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Le Canada sous la loupe de l'ONU

Les vérificateurs onusiens lancent un examen de la conformité du Canada à Kyoto

Louis-Gilles Francoeur   18 avril 2008  Canada
Le rapport d'examen de l'ONU sur la conformité du Canada au protocole de Kyoto conclut que le retard d'Ottawa à créer un registre national d'émissions compatible avec le marché international de crédits le met en contravention du protocole.

Le Devoir a découvert ce rapport sur le site Internet du secrétariat de la Convention sur les changements climatiques, dont le siège social se trouve à Bonn, en Allemagne. Ses conclusions ouvrent officiellement la porte à une enquête de l'ONU sur la non-conformité du Canada aux exigences juridiques du protocole de Kyoto.

Les experts du comité de vérification, qui sont venus vérifier au Canada l'application des règles du protocole, terminent leur rapport en disant au paragraphe 140 qu'ils ont formellement enclenché la mécanique de vérification de la conformité auprès des instances de la convention internationale et du protocole.

Au paragraphe 139 de son rapport, le comité international de vérification précise que «le registre national du Canada n'est pas conforme aux modalités» des normes de comptabilité du protocole. Il ajoute que «le Canada n'a pas fourni l'information» requise par les lignes directrices pour la préparation de son bilan annuel, tel que l'exigent les règles du protocole. Et le Canada, ajoute-t-il, n'a pas pu préciser comment son registre national remplira toutes les fonctions exigées par le protocole. Le Canada, poursuit-on, n'a pas non plus démontré par une expertise indépendante pilotée par l'administrateur de son registre national si celui-ci pourrait passer le test standard qu'on exige des autres registres nationaux.

Début 2007, Le Devoir signalait qu'Ottawa était en contravention des exigences de Kyoto pour n'avoir pas créé dès le 1er janvier un registre national dans lequel entreprises et gouvernements inscriraient leurs réductions d'émissions de gaz à effet de serre (GES) et obtiendraient des crédits reconnus internationalement s'ils en faisaient davantage que ce qu'exige la réglementation. Le porte-parole d'Environnement Canada, Denis Simard, se contentait alors de dire que la question serait traitée dans le prochain rapport adressé à l'ONU.

Des entreprises canadiennes et québécoises se plaignaient alors depuis quelques mois de ne pas pouvoir lancer de projets car, faute de registre, leurs efforts risquaient de demeurer vains et de ne leur rapporter aucun crédit.

Quant au gouvernement conservateur, il a annoncé il y a quelque temps qu'il imposera des réductions d'émissions d'ici 2015 aux nouvelles entreprises polluantes dans le secteur des sables bitumineux, soit après la fin de la période de réductions exigées par le protocole. Mais le registre dont il a alors annoncé la création risque de ne pas être compatible avec le marché international des crédits d'émissions car il englobera des réductions de GES en intensité et non des réductions en chiffres absolus, comme l'exige le protocole. Cette méthode permet aux conservateurs de dire qu'on utilise moins de pétrole par unité de production au Canada, mais elle autorise en réalité des augmentations nettes de GES, ce qui est contraire aux exigences du protocole.

Un registre en gestation

Le rapport des experts onusiens, qui ont rencontré les responsables d'Environnement Canada, permet d'apprendre que le Canada a confié la création de son registre national à une firme de consultants américains, Perrin Quarles Associates. Cette firme a notamment travaillé pour l'Environmental Protection Agency (EPA), l'équivalent du ministère fédéral de l'Environnement aux États-Unis. Ce rapport précise que le dossier aurait été confié à Perrin Quarles notamment pour des «motifs de sécurité interne».

Les experts onusiens ont formellement demandé à Ottawa de déposer dès l'an prochain un rapport complet sur le fonctionnement et l'efficacité de son registre. Ils signalent cependant que, devant leur projet de rapport, Environnement Canada leur a rapidement fait savoir que le contrat octroyé à Perrin Quarles avait été signé le 14 février dernier et que sa «compatibilité» avec d'autres registres nationaux d'émissions a été vérifiée avec succès le 23 janvier, soit moins de deux semaines plus tard!

Enfin, précisent les experts sur la foi des renseignements supplémentaires fournis par Ottawa, l'initialisation du système sera complétée le 28 mai et le registre devrait entrer en fonction à la deuxième semaine de juillet. Le rapport onusien précise que ces «informations sur le registre national ne sont pas disponibles via Internet» pour le public canadien et les entreprises.

