Priorité à une utilisation rationnelle de l'eau
«Guerre de l'eau en perspective», titrait Le Devoir du 24 avril en page A 2. Nombreux ont été les signaux d'alerte sur le manque d'eau depuis aussi longtemps que je souvienne. Ce manque d'eau est évident dans les États américains du sud, mais aussi dans les pays pauvres. Je suis d'accord que des guerres pour l'eau sont inévitables à moyen ou à long terme, si nous continuons à passer outre à ce problème. Et je désespère parfois de la bêtise humaine quand je vois que nous avons si peu conscience de la valeur de l'eau et de l'importance de tous les petits gestes pour la protéger.
Il est de bon ton de s'indigner ici, en pays d'abondance comme le Canada, du gaspillage éhonté que constituent le souci effréné de propreté de nos petits espaces privés. De façon récurrente, nos médias rapportent des fuites importantes de nos réseaux d'adduction et aucune élection municipale n'en a fait un enjeu important. Nos élus ont peine à limiter — et en situation extrême seulement — les abus commis sur nos plans d'eau de quelque origine qu'ils soient. Mais ces sursauts d'indignation ne suffisent pas.
Il est plus que temps que tous les paliers de gouvernement fassent de l'utilisation rationnelle de l'eau une priorité. Ils pourraient commencer par donner des outils d'évaluation de ce que chaque famille dépense à chaque jour. Les compteurs d'eau ont été inventés, à ce que je sache. On doit convaincre aussi ceux qui s'alimentent à des sources privées de participer à cet effort. Et il faut cesser d'attendre que le gouvernement ou le voisin bouge pour agir.
Fermer le robinet pendant que l'on se brosse les dents ou que l'on se lave les mains illustre tout à fait le gaspillage ou l'économie que chacun peut faire. Agissons à tous les niveaux à commencer par nous-mêmes. L'été approche: il serait facile de changer quelques-uns de nos comportements, de nous encourager les uns les autres et d'élever notre niveau de conscience.
Il est de bon ton de s'indigner ici, en pays d'abondance comme le Canada, du gaspillage éhonté que constituent le souci effréné de propreté de nos petits espaces privés. De façon récurrente, nos médias rapportent des fuites importantes de nos réseaux d'adduction et aucune élection municipale n'en a fait un enjeu important. Nos élus ont peine à limiter — et en situation extrême seulement — les abus commis sur nos plans d'eau de quelque origine qu'ils soient. Mais ces sursauts d'indignation ne suffisent pas.
Il est plus que temps que tous les paliers de gouvernement fassent de l'utilisation rationnelle de l'eau une priorité. Ils pourraient commencer par donner des outils d'évaluation de ce que chaque famille dépense à chaque jour. Les compteurs d'eau ont été inventés, à ce que je sache. On doit convaincre aussi ceux qui s'alimentent à des sources privées de participer à cet effort. Et il faut cesser d'attendre que le gouvernement ou le voisin bouge pour agir.
Fermer le robinet pendant que l'on se brosse les dents ou que l'on se lave les mains illustre tout à fait le gaspillage ou l'économie que chacun peut faire. Agissons à tous les niveaux à commencer par nous-mêmes. L'été approche: il serait facile de changer quelques-uns de nos comportements, de nous encourager les uns les autres et d'élever notre niveau de conscience.
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