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La loi C-484 et les Afghanes

Lise Payette   18 avril 2008  Canada
Je sais, vous vous dites: «Où est-ce qu'elle s'en va avec ses gros sabots? Qu'est-ce qu'un projet de loi canadien a à voir avec les Afghanes?» Ç'a à voir avec la vie des femmes. Je me suis posé la même question quand j'ai vu le président des médecins spécialistes, le Dr Gaétan Barrette, se lever en défenseur des droits des femmes devant la menace de recriminalisation de l'avortement que comporte le projet de loi C-484 de Stephen Harper, qui a déjà franchi le cap de la deuxième lecture à la Chambre des communes.

Je me suis demandé où il s'en allait avec ses gros sabots. Qu'un personnage aussi important que le Dr Barrette prenne la défense des femmes dans ce dossier-là n'allait certainement pas passer inaperçu. Il était tentant de penser qu'il était un héros qui allait risquer sa réputation sur la place publique pour améliorer le sort des femmes. Un homme féministe, peut-être? Puis, bien sûr, en réfléchissant, j'ai compris qu'il défendait d'abord les membres de sa corporation, c'est-à-dire les médecins, qui font parfois des avortements et qui risqueraient de nouveau d'être poursuivis devant les tribunaux si la loi C-484 était adoptée. Ça ne lui enlève pas son mérite, mais disons que ça replace les enthousiasmes.

Le sort des femmes n'est pas la première préoccupation du Dr Barrette. Il défend d'abord ses membres. C'est normal. Qu'il le fasse publiquement en apostrophant les libéraux de Stéphane Dion qui se comportent comme des lâches dans ce dossier-là, c'est tant mieux pour les femmes. Nous avons besoin de toute l'aide que nous pouvons trouver.

Les pauvres femmes afghanes

Que de crimes on a commis en leur nom, dirait le poète. «Il faut sauver les femmes» a servi à la mobilisation des troupes et est devenu la justification d'une bonne partie de la guerre en Afghanistan. Là aussi, on s'est servi de la cause des femmes pour faire croire à une guerre juste et complètement différente de toutes les autres, disaient-ils. Il suffit de se souvenir des images que les journaux et les télévisions ont lancées à la face du monde, ces femmes couvertes de burqas, dont on allait changer la vie et à qui on allait rendre la liberté.

Les femmes afghanes ont dû être très étonnées de savoir que la plus grande puissance militaire du monde les bombardait pour leur bien. Cette phrase, je l'ai trouvée dans L'Éthique du vampire (Lux éditeur), un livre formidable qui raconte le bourbier afghan en remontant loin dans le temps pour nous permettre de comprendre vraiment les enjeux dans ce coin de la planète. L'auteur, Francis Dupuis-Déri, professeur de sciences politiques à l'UQAM, ne ménage personne: ni les Américains, ni les Russes, ni les Canadiens.

Le ministre Maxime Bernier aurait dû lire ce livre avant d'aller distribuer de petits gâteaux Joe Louis aux soldats canadiens, qui ne peuvent pas ne pas se demander ce qu'ils font là-bas. Comme il aurait pu consulter Michèle Ouimet, journaliste à La Presse, avant de laisser entendre que le gouverneur de Kandahar devrait démissionner. Elle aurait pu lui fournir la liste complète des noms de ceux qui entourent Hamid Karzaï et qui devraient partir. Et peut-être même leur numéro de téléphone.

Francis Dupuis-Déri décortique la campagne de marketing menée par la Maison-Blanche afin de faire accepter cette «guerre de pacification», comme on l'appelle. Il explique longuement la situation des femmes prises dans cette guerre qui ne semble pas avoir de fin et qui a fait tellement de victimes, tant civiles que militaires, qu'on a presque cessé de les compter.

Le sort des femmes afghanes a-t-il changé? Il est probablement pire qu'avant. Dupuis-Déri écrit ceci: «Depuis la légendaire guerre de Troie menée par les Grecs pour reprendre la belle Hélène et le rapt des Sabines par les fondateurs de Rome, on sait que les hommes livrent des guerres pour les femmes, c'est-à-dire pour s'en emparer à leur profit.»

Les États-Unis se sont donné bonne conscience en prétendant sauver les femmes afghanes. Ce sont les féministes occidentales qui avaient dénoncé le sort fait aux femmes afghanes par les talibans qui, eux, étaient financés et armés par les gouvernements américains et français. On l'a peut-être oublié...

