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La porte d'en arrière

Marie-Andrée Chouinard   18 avril 2008  Canada
Sous un noble couvert, celui d'ajouter une protection juridique pour les femmes enceintes, le projet de loi C-484 porte en lui une menace dont il faut se méfier: le danger réel de revenir à la criminalisation de l'avortement. En ce domaine, les acquis sont trop fragiles pour permettre quelque recul que ce soit.

Le projet de loi C-484 «sur les enfants non encore nés victimes d'actes criminels» correspond parfaitement à ce qui s'apparentera bientôt à un fonctionnement officiel pour les conservateurs de Stephen Harper: pousser par la porte d'en arrière ce qui n'aurait jamais franchi la grande porte.

Sous des dehors vertueux — que l'assassinat d'une femme enceinte soit pénalisé à la hauteur de ce qu'il est, c'est-à-dire un double meurtre —, ce projet privé porté par le conservateur Ken Epp ouvre hypocritement une brèche vers la criminalisation de l'avortement.

Il y a tout juste 20 ans, le Dr Henry Morgentaler remportait en Cour suprême une victoire décisive qui allait décriminaliser l'avortement. Au moment de souligner cet anniversaire, en janvier dernier, on convenait qu'autour de ce gain immense pour les droits des femmes, la lutte souterraine était encore acharnée. Préjugés tenaces. Frêles bénéfices.

C'est pourquoi les pro-choix, les groupes de femmes, les médecins spécialistes et jusqu'aux députés de l'Assemblée nationale, qui ont voté hier à Québec une motion unanime dénonçant le projet de loi, ont tout à fait raison de craindre que le projet de loi C-484 ne consacre de façon détournée des droits au foetus en reconnaissant le meurtre foetal.

Ce projet de loi, adopté en deuxième lecture le 6 mars dernier par 147 voix contre 132, modifie le Code criminel et crée une nouvelle catégorie d'infraction visant la femme enceinte. Les nouveaux articles, qui passeront à l'analyse en comité parlementaire, font d'un criminel accusé de l'homicide d'une femme enceinte un double meurtrier, ce qui alourdirait sa peine.

Le député Epp repousse tout dénigrement de son projet de loi et s'attriste qu'on y voie un recul plutôt qu'un gain. Il a beau brandir une disposition qui précise que la proposition ne porte pas sur «un acte posé relativement à une interruption légale de la grossesse», cette mise en garde n'est pas suffisamment rassurante. Des juristes craignent que les gains du passé — notamment les refus de la Cour suprême de considérer le foetus comme une entité juridique — soient peu à peu érodés par une telle ouverture.

Aux États-Unis, où les acteurs pro-vie jouissent d'une imposante tribune, 37 États invoqueraient l'argument du meurtre foetal. Et, parfois, entièrement au désavantage de la femme, qu'on prétendait pourtant vouloir protéger en passant par le droit du foetus à la vie. Très médiatisé, le cas de cette adolescente texane de 16 ans, dont le conjoint purge une double peine de prison à vie, illustre bien la fabrication de précédents. À la demande de son amie enceinte de jumeaux, le jeune homme avait sauté sur son ventre, provoquant la fausse couche souhaitée. Au Texas, où des dispositions juridiques protègent le foetus, le jeune homme a été condamné pour double meurtre.

Le débat sur l'avortement ne soulève peut-être pas les passions ici mais l'affrontement n'est pas moins latent. Les députés pro-vie, dont certains associés au défunt Reform Party (dont Ken Epp), appuient ce projet de loi. Le NPD et le Bloc québécois s'y sont ouvertement opposés, mais on s'étonne: prétextant le choix du vote libre pour tout projet de loi privé, plusieurs des libéraux de Stéphane Dion, sans ligne directrice, ont cautionné le projet de loi C-484.

Même la ministre de la Condition féminine, Josée Verner, y a décelé un sujet d'indignation possible. Comment alors justifier que l'opposition libérale, qui s'indigne officiellement sans joindre le geste à la parole, ne voie pas aussi suffisamment de matière explosive pour ajouter son poids à l'opération politique et mettre fin à un manège inutile?

En effet, pour tous les risques qu'il présente, ce projet de loi ne fait miroiter aucun gain mirobolant. Quoi? Un criminel jugé coupable du meurtre d'une femme et de son foetus aurait droit à une peine d'emprisonnement plus lourde? Il existe des voies moins risquées pour atteindre le même objectif: par exemple, transformer en facteur aggravant le fait de commettre un crime contre la personne d'une femme reconnue comme étant enceinte.