Ces précisions supplémentaires n'ont pas empêché les vérificateurs onusiens d'enclencher le processus d'enquête et de vérification de la conformité du Canada au protocole en raison de la brèche majeure que constitue l'absence d'un registre national dans la mécanique du protocole.

C'est ce registre qui permet de vérifier, avec le bilan annuel que le Canada doit produire pour le secrétariat international, si les entreprises réalisent les progrès annoncés dans les programmes gouvernementaux et si ces programmes donnent des résultats mesurables. Pour le gouvernement conservateur, ce registre peut constituer une radiographie implacable de la valeur de ses politiques controversées.

Un fardeau accru

Le Canada voit d'ailleurs augmenter le fardeau de réduction de ses émissions car la validation des chiffres soumis dans ses rapports antérieurs à l'ONU a réduit le volume d'émissions qui lui sont allouées par le protocole.

En effet, le Canada établissait jusqu'à maintenant à 599 millions de tonnes, ou mégatonnes (Mt), le niveau de ses émissions de GES en 1990, année de référence du protocole. Juridiquement engagé à réduire ses émissions de 6 % sous ce seuil, le Canada se voyait ainsi autorisé à émettre en moyenne 566 Mt par année à compter de 2008 et jusqu'en 2012. Mais la révision de sa base de calcul a ramené ses émissions légales à 558 Mt par année entre 2008 et 2012, soit huit millions de tonnes de moins par année que par le passé.

Toutefois, l'écart réel avec les exigences du protocole est tel — les émissions se situeraient actuellement autour de 790 Mt, soit 225 millions de tonnes en trop, selon des sources fiables — que les motifs de non-conformité du Canada risquent d'augmenter sensiblement l'an prochain, première année d'application des réductions formellement exigées par le protocole.

En 1990, les forêts canadiennes étaient considérées comme un «puits d'émissions» qui absorbait 81,7 Mt de GES. Désormais, le Canada aura d'autant plus de difficulté à atteindre les objectifs que selon son rapport de 2004, notent les vérificateurs onusiens, les forêts canadiennes sont devenues une «source nette» d'émissions de GES, ajoutant 80,8 Mt au bilan canadien. Cette découverte risque fort d'intensifier le débat sur l'exploitation de la forêt boréale, qui n'était pas aussi intensive à l'époque.

Par ailleurs, le Canada adopte un double discours que les experts ne relèvent pas dans leur vérification cette année mais qui deviendra éventuellement un objet d'enquête et un motif de préoccupation pour le commissaire canadien à l'environnement.

En effet, le rapport onusien précise qu'Environnement Canada affirme toujours utiliser l'année 1990 comme année de référence pour établir son bilan d'émissions. Mais sur la place publique et au Parlement, le gouvernement conservateur fonde sa politique de réductions sur une nouvelle année de référence, soit 2006, laquelle devient l'année zéro dans ses calculs. Toutefois, comme les émissions canadiennes ont augmenté de 31 % entre 1990 et 2006, cette astuce permet au ministre de l'Environnement, John Baird, de faire disparaître comme par enchantement une hausse qui place le Canada presque au dernier rang des 39 pays engagés dans un processus de réduction de leurs émissions.

Le rapport des experts onusiens est daté du 11 avril dernier.
 
 
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  • Dominic Pageau
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 02h22
    cette organisation supra nationale va nous tout faire pour nous faire cracher le morceau
    Cette propagande sur le réchauffement global.... c'est très utile pour empieter sur la souveraineté nationale des pays.

    Je vois d'ici la bave de nos chers amis du domaine de la finance.....

    Je reve ou bien on nous bombarde à tous les jours de messages qui font la promotion d'un marché du carbone?

    Pourtant, il semblerait que les pétrolières hyper puissantes font de la propagande pour contredire ce pseudo fait !

    Ils sont pourtant pas mal absent du feu médiatique.....

    Peut-être qu'ils ne sont pas si opposé que ça à Kyoto?

  • Richard Gendron
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 07h54
    Mentez, mentez...
    John Baird est allé à la bonne école:
    comme disait Goebbels, "mentez, mentez! Il en restera toujours quelque chose"...

