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Les émissions de GES au Canada ont augmenté de 25 % entre 1990 et 2005

La Presse canadienne   23 avril 2008  Canada
Photo : Agence Reuters
Ottawa — Les émissions de gaz à effet de serre du Canada ont augmenté de 25 % entre 1990 et 2005, augmentation qui aurait pu être encore pire n'eût été des gains en efficacité énergétique.

C'est ce que démontre une nouvelle étude de Statistique Canada rendue publique hier, qui conclut que l'activité humaine au Canada a entraîné l'émission de l'équivalent de 747 mégatonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, en 2005, contre 596 mégatonnes en 1990.

La production et la consommation d'énergie sont de loin la plus importante source d'émissions de gaz à effet de serre au Canada, représentant pas moins de 80 % des émissions ayant une influence sur le climat en 2005.

Le secteur du transport de marchandises était à lui seul responsable de 27 % des émissions totales de 2005. Les émissions liées à la production d'énergie exportable sont passées de 17 à 27 % entre 1990 et 2003.

L'étude souligne que le Canada représente environ 0,5 % de la population mondiale mais produit environ 2 % du total mondial d'émissions de gaz à effet de serre.

Chaque Canadien a produit un peu plus de 23 tonnes de gaz à effet de serre en 2005, soit moins que les 24,4 tonnes des États-Unis, mais près du double des émissions des Allemands (12,1 tonnes), et plus du double de celles des Britanniques (10,9), des Japonais, (10,6) et des Français (9,2).

Hier, le chef libéral, Stéphane Dion, a reconnu que les libéraux n'avaient pas fait suffisamment d'efforts pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre alors qu'ils étaient au pouvoir, entre 1993 et 2006.

Mais le chef libéral et ancien ministre de l'Environnement a rapidement indiqué que les données de Statistique Canada démontrent la nécessité d'agir avec davantage de vigueur que ne le fait le gouvernement conservateur.

M. Dion a reproché à M. Harper d'avoir présenté un plan de réduction de GES très faible, plein de trous, selon son expression, et critiqué de toutes parts.
 
 
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