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Ottawa ne veut qu'une seule voix

Tous les documents destinés au public devront être approuvés par le bureau du premier ministre

1 mai 2008  Canada
Ottawa — Le gouvernement fédéral élabore une politique de communication unifiée pour tous ses ministères de manière à ce que, désormais, tous les documents destinés au public transitent au préalable par le bureau du premier ministre pour fins d'approbation. Cette réglementation ratisse tellement large que la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, ainsi que les autres agents du Parlement se sont sentis visés et se battent pour s'y soustraire.

Le NPD a sauté sur cette information hier comme étant une preuve supplémentaire que le gouvernement de Stephen Harper tente de tout contrôler au sein de l'appareil gouvernemental, même ce qui est censé en être indépendant. Les conservateurs rétorquent que leur politique n'a rien de nouveau et qu'ils n'ont aucune intention d'empiéter sur l'indépendance des agents du Parlement.

Sheila Fraser a lâché sa bombe en comité parlementaire mardi. Elle a expliqué qu'Ottawa élaborait une nouvelle politique d'uniformisation de toutes les communications gouvernementales. Y seraient assujettis non seulement les agences et ministères fédéraux mais aussi les agents du Parlement que sont la vérificatrice générale, les commissaires à l'information et à la vie privée ou encore le conseiller à l'éthique.

«Une ébauche de politique de communication circulait récemment, une politique qui prévoit que toutes les stratégies de communication, toutes les communications, absolument tout, passeraient par le Bureau du Conseil privé, a déclaré Mme Fraser. Eh bien, je peux vous dire qu'il n'est pas question que mes communiqués de presse ayant trait à mes rapports se rendent au Bureau du Conseil privé ou que nos stratégies de communication soient approuvées par le Bureau du Conseil privé.»

Le Bureau du Conseil privé est le ministère du premier ministre du Canada.

La question a été soulevée à la Chambre des communes par le député néo-démocrate David Christopherson. «Il s'agit d'une tentative d'empiétement sans précédent sur l'indépendance de ces agents», a lancé le député. «Le premier ministre retirera-t-il cette politique et reconnaîtra-t-il que l'indépendance des agents du Parlement doit être protégée et respectée?»

C'est le ministre responsable du Conseil du trésor, Vic Toews, qui a répondu. «Je puis vous assurer que nous respectons l'indépendance des agents du Parlement et que ce gouvernement ne ferait rien qui soit incompatible avec le rôle indépendant de ces agents.»

Plus tard en journée, l'entourage de M. Toews a indiqué que le NPD avait «sauté trop vite aux conclusions». L'indépendance des officiers du Parlement est inscrite dans leurs lois constituantes, qui ont préséance sur toute politique du Conseil du trésor, assure-t-on. Dans la politique de communication, tout ce qui entraverait l'indépendance des agents ne sera pas mis en application.

En entrevue avec Le Devoir, Mme Fraser a indiqué qu'il s'agissait «de la même réponse que nous avons eue des fonctionnaires. J'ai bon espoir qu'on puisse trouver une solution». Mais on ne crie pas victoire trop vite non plus. Au Commissariat à la vie privée, la commissaire adjointe Suzanne Legault a diplomatiquement fait valoir qu'«il y a une certaine ouverture mais [que] les pourparlers ne sont pas terminés».

Les huit agents du Parlement ont en effet créé un comité pour discuter en groupe de ce sujet avec le Conseil du trésor. Leur position est unanime.

«Je me demande combien de temps nous devrons faire pression sur Stephen Harper pour qu'il comprenne qu'il y a des gens dans ce pays qu'il ne peut pas contrôler», a lancé le député Christopherson.

Des communications encore plus centralisées?

L'ampleur de la nouvelle politique de centralisation des communications que concocte Ottawa n'est pas connue. Le gouvernement n'était pas en mesure d'en fournir une ébauche hier. Le porte-parole du ministre Toews assure que cette réglementation n'est pas différente de la politique actuelle et que le Conseil privé jouera seulement un rôle de «coordination» des communications.