La lecture de ce livre est nécessaire. Il se lit comme un roman et permet de comprendre ce qui a mené au bourbier afghan que nous connaissons et à l'incroyable marketing de guerre dont nous sommes victimes.

Les femmes devraient en faire leur livre de chevet. Elles sont si souvent l'objet de manipulation qu'il serait bon de savoir comment «ils» s'y prennent. Pour ma part, je vais l'offrir au général Rick Hillier. Ce sera une bonne lecture de retraite. Ça lui ouvrira peut-être enfin les yeux.






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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 06h52
    Merci pour votre chronique et votre suggestion
    « Comme c'est drôle!
    Je viens tout juste d'envoyer un commentaire au sujet de l'éditorial d'hier de M. Truffaut qui parle de gros sabots et v'lan! Mme Payette attaque sa chronique avec "les gros sabots".
    Les gros sabots sont dans l'air!

    «Il suffit de se souvenir des images que les journaux et les télévisions ont lancées à la face du monde, ces femmes couvertes de burqas»

    Et il faut les voir, plus de six après avoir été "libérées" des Talibans!
    Identiques.
    Aujourd'hui, leurs conditions de vie indignes n'ont pas changé d'un iota.
    On fait le triste constat que les femmes afghanes ont servi de prétexte à l'occupation de ce pays pour des objectifs non avoués.

    Merci de la suggestion de L'Éthique du vampire de Francis Dupuis-Déri.
    Un livre que sans doute pas seulement Maxime Bernier devrait lire.
    Un livre qui peut probablement nous aider à comprendre pourquoi les Joe Louis se digèrent si mal.

    La guerre en Afghanistan n'est qu'une des pièces du casse-tête mondial dans lequel nous baignons.
    Essayer d'en comprendre un morceau est essentiel pour nourrir sa réflexion et son jugement.

    Merci beaucoup pour votre chronique Mme Payette.

    C'est le Salon du livre de Québec en fin de semaine, je vais probablement y débusquer ce manuel de réflexions. Merci pour la suggestion.


    Bonne semaine.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 18 avril 2008 07h14
    Raisonnement absurde
    « Il est écrit plus haut : «Francis Dupuis-Déri décortique la campagne de marketing menée par la Maison-Blanche afin de faire accepter cette «guerre de pacification», comme on l'appelle.»

    Allô, la "guerre de pacification". Toute une expression qui veut dire "la paix par la guerre" ou, si tu veux la paix, prépare la guerre" Sky is the limit dans l'absurde pour ces sépulcres blanchis de l'agression et de l'occupation américaine qui ont été frappés par les Saoudiens, entraînés aus États-Unis et qui se sont vengés sur les Afghans pour des questions économiques .

    On veut aider les femmes afghanes chez-elles en Afghanistan en tuant leurs maris, leurs fils et leurs pères que l'on pensnent talibans ? Des mamans talibanes alors ? Méchantes mamans ? »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 07h29
    Précaution
    « Oui, il a été et est toujours ridicule que les Américains, qui n'ont rien à enseigner sur les droits des femmes, se soient portés à la défense des Afghanes. Il paraît qu'on ne peut gouverner sans mentir... abondamment et effrontément. Quant à offrir l'éthique du vampire à Rick Hillier, il faudrait d'abord s'assurer qu'il sait lire en français... et qu'il a vu quelques femmes en Afghanistan.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • GERARD LAMONTAGNE
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 08h13
    Vous avez raison
    « Vous ne pouviez pas être plus juste.Un fanatique général a profité d'un faible premier ministre pour entraîner le Canada dans une , non pas guerre, mais agression contre une partie de la population afghane qui refusait de s'écraser devant nos tout-puissants voisins du sud. Notre général, un terre-neuvien qui a subi l'influence américaine n'avait pas encore eu le temps de s'inculquer des valeurs pacifiques des canadiens. Heureusement ,il va débaraser la place bientôt.
    Et vous avez raison, ce n'est pas pour les afghanes que nous sommes en Afghanistan. C'est pour aider aux américains à étendre leur empire,et peut-être, nous le Canada pourrons-nous receuillir quelques miettes s'ils en laissent tomber.
    Comme ils ne veulent plus acheter notre bois d'oeuvre, peut-être pourraient-ils acheter un peu de notre bran de scie? »

  • Roy Real
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 08h17
    Les Femmes Afghanes
    « Mme Payette je vous félicite pour votre chronique.