Après des années de lutte — et de lutte âpre —, les droits des femmes reposent sur de trop friables acquis pour qu'on les réduise à néant, surtout avec ce projet de loi qui prétend sournoisement se faire leur protecteur.

***

machouinard@ledevoir.com






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  • Loraine King
    Inscrite
    vendredi 18 avril 2008 05h26
    Une élection sur l'avortement?
    « Voulez-vous d'une élection dont l'enjeu est la criminalisation de l'avortement?

    Et si les Conservateurs reprennaient le pouvoir, accepteriez-vous la criminalisation de l'avortement?

    Est-ce cela la démocratie?

    Je note dans le décompte du vote que certains Libéraux, évidemment Tom Wappel, ont voté en faveur de C 484. Je note aussi que la majorité des Libéraux ont voté contre C 484. Par contre les Conservateurs ont voté en bloc en faveur de C 484.

    P.S. : Est-ce que l'on traduirait 'pousser par la porte d'en arrière ce qui n'aurait jamais franchi la grande porte' par 'the Conservatives' secret agenda?' »

  • Tim Yeatman
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 07h15
    La porte d'en arrière pour des avortements de caves
    « Il faut avoir passé la moitié de son adolescence terrifiée de tomber enceinte d'une façon ou d'une autre pour regarder l'aisance de passage de cette loi C-484 et à la fois bouillir d'indignation et avoir froid dans le dos.

    Personne ne se rappelle des avortements sanglants de ruelles et de caves du temps que l'avortement était illégal? La décision de se faire avorter est bien assez difficile à prendre sans la culpabilité additionnelle d'en faire un acte criminel!

    Moi, je me rappelle des discussions de cuisine où mon père nous assurait un voyage aux États-Unis en catimini, malgré les frais et les difficultés, pour nous assurer un avortement dans des conditions sanitaires convenables, si l'urgence se présentait.

    Personne ne se rappelle de la lutte qu'a mené le Dr Morgentaler? Des manifs dans la rue pour que les femmes aient droit de décision sur leur corps?

    Cette loi C-484 nous mène dans une pente très glissante: je plains les jeunes filles de demain et notre pays tout entier qui se range de plus en plus vers la droite.

    Johanne Dion
    sur le courriel de son conjoint »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 07h33
    Étonnant ?
    « Ce qui étonne, c'est qu'on ait pu imaginer que les conservateurs de Stephen Harper ne fassent pas l'impossible pour recriminaliser l'avortement. L'abolition du mariage gay suivra sous peu. Comme on dit, la droite est convaincue d'avoir Dieu de son bord.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 07h52
    Pour un débat public!
    « Je ne suis pas d'accord avec ce projet de loi fédéral, mais je suis en faveur d'un débat ouvert et public sur toute la question de l'avortement. Ce que je trouve très regrettable, c'est l'absence de tout débat et de toute loi sur le sujet au Canada. Le Canada est ainsi un des rares pays au monde qui ne prévoit pas légalement de moment limite pour obtenir un avortement. Faut-il rappeler que nous, vivants actuels, avons tous et toutes été des foetus un jour. Notre droit à la vie a été respectée... »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 08h07
    A partir de cette loi
    « Un géniteur, on ne parle pas encore de père, l'enfant n'est pas né, pourra mettre son veto à une quelconque atteinte physique à son futur enfant.

    On retombera, avec plaisir pour certain, dans le fait que la prise de décision d'un avortement doit se prendre à deux.

    Les deux qui ont consentis implicitement, en ne prenant pas de précaution, à accepter qu'un jeux sexuelle puissent avoir comme conséquence que la partie féminine du couple qui est la seule a avoir un utérus, porte un futur enfant. »

  • Claude Tremblay
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 09h39
    Être ou ne pas être!
    « Juste avant sa sortie du corps de sa mère, le foetus n'est pas un être humain, affirme la loi. L'éliminer correspond à l'enlèvement d'une verrue qui aurait poussé sur le corps de la femme. Mais dès sa sortie du portail vulvaire, cet être devient humain, comme par un coup de baguette magique. L'éliminer à ce moment-là est un meurtre, et est punissable aux termes des lois qui régissent les comportements humains dans notre pays.

    Qu'arrive-t-il entre ces deux moments? Pourquoi l'élimination d'un foetus viable avant terme n'est-elle qu'une opération de nettoyage? Pourquoi est-ce un meurtre après la naissance? Quelle est la différence entre ces deux êtres, celui qui est à naître, et celui qui est né?