Mais ceux qui ont vu l'ébauche de politique, notamment Sheila Fraser et Suzanne Legault, soutiennent qu'il s'agit de faire «approuver» toutes les communications gouvernementales, y compris les communiqués de presse, par le bureau du premier ministre Stephen Harper. Dans ce cas, il s'agirait d'une tentative inégalée d'uniformisation des messages fédéraux.

Ce n'est pas la première fois que les conservateurs tentent de faire parler la capitale fédérale d'une seule et même voix. Outre le fait que le premier ministre Harper annonce désormais lui-même à peu près toutes les initiatives d'importance de son gouvernement, les ministères se sont fait retirer leur droit de fournir des informations factuelles, tout particulièrement aux journalistes.

Par exemple, le ministère de l'Environnement, pris dans le tourbillon des changements climatiques, a rapidement perdu son droit de parole. Toutes les questions, mêmes les plus anodines, sur des sujets factuels sont désormais transmises au bureau du ministre John Baird. Lorsqu'on a appris, par exemple, que certains programmes de préservation de la faune avaient été abolis, il a été impossible d'en obtenir confirmation.

Plus récemment, le ministère de la Défense a subi le même sort. L'automne dernier, une consigne du Conseil privé a été émise, obligeant les militaires à obtenir l'assentiment de fonctionnaires civils avant de divulguer des informations jugées «d'importance nationale» en ce qui concerne la guerre en Afghanistan. À ce moment aussi, le gouvernement avait indiqué qu'il n'y avait «pas de changement de politique» et que la «coordination» avec le Conseil privé avait toujours existé.
 
 
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  • Stéphane Leclair
    Abonné
    jeudi 1 mai 2008 05h49
    Ils sont minoritaires! L'opposition ne peut-elle pas s'opposer?
    Il a déjà été dit que le système constitutionnel canadien n'offrait que peu de moyens de s'opposer à la volonté d'un premier ministre, et qu'en pratique le premier ministre du Canada détenait plus de pouvoir que dans toutes les autres démocraties occidentales. Mais c'était censé s'appliquer à un gouvernement majoritaire!

    Je ne suis pas familier avec tous les rouages de la législation et de la réglementation, mais un député d'opposition ne peut-il pas déposer un projet de loi qui spécifie directement l'indépendance des communications de la vérificatrice générale et des autres agents, et qui interdise au bureau du Conseil privé d'avoir un droit de regard sur ces communications? Je sais bien que monsieur Dion n'ose rien faire, mais il me semble que les partis d'opposition pourraient au moins être unis là-dessus.

  • lise jacques
    Abonnée
    jeudi 1 mai 2008 06h24
    Rien d'étonnant de sa part
    C'est la suite logique de son règne de malheur. Au lieu d'avancer le gouvernemtn Harper recule...Je ne suis pas surprise du tout.

    Le 31 janvier dernier on pouvait lire dans le National Post que Stephen Harper bâillonne les scientifiques d'Environnement Canada, voici un résumé;

    D'après un article publié dans The National Post, le gouvernement de Stephen Harper à imposé le bâillon à tous les scientifiques d'Environnement Canada probablement de peur qu'ils disent ce que tous le monde sait : que les changements climatiques existent !

    Alors ce diktat de Harper ne fait que continuer de régner en suivant la même direction. Est-ce que c'est que les canadiens appellent la démocratie et la transparence?

    La question à se poser maintenant est jusqu'ou il va aller?

  • Jacques Morissette
    Abonné
    jeudi 1 mai 2008 06h32
    Et ce sera la voix de qui?
    Quoi dire de plus, sinon espérez que la voix ne soit pas trop ennuyante... Si vous me permettez! Quand je vois et entend parfois M. Harper, notre cher Premier ministre, on dirait que j'assiste à la télédiffusion d'un "soap" populaire, style "Les feux de l'amour. Être guindé à ce point dans tout ce qu'on peut imaginer de clicher, vraiment il faut le faire.