    Si seulement ça pouvait éveiller le 80% des femmes et des hommes qui se font berner par les médias menteurs et certains personnage politiques.

    Merci beaucoup Mme Payette pour votre franchise.

    Je termine par cette phrase célèbre de Monet qui disait à peu près ceci : <Ce n'est pas important d'être Obtimiste pas plus que d'être Pessimiste. L'important c'est d'être déterminé>
    C'est avec une bonne détermination qu'on améliore des choses.
    Réal Roy rearoy@videotron.ca »

  • André Brazeau
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 08h26
    Lise Payette
    « Votre papier est un lazer.merci d'être et bravo! Merci Lise
    Payette. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 09h41
    Un discours crédible?
    « Vous dites, madame Payette, que le sort des femmes afghanes est probablement pire qu'avant(la guerre). Qu'en savez-vous? Je serais porté à croire le contraire, du moins au plan des études et des soins de santé. Votre chronique me paraît peu crédible, vu son antiaméricanisme excessif, sinon enfantin. Je conviens cependant de ceci: toute guerre est une sale et souffrante affaire; pour la faire, il faut de très sérieuses raisons d'ordre moral et de sécurité. Les deux questions principales suivantes demeurent: la première, la sécurité internationale est-elle réellement compromise par un retour des Talibans au pouvoir? La seconde, la sécurité des Afghans et des Afghanes est-elle menacée par un retour des Talibans au pouvoir? C'est à ces deux questions qu'il faut objectivement répondre avant toute chose. Je ne prétends pas, quant à moi, avoir la compétence pour le faire. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 11h31
    Aristophane et la guerre...
    « Pourtant les grecs avaient écrit un des premiers manisfeste féministe sublime, c'était celui d'Aristophane,avec son "Lysistrata" où on lit que les femmes se sont révoltées contre la guerre et l'absence des hommes. Alors elles leur refusèrent les ébats amoureux. Certes les grecs aimaient beaucoup les débats mais l'un n'empêche pas l'autre.
    Les japonaises du 14ième siècle portaient le fameux "Kazuki" connu de tous et qui enveloppait complètement et permettait à ces dames de cacher leur visage au regard des hommes. Il n'y a rien de nouveau dans ce sens. Nous, on a tout fait pour dénuder ces corps féminins. C'est à se demander si ce n'est pas à l'inverse, le même abus de pourvoir?

    CALONICE. - Mais quel acte insensé ou éclatant pourraient faire les femmes, qui restent toujours à la maison, bien fardées, bien parées, vêtues de robes jaunes, de cimbériques (03) flottantes, et chaussées de péribarides (04) ?
    LYSISTRATA, - C'est précisément là ce qui nous sauvera, je l'espère ; oui, les petites robes jaunes, les parfums, les péribarides, l'orcanette (05), les tuniques transparentes.
    CALONICE. - Et de quelle manière ?
    LYSISTRATA. - De telle façon que nul des hommes d'aujourd'hui ne portera la lance contre les autres...
    (Plus loin)...
    LYSISTRATA. - Il faut donc nous abstenir des hommes... Pourquoi détournez-vous les yeux ? Où allez-vous ? Holà ! Pourquoi vous mordre les lèvres et secouer la tête ? Vous changez de visage ! vous versez des larmes ! Le ferez-vous, ou ne le ferez-vous pas ? Que décidez-vous ?
    MYRRHINE. - Je ne saurais le faire. Que la guerre continue !
    CALONICE. - Ma foi, ni moi non plus. Que la guerre continue !
    LYSISTRATA. - C'est toi qui dis cela, belle barbue ? Tout à l'heure tu prétendais donner la moitié de ta personne.
    CALONICE. - Oui, pour toute autre chose que tu voudras : fallût-il passer au milieu des flammes, je suis prête à marcher! tout, plutôt que s'abstenir de cela, car ce n'est pas possible, ma chère Lysistrata.
    LYSISTRATA. - Et toi ?
    MYRRHINE. - J'aime mieux aussi passer au milieu des flammes !
    LYSISTRATA. - O sexe dissolu ! je ne m'étonne pas que nous fournissions des sujets de tragédies ! Nous ne sommes bonnes qu'à une seule chose. O ma chère Lacédémonienne ! car toi, si tu restes seule avec moi, nous pouvons encore tout sauver ; seconde mes projets.
    LAMPITO. - Par les déesses, il est bien difficile pour des femmes de dormir toutes seules. Il faut pourtant s'y résoudre ; car la paix doit passer avant tout. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 11h53
    Tellement facile de cracher en l'air.
    « Dans son aquarium médiatique, à TQS, Michel Gauthier fraye avec des asticots tous genres. Il recevait, cette semaine, Gaétan Barrette, «le débardeur des cols blancs et des jabots du bien-être des élites de son lobby», suivant la liste des titres qui sont collés à ce personnage et autres attributs dont il se timbre lui-même.