    On n'a pas fini de discuter de cette chose, parce que c'est une question difficile à laquelle il n'y a pas de réponse facile. Mais c'est un bel imbroglio, et en tant que société, on n'est pas sorti de l'auberge! »

  • Roger Dion
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 10h43
    Ses conservateurs extrêmes /comme BUSH/ ne doivent jamais être majoritaires.
    « Nous découvrons chaque jour les idées cachés de HARPER ET LES CONSERVATEURS ,qui sont contre l avortement, comme BUSH aux ÉTATS UNIS .
    Mais pour la guerre qui fait des morts tous les jours /des civils et des soldats.
    Avez vous pensés, s il faudrait que ses extrêmes conservateurs, soient majoritaires, pouvons nous imaginer les lois rétrogrades, comme BUSH au nom de DIEU qui seraient voter a la chambre des commune.
    Les politiciens supposés laver plus blanc que blanc.
    ROGER MONTREAL »

  • Jacques Léger
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 10h50
    LE DÉBAT A EU LIEU
    « Contrairement à la prétention de Michel Lebel le débat public a largement et longuement eu lieu. Certains s'amusent à avoir la mémoire courte pour justifier la cause des malnommés 'provie'. Il y a 20 ans la cour suprême donnait raison au courageux Henry Morgentaker après des années de luttes et de débats des plus ardus. Le corps d'une femme n'appartient fondamentalement qu'à elle-même et elle seule doit décider des conditions qui lui permettent d'avoir un enfant qui a toutes les chances de vivre dignement. Il en est comme sur la question de la peine de mort: réouvrir un tel débat c'est ouvrir la porte aux votours de l'intolérance.

    Jacques Léger, Montréal »

  • Raymond Turgeon
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 11h09
    Une approche plus juste
    « Si on y substituait,comme vous le proposez avec une justesse empreinte de la plus grande sagesse,un facteur aggravant tel que l'assasinat d'une femme enceinte constituerait en sus un viol de sa décision de se prévaloir de son droit d'enfanter? »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 11h14
    Pays mêlé...
    « C'est ce qui arrive lorsqu'on mêle ses propres croyances religieuses avec le gouvernement civil d'une société. Dans la constitution canadienne on fait référence à Dieu ce qui est non seulement une insulte à Dieu (en Le ramenant à de la simple politique humaine) mais aussi au principe de laïcité de tout gouvernement démocratique. Donc, avec les Conservateurs, les valeurs chrétiennes se retrouvent donc à déterminer ce qui constitue un crime et ce ne sont plus les valeurs universelles, acceptées généralement, qui détermineront ce qui est criminel ou pas. L'avortement n'est qu'un premier pas et on peut s'attendre à l'intégration des valeurs de certains groupes religieux au sein de nos lois civiles, qui s'appliqueront à tous. Les États-Unis sont un exemple convainquant de ce qui peut arriver lorsque cela se produit et des effets pervers en découlant; cela peut mener à une « Croisade » guerrière contre des pays et des groupes religieux qui ne partagent pas le credo de nos dirigeants. Dans ces cas, on hésite pas à sacrifier nos fils et filles des Forces armées dans des guerres meurtrières alors qu'on se préoccupe de foetus pas encore nés au mépris de la vie et de la santé de la mère. Ces gens ont des priorités assez tordues! »

  • Claude Tremblay
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 11h29
    Être ou ne pas être!
    « Juste avant sa sortie du corps de sa mère, le foetus n'est pas un être humain, affirme la loi. L'éliminer correspond à l'enlèvement d'une verrue qui aurait poussé sur le corps de la femme. Mais dès sa sortie du portail vulvaire, cet être devient humain, comme par un coup de baguette magique. L'éliminer à ce moment-là est un meurtre, et est punissable aux termes des lois qui régissent les comportements humains dans notre pays.

    Qu'arrive-t-il entre ces deux moments? Pourquoi l'élimination d'un foetus viable avant terme n'est-elle qu'une opération de nettoyage? Pourquoi est-ce un meurtre après la naissance? Quelle est la différence entre ces deux êtres, celui qui est à naître, et celui qui est né?