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 07h25
    Pourquoi?
    La question à se poser est la suivante : Pourquoi Stephen Harper veut-il contrôler directement toutes les communications non seulement de son gouvernement, c'est-à-dire celles de ses ministères et ministres, mais aussi celles des agents du Parlement, qui à ce titre ne relèvent pas de son autorité?

    Pour ce qui est des ministères, on pourrait le comprendre, en ce sens que S. Harper n'accorde qu'une confiance limitée à des ministres inexpérimentés et craint des erreurs ou la divulgation d'informations qu'il veut garder sous le coude. C'est bien évidemment soit un aveu de ce manque de confiance, soit celui d'une volonté centralisatrice qui frise l'autoritarisme dictatorial.

    Pour ce qui est des agences du Parlement, on peut déceler la craint, chez S. Harper, que celles-ci ne dévoilent des renseignements qui porteraient atteinte à son gouvernement et à lui-même, en faisant connaître des faits qui devraient rester dans l'ombre. Comment expliquer autrement cette « ébauche de politique de communication [qui] circulait récemment, une politique qui prévoit que toutes les stratégies de communication, toutes les communications, absolument tout, passeraient par le Bureau du Conseil privé », comme l'a déclaré la Vérificatrice générale, madame Fraser, dont l'indépendance totale est le gage de son action.

    Dans les deux cas, il s'agit d'une manifestation évidente de faiblesse de la part de Stephen Harper. Un Premier ministre bien en selle, un gouvernement bien en place, n'a pas besoin de meures aussi draconiennes, il ne craint pas la divulgation d'informations puisqu'il n'a rien à cacher et que la transparence est la règle de son administration. Les tentatives de ce genre sont l'apanage de gouvernements dictatoriaux, de gouvernements où il se passe en coulisse des « choses » qu'il vaut mieux que la population ne connaisse pas.

    Autrement dit, si le Premier ministre va de l'avant avec cette politique centralisatrice des communications, il montrera à tous une faiblesse psychologique manifeste, tout en ouvrant la porte à de multiples questions sur ce qui peut bien se passer dans les coulisses de son gouvernement, qu'il craint de voir dévoiler au public. Le carcan qu'il veut imposer à l'information n'augure rien de bon et fera - pour ne pas dire fait déjà avec les contrôles en place - que l'information gouvernementale perde toute crédibilité. Par exemple, que se passe-t-il réellement en Afghanistan? Pourquoi le chef d'état-major a-t-il donné sa démission? Qu'y a-t-il réellement derrière cette affaire? Et ailleurs?

  • Michel Lauzon
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 07h46
    L'opposition n'existes pas réellement, elle est vendue.
    Stéphane Dion fait semblant d'être un rat de bibliothèque de HEC, deviens arrogant juste assez pour pouvoir prétendre avoir peur des élections.

    Duceppe nous étourdit avec ces mensonges au sujet du fictif surplus budgétaire... alors que la dette du Canada ne diminue JAMAIS, on ne paye même pas les intérêts.

    Ensemble avec Harper ils approuvent l'inutile guerre, effacent Kyoto de notre esprit et aident au PSP en n'en parlant pas.

    Harper utilise maintenant les mêmes tactiques owrweliennes que Bush en attendant la 3e guerre mondiale.

    La démocratie n'existe pas, c'est pire que le festival juste pour rire :)

  • Robert Côté
    Abonné
    jeudi 1 mai 2008 07h47
    DE Poutine à Harper en passant par Bush
    Depuis 2001, les gouvernements occidentaux ne cessent de multiplier les contrôles,de réduire le pouvoir des instances démocratiques en les discréditant ou en les contestant publiquement(Energie Canada,Election Canada,etc...).Ces mêmes gouvernements ne cessent de décrier la Russie,la Chine et bien d'autres dictatures,mais ils agissent comme ces dernières par en dessous et surtout en douce.
    L'objectif est toujours le même:le contrôle plein et entier de tous les pans du système.Les droits civiques,la liberté de presse et bien d'autres privilèges de notre vie en démocratie sont menacés par ces gouvernements de droite et d'extrême droite. De Poutine à Harper en passant par Bush, la logique est la même....contrôler....garder le pouvoir.