  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 08h39
    L'arnaque continue
    À l'heure ou Montréal n'est même pas capable de recycler ses déchets et que son réseau de distributioon d'eau potable est une passoire, on voent essayer de nous imposer les bourse de carbone comme celle contrôlée par Al Gore à Chicago.

    Vous savez pourquoi l'ONU taper du pied??? Voici un texte provenant dans un bloque francais appelé La page Lepage et dont le titre de l'article est «L'alternative libérale à Kyoto».

    Une première approche est de répondre en adoptant une position qualifiée de « climat sceptique ». Celle-ci consiste non pas à nier la réalité de tout réchauffement, mais à mettre en doute la valeur scientifique et prédictive des extrapolations sur lesquelles se fondent les scénarios éco-catastrophistes dont rafollent les médias.

    Personnellement, je me sens chaque jour un peu plus « climat sceptique ». Les nouvelles informations que nous apportent les progrès de la climatologie depuis quatre ou cinq ans tendent plutôt à relativiser le caractère exceptionnel du réchauffement intervenu depuis les années cinquante - c'est à dire depuis que l'on peut vraiment incriminer le facteur des activités humaines. Mais adopter une telle position, dans le climat actuel de paranoïa scientiste et quasi-religieuse qui caractérise tout ce qui se rapporte de près ou de loin au réchauffement, est le meilleur moyen d'être sûr de ne pas être entendu. Ce qui n'est pas très efficace.

    Une seconde voie consiste à admettre la plausibilité d'une certaine menace climatique, et à y répondre par la voie d'une démarche « adaptative ». C'est l'argument développé à partir de 1995 par nos amis travaillant dans des instituts comme le CATO, ou le CEI (Competitive Enterprise Institute de Fred Smith). L'idée, en gros, est que c'est fondamentalement en devenant plus riche, en libérant les facteurs de l'innovation technologique, et donc en évitant de multiplier les obstacles au libre fonctionnement de la dynamique d'une économie de marché et de concurrence, que les hommes seront les mieux à même de se doter des moyens de se protéger et de s'adapter aux conséquence d'un réchauffement dont il n'est pas encore prouvé qu'il soit nécessairement aussi catastrophique qu'on nous le promet.

    Cette approche se fonde sur deux intuitions justes. D'abord le caractère limité et très incertain de la connaissance scientifique sur laquelle se fonde le discours réchauffiste à la mode. Ensuite le fait que Kyoto est une usine à gaz de type planiste qui n'atteindra jamais ses objectifs, mais tuera certainement toute croissance économique, privant ainsi l'humanité des moyens dont elle aurait pu bénéficier pour s'ajuster en souplesse aux changements climatiques que nous ne sommes pas encore en mesure de prédire avec certitude.

    Mais elle atteint rapidement ses limites. D'abord en ce qu'elle reste essentiellement théorique et abstraite: il est difficile de donner des exemples concrets de ce que pourraient être ces processus d'adaptation. Ensuite parce qu'il s'agit d'un courant dont les principaux auteurs ne font jamais mystère de leurs convictions climat-sceptiques. Ce qui ruine la crédibilité de leurs appels pour une stratégie adaptative comme alternative à la traditionnelle approche de type planiste.

    Peut-être que les deux auteurs du rapport « The Wrong Trousers » auront plus de chance d'être écoutés. Les deux britanniques admettent en effet d'emblée qu'il existe un problème sérieux de réchauffement qui requiert une intervention publique. En sont-ils eux-mêmes convaincus ou non ? Je n'en sais rien. Mais l'essentiel est que, pour eux, la question n'est pas discuter s'il faut ou non que les pouvoirs publics agissent; mais seulement d'étudier comment. Les deux problèmes sont radicalement dissociés.


    Partant de là, se fondant sur une approche typique de « Public Choice » à la Buchanan ou la Downs, ils se livrent à une critique dévastatrice de la stratégie adoptée lors de la Conférence de Kyoto. Montrant qu'il ne s'agit que d'une « illusion d'action », qui enferme l'actuelle approche mondiale de lutte contre le réchauffement dans une véritable impasse idéologique, ils en déduisent ce que pourraient être les principes d'une stratégie alternative praticable fondée sur des processus d'adaptation.