    Gaétan Barrette? «C'est un gros mangeux de chips pas de classe», comme l'ont surnommé les fonctionnaires négociateurs du MSSS, dès 2002. Barrette? «C'est l'homme qui aime être haï», cite la Presse. C'est à se demander si ce nombriliste qui carbure à la suffisance et à l'arrogance, ne se plait pas à aimer que toutes les cibles de ses attaques et combats de brousse le haïssent. «Ce gros débardeur» (dixit un ancien ministre du MSSS) est le président des magnats de la pratique médicale spécialisée, c'est à dire sélective et responsable de l'étalement des listes et des temps d'attente, facteurs déterminants dans la motivation des riches à se tourner vers «les Palaces Payants du Privé», appelés les PPP. Gaétan Barrette? Le grand ami de Monsieur Québec/Rabaska, Philippe Couillard, qui a ajusté à la hausse (+ 32%) ses émoluments et ceux de ses pauvres protégés épuisés, sous-estimés et sans défense, en plus de l'aménagement d'abris et d'autres obligeances politiquement rentables, mais socialement catastrophiques.

    À l'émission de Michel Gauthier (ce récupéré des médias que le sort des femmes n'a jamais ému, pendant tout le temps qu'il a siégé au Parlement d'Ottawa), ledit Barrette se voulait et se faisait le bulldozer qui ouvre la parade des droits des femmes à l'avortement et qui prétend pouvoir écraser toutes les barrières, non pas celles qui leur feront obstacle, mais celles qui feront obstacle à l'autoritarisme médical, à leurs droits de vie et de mort ainsi qu'aux revenus que génèrent l'avortement et les soins qui s'en suivent.

    Le droit des femmes à l'avortement permet à ce «fort en gueule» de se porter, ni plus ni moins, à la défense des médecins que le projet de loi C-484 menace de multiples, complexes et coûteuses poursuites, le cas échéant. Ses emmerdes et celles des siens sont le seul objet de sa guérilla de campagne. De plus, il s'oppose au fait que d'autres que les siens, au Québec et aux USA, engrangent les profits de l'avortement clandestin ou déréglementé.

    En somme, le sort des femmes, sur le plan médical comme sur tout autre plan, n'émeut pas plus Gaétan Barrette que le sort des irakiens n'émeut G.W. Bush; pas plus que le sort des tibétains n'émeut Hu Jintao; pas plus que les enfants victimes des pédophiles curés états-uniens n'émeut Josef Ratzinger, le pontife allemand de la capitaliste et omnipotente catholicité vaticane.

    Par contre, quand un père, par exemple, au Québec, au Canada ou ailleurs, accompagne sa fille mineure dans les méandres souvent très obscures de l'avortement, le droit à l'arrêt de grossesse devient une réalité aussi douloureusement souffrante qu'atrocement déchirante. L'accès à l'avortement est un droit incontestablement sacré et tous les intrus, de quelque provenance et de quelque croyance, sont surtout malvenus. La liberté des filles et des femmes, quand il s'agit de mettre fin à «leur» grossesse, appartient exclusivement auxdites filles et femmes. Si une religion s'y oppose aveuglément et sans discernement, c'est qu'elle est bornée et d'inspiration tristement machiavélique. Si les politiciens s'y opposent, ça tient de l'intégrisme sauvage, de l'autoritarisme primitif et de l'extrémisme qui alimentent un intolérable terrorisme psychologique sectaire. Les tenants conservateurs de l'extrémisme épurateur de la droite, à Ottawa, ainsi que les propagateurs des jovialistes témoins d'un Jéhovah québécois des plus éculé, n'ont aucun droit sur les libertés des citoyennes du Canada non plus que sur les libertés des Québécoises aux prises avec des situations qui ne concernent qu'elles seules, en regard de la procréation et de la grossesse dont elles ont, souvent seules, les fardeaux de la gouverne ainsi que les responsabilités, les imputabilités et les charges subséquentes. Les filles et les femmes ne pourront jamais revendiquer les privilèges de l'immunité et de l'impunité que s'arrogent les politiciens qui tentent de leur imposer des lois que leur suggèrent des idéologies ficelées à des mouvances tout aussi intéressées que bigarrées, mais sans issue pour les femmes objets de leurs cibles.