  • Paul Verreault
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 07h50
    Politique versus guerre
    La politique est une guerre démocratique mais Harper ne sait pas ce qu'est la démocratie. La première victime de la guerre est l'information, ça, il le sait et il s'en sert.

  • Jean Dussault
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 09h15
    Heil Harper!
    Uniformisation des communications du gouvernement et au sujet du gouvernement. L'histoire n'est-elle pas un cycle perpétuel?

    Apparaîtra-t-il à Ottawa un Ministère de la Propagande comme il y en eut un à Berlin dans une période difficile à imaginer plus sombre? Avec Toews, tout irait à souhait.

  • lise jacques
    Abonnée
    jeudi 1 mai 2008 09h18
    M. Coté je suis 100% d'accord avec vous
    Et pourqoui la polulation continue de voter pour ces deux vieux partis politiques, je ferais beaucoup plus confiance aux trois chef de l'opposition qu'à M. Dion.

    Quand les électeurs choisiront d'autres représentants du peuple, des dirigeants qui n'ont pas d'agenda caché comme les libéraux et les conservateurs et bien nous pourrons voir une leueur d'espoir sous la gouverne de notre pays.

    Pour le moment ce n'est pas le cas, nous sommes aux prises avec un governement allié de Bush, leurs intentions est qu'il n'y ait qu'une seule nation en Amérique du Nord, ça va commencer avec la monnaie commune et ensuite le reste va suivre, mêmes lois absurdes à l'américaine etc etc.

    Si on ne veut pas se faire engloutir dans quelques années par le régime américain, il nous faudra un gouvernement qui défende les intérêts du pays, ce n'est pas le cas actuellement non plus. Le patriarche Bush n'était-il pas un grand ami d'Hitler?

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 10h48
    Une Fonction publique truffée.
    Ce qui s'appelle «concentration du contrôle de l'information» sous Stephen Harper, s'appelait «déconcentration du même contrôle», sous Jean Chrétien. Alors que le KKKlan libéral de Jean Chrétien occupait tous les espaces du pouvoir, le bureau du Premier Ministre d'alors, via le Conseil Privé, avait déconcentré le pouvoir en déléguant ses pions et gardes chiourmes dans tous les centres de diffusion de l'information gouvernementale fédérale. Comme la fonction publique fédérale est encore truffée des pions libéraux qui contrôlent tout, Stephen Harper n'a pas le choix, s'il ne veut pas être pris aux pièges des spécialistes des Scandales Commandités ou des spécialistes du cassage irresponsable du Pays. Au pire, pour celui qui tente de gouverner, sous la menace constante d'être renversé, c'est une question de Sécurité. Les comportements aberrants de l'actuelle Opposition Dion, forcent une telle décision qui, à prime abord, paraît audacieusement centralisatrice, mais qui, somme toute et dans les circonstances, est courageuse, aux lendemains des perquisitions des Rouges d'Élection Canada, barricadés derrière la GRC plus bariolée et barbouillée que de franche couleur. À ce chapitre, d'ailleurs, des débordements compulsifs des opportunistes du PLC, des anarchistes du BQ et des solistes du NPD, tous grassement payés pour niaiser et décoter la Gouvernance canadienne, ajoutés aux hauts cris et aux larmoiements de la principale actrice de la Tour de la Vérification générale, n'émeuvent personne.