    Leur critique du Protocole de Kyoto est d'une grande profondeur. Jusqu'à présent je n'avais jamais rien lu d'équivalent. L'analyse est sans appel. Il n'y a strictement aucun espoir de voir les outils mis en place depuis maintenant près de vingt ans jamais produire le moindre résultat climatique significatif. Le problème n'est pas seulement que cela va conduire à sacrifier la croissance, mais, plus fondamentalement encore, que le système ne pourra jamais livrer ce pour quoi il a été conçu.

    Pourquoi ? Tout simplement parce qu'une politique, même réfléchie, ne s'écrit jamais sur une ardoise vide. Qu'ils soient diplomates ou ingénieurs, ceux qui inspirent les politiques s'inscrivent toujours dans les rails d'expériences précédentes qui passent, à tort ou à raison, pour être des modèles de succès.

    En l'occurrence, Kyoto est par exemple le petit cousin en ligne directe de l'accord mondial sur l'élimination des Chlorofluorobenzénes (le trou d'ozone). Les outils adoptés ont été inspirés par la manière dont les américains ont négocié entre eux une solution au problème des pluies acides (la création d'un marché de permis de polluer); cependant que les célèbres négociations américano-soviétiques des années quatre-vingt pour la réduction des armements nucléaires ont clairemen servi de maquette pour définir comment s'y prendre et mener les négociations (modèle des grands sommets, quantification des objectifs).

    Or, insistent Prins et Rayner, le réchauffement climatique est une question dont le niveau de complexité n'a rien à voir avec tout ce qui a précédé. Même dans le cas d'une négociation mondiale, le nombre d'acteurs réellement concernés restait relativement limité, voire très limité (USA/URSS). Par ailleurs, comme dans le cas des CFCs, mais à la différence de la situation qui caractérise encore la science des climats, il s'agissait de domaines pour lesquels on pouvait raisonnablement considérer que l'on disposait d'à peu près toute la connaissance scientifique nécessaire. Enfin (cas du SO2), il y avait une unité de juridiction qui, comparé à un accord de type universel impliquant un très grand nombre de signataires, facilitait grandement la mise en application et le respect des décisions prises. Le résultat de cette confusion des genres, concluent les deux professeurs britanniques, est que Kyoto a enfermé la communauté internationale dans une approche qui exclue d'emblée la prise en compte de toute stratégie alternative, autre que quantitative et planiste.

    L'aspect le plus remarquable de leur travail est qu'ils fondent leur analyse sur une conception très « Hayékienne » de la connaissance et du savoir. Dans les domaines à régulation hyper-complexe, où l'incertitude sur ce que l'on sait réellement est très grande, ce qui importe le plus n'est pas tant ce que l'on sait pour de bon, que ce que l'on ne connaît pas, et que l'on n'aura plus jamais aucune chance de savoir si, entretemps, on détruit les incitations individuelles qui commandent la découverte de nouvelles connaissances. Autrement dit, avant tout autre objectif, ce qui compte est d'assurer la permanence des processus humains et institutionnels qui permettent l'accumulation de nouveaux savoirs dont nous ne pouvons même pas savoir ce qu'ils seront.

    C'est cette approche, en termes de philosophie de la connaissance, qui, pour ce qui concerne le réchauffement climatique, indépendamment même des critiques portées aux solutions de type planiste, les conduit à plaider la supériorité d'une stratégie de réponse de nature adaptative. Si, en plus, on tient compte de ce que l'on sait de la nature perverse des modes d'intervention et de régulation centralisés (voir plus haut), alors il n'y a pas photo. Une stratégie d'adaptation est la seule qui apporte la certitude d'obtenir au moins certains résultats, aussi limités et incertains soient-ils. Les conditions du pari pascalien se trouvent radicalement inversées : c'est la prudence même qui impose d'abandonner le tout ou rien du principe de précaution, et d'y préférer le principe d'une démarche adaptative reposant sur des structures sociales de décision décentralisées et concurrentielles. Autrement dit, une démarche d'action libérale.