    L'avortement est définitivement un domaine duquel doit s'effacer, au plus coupant, le fier-à-bras de ceux et de celles qui se spécialisent en interventions sélectives et en honoraires électifs. C'est également un domaine duquel doivent s'éclipser, au plus sacrant, les faux prêtres de la politicaillerie de plus en plus crasse et crapuleusement menottée aux $$$ du pouvoir et de l'enrichissement personnel.

    D'autre part, Lise Payette, le sort des afghanes ne m'émeut pas davantage que celui des québécoises, notamment les «theresa» de la misère noire qu'ont ignorées et qu'ignorent les politiciens et les politiciennes DE TOUS LES PARTIS et DE TOUS LES TEMPS. Notamment les «vieilles femmes» dont on dit, sans vergogne, qu'elles commencent à coûter cher. Les aînées qui subissent les brusqueries et barbaries politiquement et socialement tolérées et faisant partie intégrante de la maltraitance des «parkings» du débarras social que sont les CHSLD et les AUTRES CAMPS CONCENTRIQUES; qui subissent l'inhumanité des négligences et des indifférences, des arrogances et des violences des leurs; qui subissent les frayeurs de l'esseulement, les anxiétés et les paniques de l'isolement/séquestration, jusqu'aux minutes de rassemblement que convoque l'accouchement d'un héritage.

    Lise Payette, vous n'êtes pas sans savoir que L'ENTIÈRETÉ DE CETTE RÉALITÉ MORBIDE QUE SUBISSENT LES BÂTISSEUSES DU QUÉBEC, DEVENUES NOS AÎNÉES, SE VIT QUOTIDIENNEMENT, MALHEUREUSEMENT ET SCANDALEUSEMENT SOUS LE REGARD INDIFFÉRENT, BLASÉ ET INHUMAIN DES POLITICIENS ET DES POLITICIENNES, DES PREMIERS MINISTRES, DES MINISTRES ET DES DÉPUTÉS, TOUS PARTIS CONFONDUS ET TOUTES ÉPOQUES CONSIDÉRÉES.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Benoît Foulon
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 11h56
    Le foetus humain...
    « Est une personne humaine. Pourquoi ne pas respecter son droit à la vie? Si la loi ne le fera pas qui ou quoi le ferait? Il faut protéger la vie du foetus humain par la loi. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 13h13
    Dans la même ligne de pensée
    « Ne devrait-on pas rétablir la peine de mort pour les avorteurs ainsi que pour ces mères indignes?

    Ce sera sans doute la prochaine étape du gouvernement qui respecte la vie. »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 14h17
    Un foetus humain
    « Monsieur Foulon veut que la loi protège le foetus humain. Mais comment sait-il à partir de quel moment de son évolution ce foetus devient un être humain ? Il ne le sait pas, mais agit comme s'il le savait. Pourquoi pas protéger chaque petit spermatozoïde puisque chacun d'eux à la capacité de féconder ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Jean-Philippe Champagne
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 14h39
    Le foetus humain
    « Non je ne considère pas le foetus comme un être humain,contrairement au message de Benoit je ne crois pas que la loi devrait s'en meler, pour les memes raisons énoncés souvent: perte de liberté pour les femmes, avortement qui deviendrait un crime...retour à l'age de pierre. je crois que la seule facon de percevoir le foetus comme un être humain serait par la religion. Et la religion et la politique ne font pas bon ménage (de toute facon je me demande bien comment il se fait qu'il y est encore des croyants au Québec). Bien entendu, ce n'est pas une raison pour en faire un cobaye d'expérience, mais ce n'est pas une raison pour soumettre une loi: les animaux ne sont pas considéré comme des etres humains, et je ne crois pas plus qu'ils doivent être des cobayes, mais ils le sont. J'espere que cette loi ne passera jamais, je trouverais sa vraiment déprimant d'avoir a faire a un retour en arrière...
    (désolé pour les fautes, j'avais peu de temps...) »

  • Philippe Charron
    Inscrit
    vendredi 18 avril 2008 16h15
    Qui écouter?
    « Le 17 avril, l'Assemblée Nationale a voté à l'unanimité une motion réaffirmant le droit à l'avortement et désapprouvant le projet de loi fédéral C-484.