    C'est le même phénomène à Québec. La fonction publique québécoise est farcie d'un melting pot pluriel de pions péquistes, de l'époque Bouchard - Landry - Boisclair, ce qui contribue au charisme montant de Madame Pauline Marois, de loin la mieux appréciée des trois chefs, en dépit du «n'importe quoi» que publient certains médias/sondeurs/médias grassement payés par le PLQ devenu leur Commanditaire (une habitude libérale, quoi !) ... Cette Fonction publique truffée et tricotée serrée, est également ce qui explique que les minoritaires du PLQ, en mode grabataires depuis 2007, font constamment appel à des Commissaires et thuriféraires tous azimuts, pour donner l'impression qu'ils s'appliquent à gouverner pacifiquement et sans faire appel à leurs forces, les bâillons et les muselières tous genres ni à leur fort, les lois spécialement dictatoriales, les décrets et les «toé tais-toé», alors qu'au contraire, paralysés par les contingents des fonctionnaires d'allégeances péquistes, malignement regroupés sous les fanions du souverainisme, ils s'évertuent parallèlement à installer les assises d'un GLM (gouvernement libéral majoritaire) dont les médias/sondeurs/médias font l'actuelle et très rouge promotion commanditée. Ce prochain GLM, encore virtuel, s'occupe, depuis son élection, en 2007, à entreposer systématiquement et sournoisement toutes les munitions de l'armement massif libéral, les pièces requises pour pratiquer l'autoritarisme le plus suffisant de notre histoire politique, cet absolutisme quasi despotique qui a caractérisé ces acrobates de la plus arrogante des autocraties québécoises, de 2003 à 2007. Rabaska n'est qu'un exemple des diktats sommaires des libéraux suprêmes de Jean Charest. Les pratiques privilégiées de la médecine privée pour les richards, pour les membres de la gestapo des bien nantis et pour ceux qui engrangent des rémunérations doublées, est une autre pesée dans la balance du pouvoir libéral. Les 32% de graissages salariales que les médecins spécialistes ont goulûment obtenus de leur spécialiste ami et actuel ministre et Maître Souverain du Soviet Suprême (MSSS), ainsi que le dégel des prix des médicaments, s'y ajoutent, comme si trop n'était pas assez. En plus, il faut surtout compter que l'apparent refus (temporaire) d'appliquer les recommandations de la pléiade de Commissions téléguidées n'est qu'un report à 2011. En attendant ce grand jour convoité, des douzaines de M$ de piastres rouges de l'omnipotence libérale, n'ont servi qu'à enrichir scandaleusement des Commissionnaires et de bons amis de Jean Charest, de Monique Jérôme-Forget, de Philippe Couillard et de quelques autres fabricants et consommateurs des drogues du pouvoir, à Québec et dont les rapports «copier / coller» ont été remisés aux tiroirs du pouvoir recherché de l'après 2011. En ce 1er jour de mai 2008, le PLQ croit pouvoir acheter le vote des travailleurs qui suent au labeur, en haussant le salaire minimum de 50 gros sous noirs.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec

  • Richard Larouche
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 11h58
    défaire cette dictature
    Si les libéraux se cherchent réellement un alibi pour aller en élection, le voici! Qu'ils se réveillent! Les conservateurs s'inspirent réellement du roman 1984 de George Orwell, il faut absolument les renverser le plus tôt possible.

  • Michel Samson
    Abonné
    jeudi 1 mai 2008 13h09
    Sheila Fraser, Permière Ministre du Canada...
    Rien moins... Que voilà une femme courageuse et honnête, dans l'esprit d'un juge Gomery, de cette race de gens comme mes grands-pères qui parlaient droit et vivaient droits.

    Je remercie la Vérificatrice Générale de ne pas se taire devant l'érosion de la transparence gouvernementale et l'enfouissement de sa gestion et de ses orientations au niveau du Conseil Privé.