    Comme je l'ai déjà dit, j'ai une percetion personnelle du réchauffement climatique qui est radicalement plus sceptique que celle de Prins et Rayner. Mais je n'en trouve pas moins leur approche brillante. Elle renouvelle la réponse libérale au problème, et libère son expression d'a prioris défavorables qui entravent sa transmission.

    voici le texte de nos deux britanniques:« The wrong Trousers»

    http://www.martininstitute.ox.ac.uk/NR/rdonlyres/
    06C527B7-D0DA-4D57-A38C-EDD6C5863112/0/
    TheWrongTrousers.pdf

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 08h40
    Nos jumeaux Stephan et Stéphane, pollueurs
    Faudrait bien traîner M. Harper et Dion devant le tribunal international et les accuser conjointement de crimes contre l'humanité. Tous les 2 ont laissé augmenter les émissions polluantes sous leur gouverne. Ça nous ferait le procès de Stéphane et de Stephan, nos jumeaux ennemis canadiens, remplis de bonnes intentions mais peu efficaces pour les réalisations.

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 08h43
    Le choix des électeurs
    Malheureusement toute cette situation n'est que le résultat démocratique d'avoir voté pour les conservateurs...alors que tous savaient pertinemment qu'ils sont les amis des pétrolières et qu'ils étaient contre Kyoto... Et comme M.Dion (et son plan vert) n'est pas populaire, pariez que c'est fini pour notre dernière chance de retourner à Kyoto, et c'est le choix des citoyens.Ces mêmes citoyens qui sont en adoration devant l'automobile, conduisent de façon polluante (départs et arrêts brusques, moteur qui tournent à vide...), lèvent le nez sur les transport en commun, recyclent peu....Collectivement nous avons ce que nous méritons!!

  • Serge Manzhos
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 10h44
    avant que ca ne coute plus
    il faut sortir de ce protocol le plus vite possible. Il est claire que le Canada ne le respectera jamais, mais s'il est force d'essayer le cout risque etre tres dommagable

  • Colin-N. Brosseau
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 10h47
    @ Dominic Pageau
    M. Pageau vous semblez toujours aux premières lignes dès que Le Devoir sort une nouvelle au sujet de Kyoto. À vous relire, vous remettez souvent une possible "conspiration" de la part des pétrolières. En dehors de la valeur scientifique ou non de l'incidence anthropique des changements climatique, je vous pose la question suivante: Est-il raisonnable de consumer toutes les réserves de pétrole accumulées depuis des millions d'années en deux cent ans? Car le pétrole c'est bien pratique, on peut tout faire avec ça, des médicaments au plastique en passant par des patates. Diminuer nos émission de GES c'est aussi utiliser plus efficacement notre précieux pétrole.

    Colin-N. Brosseau

  • Pierre-Olivier Côté
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 11h41
    Tout ça pour dire quoi...
    Alors désolé Monsieur Fernand Trudel mais encore une fois me voilà bouche bée par votre intervention ma fois vide de sens.
    Dans tout ce texte ma fois très impressionnant avec de longs mots et des citations semblant signifier que vous ayez fait des recherches approfondies sur le sujet, ce qui en ressort... LE NÉANT.
    Ce qui me fait peur c'est que la conclusion de votre texte plutôt vide de sens comme l'emploient souvent les politiciens (beaucoup de mots pour rien dire) est que la meilleure solution est la solution libérale. La pensée magique quoi. On se ferme les yeux, on ne fait rien et on se croise les doigts en espérant soit que le problème se règle tout seul, que les industriels démontrent subitement une conscience sociale ou bien que la grande majorité des scientifiques se soient trompés.
    J'aimerais bien savoir pourquoi vous insistez sur le fait que le réchauffement est encore discutable. N'avez-vous seulement jamais vu de graphique de l'augmentation exponentielle des concentrations de gaz dans l'atmosphère... Bref, vous semblez démontrer une capacité incroyable d'abstraction et de scepticisme qui rendrait sceptique tout autre sceptique non convaincu. hehe!
    Bref, il me semble plutôt naif et enfantin, après nous avoir exposé tous ces textes jours après jours d'en venir à la conclusion que la solution est de laisser les choses se régler par elles-mêmes.
    La majorité de la population est prête à faire son effort mais nous allons nous gêner puisque les principaux pollueurs pourraient perdre un pourcentage de leur profits exhorbitants.
    Pourquoi par peur de choquer les compagnies, toute la population en devient-elle les otages?
    Pourquoi à l'heure des utilisateurs payeurs, le principe de pollueur payeur ne serait-il pas tout aussi actuel et légitime?
    Ce qui est désolant dans tout ça c'est que la solution de Kyoto n'est pas contre productif mais tend à produire de façon durable et efficace. Ceci exige de nouvelles technologies qui fait progresser aussi l'économie. Diminuer la production de gaz aura certainement l'effet de changer le visage de l'économie mondiale mais demandera aussi de la recherche et du développement ce qui créera de l'argent et des emplois.
    Arrêtons d'accuser toute tentative d'amélioration de notre espace de vie comme étant contre-productive.
    Ça me rappelle un certain hiver ou l'on s'est tous serré la ceinture et avons fermé nos lumières lors de la crise de verglas... Et bien vous rappellez-vous combien d'énergie nous avons économisé... Plus que n'était supposé en produire la centrale du Suroit... Wow impressionnant.
    Mais ça on l'oublie vite parce que justement on a toujours la satanée pensée qui nous pousse à croire que pour le progrès il faut grossir, il faut produire et il faut bâtir. Et si on a le malheur de douter de cela, on se fait dire que l'on est anti progrès, anti développement et anti économie.
    Il faut se rappeller d'un concept très important mais jamais pris en compte: La Planète terre est une finalité. Elle ne grossie pas et ses ressources sont limitées. Alors sans être contre le développement je doute que nos modèles économiques aient été pensés en considérant ce fait élémentaire. Il est impossible que tous continuer à ce train sans problème pour nous ou surtout pour les populations moins fortunées.