    Nous sommes la société de droit dans le monde qui reconnaît le moins de droits au foetus. Juristes et politiciens refusent de plancher sur un tel sujet, jugé politiquement incorrect. L'idéologie est si répandue que le droit à l'avortement semble au-dessus de tous les autres et si dominante qu'un député aurait été lynché par la classe politique s'il s'était abstenu de voter le 17 avril dernier.

    L'avortement est aujourd'hui accepté par la majorité des Québécois. Était-il vraiment nécessaire que l'AN réaffirme haut et fort sa position sur cette grave question morale?

    Le 18 avril, dans son discours à l'ONU, le pape Benoit XVI a plaidé pour les droits de l'homme et le droit à la vie. Qui écouter? Un vieil homme frêle et souriant, ou une bande de députés soucieux de ce que la population pense d'eux?

    Je rêve d'un Québec libéré de la rectitude politique, notamment en ce qui concerne la question de l'avortement.

    Philippe Charron »

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    vendredi 18 avril 2008 17h58
    Un discours crédible (2)
    « J'appuie Michel Lebel, que je cite: " Les deux questions principales suivantes demeurent: la première, la sécurité internationale est-elle réellement compromise par un retour des Talibans au pouvoir? La seconde, la sécurité des Afghans et des Afghanes est-elle menacée par un retour des Talibans au pouvoir? C'est à ces deux questions qu'il faut objectivement répondre avant toute chose." ... quand on parle de l'implication du Canada en Afghanistan. »

  • Ginette Pilon
    Abonnée
    lundi 21 avril 2008 17h43
    Ah... si les hommes portaient les enfants!
    « Si les hommes pouvaient attendre un enfant, l'avortement serait un sacrement.
    [ Florynce Kennedy ]

    Ginette Pilon
    Toronto »

  • Murielle P.-Tramblay
    Inscrite
    lundi 26 mai 2008 21h06
    D'accord pour dénoncer le mensonge et l'absurde - LOL Roland!!
    « «Pourquoi pas protéger chaque petit spermatozoïde puisque chacun d'eux à la capacité de féconder ? Roland Berger»

    Ouais, comme ça les hommes n'auront plus le droit de se masturber! lol ;))
    Dénonçons l'absurde par l'absurde! au moins on se marre! »

  • Marie-Pierre St-Louis
    Inscrite
    vendredi 25 juillet 2008 12h23
    Et, l'enfant à naitre lui?
    « Tout d'abord, je suis contre le projet de loi C-484. Et, ce texte sur « La loi C-484 et les Afghanes » m'a bien fait réfléchir.

    Par contre, on s'inquiète tous (que l'on soit pour ou contre) de la femme et du foetus. Mais, on ne s'inquiète pas du tout de l'enfant à naître. Si la mère prend la lourde décision de se faire avorter, c'est qu'elle a de bonnes raisons. Et, ce sont ces raisons que l'enfant va subir si la mère ne se fait pas avorter. C'est lui, cet enfant à naître, qui va supporter toute sa vie les conséquences d'une loi pareille. Mais ça, tout le monde a oublié d'y penser. Et puis, que va-t-il faire? Survivre, avoir envie de se suicider ou peut-être toujours se sentir en marge de la société? Qu'est ce qu'on a à vouloir faire vivre absolument des embryons? Est-ce si important d'avoir d'autre être humain sur la Terre? Je croyais que nous avions des problèmes de population qui ont des conséquences négatives sur l'environnement. Quand l'humain deviendra-t-il adulte et responsable de ses actes au lieu de faire comme si rien n'était? Nous sommes comme des enfants gâtés qui veulent plus, toujours plus de bonbons! Je suis déçue de nous tous... J'espère que le jour où l'humain deviendra adulte, qu'il ne sera plus un enfant gâté, sera avant mes 101 ans! Ce qui nous laisse environ 70 ans!

    S.V.P., soyons responsables de nos enfants. Donnons-leur l'exemple ou faisons en sorte qu'ils ne deviennent pas à leur tour les enfants gâtés que nous sommes. »

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