    On n'a pas fini de discuter de cette chose, parce que c'est une question difficile à laquelle il n'y a pas de réponse facile. Mais c'est un bel imbroglio, et en tant que société, on n'est pas sorti de l'auberge! »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 12h40
    Un questionnement qui sera toujours
    « Contrairement à ce qu'écrit Jacques Léger, le questionnement ou débat sur l'avortement ne cessera jamais. Tout simplement parce qu'il concerne la vie et la mort et le sens de notre courte présence sur terre. Je suis pour la vie, la vie, sous toutes ces formes, à plein. L'avortement est un drame pour toute personne, aucune femme n'y a recours de gaieté de coeur. Quant au foetus, il n'est pas consulté, cela va de soi: autre drame. Ceci dit, je demeure opposé à toute criminalisation de l'avortement: l'acte engendre lui-même assez de souffrance, inutile d'en ajouter une autre. »

  • Georges Allaire
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 12h48
    Voyons donc !
    « L'enfant vu de nos yeux

    Voir un enfant en plein écran échographique... ose-t-on en croire ses yeux?

    Autrefois, il était caché bien enserré dans son habitacle maternel et des supputations erratiques se le dessinaient diversément. On disait qu'un tas informe de chairs prenait du temps pour se former et devenir humain. On disait n'importe quoi. On savait bien qu'un enfant croissait dans sa mère après la visite de son père, quelles que fussent les circonstances de leur rencontre. Mais les signes, les symptômes, de sa présence prenaient ordinairement un certain temps pour se manifester. Nier qu'il soit véritablement là quand il y était ne relevait pas nécessairement d'une volonté retorse. Bien des esprits savants émettaient des doutes.

    Mais ce moyen-âge de la science est révolu. Nous découvrons la présence de l'enfant en un bref instant et nous pouvons l'apercevoir clairement. Il faut autant d'incrédulité pour le nier sous la sonde échographique que celle du classique théologien qui aurait refusé de regarder dans le télescope de Galilée afin de ne pas voir le caractère des astres dans le ciel.

    Quand donc nous voyons cet enfant dans son refuge naturel, disons même écologique, il n'y a aucun doute qu'il sera la victime des zizifous quand on le tuera. La sophistication des mots ne change pas le fait et révèle seulement l'esprit désobligeant qui les manie. Libre choix... de le tuer. IVG... interruption volontaire de grossesse... éradication consciencieuse et violente de sa vie.

    Certes, le père comme la mère ont la possibilité de s'envoyer en l'air selon leurs envies, de tirer profit des vapeurs romantiques ou érotiques ou simplement alcooliques, de chevaucher leurs passions et leur partenaire. Mais quand tout aura été fait, si leur enfant est conclu, leur sottise du moment ne se corrige pas par le décès de l'autre. Le rite mortel d'effacer leur enfant anesthésie tout au plus leur coeur et leur esprit, faisant d'eux des morts-vivants tels des zombis.

    Quand nous regardons l'enfant photographié, nous savons qu'il appelle la reconnaissance et la naissance. Le sortir de son milieu de vie sous la forme d'un cadavre mutilé enterre ses, comment dirait-on, ses parents et son médecin, plus profondément que lui. Et nous le savons.

    Bof, les politiciens et les activistes qui veulent masquer ce fait. Une conversion est nécessaire au secret de nos coeurs qui abatte les colonnes du temple de la passion folle. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 13h00
    Bullshit
    « http://www.cyberpresse.ca/article/20080418/
    CPACTUALITES/804180721/1019/CPACTUALITES

    Le professeur Michel Morin, de la faculté de droit à l'Université de Montréal, juge alarmistes les inquiétudes au sujet du projet de loi C-484. Selon lui, cette notion d'enfant «non encore né» contenue dans le projet de loi est déjà employée à trois reprises dans le Code criminel. «Ça n'a rien de nouveau», dit-il.

    Le projet de loi exclut explicitement les avortements légaux de son champ d'action. Ainsi, il est peu probable qu'une poursuite survienne sur cette question, et encore moins qu'elle se rende en Cour suprême, note le professeur.

    Est-il besoin d'en dire davantage? Et tout ce bel édito pour rien, quelle perte de temps Mme Chouinard. »

  • Jean-Philippe Champagne
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 14h50
    Pays mêler 2
    « Je suis parfaitment d'accord. Je m'y connais pas vraiment en politique, mais je considère que la partit qui propose des lois pour l'avancement d'une société meilleur, par exemple éliminer toute trace de religion (je considère la religion comme étant la cause première de misère, injustice et manipulation) serait un bon parti. En tout cas, il aurait mon vote. Je suis exaspéré de toutes ces manigances qui sont de véritables retour en arrière. Je croyais que les québécois voulaient un Québec laic, mais je m'aperçois qu'il reste beaucoup de chemin a faire... dommage »

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 18h39
    Encore un débat
    « Il me semblait que le débat sur l'avortement était règlé. Mais il ne l'est pas. Votre attitude, Mme Chouinard, d'appeller un chat un chat est louable. Je supporte votre opinion en cette matière. »

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