    Mais peut-être êtes-vous monsieur, actionnaire d'une grande compagnie productrice de pétrole, inconscient ou simplement suicidaire, ça expliquerait beaucoup de choses.

    Pour ma part, je ne crois pas à la pensée magique et je n'ai pas le goût de me fermer les yeux et surtout de continuer comme ça comme un hyprocrite à polluer en me disant que de toute façon ça va s'arranger tout seul.
    Désolé de voir que vous n'ayez plus aucun espoir...
    Pour ma part je ne suis pas suicidaire.

    N'oublions pas que nous empruntons cette terre à nos enfants, il serait bon qu'ils puissent en profiter un peu aussi.
    Pierre-Olivier

  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 13h05
    Lwes écolos s'impatientent mais ne vont rien d'autre
    Pour répondre aux fausseté de Bousquet et compagnie qui parlent de façon dogmatique et religieuse sans savoir, ce gouvernement a fait plus en deux ans que le gouvernement dit vert dans les 14 ans avant.

    Pourquoi a t'il fallu attendre la venue de Steven Harper popur dépolluer le site de la Sidney Steel au Cap Breton. Pourtant ce site était répertorié dans la liste du protocole de Kyoto de 1990 comme le site le plus pollué au pays. Les écolos mis à part de se faire subventionner pour faire des mémoires, des études et des manifestations n'ont rien fait pour dépolluer le site en 30 ans après 4 BAPE environnementaux sur le problème. Dion non plus n'a rien fait. Alors que Harper en arrivant a agi...

    Voici un extrait du communiqué de janvier 2007 émis par le gouvernement et le gouvernement de la Nouvelle-Écosse.

    SYDNEY, Nouvelle-Écosse, Le 28 janvier 2007 - Le nouveau gouvernement du Canada et la Nouvelle-Écosse investissent 400 millions de dollars pour le nettoyage des étangs bitumineux et des sites des fours à coke de Sydney

    « C'est une journée mémorable pour la population de Sydney. Notre entente, qui consiste à entreprendre le nettoyage de ces sites contaminés, démontre une fois de plus l'engagement du nouveau gouvernement du Canada à prendre des mesures concrètes et mesurables dans le domaine de l'environnement », a déclaré Michael M Fortier, ministre de Travaux publics et des Services gouvernementaux Canada.

    « Comme Néo-Écossais, je suis particulièrement fier de l'initiative du nouveau gouvernement visant à protéger et à améliorer notre environnement. Et c'est un grand honneur, avec l'appui de mes collègues, que notre gouvernement prenne des mesures concrètes pour résoudre cet important enjeu environnemental », a déclaré Peter MacKay, ministre des Affaires étrangères et ministre de l'Agence de promotion

    Quant aux bourses du carbone, cette arnaque qui se désouffle comme une baloune, c'est devenu un moyen peu dispendieux pour les pollueurs de ne pas être importunés par les écolos et l'ONU en payant une redevance pour continuer à polluer. C'est carrément de l'extorsion de fonds. C'est un droit de continuer à polluer sans plus. Alors quel est l'intérêt des écolos et de l'ONU à privilégier cette approche ???