    Ne reste qu'à trouver quelles firmes de relations publiques seraient (sont)les derviches-tourneurs (spin-doctors) du Conseil Privé pour donner aux fait et à l'information gouvernementale ce poli et cette allure favorable et à Steven Harper et à ses Conservateurs. Après tout, les libéraux nous y auront habitués avec leur brillant programme des commandites.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 1 mai 2008 13h28
    Imaginez l'arrogance de Harper lorsque majoritaire
    Dans ce cas précis, parler d'une seule voix signifie régime totalitaire, anti-démocratique. Ceux qui s'opposent doivent se taire. Opposition, fermez vos... J'approuve et salue l'intégrité de Madame Sheila Fraser de s'inquiéter du phénomène Harper. Les échanges d'idées au sein du P.Q sont souvent critiquées mais ont au moins le mérite d'être transparentes et démocratiques. En avez-vous assez vous aussi de ce premier ministre qui tout en étant minoritaire se comporte de manière arrogante??? À trop cracher en l'air, je lui souhaite la retombée en plein visage. Ce genre d'attitude méprisante le caractérisant ne peut que dissuader ceux qui encore lui donnaient le doute raisonnable.
    Nous devons nous méfier et craindre que sa marge de manoeuvre ne soit amplifiée. Imaginez ce qu'ils peuvent cacher car ceci n'est que la pointe de l'iceberg.
    Et... que dire de l'alternative d'élire Stéphane Dion, le père de l'ambigüe loi sur la clarté référendaire| Celui-là même qui en mars 1995 avaient un tout autre discours devant des hommes d'affaire anglophones de Toronto. IL a dit: Il faut faire souffrir davantage le Québec advenant un oui...et plus cela fera mal, plus l'appui à la souveraineté diminuera...BEAU DÉMOCRATE!!!( vérifiable dans les médias )Les québécois n'ont rien à gagner avec ces deux partis.

  • Dominic Pageau
    Abonné
    jeudi 1 mai 2008 14h15
    Le conseil privé, là ou siège l'élite canadienne non élue qui a le vrai pouvoir
    Le conseil privé peut être vu comme l'endroit où se prennent les décisions concernant le Canada.

    On y retrouve les plus grands hommes d'affaires du Québec, comme Desmarais et Bronfman.

    http://www.pco-bcp.gc.ca/index.asp?lang=fra&pa

    Il est pas surprenant que Harper, leur laquais veulent leur donner encore plus de pouvoir.

    Si ces gens ont le controle du discours de la vérificatrice générale et celui des commissaires à l'information et à la vie privée ou encore du conseiller à l'éthique, on va rapidement sombré dans une dictature où le pouvoir n'appartiens plus au citoyen mais aux grosses corparations et aux financiers qui composent le conseil privé.

  • Jean-Francois Joyal
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 15h05
    Incroyable!
    Je trouve tout à fait incroyable qu'il y ait des gens, comme M.Gerry Pagé, qui arrivent à se convaincre du bien fondé d'une telle pratique. C'est pour ces raisons que Harper est au pouvoir. Parce que des gens ne voient pas où des décisions comme celles-là peuvent nous mener. De grâce, citoyens, ne vous laissez pas embarquer par des biens pensants comme M.Gerry Pagé qui aiment se voir publier de telles conneries. Ils tueraient ppour avoir leur 15 minutes de gloire.

  • L. thériault
    Inscrit
    jeudi 1 mai 2008 16h53
    Méchant malade !
    Méchant malade ! Si Dion était pas si pisoou, on pourrait s'en débarrasser dret-là !

  • Guy Fafard
    Inscrit
    vendredi 2 mai 2008 14h00
    Qu'on le veuille ou non, nous sommes en guerre
    public, Harper, Gouvernement, Communication, Canada (Pays)

    En période de guerre, il me semble normal que tous les documents émanant d'un gouvernement passe par le bureau du Premier Ministre.

    Cela dit, suite aux infiltrations qui ont eu cours dans les pays démocratiques par les islamistes fanatiques, tant qu'ils n'auront pas changé leur option de faire des attentats sauvages, une unité de divulgation d'informations gouvernementale devrait s'imposer.

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