Bisbille à Postes Canada
Ottawa — La présidente de Postes Canada a adressé une mise en demeure à l'encontre de l'ancienne présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, pour un blogue jugé diffamatoire. Moya Greene estime diffamatoire le blogue que Deborah Bourque a mis en ligne le mois dernier et dans lequel la présidente de Postes Canada est tournée en dérision, pour avoir accepté un poste au sein du conseil d'administration de Tim Hortons.
Malgré la mise en demeure envoyée par un prestigieux cabinet d'avocats torontois et les menaces de poursuite judiciaire, ni le syndicat, ni Mme Bourque, ni son successeur, Denis Lemelin, n'ont accepté de retirer le blogue, ainsi que Mme Greene l'exige.
Deborah Bourque a publié sur son carnet électronique un texte afin d'expliquer pourquoi elle refuse d'accéder à la demande de Moya Greene. «Je ne vois vraiment pas comment qui que ce soit pourrait croire que mon blogue est diffamatoire ou calomnieux», écrit-elle. «Satire? Oui... mais calomnie ou diffamation? Non».
Dans le style d'une liste à la David Letterman, le blogue présente les dix meilleures théories des syndiqués pour expliquer pourquoi Mme Greene a accepté un poste chez Tim Hortons, alors qu'elle est employée à plein temps à la tête de Postes Canada.
Le service juridique de Postes Canada n'a, pour le moment, pas fait de commentaires.
Le syndicat, qui avait paralysé l'ancien département des Postes et Postes Canada en déclenchant des grèves tout au long des années 80 et 90, est en pleine campagne de mobilisation contre les fermetures de bureaux de poste dans les zones rurales, contre les projets de dérégulation et de privatisation.
Malgré la mise en demeure envoyée par un prestigieux cabinet d'avocats torontois et les menaces de poursuite judiciaire, ni le syndicat, ni Mme Bourque, ni son successeur, Denis Lemelin, n'ont accepté de retirer le blogue, ainsi que Mme Greene l'exige.
Deborah Bourque a publié sur son carnet électronique un texte afin d'expliquer pourquoi elle refuse d'accéder à la demande de Moya Greene. «Je ne vois vraiment pas comment qui que ce soit pourrait croire que mon blogue est diffamatoire ou calomnieux», écrit-elle. «Satire? Oui... mais calomnie ou diffamation? Non».
Dans le style d'une liste à la David Letterman, le blogue présente les dix meilleures théories des syndiqués pour expliquer pourquoi Mme Greene a accepté un poste chez Tim Hortons, alors qu'elle est employée à plein temps à la tête de Postes Canada.
Le service juridique de Postes Canada n'a, pour le moment, pas fait de commentaires.
Le syndicat, qui avait paralysé l'ancien département des Postes et Postes Canada en déclenchant des grèves tout au long des années 80 et 90, est en pleine campagne de mobilisation contre les fermetures de bureaux de poste dans les zones rurales, contre les projets de dérégulation et de privatisation.
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