    En Europe, le 21 février 2007, la bourse du carbone a chuté à 1,30 euros (2$ canadien) remettant ainsi en cause le concept des bourses du carbone mis en place par les signataires du protocole de Kyoto pour ne pas pénaliser les industries trop polluantes.

    Alors rêvez de fermer les sables bitumineux car avec cette bourse vous ne récolterez que des miettes qui vont permettre aux pétrolières de hausser encore le prix du pétrole à la pompe comme ca s'est passé avec le 200 millions de taxe environnementale à Claude Béchard.

    Actuellement la tonne de carbone se transige à 3,65$ à la bourse de Chicago alors que le plafond de pénalité fixé dans le plan Baird est de 15$ la tonne. Qu'est-ce que vous pensez que les pollueurs vont choisir? S'acheter des crédits à la bourse à rabais et avoir un beau certificat encadré dans leur salle d'acceuil. C'est ca les bourses du carbone. Et où vont aller les profits ? L'ONU veut se les approprier pour créer son gouvernement mondial dont il rêve avec les Al Gore, David Suzuki, Tony Blair et compagnie...

    Steven Guilbault de Greenpeace Canada déplore que le gouvernement ait traîné les pieds depuis la conclusion du Protocole en 1997. « Si en 1998-99, on avait eu un plan d'action comme dans la plupart des pays d'Europe, notre bourse du carbone serait déjà en opération. » a déclaré M. Guilbault. Wow, un irresponsable qui veut que les pollueurs continuenet à polluer en payant...

    Léon Bitton de la Bourse de Montréal, souligne que « l'idéal c'est que le Canada n'ait pas à aller à l'international pour acheter des crédits. Mais s'il n'y a pas assez de projets [de réductions de gaz à effet de serre qui permettront d'obtenir des crédits] au Canada, le gouvernement devra alors acheter des crédits à l'international pour rencontrer ses objectifs de Kyoto. Et, c'est là que ça pourrait coûter cher aux contribuables. » C'est ce qu'espère Al Gore ayant des intérêts personnels dans la bourse du carbone de Chicago qui a des crédits à vendre à 3,65$ la tonne...

  • benjamin prudhomme
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 16h50
    Pourquoi remettre en question?
    Il m'est toujours difficilement compréhensible que nombre de gens s'efforcent de remettre en question le réchauffement planétaire. Les preuves scientifiques ne cessent de s'accumuler et convergent toutes dans un même sens, à savoir que l'humain est responsable de ce réchauffement planétaire.

    Plutôt que de perdre notre temps à remettre en question une réalité indéniable, il faudrait mettre en action de nouvelles politiques plus agressives. D'ici 2100, les études prévoient la relocalisation de 250 millions de ''réfugiés'' climatiques en raison de la disparition de villes côtières.

    Les conséquences de cela seront énormes : crise de l'emploi, du logement, de la faim, etc.

    Et bien évidemment, ne parlons même pas de notre cher gouvernement Harper dont les politiques ridiculement passives nous font paraître stupides sur la scène international. Sans parler de ses projets de censure des médias et de recriminalisation de l'avortement. Harper doit faire partie de cette communauté qui crie au et fort sa négation des changements climatiques. Plutôt hilarant, tout ca!

  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 19 avril 2008 12h49
    Monsieur coté vous démontrez votre IGNORANCE
    En effet, les émissions humaines de gaz à effet de serre ont explosés depuis 1945, mais au même moment, la terre s'est refroidie et principalement en Arctique. Et avant ça, elle s'est réchauffer sans hausse significative des émissions humaines de GES. Bref, dire que l'explosion des émissions de GES est une preuve qu'elles ont un effet sur la température est faux et relève d'une ignorance crasse des données sur le réchauffement climatique.

    Et non, je ne fais pas parti d'aucun lobby, avant que vous m'accussez d'en faire parti. D'ailleurs, je suis en désaccord avec monsieur Brosseau qui répète le discours des pétrolières... En augmentant le prix ou en taxant plus le pétrole, ils vont avoir du pétrole pendant plus longtemps et ça va rendre les sources d'énergies dites alternatives plus intéressantes. Et bien certainement, c'est le même groupe qui les vende.

  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 19 avril 2008 17h39
    Les preuves converges toutes vers l'hypothèse anthropique monsieur prudhomme
    faites moi en part svp car j'ai du manquer un épisode

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