Outils pour charpentier, mécanicien, électriciens, maçon, plombier
    Véhicules utilitaires.
    Outre ces besoins en équipements comme soutien au développement, il nous faudra aussi nous occuper de :
    - Créer des coopératives agricoles.
    - Former des villageois comme intervenants en milieu rural
    - Créer des centres de formation pour ouvriers spécialisés
    - Initier des travaux de construction des infrastructures de base.
    - Construire un centre de référence médicale.
    - Travailler avec les institutions d'enseignement existantes pour
    Améliorer La qualité de leurs programmes.
    Voici la liste de nos partenaires : »

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